Comme vous l’avez souhaité, voici la comparaison entre le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) et le Traité de Lisbonne sur les 9 avancées essentielles.

1. Donner la personnalité juridique à l’Union européenne. Actuellement elle ne pourrait pas signer un Traité d’alliance, ni siéger dans une organisation internationale telle que l’ONU.

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2. Donner une Présidence stable au Conseil européen, au lieu de la Présidence tournante. Quelle est la collectivité locale ou l’entreprise qui pourrait être gérée par une présidence changeant tous les six mois. L’Allemagne ne retrouvera la présidence que dans treize ans !

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3. Nommer un Ministre des Affaires Etrangères de l’Union européenne, qui porte un titre internationalement reconnu, et qui préside le Conseil des Ministres des Affaires Etrangères. C’est nécessaire pour faire progresser la politique étrangère commune, et pour donner une existence médiatique au représentant de l’Europe.

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4. Une définition précise des compétences respectives de l’Union et des Etats membres pour éviter que « l’Europe ne se mêle de tout »

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5. La mise en place d’une procédure législative de type normal analogue à celle en vigueur dans les pays démocratiques, caractérisée par les mots « Loi » et « Loi cadre ».

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6. Le contrôle par les Parlements nationaux du respect effectif du principe de subsidiarité.

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7. L’abandon de la règle de désignation d’un Commissaire par Etat membre, et la fixation à 18 au lieu de 27 du nombre des Commissaires, pour limiter les initiatives bureaucratiques et rendre à la Commission son caractère de « Collège européen ».

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8. La confirmation du monopole d’initiative de la Commission.

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9. La définition de la règle de vote à la majorité qualifiée. Pour être adopté, un acte européen devrait être approuvé par 55% des Etats membres de l’Union, réunissant au moins 65 % de la population. L’adoption de cette règle, qui est actuellement approuvée par 26 Etats sur 27, mettra fin à une injustice dont souffre la France, dont le droit de vote a été arbitrairement diminué par le Traité de Nice. Cette correction est indispensable si l’on veut élargir le recours du vote à la majorité qualifiée, où il ne faudrait pas accepter que la France soit pénalisée.

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