@ HugoMe :

Effectivement, le délai de dix ans, qui est une concession faite à la Pologne, est certainement trop long. Mais ce n’est pas le changement de la règle de l’unanimité. Il s’agit d’un changement du mode de vote tout court. Jusqu’à la fin de ce délai de dix ans, les règles resteront celles du Traité de Nice. Une fois le délai passé, la règle sera celle de la double majorité. La conséquence pratique est, en fait, relative, puisque jusqu’à présent, le Conseil a en réalité rarement voté. C’est donc une mise en place d’un outil nouveau pour le moment où l’habitude sera prise de prendre les décisions européennes par un vote au lieu de rechercher un système de compromis. Au cours du délai de dix ans, il est probable que l’on utilise exceptionnellement le recours au vote. Ce retard est donc regrettable mais sans conséquence pratique majeure.

@ le libéralisme pour les débutants :

Je me sens très proche de votre analyse. Le référendum de 2005 a en effet montré les limites de ce procédé, car on a mis aux voix un texte trop long et difficile à lire pour les électeurs. Ils n’ont donc pas voté sur le texte mais sur les dirigeants et les politiques en général. Je crois qu’il faut limiter l’usage du référendum aux questions simples auxquelles le citoyen peut apporter une réponse synthétique. Ce n’est pas le cas pour une analyse de texte. S’il y a eu un rejet de la Constitution en 2005, c’est notamment parce que les Français ne l’avaient pas lue.