Quelques réponses de VGE
Par Valéry Giscard d'Estaing le mardi 12 février 2008, 08:04 - Réponses aux bloggeurs - Lien permanent
J’ai été touché par les nombreux messages de félicitation pour mon anniversaire. C’est un jour auquel j’attache, depuis mon enfance, beaucoup d’importance, car j’ai toujours eu l’habitude de le célébrer en famille. Je me réjouis de le fêter désormais avec vous ! Merci pour vos vœux !
@ TyrandO : présidence du Conseil : un pouvoir exécutif ?
Le Traité de Lisbonne, comme le Traité établissant une Constitution européenne, place au sommet deux institutions qu’il ne faut pas confondre : le Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement, et le Conseil des Ministres, qui rassemble les représentants des Etats membres en formation spécialisée (Ministres de l’agriculture pour le Conseil Agriculture etc.).
C’est le Conseil des Ministres qui examine, avec le Parlement européen, les textes législatifs issus des propositions de la Commission européenne. Le Conseil européen n’a qu’un pouvoir d’impulsion ainsi que celui de trancher les dossiers les plus sensibles. Il sera bientôt doté d’un Président stable alors que le Conseil des Ministres conserve la rotation de présidences (à l’exception du Conseil des Affaires étrangères et du Conseil des Ministres des Finances de la zone Euro qui ont tous les deux des présidences stables).
La présidence par rotation a moins d’importance que celle du Conseil européen, car il s’agit de présider les réunions des Conseils des Ministres.
Pour que les choses soient claires, il est utile de prendre l’habitude d’utiliser les expressions complètes de « Conseil européen » et « Conseil des Ministres » au lieu de parler, comme on le fait souvent dans le langage courant, du « Conseil », afin d’éviter toute confusion des genres.
@Thomas Lefebvre : faire barrage à Tony Blair comme candidat au poste de Président ?
Je regrette que vous vous précipitiez si rapidement sur des personnes. Cela n’est pas la bonne démarche. Il faut d’abord travailler sur les critères de candidature, ce qui suppose une véritable réflexion. Ensuite, il faut examiner la question de savoir comment l’on donne un éclairage démocratique à l’élection du Président. Faut-il annoncer publiquement les candidats ? publier des programmes ? faire des débats télévisés ? Il restera, ensuite, toujours le temps de mettre des visages sur les candidats retenus.

Commentaires
A L'EQUIPE VGE,
Je reproduis ci-dessous mon post 15 du 5 février dernier dans l'espoir que vous puissiez répondre aux conditions d'accès aux documents du colloque.
Merci
"Monsieur le Président,
Sera t-il possible de consulter en ligne les travaux de ce colloque du 4 février 2008? A défaut, précisez-nous les modalités d'accès aux documents de référence.
Que faut-il penser du choix de la date de ce colloque, le jour de la réunion du congrès à Versailles. Une simple facilité d'agenda ou une opportunité plus malicieuse?"
Monsieur le Président,
Quand j'ai dit "vous n'avez pas passé l' âge" ou aussi "j'étais plus fatigué que vous" c'était aussi une façon de vous souhaiter bon anniversaire.
J' aurais aussi voulu le dire indirectement à votre épouse au Sénat mais j'ai préféré ne pas la déranger.
(Après tout je ne fais pas partie de la famille et j'ai un profond respect de la Vie privée).
Mais le coeur y était.
Le discours de Nicolas Sarkozy sur le traité de Lisbonne est ici :
http://www.elysee.fr/documents/inde...
Extrait du discours de Nicolas Sarkozy dimanche 10 février :
« Un traité simplifié, ne conservant que les dispositions institutionnelles qui avaient paru recueillir un consensus assez large pendant la campagne du référendum était une solution qui permettait de dépasser les oppositions entre partisans et adversaires de la Constitution. »
En réalité, il y a trois énormes mensonges dans une seule phrase.
Premier mensonge : le traité de Lisbonne n’est pas un traité simplifié.
Deuxième mensonge : le traité de Lisbonne ne conserve pas que les dispositions institutionnelles.
Troisième mensonge : les dispositions institutionnelles n’avaient pas recueilli un consensus assez large pendant la campagne du référendum, c’est le moins qu’on puisse dire ! Vous vous rappelez la campagne du référendum en 2005 ?
Pendant la campagne du référendum de 2005, de nombreux partis politiques avaient vivement condamné les dispositions institutionnelles :
- le parti de Daniel Gluckstein
- le parti d’Arlette Laguillier
- le parti d’Olivier Besancenot
- le parti de Marie-George Buffet
- le parti de Jean-Pierre Chevènement
- le parti de Nicolas Dupont-Aignan
- le parti de Philippe de Villiers
- le parti de Jean-Marie Le Pen
- le parti de Bruno Mégret.
Les dispositions institutionnelles avaient été rejetées par beaucoup de partis politiques. 55 % des Français avaient finalement voté NON au référendum sur la Constitution européenne.
Nicolas Sarkozy a prononcé trois mensonges en une seule phrase.
Nicolas Sarkozy vient d’établir une espèce de record.
Si Tony Blair est élu président de l'union, pourra-t-il au nom des pays de l'Europe déclarer la guerre à l'Iran? Est-ce que les présidents des pays de l'union auront la possibilité d'opposer un droit de véto?
Il me semble de plus en plus évident que l'union européenne va être le nouvel outil de l'oligarchie anglo-américaine pour semer le chaos dans le monde .
Quelle analyse géo-stratégique faites vous de la situation actuelle M.le Président? Tout cela me semble très préoccupant.
Jean-Marc :
- La guerre ne se déclare plus,elle se fait.
- Non, l'UE en tant que telle ne pourrait pas faire la guerre sans le consentement de tous les États membres, qui que ce soit qui préside le Conseil européen.
- Oui, pendant plusieurs années encore (peut-êtremoins) l'UE risque fort de servir plus ou moins d'outil à l'oligarchie anglosaxonne : mais on commence, me semble-t-il, à distinguer le bout du tunnel.
Il serait en effet intéressant de savoir quelle analyse le Président Giscard d'Estaing fait de la situation. JR
Pour ma part je suis opposé à ce que l' Europe fasse des alliances systématiques avec les Américains.
Seule la mission détermine la coalition ce qui était valable après le 11 Septembre 2001 et c'est la raison pour laquelle, par alliance, j'ai approuvé l'action du Président Bush.
Avec l'élection démocrate de Mid Term gagnée sur des positions reniant l'action même du chef des Armées Américain ,le peuple Américain a donné
comme signal au monde qu'ils ne savait pas ce qu'ils voulait.
Il est en conséquence dangereux d'avoir des alliés qui vous lâchent tous les deux ans à chaque élection de mid term. Sans vouloir influencer le Président Giscard je pense que nous devons prendre nos distances par rapport à la géopolique Américaine tant qu'elle n'a pas de ligne de conduite claire sinon c'est exposer l' Europe et ses citoyens a de très graves risques.
La publication au JO du 14 février 2008 de la loi de ratification par la France du traité de Lisbonne me remplit de joie.
Nos élus parlementaires désignés il y a 8 mois à l’Assemblée nationale ont donné à cette ratification une large majorité de 86% (336 pour/52 contre) pour l’Assemblée nationale, également de 86% (265 pour/42 contre) pour le Sénat.
Ces chiffres illustrant l’adhésion de la représentation nationale sont, il faut le souligner avec 86 % des votes exprimés, à un niveau tout à fait exceptionnel rarement atteint. Ce niveau conforte la cohérence de l’échiquier représentatif toutes tendances confondues au sein du parlement.
Chacune des formations représentées pourra avec raisons se féliciter de ce résultat, la Raison, la France et l’Europe sont à nouveau en harmonie.
Evidemment ayant approuvé le TCE en 2005 je regrette, comme VGE que ce traité ne soit pas cette Constitution européenne et ses symboles que j’appelais de mes vœux.
Cependant les 9 points institutionnels essentiels sont présents, on aura écarté des OBJECTIFS de l’union cette vision caricaturée par les nonistes de « concurrence libre.. » pour y substituer un objectif de protection « l’Union contribue à la PROTECTION de ses citoyens », enfin les services publics retrouvent dans le protocole sur les services d’intérêt général le droit de citer en Europe.
Le Chef de l’Etat a tenu sa promesse, la France est de retour en Europe.
PS : B. Arfeuille nous fournit une liste des nombreuses formations politiques s’étant déclarées hostiles au traité, je remarque qu’au premier tour des récentes élections législatives, le total des voix obtenues par ces listes est d’environ 15%.
@Européenconvaincu:
Vous ramenez à chaque fois les thèmes de discussion au niveau d'une bataille politicienne entre les deux camps contraires OUI/NON.
C'est génant parce que vous raisonnez comme s'il s'agissait d'un match de boxe avec un gagnant et un perdant et vous vous mettez du côté du gagnant.
En essayant de démontrer par l'absurde qu'une majorité aurait été pour le OUI, en croyant que l'UE est poussée par un ensemble de forces bienveillantes soucieuses du bien-être des citoyens, vous perdez de vue les aspects moins glorieux: les enjeus politiques, financiers et stratégiques de l'intégration européenne pourtant bien réels.
Cher Jean-Marc
Je parle du dernier acte pour notre pays, d’une pièce qui c’est joué en trois actes, acte présidentiel, l’acte législatif et l’acte parlementaire de ratification démocratique.
Ce dernier acte vient de ce clore par la publication au JO de la loi de ratification au cours d’un vote historique de cohésion nationale (86%), cela me réjoui. Pas vous ? Dites nous votre vérité !
Les termes que vous utilisez ne sont pas les miens, vous êtes sans doute un familier des bookmakers comptant les points d’un match, d'une bataille, de boxe hypothétique ou l’absurde démonstratif me font perdre de vue les aspects moins glorieux. Bigre !!
Il est vrai que je ne vous suis pas, largué, probablement que je ne suis pas assez futé voyez-vous.
Européenconvaincu écrit : " B. Arfeuille nous fournit une liste des nombreuses formations politiques s’étant déclarées hostiles au traité, je remarque qu’au premier tour des récentes élections législatives, le total des voix obtenues par ces listes est d’environ 15%. "
Entièrement d'accord. Le 29 mai 2005, 55 % des Français votent NON. En 2007, 15 % des Français votent pour les partis politiques NONistes :
- L’extrême-droite :
Front National : 4,29 %
Mouvement Pour la France : 1,20 %
MNR : 0,39 %
- La gauche : Parti Communiste : 4,29 %
- L’extrême-gauche : LCR + LO : 3,41 %
- Chasse, Pêche, Nature, Tradition : 0,82 %
Où sont passés les autres électeurs NONistes ?
Hypothèse : ils n'ont pas voté car ils n'ont pas trouvé de parti politique NONiste qui leur plaisait lors de ces élections législatives de 2007.
Pour finir, un souhait : la création d'une coalition républicaine NONiste. Je souhaite la formation d'une coalition qui regrouperait les NONistes, et qui exclurait l'extrême-gauche et l'extrême-droite.
CE N'EST PAS LE DERNIER ACTE À PROPREMENT PARLER
La publication de la loi de ratification au JO n'est pas le dernier acte de la ratification française. La loi n'est qu'une autorisation de ratification : c'est le dépôt de l'instrument de ratification par le gouvernement français auprès du gouvernement dépositaire qui constitue l'authentique "dernier acte".
Je suppose que ç'a déjà été fait, mais je n'ai encore rien vu ni entendu à ce sujet.
De même, contrairement à ce que certains croient encore, le TCE, dûment approuvé par le Bundestag, n'a jamais été ratifié par l'Allemagne, la loi ayant été déférée à la Cour constitutionnelle fédérale, ce qui a suspendu la procédure.
Mais il est vrai que chez nous une loi ne peut pas être déférée au Conseil constitutionnel après sa promulgation. JR
@Européenconvaincu:
Le chiffre de 86% vient du fait que la gauche s'est abstenue en masse de voter (150 abstentions). La plupart ont joué au jeu du ni OUI ni NON, car l'enjeu n'était pas assez important.
Peu importe, c'est fait. L'important maintenant ce sont les conséquences de ce traité sur 10 ans ou 20 ans, les effets sur l'économie de l'Europe, sur la défense, sur le type d'état qui est en train d'être créé, sur la capacité des pays de l'Europe dans la situation de crise financière actuelle à empécher la montée des fascismes. On peut analyser le processus ad infinitum mais on oublie le contenu.
Jean-Marc (16 février), j'espère bien que ce n'est pas une affaire de 10 ou 20 ans mais plutôt de cinq ans pour transformer radicalement ce pis-aller. La crise économique et l'affaire afghane y aideront, hélas ! JR
Cher Jean-Marc
Non je crois que vous faites erreur, ces 86% des votants pour approuver la loi de ratification sont bien ceux pour l'Assemblée nationale et le même résultat pour le Sénat ( peu d'abstentions).
Relisez mon post 7 du 15 février 2008
"Nos élus parlementaires désignés il y a 8 mois à l’Assemblée nationale ont donné à cette ratification une large majorité de 86% (336 pour/52 contre) pour l’Assemblée nationale, également de 86% (265 pour/42 contre) pour le Sénat."
Les abstentions dont vous parlez (152 sauf erreur) , ce sont celles de parlementaires lors du vote de la révision de la constitution à la réunion du parlement en Congrès (révision approuvée par 560 voix / contre 181). Les abstentions du congrès, abstentions de forme, accord sur le fond de la révision, se transformèrent en approbation lors du vote de la loi dans les deux chambres.
Soyez sympa, suivez un petit peu. Il est vrai qu'avec cinq votes successifs dans les deux chambres pour le même projet, tout le monde peut se tromper.
Sur ce coup JR si prompt à corriger le moindre hiatus est resté bouche cousue!
Avec deux fois 86%, le parlement fait preuve d'une cohésion remarquable. Cela me ravi! Pas vous? dites nous tout.
Cher Européenconvaincu,
Ces 86%, cette preuve remarquable de cohésion nationale, cet élan démocratique, à quoi vont-ils servir? L'Europe n'a pas les outils pour faire face à une crise financière ou à une escalation des conflits (cf Afghanistan, Iran). Si la situation mondiale venait à empirer le traité ne serait d'aucune utilité qu'il ait été ratifié à 51% ou à 86%, puisqu'il sera inapplicable de toute façon.
Cordialement
M. le Président,
Merci pour l'attention portée a ma remarque.
Vous me reprochez de m'interesser aux personnes. Tout de meme, il me semble que c'est vous qui vous etes concentré sur la personne de Tony Blair quand avez écrit dans le Monde que l'ancien premier ministre britannique ne pouvait devenir président du Conseil européen...
Alors, pourquoi avoir ce débat maintenant sur les compétences exactes du Président du conseil européen ainsi que sur le mode de sélection? Ce débat n'aurait-il pas du avoir lieu lors de la Convention et/ou des deux CIG successives? On parle de ce poste depuis janvier 2002, si mes souvenirs sont bons. Comment expliquez vous que le traité de Lisbonne soit aussi vague sur ces sujets?
Jean-Marc, vous faites toujours la même erreur.
Vous confondez le parlement et le peuple.
C'est toujours la même erreur.
Jean-Marc, vous ne vous rappelez pas le 29 mai 2005 ?
En 2005 aussi, le parlement était pour le OUI à 90 %.
En 2005 aussi, l'Assemblée nationale avait voté OUI à 90 %.
En 2005 aussi, le Sénat avait voté OUI à 90 %.
Le peuple a répondu NON à 55 %.
Monsieur le Président,
Dans mon post 2 du 23 janvier dernier, intitulé :
« Faut-il refuser la présidence du conseil aux représentants du Royaume-Uni et de la Pologne », j’indiquais entre autres, la formulation suivante :
« Donner une légitimité plus grande aux Etats membres les plus vertueux de l’Union européenne n’est pas condamnable en soi, à condition que cette légitimité s’inscrive dans une procédure librement consentie.
Par exemple, pourquoi la convention pour le TCE n’a-t-elle pas défini de tels critères dans les protocoles du TCE qui auraient été plus aisément prolongés dans le traité de Lisbonne ? »
Thomas Lefebvre soulève aujourd’hui le même questionnement. Je partage son analyse à la fois sur le cas Tony Blair, que sur celui de l’absence de préparation lors de la convention, d’une procédure de sélection légitime et librement consentie.
L’AVEU DES ANTI-EUROPEENS
Je m’en doutais en peu Jean-Marc (+quelques autres), mais il est clair que là vous nous livrez, enfin, le fond de votre pensée.
Votre croisade contre l’Europe ne s’inscrit pas dans une démarche démocratique, peu importe les circonstances quelques soient les moyens, le résultat démocratique vous vous en moquez (51 ou 86%). Le seul bon résultat qui vaille est celui qui ferait barrage à l’Europe.
Alors pour atteindre votre but, sortons toutes les peurs, tous les amalgames, vous souhaitez tout haut que la situation mondiale empire, IL FAUT ABATTRE CETTE EUROPE !
Je suis d’un tempérament joueur, pour moi l’échange constructif de points de vue est toujours un enrichissement, pour autant qu’il s’inscrive dans une démarche loyale.
Votre aveu, vos anathèmes gratuits, ne sont vraiment pas ma cours de récréation.
@Européenconvaincu:
Je réitère le commentaire ce que j'ai déjà fait: le processus de ratification a été mené de manière légale donc démocratique, mais il n'y a pas de quoi s'exciter sur les chiffres comme vous le faîtes actuellement, puisque le traité n'apporte pas de solutions aux menaces réelles (crise financière et monaitaire, escalation des conflits et stratégie du chaos) auxquelles sont confrontés les pays de l'Europe.
La concentration des pouvoirs autour d'un président de l'Union est une lame à double tranchant dans la situation actuelle. Je comprends la réserve émise par VGE et d'autres personalités politiques sur la candidature de T.Blair qui répresente de toute évidence les intérêts anglo-américains en Europe.
Cela étant dit vous êtes libre de commenter les chiffres des résultats à votre guise bien évidemment. Contrairement à vous, la guéguerre entre OUI-istes et NON-istes ne m'intéresse pas, ce qui me préoccupe est l'évolution de la situation politique et économique dans le monde et en Europe.
Jean-Marc, vous confondez "légal" et "légitime" .
Ce qui est légal n'est pas forcément démocratique, et ce qui n'est pas démocratique peut être légal. JR
A Jean-Marc,
Vous m’écriviez dernièrement:
« Il n'y a pas de quoi s'exciter sur les chiffres comme vous le faîte actuellement »
A l’origine, je me félicitais de l’information, exclusive sur ce blog, de la parution au JO de la ratification du traité de Lisbonne (+résultats).
Comme vous, je l’espère, je suis un fervent partisan de la vérité. Hors, c’est bien vous qui m’avez contesté ces éléments, factuels et importants, par la réponse chiffrée suivante :
« Le chiffre de 86% vient du fait que la gauche s'est abstenue en masse de voter (150 abstentions). La plupart ont joué au jeu du ni OUI ni NON, car l'enjeu n'était pas assez important. »
Vos éléments étaient erronés, je les ai rectifiés, la vérité des résultats chiffrés vous gène car elle vous empêche, peut-être, de pratiquer l’amalgame à votre aise.
Ainsi quand B Arfeuille vous adresse le message (chiffré) suivant :
« Jean-Marc, vous ne vous rappelez pas le 29 mai 2005 ?
En 2005 aussi, le parlement était pour le OUI à 90 %.
En 2005 aussi, l'Assemblée nationale avait voté OUI à 90 %.
En 2005 aussi, le Sénat avait voté OUI à 90 %.
Le peuple a répondu NON à 55 %. »
Vous auriez pu répliquer, en langage de vérité, que si en 2005 le parlement réuni en congrès avait en effet largement approuvé la révision de la constitution, la loi de ratification du TCE n’avait naturellement pas eu lieu dans les assemblées pour cause de référendum.
Aucune comparaison n’est donc possible entre un vote de ratification parlementaire en 2008, et un vote imaginaire de ratification par le Sénat & l’Assemblée en 2005.
Vos interventions et vos appréciations des paramètres d’un vote, expression ultime de la démocratie, sont sélectives et c’est votre droit, comme c’est également le mien en effet d’y être plus attaché.
Vous vous dites sensibles au destin de l’Europe, qui ne le serait pas ?
Il s’agit d’un vaste débat, juste ébauché ainsi :
- Comment ne pas voir que depuis l’Union européenne, les éternels conflits générationnels France –Allemagne ont enfin laissé la place aujourd’hui à 63 ans ininterrompus de paix.
- Comment ne pas voir que cette communauté européenne véritable aimant de la démocratie, aura contribué à concentrer autour d’elle les anciennes dictatures libérales européennes, Portugaises, Espagnoles, Grecques
- Comment ne pas voir le développement exceptionnel qu'a connu ces nouvelles démocraties auxquelles j'ajouterais celle d'Irlande endémiquement sous-développée et dont le dynamisme au sein de l'Union est aujourd'hui remarquable.
- Comment ne pas voir son immense attraction dans la REVOLUTION PACIFIQUE qu’à représenté la chute du mur de Berlin et la libération de l’esclavage soviétique des nations de l’est européen qui ont rejoint à toutes jambes notre Union européenne.
- Comment ne pas voir l’attirance économique, véritable quête du Graal des nombreux réfugiés du monde entier qui se ruent vers nos frontières au péril de leurs vies
- Comment ne pas voir l’affirmation d’une monnaie commune européenne qui protège, qui place l’économie européenne à un niveau de progression de son PIB qui a peu de chose à envier des autres pour peu que nos dirigeants la dotent d’une diplomatie de l’Euro digne de son succès. Si certain ne sont pas convaincu de la protection européenne, je les invite à consulter nos statistiques Nationales sur nos dévaluations dites compétitives (des chiffres me direz-vous !).
- Comment ne pas voir le facteur de stabilité des conflits, dans les actions conjointes des européens en Yougoslavie, au Kosovo, au Liban, au Tchad. Beaucoup reste à faire, la direction de la paix dans le monde passe par une meilleure prise en compte des nouvelles diversités, Inde , Union européenne (pas seulement France & Royaume-Uni), Brésil, ont vocation à présider au destin économique et politique de notre monde, ouvrons leur la porte. L’Union européenne peut montrer le chemin.
Il faut être aveugle et sourd pour nier les acquis du chemin parcouru même si tout n’est pas rose et que la route est toujours longue et semée d’embûches.
+++Il faut être aveugle et sourd +++et doté d'une solide mauvaise foi, +++pour nier les acquis du chemin parcouru même si tout n’est pas rose et que la route est toujours longue et semée d’embûches.
Je suis lycéen, je vais vous donner mon point de vue en ce qui concerne le traité de Lisbonne et de l'Europe.
Ainsi, a été signé le traité de Lisbonne, qui ne trompera personne, parce qu'il correspond à la Constitution Européenne, ratifiée, améliorée et adaptée. C'est donc pour cela, qu'il a été accepté par la voie parlementaire. Je pense que le traité de Lisbonne, marquera une grande place dans l'histoire européenne, tout d'abord par son nom (puisque, je suis portugais), et parce que la France va "redorer "son blason, abîmée par la guerre, la politique instable de la IV° république, et la politique assez brusque, mais nécessaire du Général...Cette politique n'a montré que par la suite la faiblesse de la France pour faire adopter des décisions. La France par ce traité va retrouver son influence européenne, car il ne faut pas oublier que notre pays est un des fondateurs de l'Union. Par ce traité, une fois encore, la France devra retrouver son rayonnement culturel et politique, endomagé par cette perte d'influence. La France mérite d'être en haut de la scène, parmi les puissances incontestées.
Mais, il faut aussi dire, que l'Europe est avant tout une "union" qui a pour but de ré-unir auprès d'intérêts communs ou différents afin d'avancer dans la diversité, si l'on en croit la devise de l'Union Européenne! Et, c'est en cela que je crois, oui, car je crois à l'Europe, une Europe soudée, unie, économiquement, socialement, culturellement, et surtout poilitiquement! Il ne faut pas assimiler, ou faire assimiler sa culture aux autres pays, mais plutôt "intégrer" à notre culture, les autres cultures. Puissons nous reprendre le projet de nos pères, je suis sur Monsieur le Président, que vous savez de quoi je veux parler. j'entends par là, d'une Europe militaire et politique, comme l'avait voulu nos pères, ceux de l'Europe, c'est une fois ces critères accomplis que l'Europe sera indivisible et pourquoi pas, détrôner les Etats-Unis. OUI, car la force qui fait que les Etats Unis d'Amérique soient "superpuissance", "hyperpuissance", c'est par leurs conditionnement, certes, mais surtout parce qu'à la base, ils sont unis, grâce à Lincoln, en mettant fin à la guerre de Sécession. Faisons de même, soyons vraiment "UNI DANS LA DIVERSITE!"
Monsieur le Président, en attente d'une réponse de votre part à mon adresse e-mail suivante: "sporfica@hotmail.fr", là vous pourrez me dire votre opinion sincère sur mon point de vue, car avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas par flatterie que je le fais, mais plutôt par respect, par effusion, vous convenez parfaitement au rôle qui vous colle à la peau, d'un européen convaincant et convaincu, et j'ajoute, que pour moi, vous êtes l'éminent président de la république française, un homme social, proche du peuple, ayant une certaine posture, une image, un homme qu'il faudrait pour diriger l'Europe...
En attente d'une réponse de votre part, veuillez agréer, Monsieur, mes sincères salutations distinguées.
Bruno FERREIRA, 17 ans, Lille
PÉTITION EUROPÉENNE CONTRE UNE PRÉSIDENCE TONY BLAIR
Écarter d'emblée un mauvais candidat qui a, sans le dire, commencé sa campagne, voilà me semble-t-il un bon départ pour le processus de réflexion souhaité par le Président Giscard d'Estaing au sujet de la présidence du Conseil européen (dans l'hypothèse où le traité de Lisbonne entrerait en vigueur).
Que notre message au Conseil européen soit clair : pas de Tony Blair !
Vous pouvez signer la pétition sous
http://www.stopblair.eu
JR
Bonjour à tous,
Et si on se penchait sur la déclaration d'indépendance du KOSOVO;
Est-ce que l'ONU en a été seulement saisie?
Est-ce que notre Europe parle d'une seule et même voix la-dessus, et pourquoi?
Et l'OTAN en Europe! Est-ce que le Traité de Lisbonne n'y est pas pour quelque chose de très négatif pour les Européens?
Devons-nous toujours et encore subir les désirs de l'administration des USA, avec ou sans George W?
Bon dimanche,
Gilbert de Pertuis en Luberon.
ANATHEMES ET PETITIONS
De même qu’il ne me paraît pas sain pour la démocratie au sein de l'Union de lancer l’anathème contre un pays signataire du traité de Lisbonne, Royaume-Uni ou Pologne, la campagne de pétition qui s’organise contre une personnalité citoyen, membre de l’Union (Tony Blair) me perturbe également par l’évidente DISCRIMINATION quelle met en lumière, pétitionner pour un individu à qui on refuse ses droits (pour A. Dreyfus, dix fois oui), pétitionner contre un individu pourvu de tous ses droits (dix fois non). La présomption d'innocence existe pour toutes et tous, si cette personnalité a fauté, que la justice passe.
PÉTITIONS
@Européen convaincu (votre message du 24)
Il ne s'agit pas de pétitionner contre un individu, il ne s'agit de droits de l'homme, et il ne s'agit pas de présomption d'innocence : vous faites du confusionnisme.
Il s'agit d'écarter aussi vite que possible un candidat dangereux qui pose habilement ses jalons et qui risque fort de nous être imposés conciliabulairement par ses anciens homologues et collègues si nous ne réagissons pas immédiatement et fortement, cela contre les intérêts essentiels de l'Union européenne.
C'est sur cette base que j'ai signé la pétition.JR
DÉCLARATIONS D'INDÉPENDANCE
À propos du message de Gilbert Soulet (24 février) :
Les déclarations d'indépendance n'ont pas à passer par l'ONU.
Les dispositions applicables de la Charte sont l'article 1-2, qui mentionne le principe de l'égalité des droits des peuples et leur droit à disposer d'eux-mêmes, et les dispositions relatives à l'admission à l'Organisation (décision prise par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil - donc avec l'accord des cinq membres permanents du Conseil).
Il n'y a pas de procédure d'acceptation d'une déclaration d'indépendance à proprement parler.
Pour ce qui est de l'admission, en dehors de membres originaires - membres de droit - "peuvent devenir Membres des Nations Unies tous autres États pacifiques qui acceptent les obligations de la Charte et, au jugement de l'Organisation, sont capables de les remplir et disposés à le faire" (article 4 de la Charte). Le critère objectif de capacité à remplir les obligations de la Charte explique que parmi les membres de l'ONU il y ait des États démocrates et d'autres qui le sont moins.
Tout cela est parfaitement compréhensible quand on se rappelle que la raison d'être de l'ONU (voir préambule de la Charte) est de "préserver les générations futures du fléau de la guerre". L'ONU n'est pas un gouvernement (ni une organisation des droits de l'homme).
Il y a de fortes probabilités pour que le Kosovo ne devienne pas membre de l'ONU avant très longtemps. JR
ANATHEMES ET PETITIONS
JR
Quand vous écrivez « pas de Tony Blair ! » Quand vous appelez publiquement à pétitionner contre lui, vous pourriez tombez selon moi, sous le coup de plusieurs chefs d’inculpation, le plus évident étant celui que je vous signalais, discrimination article 225.1 (nationalité, politique), la diffamation publique en est une autre, …/
Outre que cette pétition contre Tony Blair porte tous les travers des bonnes vieilles méthodes totalitaires, vous mettez ce site en possible difficulté pour recel de cet appel discriminatoire.
Je ne souhaite pas prolonger ce débat, je vous suggère plutôt de trouver un candidat pour lequel vous ferez campagne, en invitant par toutes voies utiles, les Européens à se joindre à vous. Vous seriez alors dans une démarche légale de débat démocratique.
Indépendance du Kosovo,
GS & message JR que je partage
A la question « est-ce que l’ONU en a été seulement saisie ?» La réponse est oui.
- Il faut savoir que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon supervise la MINUK (Mission d’administration Intérimaire des Nations Unis au Kosovo), cette mission administrative de l’ONU en place sous l’égide du conseil de sécurité, résolution 1244, gère tous les aspects de mise au standard des pouvoirs publics au Kosovo (élections, justice, parlement..), la sécurité est sous la responsabilité des forces de l’OTAN la KFOR, qui rendent compte de leur action au conseil de sécurité.
- Faisant suite à la déclaration d’indépendance, il y aura un transfert d’autorité de l’ONU au gouvernement du Kosovo. Une période de transition d’au moins quatre mois est envisagée. La MINUK ainsi que le nouveau Bureau Civil international dirigé par M.FEITH fort de 300 personnes sont appelés à surveiller administrativement les premiers pas de l'indépendance et à prendre à terme le relais de la mission de l'ONU en tant que conseillers du gouvernement Kosovar.
A la question « Est-ce que notre Europe parle d'une seule et même voix là-dessus, et pourquoi? »
- L’Union européenne, les USA et la Russie sont les médiateurs internationaux désignés par les parties prenantes (Serbie, Kosovo, ONU), cette médiation appelée Troïka a tenté, de définir quel statut donner au Kosovo. De nombreux rapports sont disponibles, le seul résultat unanime est un accord, de rejet des violences, approuvé tant par la Serbie que le Kosovo.
- La Russie est favorable aux thèses Serbe, l’UE et les USA sont tous deux arrivés à la conclusion que seule l’indépendance du Kosovo donnait un avenir à cette région.
- L’indépendance étant proclamée, l’UE a décidé de laisser à chaque membre de l’Union le choix de reconnaitre ou non cette indépendance.
PÉTITION ANTIBLAIR
Européenconvaincu, je vous félicite pour votre fine connaissance du code pénal.
Quant à mettre ce site en difficulté... JR
INDÉPENDANCE KOSOVARE
À ma connaissance, l'ONU n'a pas encore été officiellement saisie de la question de la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo, mais il paraît que la Russie va demander une réunion du Conseil de sécurité pour annuler la déclaration.
Cette résolution ne passerait pas, non plus qu'une résolution qui approuverait la déclaration : on en restera donc là à l'ONU (pas de décision).
Par contre, la question de l'indépendance du Kosovo (à bien distinguer de celle de la déclaration d'indépendance unilatérale kosovare) a été traitée aux Nations Unies, notamment dans le récent rapport du Représentant spécial du Secrétaire général, qui recommande l'indépendance - la suite dépendra du Conseil de sécurité.
La résolution 1244 du Conseil de sécurité, sur laquelle est fondée la présence de la MINUK (Mission des Nations Unies pour le Kosovo), n'implique pas la solution de l'indépendance, au contraire.
En effet, son paragraphe 10 "autorise le Secrétaire général [...] à établir une présence internationale civile au Kosovo afin d'y assurer une administration intérimaire dans le cadre de laquelle la population du Kosovo pourra jouir d'une autonomie substantielle au sein de la République fédérale de Yougoslavie, et qui assurera une administration transitoire de même que la mise en place et la supervision des institutions d'auto-administration démocratiques provisoires nécessaires pour que tous les habitants du Kosovo puissent vivre en paix et dans des conditions normales". Cela en attendant un règlement définitif.
"Autonomie substantielle au sein de la République fédérale de Yougoslavie" : ce sont les mots importants.
Le Conseil de sécurité, principal responsable du maintien de la paix, peut se saisir de toute question pertinente. Il reste qu'aucune règle internationale ne prévoit que les déclarations d'indépendance doivent passer par l'ONU. JR
Monsieur le Président,
J'ai cherché sur votre blog un espace où j'aurais pu m'exprimer sur autre chose que de la politique ou les sujets d'actualité car mon commentaire n'a rien à voir ni avec l'une ni avec les autres.
En fait, je viens de découvrir, grâce à Daniel Fattore (http://fattorius.over-blog.com/arti...) que vous faisiez partie de ses "blogueurs" préférés... et, par la même occasion, que vous aviez un blog, ce qui, je l'avoue, ne m'était pas venu à l'idée.
J'ai donc parcouru certains billets et j'ai vu qu'il vous arrivait de répondre en personne à vos visiteurs.
Je voulais vous dire que je trouve cela magnifique !
... Une équipe, c'est bien, je suis sûre que vous ne pouvez pas faire autrement que de vous appuyer sur elle, sinon, vous passeriez bien trop de temps devant votre écran et je préfère, personnellement, que vous oeuvriez pour l'Europe. Mais, je suis heureuse que vous en preniez quand même un peu pour ceux qui viennent lire et vous poser des questions.
Je vois là un "respect" de vos lecteurs que je trouve admirable. Alors, je voulais seulement vous en remercier.
Respectueusement
Quichottine
(PS : J'ai mis ce message ici car, vous y parliez de votre anniversaire, ce qui n'a pas non plus grand chose à voir avec la politique...)