VGE: le Royaume-Uni devrait bénéficier d'un "statut spécial" dans l'UE
Par Equipe VGE le mardi 9 septembre 2008, 11:30 - Actualités - Lien permanent
Dépêche AFP du 08.09.08 à 19h34
Un "statut spécial" devrait être accordé au sein de l'Union européenne (UE) au Royaume-Uni pour favoriser l'intégration européenne et mettre fin à l'"antagonisme qui plombe nos rapports", a estimé lundi à Londres l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing.
"L'intégration européenne peut être poursuivie, et rester compatible avec la participation de la Grande-Bretagne, sous réserve que celle-ci puisse être dispensée de participer aux avancées qu'elle juge incompatible avec ses prérogatives nationales", a déclaré lors d'une conférence l'ancien président de la Convention qui avait rédigé le projet de Constitution européenne rejeté en 2005 en France et aux Pays-Bas.
"La reconnaissance de toutes ces exceptions reviendrait à conférer à la Grande-Bretagne un 'statut spécial' dont les modalités de fonctionnement devraient être minutieusement mises au point", a-t-il plaidé.
"Soyons clairs: il ne s'agit pas d'une Europe à deux vitesses séparant arbitrairement les bons et les mauvais, les forts et les faibles", a poursuivi M. Giscard d'Estaing. "Il s'agit au contraire pour l'Europe déjà unie de poursuivre son intégration, à un rythme réaliste, dans le respect des identités et des compétences des Etats membres".
"Cette démarche (...) serait ouverte à tous mais pourrait comporter à l'image de l'Union monétaire, des 'clauses de dérogation'", a estimé le responsable français. "Dans le cas de la Grande-Bretagne, en raison de sa situation insulaire, et de son importance financière, ces dérogations pourraient prendre la forme d'un 'statut spécial'".
"C'est pourquoi je me permets de suggérer qu'il soit mis fin à l'antagonisme qui plombe nos rapports, et réduit nos capacités d'agir, en décidant de poursuivre le grand mouvement d'Union de l'Europe, au sein de laquelle on s'accorderait à reconnaître un statut spécial à la Grande-Bretagne", a conclu M. Giscard d'Estaing.
L'ancien président a regretté au passage "l'antagonisme permanent" de la Grande-Bretagne envers l'Europe. Alors que "les uns cherchent à faire progresser l'intégration par de nouvelles initiatives, les autres s'efforcent de la freiner en compliquant les négociations, en flattant les nationalismes, ou en ouvrant d'habiles manoeuvres en direction de nouveaux élargissements, toutes choses dans lesquelles la diplomatie britannique dispose d'un savoir-faire incomparable", selon lui.
La conférence sur l'avenir des relations entre le Royaume-Uni et l'UE était organisée par l'organisation eurosceptique Global Vision ainsi que le quotidien de droite The Daily Telegraph.

Commentaires
> " ... la Grande-Bretagne... dispensée de participer aux avancées... "
De quelles avancées parlez-vous Monsieur le Président ?
Avancées dans... le mûr ?.. Avancées dans... le précipice ?.. où nous mènent les européistes...
Personne n'en veut des... "avancées" ! Ni les Français, ni les Néerlandais, ni les Irlandais, ni bien sûr... vous le savez... les Britanniques !
> " ...l'Europe déjà unie... poursuivre son intégration, à un rythme réaliste... "
Vous rêvez en couleurs ou en noir et blanc... Monsieur le Président ?
L'union européenne est MORTE... et vous le savez... mieux que quiconque !
Que reste-t-il de ce début d'Europe qu'était la C.E.C.A. ? Rien... Un charbon européen dévasté... Un acier européen ruiné... Vive le charbon chinois... coûteux... Vive l'acier indien... à grand prix...
Ont ruiné l'Europe... les EUROPEISTES... les eurocrates... les mondialistes...
Ont mené les peuples européens à... la misère !
You can read 'VGE and the grand UK opt-out' on my blog.
Excellente initiative, M. le Président !
Mais comment celle-ci a été reçue par les intéressés ?
Le plafond du Parlement européen qui s'effondre en août 2008, c'est un signe.
A mon avis, l'Union Européenne est à l'image du plafond du Parlement européen : l'Union Européenne est en train de s'effondrer.
Malgré des décennies de propagande, l'idée européenne n'a pas survécu en France. Malgré des décennies de propagande, l'idée européenne est morte en France.
A propos, avez-vous lu cet article :
« Un sondage de TNS-Sofres du 4 septembre 2008 pour le collectif "Civisme et démocratie" (CIDEM) indique que l'Europe n'est pas une réalité concrète pour une majorité de Français. La connaissance des droits européens serait également très incomplète.
Seuls 38 % des Français se perçoivent comme des citoyens de l'Europe, tandis que 62 % d'entre eux indiquent ne pas se sentir "citoyen de l'Europe".
Ces chiffres sont issus d'un sondage TNS Sofres sur les Français et la citoyenneté européenne commandé par le CIDEM et présenté à l'occasion du Forum civique européen de La Rochelle - Paroles d'Européens - les 4, 5 et 6 septembre.
http://www.latribune.fr/info/ID8FAF...
La France avait refusé l'asile politique à Soljenitsyne
Lu dans Minute :
"Valéry Giscard d’Estaing, alors qu’il était président de la République, a-t-il refusé l’asile politique en France à Alexandre Soljenitsyne ? C’est ce qu’affirme Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France et ami du dissident russe récemment disparu, dans un entretien au mensuel « Le Choc du mois » : « Soljenitsyne m’a confié que, dans les années 1970, la France lui avait refusé l’asile ! Nous aurions pu accueillir l’un des géants du XXe siècle, et le président Giscard lui avait fait dire par son ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, qu’il craignait un incident diplomatique avec l’Union soviétique ! » « Ponia », disparu en 2002, n’est plus là pour s’en expliquer ; Giscard, si."
Alors? Info...Ou intox?
Au fait, si vous pouviez aussi donner votre avis sur Edvige, ce serait bien. Merci.
Et dernière question : la France vient de reconnaitre le "mariage gay" de néerlandais, alors que le "mariage gay" n'existe pas en France. Si demain, un homme réclame la reconnaissance de la polygamie, sous le prétexte que c'est légal dans son pays...Est ce que la France devra reconnaitre cela? Et in fine l'UE? Je m'adresse, bien sur ici, au membre du Conseil Constitutionnel.
Les européistes... ont comme modèle... l'union soviétique !
Ils refusent le vote... le NON... démocratique... des peuples français, néerlandais, irlandais... et même britannique...
La clique des eurocrates... c'est le SOVIET SUPREME...
Vont prendre une BONNE CLAQUE... aux européennes de 2009... c'est sûr !
Mais pourquoi aucun grand média n'a parlé des résultats de ce sondage ?
Pourquoi ?
Je répète donc le résultat du sondage qui détruit la propagande supranationale que nous subissons depuis 1974 :
« Un sondage de TNS-Sofres du 4 septembre 2008 pour le collectif "Civisme et démocratie" (CIDEM) indique que l'Europe n'est pas une réalité concrète pour une majorité de Français. La connaissance des droits européens serait également très incomplète.
Seuls 38 % des Français se perçoivent comme des citoyens de l'Europe, tandis que 62 % d'entre eux indiquent ne pas se sentir "citoyen de l'Europe".
Ces chiffres sont issus d'un sondage TNS Sofres sur les Français et la citoyenneté européenne commandé par le CIDEM et présenté à l'occasion du Forum civique européen de La Rochelle - Paroles d'Européens - les 4, 5 et 6 septembre.
http://www.latribune.fr/info/ID8FAF...
Monsieur le président, à quel niveau de la pyramide mondiale du pouvoir se situe cet "antagonisme"? Il ne peut pas simplement dépendre d'individus (les premiers ministres successifs) sinon ces individus auraient été remplacés.
Quelles sont les différentes factions qui entretiennent cette position qui consiste pour l'Angleterre à être à l'intérieur de l'Europe tout en restant à l'extérieur?
Est-ce la stratégie du cheval de Troie, qui consiste à s'introduire dans un système pour le modifier de l'intérieur?
Quelle est selon vous le sens de l'expression "relation spéciale" ("special relationship") entre les Etats-Unis et l'Angleterre, utilisée par M.Thatcher, par T.Blair dans la plupart des discours officiels au moins depuis la fin de la second guerre mondiale?
Il y a-t-il un agenda à longue échéance dans lequel l'Angleterre jouerait un rôle central?
Aujourd’hui, en France, nous voyons de plus en plus souvent le drapeau de l’Union Européenne, à côté du drapeau français. Mais connaissez-vous l’histoire du drapeau de l’Union européenne ?
Le drapeau de l’Union européenne est le drapeau de la Vierge Marie !
Tout commence le 18 juillet 1830. A Paris, une jeune femme de 24 ans, Catherine Labouré, voit apparaître la Vierge Marie dans la chapelle située au 140, rue du Bac.
« Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à Catherine Labouré dans la chapelle. Cette fois, c'est à 17 h 30, pendant l'oraison des novices, sous le tableau de saint Joseph (emplacement actuel de la Vierge au globe). D'abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent.
Dans le premier tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d'une croix qu'elle élève vers le ciel. « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier » entend Catherine.
Dans le deuxième tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d’un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ». Puis un ovale se forme autour de l’apparition et Catherine voit s’inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or : « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ».
Alors une voix se fait entendre : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».
Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive. »
http://www.chapellenotredamedelamed...
Cette médaille de la Vierge Marie est à l’origine du drapeau de l’Union européenne !
« La médaille porte sur son revers une initiale et des dessins qui nous introduisent dans le secret de Marie. La lettre « M » est surmontée d’une croix. Le « M » est l’initiale de Marie, la croix est la Croix du Christ. Les deux signes enlacés montrent le rapport indissoluble qui lie le Christ à sa très sainte Mère. Marie est associée à la mission du Salut de l'humanité par son Fils Jésus et participe par sa compassion à l’acte même du sacrifice rédempteur du Christ.
En bas, deux cœurs, l’un entouré d’une couronne d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.
Le cœur couronné d’épines est le Cœur de Jésus. Il rappelle l’épisode cruel de la Passion du Christ raconté dans les évangiles, avant sa mise à mort. Il signifie sa Passion d’amour pour les hommes.
Le cœur percé d’un glaive est le Cœur de Marie, sa Mère. Il rappelle la prophétie de Siméon racontée dans les évangiles, le jour de la Présentation de Jésus au temple de Jérusalem par Marie et Joseph. Il signifie l’amour du Christ qui habite Marie et son amour pour nous : pour notre Salut, elle accepte le sacrifice de son propre Fils.
Le rapprochement des deux Cœurs exprime que la vie de Marie est vie d’intimité avec Jésus. Douze étoiles sont gravées au pourtour. Elles correspondent aux douze apôtres et représentent l’Eglise. Etre d’Eglise, c’est aimer le Christ et participer à sa passion pour le Salut du monde. Chaque baptisé est invité à s’associer à la mission du Christ en unissant son cœur aux Cœurs de Jésus et de Marie. La médaille est un appel à la conscience de chacun, pour qu’il choisisse, comme le Christ et Marie, la voie de l’amour jusqu’au don total de soi. »
http://www.chapellenotredamedelamed...
Cent vingt ans plus tard, en 1950, Paul M.G. Lévy est premier directeur au Service de Presse du Conseil de l’Europe. Il connaît un employé au service du courrier « très artiste pour peindre et dessiner ». Il s’appelle Arsène Heitz. Paul M.G. Lévy lui demande de dessiner un drapeau pour l’Europe. Arsène Heitz est un chrétien fervent. Il choisit le bleu, couleur de la Vierge Marie. Il y rajoute les douze étoiles de la médaille miraculeuse de la rue du Bac.
Maintenant, quand nous verrons un drapeau européen, nous penserons aussitôt à Catherine Labouré, qui a vu apparaître la Vierge Marie dans la chapelle située au 140, rue du Bac !
Maintenant, quand nous verrons un drapeau européen, nous penserons aussitôt à la Vierge Marie !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapea...
VGE président !
Bravo Monsieur le Président, il est temps que quelqu'un, si j'ose dire, prenne le taureau par les cornes et règle cette question.
Tout à fait d'accord pour reconnaître que le Royaume Uni ne doit pas continuer comme elle le fait.
Non à une Europe bicéphale, non à Mr Mendelson, vive la France et vive le Président!
"L'intégration européenne peut être poursuivie, et rester compatible avec la participation de la France, sous réserve que celle-ci puisse être dispensée de participer aux avancées qu'elle juge incompatible avec ses prérogatives nationales", a déclaré lors d'une conférence l'ancien président de la Convention qui avait rédigé le projet de Constitution européenne rejeté en 2005 en France et aux Pays-Bas.
Cher Président,
Votre proposition pour le Royaume-Uni est à la fois moderne, réaliste et ambitieuse.
C'est probablement la meilleure façon de régler cet antagonisme par le haut, dans l'intérêt réciproque des parties.
Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec d'autres prises de position emblématiques actuelles qui, en réclamant par exemple des coupables à une crise systémique, dénaturent le savoir faire de la diplomatie française.
Bien à vous.
POUR UNE COUR PÉNALE ÉCONOMIQUE INTERNATIONALE
Bonjour, petit giscardien (votre message du 24 septembre).
Je suppose que vous vous vous référez à la récente déclaration du Président Sarkozy devant l'Assemblée générale des Nations Unies.
Pour ma part, je trouverais assez naturel que les responsables de méfaits financiers et économiques en paient le prix politique et , éventuellement, pénal .
Comme nous opérons dans le cadre d'une économie mondialisée, il serait approprié d'instituer une juridiction internationale pour connaître des cas d'escroquerie transnationale avérés (par exemple émission de titres boursiers sur une base financière fictive),
il conviendrait à mon avis d'adopter d'urgence un traité dans ce sens. JR
La France aspire au retour du gaullisme authentique
Les élections sénatoriales qui se sont traduites par une progression du PS au détriment de l'UMP montrent aussi une réserve accentuée des élus des collectivités territoriales envers la politique gouvernementale et élyséenne.
Les 50.000 grands électeurs dessinent un panel bien plus représentatif de l'ensemble de nos concitoyens que les divers sondages commandés par les médias ; il est ainsi pertinent d'affirmer que ce résultat exprime une opposition bien plus profonde.
Les Français, dans leur grande majorité, rejettent les aspects fondamentaux de la politique actuellement conduite.
En premier lieu, il subsiste un décrochage manifeste entre l'opinion française et celle des élites nationales à qui est confiée la mission de gouverner notre pays. Après la victoire du NON au projet de constitution européenne supranationale proposée en 2005, l'adoption en catimini par le parlement du protocole de Lisbonne, copie conforme du traité européen rejeté par 16 millions d'électeurs, soit 55% des suffrages, représente un reniement démocratique majeur.
Autre sujet de crispation ; la révision constitutionnelle par voie parlementaire en juillet dernier à une voix près formalise un retour à la IVème république tristement célèbre pour son instabilité et la déliquescence de l'Etat. Ce charcutage constitutionnel range aux oubliettes l'utilisation du référendum, privant ainsi le peuple de son pouvoir décisionnel ultime comme l'avait habitué le général de Gaulle. La précipitation de nos gouvernants à vouloir engager cette réforme cet été s'explique au vue des résultats des élections sénatoriales. Aujourd'hui, la défaite de Sarkozy aurait été inéluctable.
Par ailleurs, le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN marque un revirement de notre politique étrangère et militaire ; l'alignement sur celle des Etats-Unis est aujourd'hui manifeste et la défense de nos propres intérêts passe au second plan. La volonté gouvernementale s'affiche clairement : mettre un terme à 50 ans de politique d'indépendance nationale mise en œuvre par le général de Gaulle et maintenue globalement par ses successeurs. Le vote majoritaire des députés pour le maintien des troupes françaises en Afghanistan est l'expression actuelle de cette nouvelle politique française.
Enfin, le chômage et les délocalisations causés par l’Euro trop fort, les OGM autorisés par Bruxelles, la politique de régression sociale (franchises médicales, privatisation d’EDF et de la Poste, baisse violente du pouvoir d’achat des classes petite et moyenne…) constituent les ingrédients indiscutables d'une politique ultralibérale qui est imposée par le dogme bruxellois.
Aujourd’hui, le pays a besoin de services publics, de la puissance de l’État, avec la libre entreprise, mais une libre entreprise régulée, au profit des Français, des laissés pour compte, en un mot, de l’intérêt général.
La nécessité d’une collaboration d’États européens, et non pas d’une soumission à la commission européenne sans aucune légitimité démocratique, s'impose si nous ne voulons pas une désintégration de la construction européenne.
Dans la tourmente, la France aspire, une fois de plus, au retour du gaullisme authentique.
Alain KERHERVE
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Une fois de plus tu partages avec nous un super article. Toutes mes felicitations.
Super !!! Merci beaucoup :)