Chronique de la pensée multiple
Par Equipe VGE le jeudi 10 avril 2008, 18:41 - Débats - Lien permanent
Par V. Giscard d’Estaing, dans « Le Point » du 10 avril 2008.
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De Klerk - Mandela même combat
La nature défigurée par les éoliennes

Commentaires
L'Ukraine dans l'Otan ? Un non-sens.
Merci Monsieur le Président pour ce commentaire et éclaircissement surtout après une insolente et désolante « Lettre ouverte à Angela Merkel » de nos pseudo-penseurs français, B.H. Lévy et A. Glucksmann.
Force est de constater qu’il ne suffit pas d’écrire beaucoup de livres pour raisonner intelligemment dans le but de maintenir la paix dans le monde, qui est si fragile.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes respects.
Godebra
L'OTAN
Il faudrait la transformer en institution spécialisée (militaire) de l'ONU.
L'Ukraine, la Russie et tous les autres pays y auraient alors naturellement leur place.
Double avantage : 1) possibité d'intervenir beaucoup plus rapidement et efficacement que ce n'est actuellement le cas dans les petits conflits (le système du détachement de contingents nationaux auprès de l'ONU pour des missions ponctuelles est beaucoup trop lourd ) ; 2) la nouvelle organisation ne serait pas au service de l'hégémonisme américain - particulièrement en Europe - comme c'est le cas de l'OTAN depuis trop longtemps. JR
Monsieur le Président,
Je réagis vis-à-vis de votre chronique concernant les éoliennes.
D'abord, je ne partage pas totalement votre avis concernant l'esthétique des champs d'éoliennes. Bien sûr, si toutes les campagnes de la Beauce en étaient remplies (comme c'est le cas pour certaines régions espagnoles), j'en serai dérangé. Mais le fait que dans certaines zones non-résidentielles on trouve des champs d'éoliennes me parait positif car cela renvoie l'image d'une évolution intéressante de l'urbanisme et de la technique en général.
Ensuite, je suis d'accord avec vous quant aux coûts bien trop élevés que cela représente aujourd'hui pour nous, en France.
Notre engagement dans le processus nucléaire civil (auquel vous avez largement contribué) n'est, selon moi, pas à remettre en question; du moins, pas dans le cas de la mise en place d'un parc d'éoliennes de grande échelle en France. Les éoliennes ne peuvent pas être aussi efficaces que le nucléaire, à moins de recouvrir l'intégralité du sol français de ce type d'hélices. Il s'agit plus d'une solution parmi d'autres que d'une véritable réponse que l'on puisse apporter à la complexe question énergétique actuelle. De surcroît, les éoliennes soulèvent de nouveaux problèmes, comme vous le mentionnez (problèmes visuels, pollution sonore, modification éventuelle de l'écosystème local).
Pensez-vous que le lobby anti-nucléaire tente de les introduire aujourd'hui pour essayer de montrer aux Français qu'il existe une alternative concrète aux centrales nucléaires?
De manière plus générale, que pensez-vous des énergies "secondaires" au sein du paysage de la consommation française? Nous avons pour l'instant toujours une certaine dépendance vis-à-vis du pétrole, cependant limitée (ou plutôt atténuée) par notre production nucléaire. Mais mises à part ces deux sources d'approvisionnement, comment envisagez-vous le court et le moyen terme énergétique français? Ou placez-vous l'hydraulique, les éoliennes ou encore le solaire en termes de proportions et d'investissements?
En vous remerciant pour votre temps,
Cordialement,
Guillaume Gonin
A-t-on fait un bilan complet de la solution éolienne ? Je ne le pense pas. Ces machines coûtent cher, (c'est un manne pour Siemens et l'état allemand au détriment de l'équilibre commercial de la France ), et elles travaillent irrégulièrement en plus des inconvénients cités déjà.
Ce ne peut être qu'une modeste solution d'appoint.
Peut-on imaginer le monde couvert d'éoliennes ?
Un cauchemar.
Par contre que sait-on sur l'énergie géothermique ?
Nous vivons sur une chaudière qui mettra des millions d'années pour s'éteindre, c'est un phénomène qui ne suit ni les intempéries, ni les saisons. Chaudes Aigues est une minuscule (microscopique ) utilisation de cette chaleur du sol.
Il y en a bien sûr dans certains pays mais avec des paramètres très particuliers qui ne favorisent pas la recherche
Ou en sont ces recherches aujourd'hui à part des tentatives avortées à Cergy-Pontoise et très anciennes en Alsace?
Une récente a été bien mal menée.
Les lobby de l'énergie ( pétrole, gaz, électricité ) savent que les sources d'énergie actuelles sont, soit épuisées comme l'hydraulique soit en voie d'extinction à plus ou moins long terme.
Même si on en trouve toujours dans des conditions d'exploitation de plus en plus difficiles on va en toute certitude vers une disparition des énergies fossiles.
Les panneaux voltaïques devraient alimenter les éléments d'éclairage du mobilier urbain, de signalisation des voies publiques et autres . En prime, plus de disjoncteur, de réseau enterré ( on récupère des tonnes de cuivre ) etc….
D'autre part depuis plus de 10 ans tous ces petits véhicules, de collectivités locales de la Poste d'EDF-GDF et c…, qui rentrent au garage chaque soir en ayant fait moins de 100 km dans la journée auraient dû etre électriques. Et le marché aurait parallèlement fait baisser le coût des batteries.
Qui a eut intérêt à utiliser les voitures à essence ?
Quant au carburant "Vert" il est déjà discrédité. C'est une chance !!
JCF
L'éolien n'est pas une solution miracle.
Mais une chose est indéniable : il y a encore deux ans, personne n'utilisait l'énergie du vent en France.
Le vent est là, il est inépuisable, ne génère pas de déchets, et représente une grande réserve d'énergie dont nous avons tant besoin.
Quel peut-être l'argument qui justifie que l'on fasse l'impasse dessus?
@DPR:
L'éolien est une technologie qui fonctionnerait avec une population mondiale très réduite (500 millions d'habitants comme au Moyen Age). Un État se doit de trouver des solutions aux problèmes actuels, pas aux problèmes qui existaient il y a 500 ans.
Cela dit, certains illuminés préconisent de revenir à une population mondiale de la taille de celle du Moyen Age pour sauver la planète.
Pourquoi tant d'excès. L'éolien n'a pas pour but de se substituer aux autres formes d'énergie.
Il est là pour compléter un bouquet à former avec d'autres sources d'énergies.
Et ce bouquet doit tendre de plus en plus vers des énergies non-polluantes et renouvelables.
Encore une fois, ne nous trompons pas de débat : la vraie question est "a-t-on les moyens aujourd'hui de se passer d'une énergie inépuisable?"
@DPR:
L'histoire de l'humanité depuis des millénaires montre que la capacité de l'Homme à survivre aux nouveaux défis en énergie et en augmentation de la population est liée à son intelligence créatrice.
Sans cette intelligence l'espèce humaine aurait disparu de la planète parce que les ressources disponibles n'aurait pas suffi à sa survie.
Chaque nouvelle découverte (le feu, l'électricité, l'énergie atomique) a permis d'empêcher le déclin de l'espèce humaine. Cette capacité à relever les défis est propre à l'Homme. L'animal quand les ressources manquent lui disparait.
Certains environnementalistes d'obédience malthusienne préconisent le contraire: l'Homme devrait revenir à des technologies plus anciennes pour sauver la planète. Ces technologies sont présentées comme des sources d'énergie nouvelles , comme le vent, alors qu'elles ont existé depuis des millénaires dans les moulins par exemple.
Le revert de la médaille est que ces technologies "vertes" ne repondent pas aux besoins en énergie actuels. L'équation est simple: soit investir dans la recherche pour trouver de nouvelles formes d'énergie, soit accepter qu'une partie de la population va mourrir de faim, de froid, ...
Les solutions "vertes" sont souvent génocidaires. On le voit actuellement avec les bio-carburants qui participent à la famine des populations endêtées. Ce n'est que le début.
Consternant!
La fuite en avant comme seule solution!
L'imposition d'une solution unique (pour ne pas dire finale) n'est-elle pas source de génocide à la lumière de l'histoire?
La diversité et l'humilité sont des valeurs à remettre au gout du jour.
Quand une espèce animale disparait, elle a le bon gout de le faire en silence.
Pour nourrir notre folle course à la consommation d'énergie, combien d'espèces feront nous disparaitre?
Pendant des siècles l'impact de l'homme a été relativement mesuré sur la planète.
Ce n'est plus le cas.
Humilité et respect : la vraie leçon de l'histoire, c'est quand elle nous permet d'apprendre de nos erreurs.
Fuite en avant ou prudence?
Et pourquoi pas pondération?
@DPR:
Pour l'humanité, passer du charbon à l'électricité n'est pas forcement une erreur ou une fuite en avant. L'idée répandue est que les anciennes formes d'énergie seraient moins polluantes que les energies actuelles. Il y a dans le mouvement vert la romantisation d'un age d'or.
Il est pourtant clair dans l'évolution de l'humanité à en croire les mythes et légendes parvenus jusqu'à nous qu'il y a eu plusieurs ages au cours desquels la majorité de l'espèce humaine a disparu de la surface de la Terre, sauf pour une minorité qui a su traverser les ages, cf. l'histoire de l'Arche de Noé par exemple. Dans la Bible (King James) il est question aussi de "repeupler la planète" ("God said unto them, Be fruitful, and multiply, and replenish the earth"). L'évolution n'est pas forcément linéaire, il y a eu des accidents.
Que lis-je de vous, Monsieur le Président ? "Cure d'austérité : un travail d'Hercule" ... vous nous parlez ici de mauvaise graisse accumulée depuis ... 25 ans ... ça alors 1983 ?
Je n'aurai pas l'impudence de mettre sur le compte de l'âge ce que la volonté a voulu effacer. "Gouverner c'est choisir" et "Prévoir ou subir" sont deux maximes que eûtes mieux fait de méditer plus tôt. L'absence de réforme est la cause du recours à un hypothétique Hercule. Les phénomènes démographiques ont au moins un avantage : la prévisibilité.
Qu'avez vous fait pour les finances publiques ? Comment se fait-il que vous n'ayez - vous un homme si clairvoyant - jamais impulsé une réforme de la Constitution obligeant le vote de budgets à l'équilibre, quelque soit le niveau (Nation / Département / commune) ? Que n'avez vous jamais, dans une telle réforme, imposé que chaque dépense ne puisse être engagée si elle n'est pas couverte par un produit qui ne soit pas de l'emprunt ? ..... Emprunt Giscard d'ailleurs (le jeu de mot est facile mais si terriblement réel).
Monsieur le Président, vous fûtes, comme vos successeurs, emprunt d'un grande lâcheté qui aujourd'hui est compensée par une dette abyssale et vous êtes, comme vos successeurs encore en vie, plein de bonnes idées à l'automne de votre carrière politique. C'est affligeant de tristesse et de banalité. A tel point d'ailleurs que je n'élève mon fils et ma fille que dans une seule optique : leur permettre de quitter la France comme on quitte un navire qui coule. Si j'avais 20 ans en 2006 au lieu de 43, j'irai faire ma vie ailleurs, dans un pays dans lequel quand on travaille dure, on gagne sa vie sans être ponctionné au delà de l'admissible.
En tous les cas, sur ce point, Monsieur le Président, je ne vous dit pas merci, vous n'avez pas eu le courage que la fonction requerrait.
Bonjour, DPR (votre 16 avril).
Dans la bible version version École de Jérusalem, il est écrit : "Dieu leur dit : soyez féconds, multipliez, emplissez la terre",
et dans la version Vulgate : "Deus ait : rescite, et multiplicamini, et replete terram".
Verriez-vous une différence significative entre ces deux versions et la version King James que vous citez ? JR
Perso je suis favorable à l'intégration de toute l'Europe, Russie incluse, à l'OTAN (ainsi d'ailleurs qu'à celles du Japon et de l'Inde, et de l'Iran si et quand le régime islamiste tombe). Aussi, à l'unification de l'Europe au sein de ce disposif ; conjointement au retrait des troupes d'un des deux pôles majeurs (USA) ainsi constitués des terres de l'autre (Europe), sauf exception contingente. Ou alors il va falloir installer qques bases européennes aux USA, histoire d'instaurer de la réciprocité !
Monsieur le Président,
Soyez remercié de nous avoir permis de faire entrer la France dans la modernité en pérennisant la solution nucléaire qui -contrairement aux éoliennes qui induisent des émissions de gaz à effet de serre du fait de leur intermittence- offre de réelles perspectives d'avenir et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, contrairement aux croyances irrationnelles des écologistes germano-danois et la plupart des journalistes qui font la presse d'aujourd'hui.
Merci de faire confiance au progrès dans cette période d'obscurantisme...
Vous avez raison de rappeler que l'éolien est une énergie subventionnée et non pas une énergie propre...
Pourquoi MM. Borloo, Barroso, et tant d'autres s'obstinent-ils tant à nier l'évidence de l'inefficacité de ce genre de mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Est-ce encore une façon de culpabiliser le citoyen européen de façon ostentatoire et de lui inculquer la "Peur de l'An Mil" ?
Il y a quelques jours, près d'une éolienne d'Eure et Loir, j'ai vu passer un TGV. Mon Dieu que c'est laid et bruyant ! Comment ? C'est utile ? Mais les éoliennes aussi, voyons ! Je suis ahuri de voir des gens se plaindre des éoliennes alors qu'ils voyagent à 300 km/h dans un train des plus bruyants propulsé à l'uranium. Enfin, un peu de bon sens, il faut savoir reconnaitre à chacun ses mérites, non ?
Monsieur le Président
Si j'avais trouvé une adresse courriel directe, j'aurais pu éviter de passer par ce blog. J'espère que votre équipe vous transmettra la question qui suit, et que vous pourrez me répondre direcement.
Le 3 janvier 1973, sous la présidence de Georges Pompidou, alors que vous étiez Ministre de Finances, est entrée en application une réforme importante des statuts de la Banque de France, dans lequel nous trouvons ce très court article 25 ; « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France », autrement dit fut bloqué à ce moment toute possibilité de crédit de la Banque de France au Trésor, et ici se trouve l'origine de la dette des administrations publiques dans notre pays laquelle atteint maintenant plus de 1200 milliards (au seul sens de Maastricht), et nous ponctionne collectivement de plus de 40 milliards d'intérêts par an, payés aux "déjà plus riches".
J'aimerais que vous m'expliquiez, sans langue de bois, quel fut, à l'époque, la justification de ce changement de cap qui nous ligote sous la coupe des banques privées.
Avec ma considération la plus distinguée
Monsieur le Président,
votre réponse à A-J Holbecq me parait pour le moins insatisfaisante.
Vous répondez à celui-ci comme si la masse de monnaie fiduciaire ne devait pas être accrue. Vous parlez de la nécessité de remboursement d'une "dette" comme d'une évidence, alors qu'en l'espèce, la notion de dette, purement comptable, renvoie à une planification qui ne suppose pas nécessairement un remboursement complet, suivant l'évolution de la croissance escomptée (du moins observée) et suivant la politique fiscale conduite ensuite, encore moins des intérêts versés par nous à des prêteurs privés.
Vous négligez de rappeler un théorème élémentaire : quand on vise une inflation nulle, la création monétaire souhaitable n'est pas nulle, mais égale à la croissance du PIB (anticipée ou supposée courante). Il faut donc que quelqu'un crée cette monnaie.
Or, le bon sens veut que ce soit le pouvoir le moins incontrôlé parmi ceux supposés être au service du peuple qui le fasse. Et que le régime monétaire soit conforme à la constitution, qui interdit les privilèges. Vous n'ignorez pas que la constitution française (art. 34), comme celle des États-unis (I sect. 8) confie (confiait) au parlement élu au suffrage universel le contrôle du régime d'émission de la monnaie. Au lendemain du 4 janvier 1973, le Parlement pouvait au moins revoir sa loi, ce pourquoi le Conseil constitutionnel a admis (en 1994) qu'un tel transfert était conforme à la constitution. Mais dans le cadre de l'Union européenne, il ne le peut plus en pratique, sauf à décider que la France sorte purement et simplement de cette entité intergouvernementale mutée en confédération qui viole les règles élémentaires de la séparation des pouvoirs (sans parler de souveraineté populaire).
En tant que membre du Conseil constitutionnel, en tant d'ancien garant de la continuité de l'État, comment pouvez vous tolérer une situation ou la "séparation des pouvoirs", qui signifie leur arrêt mutuel, soit traduite en pure indépendance politique ?
Vous ne rappelez pas non plus un fait évident que vous ne pouvez pas ignorer (et plus dénoncer, il est vrai) : de manière chronique, depuis sa création, la BCE émet environ 10% de monnaie supplémentaire par an, ce qui est assez considérable, au demeurant. Manifestement, la rigueur ne vaut que pour la politique budgétaire.
Vous savez aussi, sans doute, que la Banque de France en dit que la part superflue de l'émission gonfle les bulles spéculatives, financières et immobilière. De fait, depuis des années, le crédit bancaire et, plus généralement, le volume des titres dérivés de la monnaie, est en croissance effrénée. Or, le résultat en termes d'inflation, on le voit quand ces bulles explosent : les financiers les plus équipés courent vers les valeurs "refuge" (celles qui font manger le peuple et produire).
La partie de votre réponse qui me parait être pertinente - relative au projet de marché des titres (traduisons : des dettes) - me parait effrayante, tant elle suppose la résignation (il y a 35 ans déjà) du politique face au projet global d'un marché supposé pur réglant toute chose, économique, politique et sociale. En somme, l'État et le privé se sont accordés pour faire de la monnaie une marchandise, dont la valeur ne serait plus fixée, désormais, que par la loi de l'offre et de la demande. Une loi que ne viendrait plus perturber un "interventionnisme"... qui consistait depuis longtemps, pour l'État, a émettre une quantité marginale de la monnaie, tandis que les banques commerciales émettaient "le reste". Le record de la part d'émission d'origine publique, il me semble, a été établi par le général De Gaulle. Cette part (la seule légitime à mon sens) a été très variable, et très souvent bien faible. La Banque de France était d'ailleurs, depuis son origine et plus d'un siècle durant, une Banque privée, dont les propriétaires reçurent de la part de Napoléon le privilège inouï que confère l'exclusivité du pouvoir de battre la monnaie qui seule a cours légal et forcé.
Pour finir, il semblerait que le propos de A.J. Holbecq et l'inadéquation de votre réponse trouvent une illustration frappante dans ce passage lu dans Le Monde Diplomatique, (n° 652, juillet 2008, page 7) : " …l’un des plus célèbres emprunts d’État fut l’emprunt Giscard (…). Pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, l’Etat a finalement remboursé au total (montant initial plus intérêts) 80 milliards de francs en 1988."
Vue la situation dramatique que nous apporte la crise financière actuelle ; vue les conséquences désastreuses qu'ont toute forme d'impérialisme sur la démocratie et sur la paix, il n'est jamais trop tard pour reconnaitre ses erreurs et constater que le temps presse.
Avec mes salutations respectueuses.
rémusé : on s'est fait b*** par les "élites dégénérées et corrompues"...
cqfd !
rémusé : on s'est fait b*** par les "élites dégénérées et corrompues"... ce qu ils ont fait par leurs lois élitistes, le peuple devra le défaire et le reprendre par la force, car ces dégénérés ne comprennent que la force!
cqfd
Bien dit TinkietePax. On connait la cible, reste à trouver le moyen de l'atteindre.
Bonjour Monsieur,
La crise actuelle est annoncée depuis le temps où des milliards de dollars apatrides se baladent d’une bourse à l’autre d’un paradis fiscal à un trafic de marchandises plus ou moins légales. La notion d’argent fiduciaire détachée de toute valeur concrète est par définition stable tant que personne ne met en doute sa valeur.
Mais aujourd’hui il parait que 98% des échanges financiers sont devenu de la spéculation sans morale, sans limites, avec des titres sur des groupes de titres rassemblant des hypothèses sur des titres, d’une complexité accrue encore par leur manque de transparence. C’est le système de Mr Law (expérience historique du premier krach financier dont beaucoup d’économistes devraient connaître la fin) à l’échelle mondiale.
Alors c’est la panique, il faut restaurer quoi ? La confiance, rien de plus immatériel que la confiance, autant que la monnaie qu’elle veut défendre. Il ne suffit pas que tous les marins aient confiance en leur capitaine encore faut-il que celui-ci sache où il va et soit compétent.
Le bateau financier mondial n’a pas de capitaine, que des marins tous imbus de leur compétence, il ne sait pas du tout où il va mais il y va de plus en plus vite et détruit au passage la planète comme jamais cela ne s’est produit dans son histoire sauf lors de la chute d’une météorite gigantesque.
La solution proposée par nos etats :
Les états étaient couverts de dettes, les caisses étaient vides, épuisées par les remboursements de crédits bancaires. Trouver quelques millions pour aider le tiers monde à survivre était déjà un luxe impossible. Tout à coup les banques coulent la bulle spéculative démontre sa vacuité, et voici que pleuvent des dizaines de milliards d’euros ou de dollars qui viennent on le sait d’où qui vont on ne sait pas plus où, pour soutenir ces banques qui soutiennent les états.
Si deux commerçants endettés se font mutuellement des traites pour se couvrir cela s’appelle de la cavalerie, réprimée durement par la loi. Qui peut me démontrer que je me trompe si j’accuse les états de faire de la cavalerie dans des proportions inimaginables. C’est criminel, surtout quand les conséquences sont des souffrances et des morts, et une planète qui va a sa perte.
Dans cette gabegie que pouvons nous faire ?
Quand un bateau coule on change de bateau pour se mettre dans une chaloupe, c’est dommage tant pis pour les bagages mais la survie est à ce prix.
Quelques extraits résumés de mes propositions…
Premièrement reconstruire une monnaie sur un étalon solide, (je propose le temps de travail seule valeur universelle qui vaut bine l’étalon confiance actuel) ensuite légiférer sur les spéculations :
Interdire déjà le crédit pour la spéculation, s’ils veulent spéculer ce doit être avec des fonds réels ayant une origine connue.
Ensuite changer la fiscalité sur les stocks pour quitter cette folie du flux tendu cadeau idéal pour les spéculateurs, piège déstabilisant pour les échanges.
Mais surtout changer de définition de ce que doit être l’économie :
L’économie n’est pas un jeu à qui fera le rendement maximum mais doit être la science de l’équilibre des échanges afin d’en assurer leur pérennité.
Maintenant si vous croyez que continuer de naviguer sur la même route est la seule solution naturelle et logique, je vous laisse à votre utopie… je retourne à mon réalisme.
Voir http://www.trazibule.fr
L'ÉTALON "TEMPS"
En effet, l'étalon "temps" (ne pas se limiter au "temps de travail") serait le seul critère objectif et équitable pour l'organisation des relations sociales à l'échelle nationale et internationale. (Je crois qu'on en a déjà parlé ici.)
Il ne faudrait pas partir du principe "Le temps, c'est de l'argent", mais de "L'argent, c'est du temps" - temps plus ou moins bon pour chacun selon que la société est plus ou moins juste.
Je suppose qu'il y a eu des études à ce sujet et, qui sait ? peut-être même des modèles mathématiques ? JR
bonjour.
une question, pourquoi vous ne repondez pa a la question no.16, ci-haut, est-elle dificille? vous ne comprenez pas le sens? vous en avez torrrrr? vous etiez malade a ce moment la? vous etes encore malade ? combien vous etes encore malade, 1%, 2%, 5% de la polpulation du monde??? je suis sur qu'on peut se debaraser de 5 % meme...mais je suis certain que vous n'etes meme pas 1%.... vive la republique...vraiment...!!!
Mr le president ;
Avez vous etez t trompé par les banques ?
Regardez autour de vous ; regardez 2009 ....
Je tiens à apporter des commentaires à votre interview dans le Parisien ce 12 Novembre 2008 :
- "En France, nos paysages ont inspiré bon nombres de peintres et de poètes" :
Cet argument contre les éoliennes dans le paysage est critiquable pour deux raisons :
1. Si les paysages français ont inspirés peintres et poètes, il y a eu aussi des paysages qui ont retenu peintres et poètes ailleurs, en Espagne ou en Allemagne par exemple (pays avec beaucoup d'éoliennes dans leur paysage). Cet argument est donc blessant pour le paysage de nos grands voisins européens, ce qui étonne de la part du père de la constitution européenne.
2. Les éoliennes, par leurs lignes, inspirent beaucoup peintres, photographes et poètes.
- "Sans même qu'on demande leur avis"
Les éoliennes sont soumises à des procédures d'enquêtes publiques, justement là pour recueillir les avis des riverains. (Ceci sans parler de la procédure préalable de ZDE et l'information des élus).
- "80% de nucléaire"
En fait, derrière le paysage, c'est la défense du nucléaire qui compte pour vous : à cet égard tout renouvelable est condamnable à vos yeux.
Vous refusez une réflexion globale sur l'énergie, le nucléaire réclamant le silence.
Laissant l'hydraulique, qui plafonne à 10%, retenons comme source d'énergie pour produire de l'électricité le charbon, le pétrole-gaz, le nucléaire et l'éolien.
Charbon et pétrole-gaz, par nature, ont deux défauts : ils rejettent du CO2 et doivent être importés. On ne peut donc pas bâtir une politique énergétique sur ces moyens.
Le nucléaire, il parait, ne rejette pas de CO2, mais il pose le problème des déchets, de la sécurité etc ... l'Uranium aussi doit être importé.
L'éolien trouve sa ressource sur place.
Voilà ce qui vous motive plus que les paysages : maintenir la France dans une logique où on importe nos sources d'énergies.
Vous savez bien le temps qui est nécessaire pour faire évoluer une politique énergétique : pourquoi tout faire pour retarder cette évolution ? Même EDF est partisan de l'éolien ou du solaire ! Alors, pourquoi pas vous ?
N'y a-t-il pas une contradiction énorme entre votre prise de position anti renouvelables tirée du Parisien le 12 novembre au matin rappelée plus haut et votre plaidoyer en faveur du solaire (mais surtout pas l'éolien) affirmé le 12 au soir.
Dois-je vous rappeler que le solaire, comme l'éolien, est dans le cadre de tarifs d'achat (jusqu'à huit fois plus élevés pour le solaire), le solaire comme l'éolien rencontre par exemple l'opposition des ABF qui n'en veulent pas sur ou à proximité des vieilles tuiles.
J'en arrive à penser que, ce qui vous gène surtout, c'est une énergie qui se développe sans que vous en soyez à l'origine, du genre "après le nucléaire, plus rien".
Vous valez mieux que cette auto caricature, sortez de ce combat à reculons absurde.
Croyez-vous vraiment que le reste de l'Europe va vous rejoindre sur ces positions ?
Merci beaucoup Monsieur le Président pour vos interventions mercredi 12 novembre à l'Institut Montaigne, lors d'une conférence consacrée au problème de l'énergie éolienne.
Bravo pour votre humour décapant, votre capacité à dépassionner le débat, vos analyses qui ont convaincu la grande majorité des 700 participants et chapeau bas à votre courage de dénoncer, pour l'intérêt général qui vous est si cher, cette abomination sur le plan financier, sur le plan esthétique et sur le plan démocratique.
Bien à vous.
au précédent
"dépassionner le débat" ? C'est à voir
"convaincus" ? La plupart l'étaient déjà avant de l'entendre
"Courage" ? S'exprimer dans un tel cercle (Montaigne), qui deux fois déjà en quelques mois s'est attaqué à l'éolien, c'est faire preuve d'un grand courage.
"Intérêt général" ? Toutes les interventions de VGE (la preuve, celles de Mme Lauvergeon ne sont pas reprises par l'afp) ont surtout été de la propagande pour son nucléaire
"abomination" ? Quel mot fort pour de l'éolien non polluant, réversible ...
"financier" voir la réponse de NKM à Marini
"esthétique" VGE parle de poètes et philosophes anti éoliens eux-aussi (d'avance ?), voici quelques citations qui montrent qu'il a tord (comme sur le reste d'ailleurs) :
"L'énergie des esprits est abondante. On la regarde sans la voir. On l'écoute sans l'entendre. Sa substance et sa forme ne peuvent être perçues. Bien que l'on ne puisse la toucher, elle est manifeste, pareille à l'Océan, et sa réalité ne peut être niée." Confucius
Voeu
Si j'étais la feuille que roule
L'aile tournoyante du vent,
Qui flotte sur l'eau qui s'écoule,
Et qu'on suit de l'oeil en rêvant ;
Victor Hugo
A la gloire du vent
(titre du poème)
Verhaeren
"démocratique" Mme Lauvergeon le reconnait elle-même, c'est avant que les choix en matière d'énergie n'étaient pas vraiment démocratiques (un peu après 1973, par exemple), actuellement l'éolien est encadré par des enquêtes publiques multiples, des délibérations de conseils municipaux ...
A vous relire "petit giscardien depuis 1973"
je suis accablé par les arguments stéréotypés que nous servent les zélateurs de l'éolien sur le présent blog.On pourrait les appeler des"écologistes théoriques"
qui organisent volontiers le monde depuis leur clavier de pc.
En étant un peu mélodramatique ,je dirais que moi, les éoliennes, je les" vis dans ma chair"; agriculteur en bio depuis 20 ans ,(donc,peut etre écologiste?),j'habite une ferme dans la montagne tarnaise
écoutez donc braves gens la triste histoire du parc naturel du haut languedoc et des" moulins à vents".
d'abord les héros de l'histoire:
1:les maires de micro communes de 50 à500 habitants:l' oeil révulsé de plaisir à l'anticipation de la taxe professionnelle à venir.Ces braves maires pensent qu'un budget communal pléthorique assure forcément le bonheur des administrés;ils déroulent donc le tapis rouge aux prédateurs éoliens( pour l'environnement bien sur!);
2:les habitants:petits agriculteurs ou employés ,retraités,derniers indiens dans ces campagnes déshéritées.Pour eux l'arrivée des poteaux à hélices signifie le massacre de leur cadre de vie,la dévaluation de 30 à 50% du patrimoine immobilier,quand comme moi, ils vivent pour partie du tourisme rural l'évaporation de leur revenu:(bizarrement, les touristes refusent de passer leurs vacances à l'ombre des hélices!)
3:les multinationales de l'éolien,courtisent sans vergogne les maires:"ne vous inquietez pas on élargira la route!dites juste ce qui vous ferait plaisir..."
quant à eux ,c'est le jack pot :amortissement sur 5 ans ,au dela, 15% minimum net ,selon l'emplacement mieux que des hedge funds!
4:l'administration:dans notre département,le prefet est un fana de l'éolien,il signe à tour de bras les permis de construire par dessus la tete des maires ou des commissaire enqueteurs s'il le faut,il aura un bon point à Bruxelles.
maintenant ,le scénario:
les maires se mettent d'accord pour interpreter tres librement la charte du parc naturel et envisagent sans frémir les 540 éoliennes de2 m.watts prévues d'ici 2012;les industriels pleurent de joie,le prefet bénira l'opération.....
j'adresse ce petit compte rendu aux" écologistes théoriques":il ne faudra pas pleurer quand eux ou leurs descendants voulant se resourcer dans une nature préservée trouveront des forets d'éoliennes en place de forets de hetres
avec mes meilleurs souvenirs de"montagne noire".............
Pour Robin des Vents :
Muet devant les arguments de principe que j'ai pu faire apparaître dans mes commentaires, vous les évacuer en allant vers du local, comme si le sujet était seulement local, comme si VGE, s'exprimant dans une salle à Paris, se situait à l'échelle du Haut Languedoc, d'ailleurs vous-même, vous ne pouvez vous empêcher de soritr du cadre du PNR.
Votre exemple est celui d'un parc naturel régional, à travers la charte et différents conseils, le Parc naturel coordonne tout ce qui concerne son territoire, dont l'éolien : en tant que Parc naturel régional, déjà, il se positionne en faveur de l'éolien comme énergie locales non polluante (voir charte du PNR cité "Valoriser les ressources locales en énergie, enjeu d'avenir"). Ensuite, les maires considèrent, comme vous d'ailleurs, que "dans ces campagnes déshéritées" la valorisation de ressources locales est une nécessité.
Dans votre démonstration, vous confondez (comme souvent les anti éoliens et même VGE fait cette confusion) entre parcs nationaux et parcs régionaux : les parcs nationaux préservent, les parcs régionaux organisent un développement : dans votre cas, le tourisme rural à l'intérieur du parc doit inclure les éoliennes comme faisant partie des avantages du parc régional.
Au passage, la dévaluation de l'immobiler (à prouver d'ailleurs) semble beaucoup plus due à ces "campagnes déshéritées" qu'à de futures (et rares) éoliennes.
Je m'amuse, dans le blog "européen" de VGE, ce n'est pas rien quand même, ce grand monsieur a dirigé la "Convention pour l'Avenir de l'Europe", dans ce blog donc, et pour soutenir son positionnement anti éolien primaire, vous dites que "le préfet aura un bon point de Bruxelles", le méchant "Bruxelles" qui impose ces éoliennes.
La France, qui a l'habitude de réchigner à la plupart des décisions européennes, qui accumule les amendes, qui transcrit des paquets de directive à la dernière minute, cete fois-ci relaie, à tous les niveaux, le positionnement de "Bruxelles" en faveur de l'éolien (et des autres ENR).
De Bruxelles en passant par les autorités françaises (je vous accorde que le président actuel dit, sur ce sujet-là aussi, tout et son contraire, maintenant le flou plutôt que donnant une ligne), les préfets (qui sont là pour appliquer les consignes de l'Etat) et jusqu'aux maires ont bien compris les intérêts écologiques et aussi pour "des campagnes déshéritées" économiques à développer l'éolien.
Reste, comme d'habitude (VGE en sait quelque chose depuis 2005, ou 1981) à en convaincre les populations.
C'est ce que j'essaye de faire, modestement.
Je peux d'ors et déjà vous rassurez, les forêts de hêtres de la "montagne noire", que je connais bien, seront préservées, même entretenues grâce aux ressources des éoliennes.
Soyez un petit peu imaginatif pour sortir votre territoire de la déshérence.
mon cher proéole ( vous permettez n'est ce pas?) je suis stupéfait que ma modeste contribution obtienne une réponse aussi rapide; vous mériteriez d'etre nommé vigie du lobby éolien sur ce blog ,car il y a bien un lobby éolien diablement influent ;pour faire que l'on ne considére pas ces machines comme des installations industrielles;privilège qui autorise à en établir quasiment partout ;mais ,aie,je retombe encore dans le "local", pauvre de moi,! Ha, ce "local"...
c'est le reve de tout politique.: un gouvernement central sans "local";c'est genant ,le local ,ça pense petit ,c'est petit bout de la lorgnette!!!
remarquez les totalitaires du XXè y sont parvenu assez bien à mater le "local".mais,je m'égare, pour revenir à notre sujet ,une commission parlementaire a jugé il y a peu que les conditions de tarif accordées aux éoliennes était une insulte à l'interet général :(ils devaient avoir un peu de local en eux)
mais prenant de la hauteur comme vous me le conseillez je vais vous expliquer avec "des arguments de fond" pourquoi l'éolien appliqué au cas de la France est une escroquerie "politiquement correcte"
Ecologiquement :l'impact prétendu sur les émissions de carbone est nul sinon négatif :chaque kw éolien est obligatoirement adossé à un kw thermique:le vent est par nature intermitant;et un réseau électrique ne supporte pas ça. le nucléaire n'étant pas flexible,EDFdoit prévoir des centrales gaz fuel supplémentaires,(l'Allemagne n'a
pas ces problèmes ,90 % de sa production est thermique)
économiquement ;les industriels français s'étant montrés incapables de fabriquer des machines fiables( schneider avait essayé,il n'avait obtenu que des moulins à café géants qui rendaient fous les riverains! hop; attention local!)l'éolien en France aggrave le déficit commercial;non seulement les fabricants étrangers vendent leurs machines mais quand ils voient le tarif ils viennent les exploiter en direct!
que nous apporte cette électricité actuellement?:rien
nous sommes en légere surproduction,et nous exportons,le seul probleme est celui des pics de demande en hiver ,or par sa nature l'éolien ne peut y répondre,donc ce surplus intermitant risque fort d'etre exporté,mais ,alors ,en dessous du prix de rachat, belle affaire!!!
pour finir, vous me conseillez d'etre imaginatif et de
promouvoir le tourisme grace aux éoliennes;,que n'y avais je pensé? un parc d'attraction autour du champ d'éoliennes ,peut etre ?avec vente de tee shirts ,statuettes en coquillages en forme d'hélices,c'est vrai çà bougeons nous enfin......
mais je sens que votre commisération a des limites et je ne voudrais pas abuser; sachez cependant que moi et mes semblables depuis des dizaines d'années nous assurons la survie de ces territoires dans des conditions que vous n'accepteriez certainement pas .mais
comme il faut bien les mettre quelque part ces sacrées machines ,on s'aperçoit soudain que nous existons ,cocasse,non?
allez, sans rancune
Tout aussi cher Robin des vents,
Tout le début de votre réponse sur le "local" est basé sur un contre sens de votre part : nous sommes ici sur le blog de VGE qui ne s'est pas exprimé sur l'aspect local des choses, c'est le problème de votre réaction, elle a tout à fait sa place par exemple sur le blog du PNR mais elle n'a rien à voir avec les (mauvais) principes énoncés par VGE récemment, c'est simplement cela que je voulais vous dire, je n'ai rien contre le local, au contraire, car je pense qu'une partie des problèmes de l'éolien en france c'est que ce n'est pas assez local.
Ensuite, dans votre deuxième réponse, vous parlez d"'arguments de fond" : n'y en a-t-il donc pas dans votre première réponse ? Je pense au contraire qu'il y en a un certain nombre comme "Que faire ou ne pas faire dans un PNR ?" point sur lequel nous avons un avis divergent (voir ma première réponse), pour redevenir "local" je tiens à vous rappeler que cette question, les représentants du PNR se la posent et pensent, pour la plupart, que l'éolien doit être dans les PNR.
Vos arguments de fond, maintenant, sont traditionnels mais j'y réponds quand même :
1. L' éolien, c'est du thermique : comment faire croire ça, alors que les centrales thermiques fonctionnent en France depuis bien avant l'éolien, que faire autre chose (par exemple de l'éolien) permet de les éteindre (de temps en temps je vous l'accorde, mais c'est déjà ça) (avis de RTE, qui répond à votre autre objection sur l'export : faire de l'éolien, c'est exporter moins de thermique, qui rejette du CO2 ou de nucléaire, qui laisse longtemps des déchets, mais ça VGE est d'accord pour garder tous les déchets nucléaires de l'Europe en France, et leur vendre notre surplus nucléaire avec une soit-disant marge)
2.Sur l'incapacité des industriels français : si il n'y avait que dans l'éolien ... Faut-il pour autant combattre tout objet que nos industriels n'arrivent pas à fabriquer ?
3. Je maintiens que l'éolien est un objet touristique, comme par exemple, pas très loin de chez vous, le viaduc de Millau.
4. "Survie", "dans des conditions inacceptables" : c'est pour cela qu'il faut évoluer, la survie n'est pas une perspective.
Je suis d'accord avec vous, il est dommage de saisir le prétexte de l'éolien pour faire connaitre que vous exister alors, en pensant aussi à vos élus, je finirais ainsi : l'éolien est une chance à saisir, soit elle est saisie et vous sortez de la situation de survie soit vous faites tout pour empêcher cette chance, alors on parle de vous et puis, rapidement on va vous oubliez, vous laissant à votre survie.
Vge, dont nous occupons le blog, vous a oubliez pendant des dizaines d'années et malheureusement, lorsqu'il s'est exprimé récemment (à Paris, très loin du haut Languedoc) il ne pensait toujours pas à vous mais seulement à "son " nucléaire : réécoutez ses interventions ce soir-là, vous verrez que la revitalisation rurale (que vous pensez empêchée par les éoliennes) n'était pas du tout son sujet.
D'ailleurs, lorsqu'il essaye la revitalisation rurale, c'est très discutable, même au niveau du paysage (je pense à Vulcania).
Votre Pro éole
IL FAUT METTRE FIN A LA DICTATURE FINANCIERE MONDIALE
Il est vital, après cette faillite financière généralisée orchestrée pour instaurer le nouvel ordre mondial financier, de réfléchir de manière pertinente, de ne plus craindre de remettre en question tout ce système monétaire, afin de ne plus être le jouet de la finance internationale.
La plupart des gens sur la planète reproduisent malheureusement et systématiquement le conditionnement général qui veut faire croire que les impôts permettent une juste répartition des richesses produites. En réalité les impôts ainsi que toutes les autres taxes prélevés ne servent qu’à alimenter les banques qui récupèrent ainsi l'argent-dette qu'elles produisent alors que cela ne leur a coûté rien du tout à ces banques. C'est une escroquerie mondiale organisée, gigantesque et inouïe, tous les partis politiques "groupements privilégiés et avantagés" ferment les yeux et sont complices de cette fabuleuse et monstrueuse manipulation.
Jamais le cartel mafieux bancaire tout puissant : FMI, Banque Mondiale, Banques Centrales n’a autant tenu en laisse les nations, les forçant à suivre la politique la plus perverse et antisociale qui soit. Aussi il nous faut impérativement abolir définitivement cette finance internationale parasite en nationalisant leurs banques qui n'ont qu'une seule finalité, endetter les nations et chaque citoyen de la planète afin de les rendre serviles et dépendants du travail. Travail mot ayant la même origine que "torture".
Normalement chaque nation doit seule fabriquer son propre argent, car l'argent ne coûte rien, la nation doit veiller ensuite à ce que chaque habitant touche de quoi vivre dignement, compensant les bas salaires et établissant ainsi l'équité.
Chaque nation doit prendre entièrement à sa charge la fabrication de sa monnaie, une monnaie qui alimente directement les organisme qui sont chargés de l'Habitation, de la Santé gratuite pour tous, de l'Agriculture, de l'Enseignement non élitiste et gratuite pour tous, des Loisirs, des Transports gratuits pour tous, de la Recherche Scientifique et de l'Industrie, de l'Import-Export, des Energies et de l'Eau...
Chaque humain adulte sur la planète doit percevoir un minima mensuel de 1000 euros, (les célibataires 1500 euros pour favoriser le recul de la natalité dans les pays en surpopulation) et chaque enfant un minima mensuel de 250 euros.
Ceci sonnera le glas de toute spéculation, mettant fin aux bourses mondiales, à l’usure, à l'argent-dette et à l'industrie de guerre. Les crédits doivent disparaître au profit de « dotations » remboursables partiellement ou entièrement gratuites, selon le cas, mais toutes strictement contrôlées par les organismes de tutelle et des associations.
Quelques liens utiles sur le fonctionnement du système financier international mafieux :
http://vimeo.com/1711304
http://vimeo.com/2095828
http://www.prolognet.qc.ca/clyde/fr...
http://www.zeitgeistmovie.com
Depuis 1974, la France tombe dans un gouffre. La politique de l'ancien président de l'époque a rompu avec l'ancienne politique gaullienne. Depuis 1974, on voit jusqu'à nos jours des politiques qui s'attaquent aux valeurs ancestrales: la religion, la famille ( avortement, fin des titres nobiliaires..). Les projets les plus infâmes qui se trament dans les loges M ont pour but de déraciner l'homme, de le déboussoler pour on faire un bio-robot au service du capitaliste apatride
Monsieur le Président, faites quelques choses, repentez-vous. En ce carême faites une bonne action.
Partez en guerre contre ceux qui veulent détruire notre France et les nations du monde entier.
Devant Dieu, Notre Seigneur et Maître, certains devront en répondre. Et là , cela sera une autre chanson.
Où mettre un mot sur la Turquie? Je le fais ici. Obaaama trouve intéressant, d'avoir un pays musulman en Europe. Moi, je pense ça aussi (malgrè mon origine autrichienne), en Principe, mais pas du tout en pratique! Pourquoi? L'Europe est toujours sous la dominance de l'église Romaine (regain éfficace par Benoit XVI), et le seul membre, qui a la laïcité dans sa consitution, a un Président-Chanoine à Roma, et cette laïcité est loin d'être passée du Papier de la Constitution à la réalité des lois et de la vie quotidienne (on défend le voile et impose le maillot de bain sous les douches des piscines, p.e.). L'Europe n'est pas en mesure, d'entrer en dialogue avec l'Islam militant. La victoire de Tour et Poitiers va être enfin annulée.
J''estime, que je fais bien, d'ajouter à la partie latérane de la bâfre de notre Constitution, le geste fort en France, ou pour le Pape à l'Elysée, le grand tapis a été posé, celui qu'on appelle "de la passation des pouvoirs", car il est mis seulement pour l'entrée d'un nouveau président. Les reporters l'ont dit, semble-t-il, sans réaliser, que ça pourrait faire penser à la suprématie ponificale d'Inncent III et Boniface VIII.
Tu dois le savoir, (lointain) Cousin, Valery, si je suis bien renseigné, car nous sommes loin de l'époque, où la grand-mère de ma grand-mère, la Duchesse de Berry, était à l'Elysée, maîtresse de la maison.
Aussi pensais-je que le Conseil Constitutionnel pourrait se pencher sur la question de Titres d'honneur écclésiales pour le président de le République Laïque.
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Il-y-a des constellations révélatrices. A l'occasion de l'anniversaire du Débarquement, quatre anciens soldats américains ont été aujourd'hui décorés avec l'Ordre de la Légion d'Honneur. Bien, de honorer, ceux qui ont aidé à liberer l'Europe du Napoléon allemand (Hitler). Mais est-ce convenable, de choisir pour ça une décoration fondée par le Hitler français (Napoléon)?
Pour la démocratie en Europe, la même Justice doit être établie pour tous. Des excuses pour les crimes de guerre de ce Français, d'envahir l'Europe, etc.,sont toujours en attente.
Le fait que les Grands-parents de sa femme Marie Louise sont aussi mes ancêtres , ne change, évidemment rien à mon propos.
Bonjour...
Où se trouve la réponse de Mr VGE à la question n°16 de André-Jacques Holbecq ? Samuel, en 17, en fait pourtant le commentaire... ?
Merci
Voici les parties manquantes
Réponse de VGE
Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs - Lien permanent
@ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France
La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j'étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique.
La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Votre remarque sur l'endettement public est inexacte et révélatrice : vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950.
1. Le samedi 26 juillet 2008, 12:44 par A-J Holbecq
Merci pour votre réponse, mais je ne suis évidemment pas du tout d'accord avec vos arguments. Il a bien fallu de l'émsion monétaire (par le "crédit" des banques privées (augmentation de M1 sur une pente de 10% annuelle, sans inflation), pour que les prêteurs puissent prêter à l'Etat français. La grosse différence avec un prêt direct de la Banque Centrale aux collectivités, est simplement que dans ce dernier cas les intérêts seraient revenus à la Banque Centrale (et donc, in fine, à la collectivité).
J'ai calculé (mon dernier livre " La dette pubique, une affaire rentable") qu'entre 1980 et 2006, c'est plus de 1100 milliards d'euros (valeur 2006) d'INTERETS que nous avons payés aux déjà plus riches...
Je trouve que votre décision de 1973 a été une trahison - voulue ou non - envers les français... pas tous, il est vrai.
2. Le mardi 29 juillet 2008, 07:54 par A-J Holbecq
Monsieur le Président,
Reprenons en détail votre réponse
Vous me prêtez des propos que je n’ai pas tenus en écrivant « vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. »
Mon propos ne porte pas sur le capital, mais sur les intérêts et je n’ai pas pensé qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas – nécessairement - décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique.. . mais c’est aussi, lorsque nécessaire, un moyen comme un autre d’émission monétaire au fur et à mesure des besoins induits par la croissance.
Vous écrivez également : « : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, «
J’ai effectivement bien compris cette position. Au lieu de faire financer les besoins des collectivités publiques (l cas échéant en faisant la différence entre besoins financiers de fonctionnement et besoins d’investissements) par une augmentation de la fiscalité ou un prêt de la Banque Centrale, on s’adresse au privé et la collectivité paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si le payement par l’Etat des intérêts, s’il avait été au bénéfice de la Banque Centrale, aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans intérêt : comme je le disais dans la réponse précédente, c’est plus de 1100 milliards d’euros en 25 ans que la collectivité aurait économisé si ces intérêts lui avaient été restitués.
Vous me répondez d’autre part « Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. »
Que le prêt au Trésor Public soit direct par la Banque Centrale ou non, car issu de crédits (demande de monnaie ) par les banques commerciales, il y a bien une émission monétaire équivalente correspondante à l’origine.
On aurait pu (plus précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le payement d’intérêts, remplacer un « endettement visible et structuré » auprès des détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et structuré » auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles d’émission, par exemple au seuls besoins de financement des investissements, en conservant le financement du fonctionnement de l’Etat et des collectivités (y compris, si on veut, les amortissements) par les recettes fiscales.
Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris les habits de Président, faire modifier cet article 25 de la loi du 3 janvier 1973 que vous aviez signée et qui interdisait au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. Un calcul simple montre bien que, sans le poids des intérêts sur la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu d’être négatifs.
Quand à l’inflation des années 50, je déduis des données de « déflation par l'indice général des prix à la consommation » de l’INSEE que :
- l’inflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9
- l’inflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /
Je remarque également qu’à partir de 1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusqu’en 1984 … oh, je sais, la «première crise pétrolière… » … Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950 » soit la bonne.
Avec mes salutatons distinguées
3. Le samedi 2 août 2008, 16:11 par Jean-Marc
@A-J Holbecq:
Un seul mot: continuez.
Le système monétaire actuel est une arnaque totale. C'est une chambre à air trouée avec laquelle plus on pompe plus il faut pomper vite. C'est une grande éponge qui sert à faire remonter les richesses du bas vers le haut. On arrive actuellement à la limite de fonctionnement.
L'ignorance des populations permet à cette arnaque légale de continuer d'exister. Nous payons aux banques privées et grace à la complicité des politiques, une licence d'utilisation du système, des royalties, sous forme d'intérêts.
Mais enfin Monsieur le President, avec tout le respect qui vous est du, comment pouvez vous tancer le peuple irlandais en lui disant qu'il pose un probleme: " a lui meme et aux autres peuples europeens" parce qu'il s'est contente d'exercer son droit souverain de refuser un traite synonyme de mort politique et de fin de l'independance nationale, "pour lui et pour les autres peuples europeens"?
Ce qui pose probleme n'est pas le fait que les Irlandais, qui sont 4 millions, aient vote NO, c'est le fait que les autres peuples europeens, qui sont 500 millions, n'aient pas pu se prononcer. En effet, ils auraient sans doute vote NON ou NEIN aussi, avec a peu pres la meme majorite que les Irlandais, et ce parce que ce traite est mauvais.
Il est scandaleux que l'on fasse porter le blame a 4 millions d'Irlandais courageux, pour le deni de democratie impose a 500'000 millions de citoyens baillonnes.
Esperons que cet automne les Irlandais resteront fermes et ne se laisseront pas forcer la main. Ils sont porteurs des espoirs de la grande majorite des 500'000 millions de sous citoyens du continent, sommes de capituler leurs independances nationales sans avoir droit au referendum qui est pourtant de rigueur en tel cas, si ce n'est legalement du moins au point de vue de la legitimite politique.
Ils (les Irlandais) sont porteurs aussi des esperances des Suisses, eurosceptiques et meme anti Europeens dans leur ecrasante majorite, et qui ne veulent pas voir se reformer autour d'eux un nouveau Reich avide d'Anschluss et de Gleichschaltung. Je vous ecris ceci car je suis un citoyen suisse et je crains la constitution d'un nouvel empire hegemonique qui etouffera mon pays et ses libertes historiques comme ni Hitler ni Napoleon n'avaient reussi a le faire.
J'ai pour vous un grand respect et beaucoup d'affection, melee de nostalgie, car votre septennat a coincide avec le temps de mon adolescence.
Je pense qu'il y a quelque chose de tragique dans votre destinee, et qui fend le coeur. Peut-etre que si vous aviez ete reelu, comme vous le meritiez, en 1981, vous n'auriez pas entraine la France ni l'Europe dans cette voie supranationale sans issue, et que vous seriez reste plus proche de l'enseignement du grand general de Gaulle sous les auspices duquel vous avez commence votre brillante carriere.
Malheureusement votre "traite constitutionnel" etait un machin suprantional qui ne saurait receueillir le consentement des peuples qu'il etait cense regir.
Or sans consentement pas de legitimite.
Ce concept supranational qu'on tente d'imposer en catimini, en pleine connaissance du fait qu'il est rejete du fond de leur coeur par la majorite des peuples d'Europe, est donc illegitime.
Monsieur le President, avec tout le respect et l'affection qui vous sont dus, votre aveuglement sur ce point, pourtant si essentiel, me parait la marque du tragique de votre existence d'homme surdoue et meme genial, mais qui n'etait pas taille pour etre un chef d'etat, et encore moins pour etre le legislateur d'un empire a naitre.
Le traite de Lisbonne, remake en encore moins bon de votre mauvais traite, sera peut-etre finalement impose au forceps, mais il ne durera pas, comme tout ce qui est illegitime.
Ca me fait mal de vous dire cela car je vous aime beaucoup et tres sincerement.
Il est incomprehensible qu'un homme de votre intelligence et un democrate comme vous ne puisse se resoudre a tirer la conclusion evidente que l'affaire est mal emmanchee, qu'il est "evidemment impossible" comme disait le general de Gaulle, de pretendre "build the continent" sur la fondriere qu'est ce texte illegitime parce que depourvu de tout consentement des populations qu'il entend regir.
Il faut evidemment, pour eviter un desastre futur, renoncer a cette impasse. Il aurait fallu deja y renoncer definitivement des le lendemain du NON francais, et repenser tout le projet sur la base d'une Europe a plusieurs vitesses, n'imposant la fusion des souverainetes qu'aux seuls pays qui y consentent librement par le suffrage universel de toute leur population consultee par referendum, c'est a dire sans la France qui a vote NON.
Le general de Gaulle vous a pourtant donne maintes fois ce meme conseil, par des exemples eloquents, comme sa sortie politique en 1970, apres votre "oui mais", et le NON sec du peuple francais, dont il a tire les consequences, pour lui si ameres qu'elles l'ont tue.
Le referendum d'un grand peuple, c'est sans appel. Il n'y a pas a tortiller, a contourner le veto d'un peuple une fois exprime, a faire revoter un peuple. Il faut s'incliner devant un verdict qui est forcement DEFINITIF. Il est vain d'aller a l'encontre de la volonte souveraine d'un peuple ou de ruser avec elle. Votre successeur Sarkozy finira par en faire l'experience a ses depens. Louis-Philippe, Napoleon III ont tente de passer outre, dans l'illegitimite, au voeu du peuple francais. Ca peut aller ainsi vingt ans, vingt cinq ans, puis le contrecoup se fait sentir et emporte tout.
Le general de Gaulle, ce legitimiste de naissance, savait cela. Et quand on se souvient a quel point il a souvent vu juste avec un coup d'oeil visionnaire, par exemple quand il disait: "la Russie boira le communisme comme un buvard", alors on ne peut pas se permettre de penser que son enseignement est perime. Tout le monde riait quand il disait ca et lui objectait: vous n'y etes pas. la Russie n'existe plus, elle est desormais communiste, sovietique, elle le restera. Et pourtant la Russie a bu le communisme comme un buvard et maintenant sur la scene du monde c'est de nouveau la Russie qui a qui on a affaire.
Votre Europe de Lisbonne est un chateau de cartes, une billevesee, une coquecigrue, un hyppocampelephantocamelos. Jamais elle ne pourra durer meme les 70 ans que l'URSS a pu durer. Si le traite de Lisbonne etait formellement adopte, ce qu'a Dieu ne plaise, l'Europe boira l'ideologie qu'il contient comme un buvard, puis les realites que le general de Gaulle avait percues reprendront le dessus. Et alors il faudra reprendre la question en se souvenant des enseignements de Charles de Gaulle: pas de supra national.
D'ailleurs, il est possible que l'epreuve du rejet de cette bevue historique - le traite de Lisbonne - nous soit epargnee. Les Anglais vont bientot renouveler leur parlement et les conservateurs, qui sont aussi eurosceptiques que moi, reviendront sans doute aux affaires. Ils ont promis un referendum.
Donc meme si les Irlandais, un si petit pays, se laissent corrompre, le grand peuple de Pitt, de Churchill et de Mme Thatcher va peut-etre tous nous sauver.
Aujourd'hui toutes les esperances de la liberte sont portees par le grand peuple anglais. Si les Anglais votent NO en referendum, alors enfin, l'elite dirigeante de Bruxelles devra se soumettre a la realite des choses, et reviser son projet.
Cela evitera au continent de terribles commotions dans le futur.
Pardonnez moi, je ne signe pas ceci car je ne tiens pas a devenir quelqu'un de public, en publiant mon nom apres un message contenant des propos trop personnels. Mais vous avez mon adresse mail.
Avec ma plus haute et ma plus respectueuse consideration.
Un de vos admirateurs sinceres, mais avant tout un Suisse attache a l'independance de son pays par dessus tout, dusse l'Europe de Bruxelles en mourir.
"Dût l'Europe de Bruxelles en mourir"?
J'aime bien la Suisse, mais je ne sais pas si son indépendance vaudrait ce sacrirfice. JR
Cher Monsieur Romain,
Merci pour la correction de mon subjonctif.
A part ça je vous prie de prendre la peine de réfléchir à l'inconcevable arrogance impérialiste de votre propos. Le pire est que, sans aucun doute, elle est abolument inconsciente et vous ne vous figurez absolument pas les implications de votre suprématisme qui vous apparait comme une évidence, exactement comme Jules Ferry pensait, avec la plus parfaite bonne conscience, qu'il fallait "civiliser les races inférieures."
Si la construction d'une Europe unie se faisait dans le respect des libertés historiques des peuples qui la composent, si le résultat sans appel des référendums qui ont eu lieu avaient été acceptés définitivement et sans murmures par les dirigeants du machin, si n'existait pas la prétention insupportable d'imposer un dominium commun à tout le continent, sans tenir compte de l'absence évidente de consentement des peuples intéressés, et si on ne tentait pas d'imposer cette domination même aux peuples inoffensifs et pacifiques, comme ceux des cantons suisses, qui n'en veulent pas, alors on pourrait se résoudre à accepter l'intégration européenne.
Mais puisque l'illégitimité et la nocivité du projet, tel qu'il est mis en oeuvre au moyen d'un hold up permanent (pire qu'un coup d'état) est manifeste, c'est donc que ce projet est intrinséquement vicié.
Que signifient vos paroles? que vous croyez à ce projet, qu'en soi ça ne vous gênerait pas que la Suisse reste indépendante, mais comme le "continent building" tel qu'il est pratiqué ne laisse aucune place pour l'autodétermination de ce pays, sommé en permanence de s'aligner et de se soumettre au chantage, alors vous trouvez que la liberté des Suisses est quantité négligeable par rapport au but supême.
Désolé mais pour nous Suisses ceci est insupportable.
Vos propos révèlent inconsciemment l'état d'esprit des dirigeants européens.
Fondamentalement vous considérez l'autodétermination de la Suisse, comme celle de l'Irlande, et même celle de votre propre pays, comme autant d'obstacles gênants et ridicules à l'avénement d'une Europunie dans laquelle couleront le lait et le miel.
Napoléon et Hitler avaient déjà eu la même conception, même si cétait au nom d'autres idéologies que le libéral-socialisme d'aujourd'hui. Leur folle ambtion DEVAIT être défaite. Elle l'a été.
Il s'agit de défendre le self goverment et les souverainetés des communautés historiques légitimes de l'Europe, sans exclure un minimum de coordination continentale, librement consentie et facultative bien entendu.
Les idéologies professées par les impérialistes européens, qu'ils soient bonapartistes, nazis, ou, comme aujourd'hui, tenants d'un néo jacobinisme supranational (la subsidiarité vous savez bien que c'est de la foutaise) ces idéologies ne sont pas les raisons principales de la résistance qu'il faut absolument opposer à leurs ambitions hégémoniques.
Naturellement le despotisme napoléonien et la barbarie nazie étaient ôdieux et donc devaient être combattus. Mais l'actuelle tentative de domination illégitime est encore plus dangereuse que les précédentes, du fait qu'elle se pare des plumes du paon d'une idéologie libérale sociale plus aimable (quoique.... )
C'est pourquoi je renforce même mon propos. Les défenseurs des libertés helvétiques devraient, non seulement s'opposer à l'intérieur du pays à la trahison par les pseudos élites locales indignes et vendues d'avance à Bruxelles, mais il s'agit d'aller plus loin et de coordonner l'action avec les eurosceptiques britanniques, tchèques, irlandais, etc., qui tous se battent au nom de la légitimité historique et de la dignité de leurs pays, afin qu'ensemble on parvienne enfin à frapper à mort ce Léviathan.
Aujourd'hui, de ce point de vue, l'espoir repose sur le peuple anglais. Il nous a déjà sauvé de Napoléon et d'Hitler. Il nous sauvera peut-être encore une troisème fois.
Quand je pense que votre président Sarkozy a eu l'impudence de dire: "Il ne faut pas de référendum en France ni en Allemagne ni ailleurs, parce qu'on sait que partout le résultat serait NON."
Quelle honte! Et quel aveu!
Si la survie de nos libertés était possible, tout en étant entourés par une puissance continentale dominatrice et aggressive, qui s'exprime de cette façon, alors on pourrait s'accomoder de cette Europe là. Mais comme ce n'est pas le cas, c'est donc que notre survie est en danger. Il faut donc que cette Europe là périsse, politiquement.
L'avenir de la liberté, et des libertés, même les vôtres, en dépend.
giscard a vendu la France a l'ISLAM.
Il est le plus ignoble des Français !!
Il mérite 3 balles dans la tête comme LAVAL.
C'est un TRAITRE !!!
GISCARD, en instaurant le REGROUPEMENT FAMILIAL,
a fait venir en France , des millions de maghrébines et de
négresses. Il a transformé le Peuple français en peuple d'esclaves !! Car ce sont eux qui par leur travail, nourrissent
les 8 millions d'immigrés installés en France.
Ces immigrés coûtent 60 milliards par an , compte tenu des allocations familiales, de l'allocation logement et du RMI/RSA
Sur 20 ans on obtient 1200 milliards, ce qui correspond
presque à la dette de l'état français qui est de 1400 milliards.
GISCARD mérite la potence, et que l'on jette son corps dans les égoûts de Paris. C'est la pire des crapules que la France ait
connu .
PROJET EUROCONSTITUTION.ORG-1-Rév. 3 (15 août 2009)
Voir sous :
http://www.euroconstitution.org.
Les projets d'articles sont reproduits en tête de chaque sous-forum (fil) par sujet.
On peut se procurer le texte intégral des projets d'articles à l'adresse courriel suivante :
euroconstitution.org@hotmail.com
Dès que 50 participants inscrits à EUROCONSTITUTION.ORG auront accepté les principes essentiels du projet comme base de discussion, ces participants prendront le projet en main et éliront pour commencer un coordonnateur permanent.
Jacques Roman (coordonnateur provisoire, EUROCONSTITUTION.ORG)
MESSAGE PAS PASSÉ
J'avais répondu au message d'Helveticus en date du 12 août mais ma réponse reste apparemment en instance de modération.
Merci à l'Équipe VGE de faire le nécessaire. JR
Je regrette moi aussi que la réponse de M. Jacques Roman à mon dernier message soit passée à l'as. J'ai exprimé un point de vue bien tranché mais ça ne me dérange pas de dialoguer avec ce monsieur, qui pour être un soutien d'une conception impériale liberticide qui me révolte, n'en est pas moins courtois.
Cher Monsieur Roman, il se pourrait que pour une raison technique quelconque votre réponse ne soit pas parvenue au webmaster. Je vous suggère donc de la réenvoyer.
Le point sur lequel je suis très curieux d'avance de savoir ce que vous m'objecterez est celui-ci: Qu'avez-vous à dire pour justifier l'attitude emblématique de Nicolas Sarkozy ? qui a avoué effrontément que s'il ne voulait pas de référendum, nulle part si possible, c'est parce que tout le monde sait que le résultat serait non, en France, comme en Allemagne comme à peu près partout.
Bravo les démocrates !
CONSTRUTION EUROPÉENNE
Ma réponse à Helveticus n'étant toujours pas sortie, voici à nouveau (à peu près) ce que j'avais écrit;
1) En ce qui concerne mon message du 7 août, Helveticus s'est mépris sur le sens de mes propos. Il n'aura qu'à se reporter au site http://www.euroconstitution.org (projet de constitution de la Confédération européenne°) pour se rendre compte que les objectifs du projet (et les miens) ne sont pas si impérialistes que ça.
2) Helveticus avait signé son message :
"Un Suisse attache a l'independance de son pays par dessus tout, dût l'Europe de Bruxelles en mourir",
à quoi j'avais répondu :
" J'aime bien la Suisse, mais je ne sais pas si son indépendance vaudrait ce sacrirfice"
Ma remarque n'était pas plus impérialiste ou arrogante que celle à laquelle je répondais. Comme je ne suis pas suisse, mais bien citoyen de l'Union européenne, il est assez naturel que j'aie mes préférences et mes priorités comme Helveticus a les siennes.
3) Je veux bien qu'Helveticus, manifestement inspiré par une propagande politcohistorique britannique bicentenaire - efficace sur les intellectuels sinon sur les peuples -, assimile Napoléon à Hitler. Il devrait quand même tenir compte que la Suisse a plutôt à se féliciter de la politique de Napoléon à son éqard - témoin l'acte de médiation de la Confédération hevétique déposé au Palais du Luxembourg à Paris.
Helveticus est-il bien sûr quer la Suisse aurait trouvé Hitler aussi favorable s'il avait gagné la guerre ? Napoléon a commis suffisamment d'erreurs graves pour qu'on n'en rajoute pas.
4) Enfin, pour répondre à la dernière question d'Helveticus : je ne justifie aucunement et je n'ai jamais justifié l'attitude la raison invoquée par Nicolas Sarkozy pour faire ratifier le traité de Lisbonne par la procédure parlementaire plutôt que par référendum. D'ailleurs,le e projet EUROCONSTITUTION.ORG envisage exclusivement le référendum pour la ratification des traités et l'adoption et la révision de la constitution. JR
.
Cher Monsieur Roman,
Merci de votre aimable réaction. C'est un plaisir de vous répondre à mon tour.
Je ne connaissais pas votre site euroconstitution et je vais d'abord devoir l'étudier. Mais je puis déjà dire que l'idée même d'une constitution pour le continent entier me donne de l'urticaire. En effet, qui dit constitution dit Etat. Or je ne veux pas entendre parler d'un état fédéral européen qui nécessairement seras tenté d'écraser les petits pays comme la Suisse qui luttent pour rester indépendants. Cette tendance à se comporter en grande puissance est déjà perceptible, et insupportable, depuis longtemps, alors que l'UE n'est pas un Etat. Que sera-ce si elle devient un Etat?
Maintenant, quant à Napoléon, je vous accorde volontiers qu'il était de loin plus sympathique qu'Hitler. Il avait de l'esprit. Il n'avait pas d'intentions génocidaires, même s'il a tué une quantité de gens avec ses guerres picchrocolines. Du point de vue de la Suisse, - et je vois que vous êtes un expert puisque vous vous référez à l'Acte de Médiation -, c'est vrai qu'il a eu un coup d'oeil de grand politique. Mais uniquement dans l'intérêt français.
Il est de bon ton dans l'intelligentsia dominante en Suisse de s'extasier sur cet Acte de Médiation, qui a permis à la Suisse de vivre sans guerre civile sous la domination de l'ogre qui prélevait son tribut de chair fraîche et qui a fauché la jeunesse Suisse pour ses guerres de conquête.
Personnellement je suis de ceux qui pensent que cet Acte était humilant, imposé par la force, tout à fait analogue à l'armistice signé par Pétain. Le comte suisse Louis d'AFFRY, d'une grande famille au service de la France, joua le rôle de Pétain, avec beaucoup de distinction, et en cela atténua les souffrances du pays, qui n'en était pas moins dominé et saigné.
A cette époque là - comme aujourd'hui - les élites suisses (pas toutes mais la plupart) étaient ce qu'il faut bien appeler collaborationistes et il n'y a pas de quoi s'en vanter. Seulement comme il s'agissait d'une collaborer avec une puissance qui se disait inspirée des Lumières, c'est bien porté, aujourd'hui encore, alors qu'on voit d'ailleurs les mêmes élites suisses, soi disant progressistes, prêtes à se prostituer à l'OTAN, c'est à dire à l'UE. (Je ne fais pas de différence entre les deux. Pour moi ce sont les deux faces de la même médaille et on devrait dire l'EUROTAN).
Donc aujourd'hui les "élites" collaborationistes suisses (toute la classe politique à l'exception des partisans de M. Blocher, dont je suis) sont prêtes à brader l'indépendance du pays et sa neutralité pour un plat de gentilles bruxelloises indigestes et pour entrer dans l'OTAN ce qui peut avoir pour conséquences:
- Qu'en cas de guerre en Europe, un scénario plus du tout impossible aujourd'hui, depuis les évènements récents dans le Caucase, la Suisse serait logée à la même enseigne que les autres membres de l'OTAN, c'est à dire occupée, puisqu'elle n'est plus neutre et a même accepté l"indépendance" illégale du Kosovo
- Que la Suisse pourrait être amenée à envoyer des troupes du côté de l'Hindu Kush où les pays de l'OTAN vont être obligés de verser leur sang de plus en plus, en pure perte, uniquement pour servir les intérêts d'oncle Sam, leur suzerain.
Le plus comique c'est que les gens qui - sans ôser le dire clairement - poussent à la roue aujourd'hui pour que nous entrions dans l'OTAN, sont les mêmes qui il y a 30 ans étaient objecteurs de conscience, ou dans les comités de soldats. Ca laisse songeur...
On ne peut être que très frappé de constater l'attrait immodéré des élitres progressistes de toutes les époques pour les empires bellicistes (ce qu'est aujourd'hui l'EUROTAN).
Il y avait, du temps d'Hitler, une frange de l'élite suisse qui penchait pour une adaptation à l'Europe nouvelle, celle d'Hitler. C'était un une part minoritaire, mais elle existait. Leur rhétorique était la même que celle des européistes actuels. Exactement la même.
Alors, vous avez raison. Si la Suisse finissait par abdiquer et se dissoudre dans cette pétaudière qu'est l'UE et perdait ainsi tous ses avantages durement acquis au cours de l'histoire, voyait ses finances publiques syphonées pour enflouer le tonneau des Danaïdes fiscal des pays environnants gérés par des incompétents, pour autant les citoyens ci-devant suisses ne se retrouveraient pas (pas tout de suite) soumis à un régime totalitaire aussi ôdieux que celui d'Hitler. Mais la n'est pas la question.
Il est heureux qu'Hitler ait perdu la guerre, car s'il l'avait gagnée la Suisse aurait fini par être contrainte comme les autres à se soumettre à la Gleichschaltung nazie (c'était l'expression de l'époque pour "reprise obligatoire de l'acquis communautaire"). Mais voilà: Hitler a perdu la guerre.
De mon point de vue c'est l'indépendance qui importe. Du moment qu'on n'est plus indépendant on doit subir passivement les évolutions de la puissance hégémonique. Qui nous dit que l'UE restera libérale et démocratique? Il y a beaucoup de gens qui pensent , et qui n'ont pas forcément tort, que le projet d'unification continentale est une reprise un peu différente du projet hégémonique allemand. Et d'ailleurs je constate que les groupes qui se réclament de l'héritage nazi: les "nationalistes européens", comme ils s'appellent, les partisans de "l'Europe de la puissance" sont tous en faveur d'une Europe supranationale. Il suffirait que ces gens parviennent au pouvoir pour que personne ne soit plus à l'abri.
Bref, ce qui compte ce n'est pas l'idéologie professée par la grande puissance qui se propose d'absorber votre pays. C'est la défense de l'indépendance. L'avantage avec Hitler, c'était qu'il était répulsif. Donc seule une petite minorité était d'accord de "coucher avec l'Allemagne" de son temps. Aujourd'hui l'Europe est parée des plumes du paon d'une idéologie progressiste. C'est donc une majorité des élites dirigeantes qui, en Suisse, est attirée et, de fait, constitue une cinquième colonne de l'entreprise hégémonique.
Je suis peut-être dans une certaine tradition britannique hostile à tout blocus continental et favorable à un équilibre des puissances sans lequel un petit pays pauvre, exportateur et sans accès à la mer, comme la Suisse, ne peut pas vivre. Je revendique volontiers cette tradition et même avec fierté. Ce qui est sur c'est que je suis épouvanté par la servilité des dirigeants de tous les pays, et la lâcheté des différents pays. Maintenant il semblerait même que le peuple irlandais lui-même consente à prostituer son vote glorieux de l'an passé. C'est horrible de voir tant de bassesse devant l'hubris d'une grande puissance.
Je ne comprend pas pourquoi l'Angleterre semble ne plus être à la hauteur de ses responsabilités historiques et donc n'a pas encore torpillé ce nouvel empire continental. Mais j'ai encore un espoir que ce grand peuple ne soit pas mort et que même si les Iralandais se laissaient violer ce soient les Anglais qui nous sauvent tous, en lançant un référendum chez eux.
Enfin et pour conclure: si vous êtes vous aussi choqué par l'adoption du traité en catimini "bei Nacht und Nebel" par la voie parlementaire, vous devez savoir qu'un référendum conduirait à la fin de ce projet fédéraliste, puisque le résultat serait NON.
Mon cher Helveticus,
Si vous lisez le projet euroconstitution.org, vous y trouverez une bonne partie des réponses qu'appelle votre message du 13; Vous y verrez en particulier que la future confédération serait bien cela : une vraie confédération (libre association d'États qui demeurent souverains en droit international), et non une fédération comme la "Confédération" suisse.
Je crois que vous sous-estimez beaucoup la part de responsabilité des puissances antidémocratiques (Royaume-Uni, Autriche, Prusse, Russie notamment) dans la suite des guerres iimproprement dites, selon moi, "napoléoniennes" (lesquelles n'avaient d'ailleurs rien de pichrocolin). Cela sans méconnaître le rôle qu'a joué l'appétit de pouvoir de Napoléon, avoué par lui-même à la fin de sa vie.
Quant à la neutralité suisse, tout comme la neutralité irlandaise ce n'est plus qu'un mot, et assez vain, à partir du moment où les guerres modernes sot incompatibles avec le respect des frontières.
Ce qui ne veut pas dire qu'il faille se soumettre à l'OTAN. Vous verrez ce qu'en pense le projet euroconstitution.org.
Pour ce qui est du résultat des référendums prévus ou éventels sur le traité de Lisbonne, je ne partage ps votre avis. Je pense que le référendum irlandais donnera un oui. Quand à des référendums dans les autres pays; ils donneraient probablement une moitié de oui et une moitié de non : mais comme l'unanimité est exigée, en effet cela reviendrait à un non.
Cordialement; JR
Pardon pour les coquilles de mon précédent message. JR
Cher Monsieur,
Je vais décidément prendre le temps de lire votre blog.
En ce qui concerne le caractère "libre" de l'Europe de Lisbonne que vous dites confédérale et non fédérale, permettez moi d'en douter s'agissant d'une monstruosité dominatrice acharnée à empêcher l'expression du suffrage par tous les moyens, à violer la volonté des peuples subrepticement en évitant de les consulter, et, quand c'est nécessaire, grâce au viol des foules par la propagande politique, qui en ce moment travaille à extorquer un oui à un pauvre petit pays, l'Irlande, soumis à un chantage massif par la menace d'un boycott.
Je ne connais rien de plus révoltant. Je vois peu de différences, je dois le dire, avec les méthodes du Reich d'Hitler. Seul le style et l'idéologie sont différents, l'absence de scupules le cynisme et la mauvaise foi sont exactement les mêmes.
Et de toute façon, même si tous les pays européens donnaient leur consentement à ce traité, - ce qui ne serait pas le cas s'ils étaient consultés, vous le reconnaissez vous-même - il n'en reste pas moins qu'une série des compétences allant au dela de ce qui constitue le coeur de la souveraineté seraient désormais cédées à l'Union, décidant à la majorité ou à la majorité qualifiée.
Il s'agit donc d'un super Etat.
D'ailleurs, déjà dans la situation actuelle du Traité de Nice, les pays qui ont le malheur d'avoir abdiqué, ou dont les élites sans le dire à leurs populations et dans leur dos ont commis la forfaiture d'abdiquer la souveraineté, ne sont déjà plus que des provinces d'un empire illégitime. C'est un fait.
Quant à vos réserves sur l'OTAN etc., je vous trouve paradoxal. Vous prônez l'Europe de Lisbonne qui n'est autre chose qu'un protectorat américain et s'apprête à adopter des dispositions constituant un BLOC EUROATLTANTIQUE, c'est à dire quasiment la fusion institutionnelle, la fusion des droits civils, commerciaux, pénaux, de procédure, de l'Europe continentale et de l'Amérique du Nord, le tout intégré dans l'OTAN, c'est donc à dire la soudure indissociable de l'Europe dans l'empire combattant étasunien - toute l'action de Sarkozy, vendue à la population de manière habile et grossièrement mainpulatrice se résume à ça -, vous prônez tout celà et en même temps vous dites qu'il ne faut pas se soumettre à l'OTAN.
Je ne comprends pas.
Il faut que je consulte votre site Euroconstitution. A moins que vous ne soyiez un de ces partisans de l'Europe puissance Paris - Berlin - Moscou, (ce qui me paraît une idée grandiose mais inconcevable à moins d'une guerre mondiale immédiate avec les USA et leurs alliés), je ne vois pas comment concilier votre allégeance à l'Europe unie et votre non soumission à l'OTAN.
Je vous le répète, on devrait cesser de distinguer entre l'OTAN et l'UE, qui ne font qu'un, et ne plus parler que de l'EUROTAN.
Amicalement
Helveticus
Cher Monsieur Roman,
Je viens de parcourir votre blog et je dois dire que votre projet de constitution me paraît très bien, tout eurosceptique que je sois.
Si c'était celà dont il était question en ce moement, il me semble que ce ne serait pas un danger mortel pour l'autodétermination des états historiques composant l'Europe.
Malheureusement ce n'est pas votre projet, plein d'idées intéressantes et non supra-national, qui est proposé, mais bien le projet jacobin et colonial de M. le Président Giscard d'Estaing, juste rendu inextricable par un savant travail de camouflage des clauses souverainicides et antidémocratiques de sorte qu'il soit incompréhensible pour l'électeur en espérant que personne ne se rende compte qu'il s'agit en fait d'un coup d'état.
Etant donné que l'armature politique, militaire, administrative, médiatique etc., de la grande puissance continentale, vassale elle-même des Etats-Unis et belligérante par ses armées de mercenaires au service de l'impérialisme américain, étant donné donc que ce Moloch a déjà mis en marche son rouleau compresseur hégémonique pour imposer sa vision fédérale qui n'a rien à voir avec la vôtre, permettez moi donc de vous dire en toute sympathie, cher Monsieur, que malheureusement votre projet consiste à aligner des noix sur un bâton.
Il est agréable à lire mais ne se situe pas dans le domaine de la réalité politique.
Bien amicalement
Helveticus
Mon cher Helveticus,
"Des noix sur un bâton" : les quatre premières années du projet euroconstitution.org sembleraient vous donner raison... mais ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas continuer à faire des propositions, surtout quand on dispose de l'Internet. Il est plus facile de cueillir des noix déjà disposées sur un bâton que sur un noisetier.
Je vois avec plaisir que vous faites maintenant la différence entre le projet euroconstitution.org et le traité de Lisbonne, qui n'est en effet qu'une remouture du traité constitutionnel européen rejeté en 2005 - les deux ne constituant en aucun cas de vraies constitutions.
Cordialement. JR
Traité de Lisbonne
Il n'est pas certain que ce traité puisse entrer en vigueur.
Même s'il y a de fortes chances que les Irlandais répondent Oui lors du référendum du 2 octobre prochain, trois autres instruments de ratification restent en suspens (Allemagne, Irlande, et République tchque). Si le dépôt de tous les instruments n'a pas été effectué avant les élections britanniques de l'année prochaine, et si ces élections donnent la majorité aux conservateurs, le gouvernement britannique organisera un référendum, et il est fort probable que celui-là donnerait un résultat négatif. Le traité de Lisbonne serait alors mort et enterré : comme le TCE. JR
C'est bien ce que je disais, l'Angleterre peut encore nous sauver.
Prions pour l'Angleterre...
Il est assez étonnant de voir Mr Mayol de Lupé s'adresser à VGE, en désespoir de cause après, semble t-il, s'être adressé au Grand Architecte de l'Univers sans être écouté . . .
Il y a des choses surprenante sur le net . . .
En tous cas, coté éolien, en mettant des surfaces de pales infimes, et, en laissant croire à une production importante, il semble qu'il existe beaucoup de croyants aux miracles.
Des miracles coûteux qui vont à l'encontre du "BON SENS" de notre cher ex-président, si favorable à la destruction de l'atome dans ces grands ensembles, qui, comme les châteaux forts du moyen-âge, marqueront pour des millénaires le paysage de la France .
Monsieur le président,
je suis prêt à faire ce pari :
En doublant chaque poteau électrique d'un semblable en proportion, et en y installant une éolienne transparente, l'on peut produire au meilleur moment, suffisamment d'énergie pour pouvoir se passer de l'usine atomique à laquelle ils nous relient.
Qu'est ce qui me fait dire cela, ils sont plus de six millions en France dont 254.000 haute et moyenne tension, nous nous sommes tous habitués à leur présence et ce renfort ne laisse qu'une faible empreinte sur notre environnement, contrairement aux 85.000 éoliennes gigantesques que nécessiteraient le remplacement complet de nos centrales nucléaires.
Quand au coût, il doit être sensiblement supérieur aux 60.à 120.000 euros que coûtent l'enterrement de ces lignes électriques, mais autrement plus amortissable.
Pardonnez moi si j'insiste, mais il est urgent de pratiquer une solution qui puisse générer emploi et énergie jusqu'aux confins de la planète avec une assurance supplémentaire : S'il est garanti qu'il n'y aura pas toujours du vent en un endroit X, il est pourtant absolument sûr que le vent est égal à tout moment sur la totalité de la surface du globe.
C'est ce qui permet de garantir l'universalité de cette solution. Merci à vous. L.S.
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