"La boîte à outils du traité de Lisbonne"
Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 26 octobre 2007, 14:03 - Institutions - Lien permanent
Je vous propose cette semaine une analyse du Traité de Lisbonne. Elle devrait notamment répondre à un certain nombre de questions que vous m'avez posées sur ce blog. Cette tribune est également publiée dans ''Le Monde'' et d'autres grands quotidiens de la presse européenne.
Les événements médiatiques du Jeudi 18 Octobre ont captivé l’attention du public qui a semblé porter peu d’intérêt à l’accord intervenu à Lisbonne, au sein du Conseil européen, en vue de l’adoption d’un nouveau traité institutionnel.
Pourtant beaucoup de Français, perturbés par le rejet du funeste référendum de 2005, aimeraient comprendre le déroulement des événements. Je vais essayer de répondre à leur question : en quoi le traité de Lisbonne diffère-t-il du projet de traité constitutionnel ?
- "La différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu"
La différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu. Le Traité constitutionnel résultait d’une volonté politique exprimée dans la déclaration de Laeken approuvée à l’unanimité par les membres du Conseil européen : il s’agissait de simplifier les institutions européennes rendues inefficaces par les derniers élargissements, de mettre davantage de démocratie et de transparence dans l’Union européenne, et d’ouvrir « la voie vers une Constitution pour les citoyens européens ». Cet objectif se reflétait dans la composition de la Convention, qui regroupait des représentants du Parlement européen et des Parlements nationaux, des gouvernements des Etats membres, et de la Commission européenne. Surtout ses débats étaient publics et tous les textes étaient immédiatement édités sur internet. Chacun pouvait peser le pour et le contre. Le projet de traité constitutionnel était un texte nouveau, inspiré par une volonté politique, et se substituant à tous les traités antérieurs.
Pour le traité de Lisbonne, la démarche a été différente. Ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte. Ils l’ont fait avec compétence et précision, en respectant le mandat qui leur avait été donné par le Conseil européen du 22 Juin dernier. Ils ont repris la voie classique suivie par les institutions bruxelloises, qui consiste à modifier les traités antérieurs par voie d’amendements : le traité de Lisbonne se situe exactement dans la ligne des traités d’Amsterdam et de Nice, ignorés du grand public.
Les juristes n’ont pas proposé d’innovations. Ils sont partis du texte du Traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d’amendements aux deux traités existant de Rome (1957), et de Maastricht (1992). Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d’amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s’appliquent ces amendements. Voilà pour la forme.
- "Les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a changé"
Si l’on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du Traité constitutionnel – les seules qui comptaient pour les Membres de la Convention – se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne mais dans un ordre différent et répartis dans les traités antérieurs.
Je me contenterai de deux exemples : celui de la désignation d’un Président stable de l’Union européenne, qui représente l’avancée la plus prometteuse du projet. Elle figurait dans le traité constitutionnel au titre des institutions et organes de l’Union. L’Article 22 indiquait : « le Conseil européen élit son Président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois », et l’article se poursuivait par onze lignes décrivant le rôle de ce Président.
Si l’on recherche cette disposition dans le traité de Lisbonne, on la retrouve dans l’amendement 16 au Titre III du traité de Maastricht qui indique : « ….un article 9B est inséré : le Conseil européen et son Président ». Paragraphe 5 : « le Conseil européen élit son Président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois…», et le paragraphe se prolonge par onze lignes décrivant à l’identique le rôle du Président.
Le même exemple pourrait être cité concernant le rôle et l’élection du Parlement européen. L’Article 9A du traité de Lisbonne reproduit au mot à mot l’Article 20 du projet de Traité constitutionnel.
La conclusion vient d’elle-même à l’esprit. Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche.
- "Quelques différences"
Il y a cependant quelques différences. Trois d’entre elles méritent d’être notées.
D’abord le mot « Constitution » et l’adjectif « constitutionnel » sont bannis du texte, comme s’ils décrivaient des mots inavouables. Le concept avait pourtant été introduit par les Gouvernements eux-mêmes dans la déclaration de Laeken (approuvée à l’époque par Tony Blair et Jacques Chirac). Il est vrai que l’inscription dans le Traité constitutionnel de la partie 3, décrivant les politiques de l’Union constituait sans doute une maladresse. L’apparence pouvait faire croire qu’il s’agissait de leur donner une valeur « constitutionnelle », alors que l’objectif était seulement de réunir tous les traités en un seul.
Et l’on supprime du même coup la mention des symboles de l’Union : le drapeau européen, qui flotte partout, et l’hymne européen emprunté à Beethoven. Quoique ridicules, et destinées heureusement à rester inappliquées, ces décisions sont moins insignifiantes qu’elles n’y paraissent. Elles visent à écarter toute indication tendant à évoquer la possibilité pour l’Europe de se doter un jour d’une structure politique. C’est un signal fort de recul de l’ambition politique européenne.
Concernant, ensuite, les réponses apportées aux demandes formulées en France par certains adversaires du Traité constitutionnel, il faut constater qu’elles représentent davantage des satisfactions de politesse que des modifications substantielles. Ainsi l’expression « concurrence libre et non faussée », qui figurait à l’Article 2 du projet est retirée à la demande du Président Sarkozy, mais elle est reprise à la requête des Britanniques, dans un protocole annexé au traité qui stipule que « le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’Article 3 du traité, comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ».
Il en va de même pour ce qui concerne le principe de la supériorité du droit communautaire sur le droit national, et aussi pour une déclaration d’intention louable mais sans contenu concret, sur les services d’intérêt économique général dont le texte de référence reste inchangé dans le traité. En revanche, la France va pouvoir accroître de plus d’un tiers ses droits de vote au Conseil, grâce à la double majorité introduite par le projet de Traité constitutionnel.
- "Des concessions aux Britanniques"
Beaucoup plus importantes, enfin, sont les concessions faites aux Britanniques. La charte des droits fondamentaux – sorte de version améliorée et actualisée de la charte des droits de l’homme – est retirée du projet, et fera l’objet d’un texte séparé, ce qui permettra à la Grande-Bretagne de ne pas être liée par elle. Dans le domaine de l’harmonisation et de la coopération judiciaires, la Grande-Bretagne se voit reconnaître des droits multiples de sortie et de retour dans le système. Bref, après avoir réussi à affaiblir les propositions visant à renforcer l’intégration européenne, comme le refus du titre de Ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, elle se place en situation d’exception par rapport aux dispositions qui lui déplaisent.
On constate bien, comme je le disais, que le texte des articles du Traité constitutionnel est pratiquement inchangé mais qu’il se trouve dispersé sous forme d’amendements aux Traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification. Il suffit de consulter les tables des matières des trois traités pour le mesurer ! Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel.
Mais c’est aussi, pour les institutions bruxelloises, une manière habile de reprendre la main, après l’ingérence des parlementaires et des hommes politiques, que représentaient à leurs yeux les travaux de la Convention européenne. Ils imposent ainsi le retour au langage qu’ils maîtrisent, et aux procédures qu’ils privilégient, et font un pas de plus qui les éloigne des citoyens.
- "Sous le couvercle de la boîte: des outils innovants et performants"
La phase suivante sera celle des ratifications. Elle ne devrait pas rencontrer de grandes difficultés – en dehors de la Grande-Bretagne où un référendum aboutirait manifestement à un rejet -, car la complication du texte, et son abandon des grandes ambitions suffisent pour en gommer les aspérités.
Mais soulevons le couvercle, et regardons dans la boîte : les outils sont bien là, tels que les avaient soigneusement élaborés la Convention européenne, des outils innovants et performants : la Présidence stable, la Commission réduite et recentrée, le Parlement législateur de plein droit, le Ministre des Affaires étrangères en dépit de sa casquette trop étroite, la prise de décisions à la double majorité, celle des Etats et celle des citoyens, et la charte des droits fondamentaux la plus avancée de notre planète. Le jour où des femmes et des hommes, animés de grandes ambitions pour l’Europe, décideront de s’en servir, ils pourront réveiller, sous la cendre qui le recouvre aujourd’hui, le rêve ardent de l’Europe unie.

Commentaires
Monsieur le Président,
Je tiens à vous remercier de ces précisions que vous apportiez qui on le mérite d'être intelligibles et que me seront utiles pour le suite.
Je sais que par vos fonctions, et vos attaches vous ne pouvez pas dire tout haut ce que vous pensez.
Moi je suis libre, je ne dois rendre de compte à personne et je n'ai pas d'ambition politique particulière. Et je ne fais pas de prosélytisme peu m'importe que mes propos convainquent ou non.
Je suis citoyen et étudiant en droit et la seule qui m'importe c'est que la démocratie s'applique au moins dans mon pays.
Je n'aime pas spécialement le droit naturel, je suis plutôt (voir très) positiviste. Mais je persiste à croire qu'il existe une "équivalence des légitimités" qui fait qu'un texte refusé ne peut adopté par une autorité inférieure en légitimité.
Peut être est-ce n'importe quoi? De toute façon le Conseil Constitutionnel n'a pas son mot à dire en cas de révision. Mais ce principe existe déjà en droit administratif.
Pensez vous que l'élection présidentielle donne assez de légitimité au Président pour forcer par la voie Versaillaise? Je ne sais pas d'un coté un texte refusé de manière claire, lisible, universelle et démocratique, de l'autre un engagement noyé dans des montagnes de promesses!
Je ne sais pas comment me convaincre que cette méthode est légitime. Vous me répondrez que sans le 18 brumaire il n'y aurait jamais eu d'empire! Le problème c'est que je n'aime pas le 18 brumaire...
M. le Président,
Je réitère mon commentaire, ou plutôt mon interrogation. Personne ne parle, et vous n'en parlez pas non plus, du délai de 10 ans imposé avant que la règle de l'unanimité soit abrogée.
S'agit-il d'un point de détail qu'on espère pouvoir renégocier ultérieurement, et rapidement ?
Considère-t-on qu'à l'échelle de la construction européenne, 10 ans ce n'est rien, ce qui serait choquant vu l'ampleur qu'on a mise à vouloir conclure ce mini-traité.
Espère-t-on que de nombreuses décisions pourront être prises sans vote, ce qui en passant, va à l'encontre de tous les commentaires entendus jusqu'ici sur le blocage actuel de l'europe ?
Ce détail pratique n'interesserait-il pas les experts, en majorité des théoriciens ?
Souhaite-t-on minimiser cet echec patent dans le but de garder une dynamique européeenne ? ou politicienne ?
Personne n'est-il en mesure d'en commenter les impacts ?
LE DÉLAI DE 10 ANS POUR L'INTRODUCTION DE LA MAJORITÉ QUALIFIÉE
Suite à la question d'HugoMe, et en attendant un éventuel avis du Président Giscard d'Estaing, il me semble en effet qu'à l'échelle de la construction européenne, dix ans, ce n'est pas grand-chose.
De toute façon, le passage de l'unanimité à la majorité qualifiée exigeait l'unanimité : la question est donc entendue - du moins pour le moment, car rien n'empêcherait les États membres de devancer la date par accord unanime.
Quant aux conséquences du report à 10 ans de cette introduction de la majorité qualifiée, je n'en vois pas. Nous en restons à la situation actuelle : l'UE et ses institutions continuent de fonctionner comme avant , avec les mêmes résultats que précédemment - meilleurs même, si l'on croit certains commentateurs, qu'il y a cinq ans, pour la raison que la Commission s'occuperait davantage, depuis le rejet du TCE, des projets concrets que des grandes questions institutionnelles.
Certains se rappelleront ce que disaient les partisans du oui au TCE : qu'en cas de non français aucun État n'accepterait de renoncer à ce traité, que la France serait isolée, que l'Europe serait bloquée,, etc..
Félicitons-nous que ces Cassandres se soient trompées : ça se produit quelquefois.
POURQUOI LE RÉFÉRENDUM S'IMPOSE EN FRANCE
Le Président Giscard d'Estaing écrit :
"Ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte. Ils l’ont fait avec compétence et précision, en respectant le mandat qui leur avait été donné par le Conseil européen du 22 Juin dernier. Ils ont repris la voie classique suivie par les institutions bruxelloises, qui consiste à modifier les traités antérieurs par voie d’amendements : le traité de Lisbonne se situe exactement dans la ligne des traités d’Amsterdam et de Nice, ignorés du grand public."
Ou je me trompe fort, ou bien le Président Giscard d'Estaing entend par là que le "grand public" ferait bien de ne pas s'intéresser davantage au traité modificatif qu'aux traités d'Amsterdam et de Nice.
Si le peuple ne s'est pas intéressé à ces deux traités, c'est que, à tort ou à raison, il a considéré qu'ils avaient un caractère technique et a jugé bon de faire confiance aux experts et à ses élus.
Le TCE a changé tout cela, puisqu'il se présentait à juste titre comme un texte constitutionnel - c'est-à-dire concernant l'organisation et le fonctionnement de l'Union et par contrecoup, le fonctionnement de l'État français. Qu'il ait été important pour l'avenir de la France est indiscutable : ceux qui critiquent le Président Chirac de l'avoir soumis au référendum lui font une querelle d'Anglais.
Cette décision d'utiliser la voie référendaire a ouvert un vif débat public et conduit au rejet du TCE.
Il est regrettable qu'on ait présenté à l'acceptation du peuple un texte en partie constitutionnel et en (grande) partie politique et technique au lieu de séparer les deux types de dispositions et de laisser aux organes et mécanismes créés par la nouvelle constitution (initiative populaire comprise) le soin de revoir, confirmer ou modifier lestraités antérieurs dans le cadre d'une procédure désormais plus démocratique.
Cette erreur ayant été faite, il faut tirer les conséquences logiques des actes juridiques qui en ont résulté
.Le peuple a rejeté le 29 mai 2005 un texte qu'on propose maintenant d'adopter à peu près à l'identique, comme le Président Giscard d'Estaing en convient lui-même.
Il va de soi, en logique démocratique, que c'est au peuple et à lui seul de dire si le nouveau texte lui paraît maintenant acceptable. JR
LECONTENANT ET LE CONTENU
On m'excusera de me répéter.
Le terme "constitution" désigne un acte juridique qui régit le fonctionnement et l'organisation d'un État (généralement), d'une organisation intergouvernementale (par exemple de l'Organisation internationale du Travail ou de l'Organisation mondiale de la santé), ou à vrai dire de n'importe quelle entité juridique, si l'on décide de choisir ce terme (on parlera très bien, si l'on veut, de la "constitution" de l'Association des pêcheurs à ligne de Pinsaguel).
Il arrive même que la constitution ne résulte pas d'un document spécifique : le cas le plus notable est celui du Royaume-Uni, dont la constitution est coutumière et jurisprudentielle.
Le seul critère applicable pour savoir s'il y a constitution tient aux clauses du document ou de l'acte considéré, pas à son appellation.
Ceux qui disent que le "traité établissant une Constitution pour l'Europe" n'était pas une constitution mais un traité pourraient tout aussi bien dire qu'un décret portant statut de tel ou tel organisme n'est pas un statut mais un décret. Cest mal raisonner : oublions ce sophisme.
Le "traité établissant une Constitution pour l'Europe" introduisait bien une constitution - indépendamment de son titre - parce que outre des dispositions techniques et politiques sans caractère constitutionnel il contenait des dispositions relatives au fonctionnement et à l'organisation de l'UE.
Il en va de même du "traité modificatif". Et le fait même qu'on ait prétendu exclure explicitement le terme "constitution" de ce traité serait, si l'on en avait besoin, une preuve supplémentaire que tel est bien le cas.
Soutenir le contraire relève d'une grande naïveté ou (je crains que ce soit le cas de M. Nicolas Sarkozy et de M. Gordon Brown) d'une propension à prendre les gens pour moins intelligents qu'ils ne le sont.. JR
Le candidat Sarkozy avait promis un traité 1) "simplifié" qui serait ratifié 2) "sans référendum" et dont le contenu serait 3) "différent du traité constitutionnel" qui avait été rejeté par les Français.
On pourra dire qu'ïl aura tenu ses promesses en ce qui concerne le second point.
1/3 des promesses tenues c'est pas si mal.
De toute manière, ce referendum de 2005 a montré de manière exemplaire les limites d'un tel procédé. C'est un indicateur correct de l'etat d'esprit de la population sur ses dirigeants ou sur la politique en général, certainement pas sur le texte qui lui était presenté.
Il a aussi servi de révélateur de l'anti-libéralisme profond qui domine la scène politique française. Il fallait voter oui pour nous protéger du libéralisme et voter non pour nous protéger du libéralisme...
Monsieur le Président, je me permet de vous écrire suite à notre rencontre à l'université Catholique de Milan mardi dernier.. je voudrais rentrer en contact avec vous si possible. J'aurais d'éventuels conseils à vous demander personnellement.
CONSTITUTION OU PAS CONSTITUTION ... ?
J'avoue que j'ai beaucoup de mal à qualifier ce "traité" de "constitution", que ce soit sous sa précédente forme, "compliquée", ou sous sa nouvelle forme, dite "simplifiée", tel que décrit ci-dessus par VGE. (En effet, comme chacun sait, nous, simples citoyens, n'avons pas eu droit à un exemplaire de la nouvelle version dite "simplifiée", contraints, donc, à nous contenter de l'ancienne version, "compliquée", qui, elle, nous avait été communiquée).
J'appelle "constitution" la loi suprême d'un peuple exprimée dans un document écrit qui définit les règles déterminant l'organisation du pouvoir d'Etat, dans lequel on définit la place du législatif (celui qui fait la loi) par rapport à l'exécutif (qui fait exécuter la loi) et au judiciaire (qui veille au respect de la loi), document qui précise les valeurs éthiques et morales que le pouvoir est tenu de respecter pour assurer les libertés fondamentales des citoyens, tels droit d'expression, droit d'association etc..., document, enfin, qui définit les rapports réciproques des gouvernants et gouvernés dans une relation harmonieuse où chacun trouve son intérêt.
J'appelle "traité" une convention écrite entre deux ou plusieurs nations.
Je ne sais à quel malin calcul s'est livré notre cher, immortel VGE national, à nous, en concoctant sa bouillabaisse mais on est bien obligé de constater qu'un congre n'y retrouverait pas ses petits. C'aurait été tellement plus facile pour nous, simples citoyens, de trouver "la constitution" en annexe du traité.
S'il faut choisir entre "constitution" et "traité", je dis que c'est un traité (qui, finalement, n'"établit" rien du tout, surtout pas lui-même). S'il faut considérer que c'est les deux à la fois, je dis que c'est bien dommage de se doter d'une "constitution" dont on a bien du mal à repêcher les morceaux dans la bouillabaisse qui nous a été servie.
Le maitre mot dans tout cela, me semble-t-il, est, encore une fois, le mot "patience". Pour accomplir un tel travail, un jeune aurait été trop pressé. Quelqu'un d'âge mûr a hâte de voir s'accomplir son œuvre avant qu'il ne soit trop tard. Comment faire? Il est tellement facile, dans la précipitation, de tomber dans le travers de mettre le chariot avant les bœufs, de vouloir vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué...
Autrement dit, il faut peut être que nous, les Européens, acceptions d'abord l'idée que nous constituons un seul et même peuple avant de décider de doter l'Europe d'une constitution. Cela ne semble pas encore être le cas. Patience, donc.
OUI, UNE CONSTITUTION
Marianne (27 octobre).
Vous procédez par pétition de principe. Évidemment qu'il ne s'agit pas ici de la constitution d'un État (en particulier pas de la constitution de la France), mais de la constitution d'une association d'États, ou si vous préférez d'une confédération ou d'une organisation intergouvernementale dont l'organisation et le fonctionnement présentent une grande importance pour la France et les Français..
Je ne vois pas pourquoi une confédération d'États souverains ne pourrait pas se doter d'une constitution. De toute façon, c'est aux États souverains et à eux seuls qu'il appartient d'en décider, et ils ont confirmé en adoptant le TCE que c'était bien d'une constitution qu'il s'agissait..
Si l'Union devient une fédération, elle aura une constitution fédérale. En attendant, elle a de fait une constitution confédérale - surtout si le traité modificatif est ratifié, mais déjà les traités antérieurs ont valeur de constitution de l'Union européenne (et de la Communauté européenne). JR
LA PROCHAINE RÉVISION DE LA CONSTITUTION FRANçAISE : UN BON MOYEN D'OBTENIR LE RÉFÉFÉRENDUM SUR LE TRAITÉ MODIFICATIF
Avant de ratifier le traité modificatif, il y aura lieu de réviser la constitution française, dont l'article 88-1, deuxième alinéa, est ainsi conçu :
"[La République] peut participer à l'Union européenne dans les conditions prévues par le Traité établissant une Constitution pour l'Europe signé le 29 octobre 2004".
La révision, comme on sait doit être adoptée par l'Assemblée nationale et par le Sénat, puis par le Congrès aux trois cinquièmes des voix
Si, pour une raison ou une autre, la constitution n'est pas révisée, le traité modificatif ne pourra pas être ratifié.
La ratification ou la non-ratification du traité modificatif par la France dépend donc en partie de ce que fera l'Opposition (notamment socialiste) lorsque le projet de loi de révision sera soumis aux deux assemblées.
En effet, si le parlement ne s'entend pas sur la révision, le seul moyen d'obtenir la ratification du traité modificatif serait que le président de la République, sur proposition de parlementaires, ou du gouvernement si le parlement n'est pas en session (le président ne pouvant pas prendre la décision tout seul), organise un référendum portant sur deux questions :
1) Ëtes-vous d'accord pour supprimer de la Constitution la clause relatif au TCE ?
2) Dans l'affirmative, êtes-vous d'accord pour ratifier le traité modificatif ?
Les ouistes et les nonistes partisans de l'organisation d'un référendum, en particulier les députés et les sénateurs de l'Opposition, pourraient
s'entendre sur cette tactique à la fois logique et politiquement habile, qui ne préjugerait pas de la réponse de fond mais sauvegarderait la légitimité démocratique dans le respect de la décision du 29 mai 2005.
Voilà une perspective à laquelle il conviendrait de s'intéresser sans plus tarder ! JR
Constitution, Traité, l'une ou l'autre, les deux peut-être ...? Est ce un problème majeur ? L'important n'est il pas de savoir si l'Europe va ou non pouvoir sortir du mauvais pas dans laquel l'avaient mise les rejets Français et Hollandais ? Si je lis bien l'analyse qu'en fait le Président Giscard d'Estaing , ce nouveau traité "simplifié" ( qui reste à ratifier, rappelons le ...) contient pratiquement toutes les dispositions essentielles au déblocage des mécanismes permettant un meilleur fonctionnement de l'U.E . N'est ce pas là un progrès ? Oublions le triste épisode du référendum raté et réjouissons nous que l'Europe puisse repartir et progresser , même si c'est à minima...
Gerboise écrit : " L'important n'est il pas de savoir si l'Europe va ou non pouvoir sortir du mauvais pas dans laquel l'avaient mise les rejets Français et Hollandais ? "
Non, Gerboise. Nous ne sommes pas d'accord. L'important, c'est la démocratie.
Chacun ses priorités.
Pour certains, l'important, c'est de faire passer en force, coûte que coûte, un traité refusé par le peuple français, puis par le peuple néerlandais.
Pour d'autres, l'important, c'est de revenir devant le peuple pour lui demander son avis sur ce qui le regarde.
Référendum ou pas, le processus va continuer parce qu'il a été planifié ainsi depuis plus de 50 ans, et que rien ne pourra arrêter cette machine mise en route et propulsée par toute la force des élites internationales.
On le voit bien, l'échec du référendum n'a pas empêché le processus de continuer, même sans plan B, l'Europe n'est pas "enlisée", il n'y a pas de "mauvais pas", il y a simplement la prise de conscience par les citoyens enfin que la construction se fera sans eux. Pour ceux qui pensent qu'il y a une démocratie en Europe parce qu'ils avaient voté OUI, il n'ont rien compris, leur voix ne compte pas non plus.
Bonjour Marianne,
Vous trouverez le projet de traité modificatif sur le site du Conseil de l'Union Européenne: http://www.consilium.europa.eu/cms3...
Je vous invite à signer cette pétition en masse, faites la passer autour de vous svp
Pétitions sur le lien suivant: http://buxerolles-avec-segolene.ove...
Arnaud du blog http://segoleneroyal2012.over-blog....
Venez débattre sur Mon blog qui est le suivant: http://segoleneroyal2012.over-blog....
Et dès maintenant,abonnez vous en grands nombres à la Newsletter.
Venez nombreux voir ce blog malgré vos appartenance politique,il est ouvert à tout le monde.
Merci pour le lien, chère équipe VGE. Je suis content de penser que d'autres internautes vont pouvoir en profiter aussi.
M. le Président,
Une fois encore, votre analyse a fait le tour de ce qui devait être dit. Je retiens avec admiration l'optimisme de votre phrase finale.
Mais doit-on pour autant se résigner, au nom du principe de réalité, à ce que ce traité soit le dernier mot avant "très longtemps" en matière institutionnelle? Nous, Français ne devrions pas, me semble-t-il, abandonner ce qui a été depuis les débuts, notre ambition, la construction d'une Europe politique. Et doter l'Union d'une Constitution en est une étape décisive. Nous sommes passés à deux doigts de réussir. Ce n'est pas le résultat d'un référendum qui doit nous arrêter dans cette longue marche (à titre tout à fait personnel, je pense que nos leaders politiques auraient dû faire revoter les Français sur le projet, quitte à attendre que le contexte soit redevenu favorable, et en faisant tout ce qu'il faut pour faire réussir cette fois cette deuxième consultation).
N'y aurait-il pas moyen, le moment venu, d'assortir le vote de ratification du Parlement en Congrès d'une déclaration au terme de laquelle les parlementaires, au nom du peuple français affirmeraient qu'en ratifiant ce traité, la France ne renonce pas à son projet stratégique de construire une Europe politique, et que l'objectif est bien de doter un jour, lorsque les conditions seront favorables, l'Union d'une Constitution de plein exercice. Un tel texte, dont la rédaction pourrait être confiée à un groupe de Sages, pourrait rallier les suffrages d'une majorité de parlementaires. Il marquerait bien que le traité actuel est un compromis, mais qu'il ne répond pas pleinement aux aspirations, et aux intérêts de notre pays.
Accessoirement, on peut regretter que les travaux du comité de réforme constitutionnelle n'aient pas consacré, en dehors des amendements aux articles 88 et 89, un développement dans le Préambule ou dans les tout premiers articles, à "l'ancrage irrévocable de la République française dans l'Union Européenne, appelée à devenir une entité politique dont les contours seront précisés par les générations à venir". Ainsi serait enfin réalisée l'articulation entre le niveau de la souveraineté nationale et ce nouveau niveau "communautaire" en gestation, non pas seulement au titre des accords internationaux (c'est le cas dans notre constitution actuelle), mais comme un des éléments constitutifs de notre ordre juridique et politique internes.
n.mettra écrit : " Ce n'est pas le résultat d'un référendum qui doit nous arrêter dans cette longue marche (à titre tout à fait personnel, je pense que nos leaders politiques auraient dû faire revoter les Français sur le projet, quitte à attendre que le contexte soit redevenu favorable, et en faisant tout ce qu'il faut pour faire réussir cette fois cette deuxième consultation). "
Cette phrase est scandaleuse. Cette phrase est la phrase d'un anti-démocrate.
55 % du peuple français a voté contre le Traité Constitutionnel. Valéry Giscard d'Estaing écrit ici-même que " le texte adopté à Lisbonne reprend l'essentiel du Traité Constitutionnel. " Et vous ne voulez pas soumettre ce nouveau texte à référendum ? C'est ça, pour vous, la démocratie ?
Nous avons souffert des anti-démocrates qui voulaient faire le bonheur du peuple malgé lui. Nous avons sur ce site des anti-démocrates qui veulent faire le bonheur du peuple contre lui.
Quel est le slogan de ce site, déjà ? " Le blog de Valéry Giscard d'Estaing pour la démocratie en Europe. " Quelle mascarade !
De Gaulle disait cette phrase célèbre : " Giscard ? Son problème, c'est le peuple. "
En 2007, le jugement de De Gaulle est toujours d'actualité.
"pour B. Arfeuille"
Je tiens tout d'abord à ne pas mêler le Président Giscard d'Estaing qui nous ouvre aimablement ses colonnes à une "dispute" (au sens ancien et noble) qu'il n'a pas suscitée.
Je répondrais à mon interpellateur que, si le peuple est souverain constitutionnellement, il n'est pas infaillible, (au moins par hypothèse, car qui l'est? Une des conquêtes de l'esprit mderne est bien de nous apporter la preuve que la quête de la vérité est un processus "asymptotique"...d'autant plus dans le domaine contingent s'il en est de la poitique....). L'attitude anti-démocrate consisterait à ne pas consulter le peuple (directement ou par ses représentants). Demander au peuple de se prononcer à nouveau sur un texte qu'il a refusé une première fois est peut-être inopportun (et on peut en discuter) mais pas anti-démocratique, il y a d'ailleurs un précédent avec l'Irlande pour le Traité de Nice, d'abord rejeté puis accepté par referendum par les Irlandais.
Cela exige toutefois un énorme courage politique, des convictions bien arrêtées, un travail intense d'explication et de conviction auprès de l'opinion, de "consensus building" comme disent les Anglais, en démontrant qu'il n'y a pas eu de meilleure solution possible (car objectivement, qui pourrait prétendre que le nouveau traité est meilleur que le projet constitutionnel? Seuls les souverainistes, et les ennemis d'une Europe puissance politique peuvent y trouver matière à se réjouir. Ceux qui dénonçaient un projet "d'Europe libérale", ne verront dans le nouveau traité aucune amélioration, et la satisfaction qui y est donnée en maints endroits aux exigences britanniques, l'affaiblissement du projet politique qui en résulte, devrait au contraire les inquiéter).
Je répondrais à mon interpellateur que, si le parlement est légal, il n'est pas infaillible.
Je répondrais à mon interpellateur que, si la Convention pour l'Avenir de l'Europe est légale, elle n'est pas infaillible.
Je répondrais à mon interpellateur que, si les élites supranationales au pouvoir depuis mai 1974 sont légales, elles ne sont pas infaillibles.
Depuis mai 1974, elles ont choisi deux priorités :
- la construction d'une Europe supranationale
- l'introduction du libéralisme économique en France.
Bilan : la France qui tombe. La chute de la France.
Elles échouent dans tous les domaines depuis mai 1974 (chômage, dette publique, cohésion nationale, ...). Elles persistent dans la même impasse depuis mai 1974. En mai 2005, elles ont appelé le peuple à continuer à se cogner la tête au fond de l'impasse. Le peuple leur a répondu NON. En novembre 2007, elles continueront.
Elles doivent être remplacées.
LE PROJET DE TRAITE MODIFICATIF
J'ai l'impression, en effet, que l'on s'est contenté de réchauffer les restes de la bouillabaisse de VGE tout en les présentant, non comme de vieux petits restes de bouillabaisse, mais comme la délicieuse bourride du grand chef, avec la ferme intention de servir ce somptueux plat aux parlementaires qui, à en juger par leur empressement à accepter l'invitation, n'y verront que du feu.
Notons, enfin, que c'est un festin que guette avec grande délectation, tout le gratin des professions juridiques, non seulement en France mais en Europe toute entière, car jamais il n'y aura eu matière à polémiquer aussi prestigieuse, touchant au cœur même de la démocratie.
Gardons nous bien de porter un jugement trop rapide sur une affaire d'une telle importance.
UNE DÉCLARATION ACCOMPAGNANT LA RATIFICATION DU TRAITÉ MODIFICATIF?
Il y a dans le message de n. mettra daté du 30 octobre une suggestion que je trouve excellente : assortir le dépôt de l'instrument de ratification français (si le traité modificatif est ratifié) d'une déclaration aux termes de laquelle la France considèrerait que le traité modificatif n'est qu'une étape vers l'adoption d'un véritable instrument constitutionnel de l'Union européenne.
Une telle déclaration n'aurait pas le caractère d'une réserve, puisqu'elle n'exempterait la France d'aucune clause du traité modificatif. Mais elle aurait valeur de boussole.
Et même, pourquoi pas ? tous les pays qui partagent ce point de vue pourraient maintenant s'entendre sur un texte de déclaration commune à déposer avec l'instrument de ratification. Cette déclaration serait intégrée à la procédure de ratification (référendaire ou parlementaire).
N'oublions pas toutefois que l'Europe fédérale n'est pas à l'ordre du jour. La future constitution devra donc avoir exclusivement en vue l'Union actuelle (depuis longtemps une confédération d'États souverains) et la nécessité de lui conférer davantage de légitimité démocratique et de transparence.
Il ne faudra pas y répéter l'erreur du TCE (mélanger des dispositions constitutionnelles et d'autres dispositions qui n'ont pas leur place dans un instrument institutionnel), mais traiter seulement de l'organisation et du fonctionnement des pouvoirs publics européens, en laissant aux organes démocratiques de l'Union le soin de revoir, confirmer, infirmer ou modifier les autres clauses des traités existants, cela dans le cadre de la démocratie participative (représentative ou directe).
La future constitution devrait en outre affirmer la personnalité confédérale de l'Union, et pour cela restaurer ses symboles (drapeau, hymne, devise, monnaie), exclus du traité modificatif sous la pression des éternels adversaires d'une Union européenne politique.
Il convient de rappeler que la pratique des déclarations accompagnant une ratification est courante en droit des traités. JR
la dérision contre la sottise
Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français
LA CONSTITUTION FRANCAISE DE L’EUROPE
Mon cher petit-fils,
J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.
Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.
La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.
C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».
Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.
Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.
Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.
Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.
Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?
Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.
A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé, avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :
« Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.
Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.
Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.
Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.
Bonjour monsieur le Président,
Nous avons eu droit à un cours détaillé sur le mini traité ce 27.11.2007 au Parlement Européen par la voie de son Vice-President M. Gérard ONESTA. Il est à craindre selon lui que les répartitions des sièges parlementaires soient totalement ubuesques. Ainsi a-t-il pris cet ex : la France aurait = 10 représentants pour 60 millions d'Habitants et MALTE = 6 représentants pour 400.000,- habitants! Ceci pourrait laisser croire que le Gouvernement mondial de l'Ordre de Malte et de ses banques HSBC, Fortis... seraient la solution pour l'Europe!
Mais, quid des populations? Que font les dirigeants Européens depuis plus de 50 ans pour aider les populations = RIEN ou si des traités indigestes, des lois totalement répressives, des budgets et subventions totalement alenbiqués que cela fini toujours par une corruption massive de nos chers élus... et des procès pour abus de biens publics... et ne parlons pas des Francs CFP (Ploynésie Française) veritable blanchisserie de l'argent sale tant par la France et son Trésor qui ne fait aucunement figurer les sommes que lui rapporte depuis la 2ème guerre Mondiale ce petit paradis fiscal (mais avec l'argent virtuel maintenant plus de problème).
C'est pourquoi IET Institut Européen Technologie, qui est le 4e pilier des Institutions Européennes, dont les statuts ont été voté le 26.09.2007 applique le programme World Human Facilties WHF = 1000,- EUR (mille euros) par personne par mois durant la vie, sans discrimination ni condition, à partir du 1.01.2008 pour les 250 millions d'Européens, Somme insaisible et non imposable.
Comme vous le savez et comme l'on souligné tant M; le Président du parlement Européen, M. Pöttering, que le Président du Comité des Régions : M. Michel Delebarre , qui insiste pour que l'IET implante ses Communautés de la Connaissance et de l'Innovation CCI-IET dans toutes les régions de l'Europe et supporte le programme WHF ; que M. Michel Rocard ou Jacques Delors qui ont noté dans ce programme qu'ils ont adopté une avancée socio-économique considérable.
Pour la première fois en Europe, enfin les population vont percevoir directement une "Private Budget" ou "Revenu d'Existence" perceptible par TOUS que l'on soit Président ou simple citoyen. Cette somme est un plus qui vient en complément des acquis sociaux et ne déroge rien des systèmes actuellement en place. WHF est la solution contre la pauvreté, l'immigration forcée, la surproduction et cela rend la société plus sécure. C'est avec des avancées comme cela la, monsieur le président, que les Droits Humains progressent, et les traités eux n'apportent pas grand chose depuis qu'on les ratifie, les change, les amende, les encense.
Les sciences exactes ont fait des progrès considérables, et nos équipes de chercheurs le prouvent tous les jours, il serait grand temps que les sciences humaines en fassent autant, et que les politiques donnent plus aux populations au lieu de leur prendre le peu qu'elles possèdent.
Nous signalons que le 29.11.2007 le Parlement Européen a indiqué qu'il entendait ratifier la Charte des Droits Humains Fondamentaux en y incluant le programme World Human Facilities.
Nous ous convions à visiter le site de l'IET afin que vous puissiez y laisser vos commentaires http://blog.ifrance.com/iet-ider Nous travaillons pour les 27 pays européens et l'article 7 de nos statuts mentionne : "IET est indépendant des nations et de toutes pressions" sachant que les chercheurs sont des défenseurs des Droits Humains nous attendons vos réactions, car le mini traité est une insulte aux Droits Humains et n'apporte nous le rappelons RIEN de positif aux populations.
POUR UN REFERENDUM DANS TOUTE L'EUROPE
Nous souhaiterions donner une couleur plus européenne à cet article. Le mouvement en faveur d’un referendum sur le Traité de Lisbonne est trop important, que ce soit en France ou ailleurs en Europe, et les medias n’en tiennent pas assez compte. Nous avons d’ailleurs mentionné sur notre site le Comité National créé récemment en France.
Nous, les partisans de la Campagne européenne pour le Référendum lançons l’appel suivant :
L’Europe ne peut pas être construite sans le consentement des citoyens, c’est la raison pour laquelle nous adressons les requêtes suivantes
aux chefs d’Etat et de gouvernement, aux parlements nationaux, au Parlement européen, le Traité modificatif de l’UE doit être soumis à un référendum dans tous les Etats membre de l’UE. Si nécessaire, le parlement de chaque Etat membre de l’UE doit prendre les dispositions légales et constitutionnelles nécessaires à l’organisation d’un référendum. Un débat ouvert sur la Constitution européenne alias le Traité modificatif doit être garanti dans le cadre d’un référendum équitable.
Pour de plus amples informations et pour nous aider à obtenir un referendum partout en Europe, nous vous invitons à visiter notre site, faire éventuellement un don afin de soutenir notre combat qui est le meme que le votre et pourquoi pas, participer à notre compétition video !
Plus d’information sur notre site erc2.org ou http://p31965.typo3server.info/10.0... ?&L=3
Merci à tous !
Mr le Président,
Que pensez-vous d'un gouvernement et d'un parlement faisant fi de l'expression démocratique des francais ?
En effet, cette constitution a été refusé par une majorité de français et deux ans plus tard, ripoliné de l'habit neuf du "traité simplifié" (tout en reprenant l'essentiel du précédent, c'est vous qui le dite) . La voilà qui est voté par le congrès...
Depuis le retour de la démocratie en france, c'est le premier référundum dont le résultat est purement et simplement jetté aux orties. Un tel dédain du vote citoyen laisse pantois.
Montrer au francais à quel point vous mépriser leur avis quand il ne suit pas le résultat désiré en dit long sur l'estime dans lequel les dirigeants tiennent la populace qui est décidément trop bête de voter non quand on lui dit de voter oui, naturellement "pour son bien".
En ce qui me concerne, cela me conforte encore plus dans mes convictions d'absentionniste, nul doute que les gens comme moi deviendront de plus en plus nombreux, grâce à vous.
12 juin 2008 les Irlandais ont dit NON au traite de Lisbonne. Suite a la non mention dans le traite de Lisbonne de l'IET Institut Europeen Technologie et du programme WHF World Human Facilities. Le Vice President du Parlement Gerard ONESTA et les presidents de IET Son Altesse Royale Princesse Edwige Vincent de Bourbon et KHAN Bahram Faraghi Daryan l'avaient predit si le Traite de Lisbonne ne mentionne pas les Droits Humains WHF les populations voteront NON http://BLOG.IFRANCE.COM/IET-IDER
En référence au message 29 (de l'IET)
1) Le traité de Lisbonne mentionne les droits fondamentaux ;
2) De toute façon, la question des droits fondamentaux n'a certainement joué qu'un rôle minime dans le rejet irlandais (comme dans les rejets français et néerlandais du TCE). JR
Monsieur d'Estaing,
Votre analyse comparée porte essentiellement sur le projet de Constitution Européenne et le traité de Lisbonne. Certes, celle-ci est pertinente.
Toutefois, que pensez-vous cette fois d'une comparaison entre la France, les Pays-Bas et l'Irlande qui, tous trois, ont refusé par référendum de ratifier un traité (au final, au niveau du contenu : le même traité)?
Pour embrayer, la situation ou le contexte sociétal était-il le même dans ces trois pays pour que le peuple vote contre ces traités?
Ce qui m'amène à penser: faut-il sacrifier un élément de démocratie directe : le référendum, afin que l'on puisse envisager une intégration européenne plus poussée?
Selon vous, quel problème est lié à la consultation populaire pour un traité d'une telle importance?
Bien à vous,
Robert Jonathan
Monsieur d'Estaing,
Votre analyse comparée porte essentiellement sur le projet de Constitution Européenne et le traité de Lisbonne. Certes, celle-ci est pertinente.
Toutefois, que pensez-vous cette fois d'une comparaison entre la France, les Pays-Bas et l'Irlande qui, tous trois, ont refusé par référendum de ratifier un traité (au final, au niveau du contenu : le même traité)?
Pour embrayer, la situation ou le contexte sociétal était-il le même dans ces trois pays pour que le peuple vote contre ces traités?
Ce qui m'amène à penser: faut-il sacrifier un élément de démocratie directe : le référendum, afin que l'on puisse envisager une intégration européenne plus poussée?
Selon vous, quel problème est lié à la consultation populaire pour un traité d'une telle importance?
Bien à vous,
Robert Jonathan
Monsieur d'Estaing,
Votre analyse comparée porte essentiellement sur le projet de Constitution Européenne et le traité de Lisbonne. Certes, celle-ci est pertinente.
Toutefois, que pensez-vous cette fois d'une comparaison entre la France, les Pays-Bas et l'Irlande qui, tous trois, ont refusé par référendum de ratifier un traité (au final, au niveau du contenu : le même traité)?
Pour embrayer, la situation ou le contexte sociétal était-il le même dans ces trois pays pour que le peuple vote contre ces traités?
Ce qui m'amène à penser: faut-il sacrifier un élément de démocratie directe : le référendum, afin que l'on puisse envisager une intégration européenne plus poussée?
Selon vous, quel problème est lié à la consultation populaire pour un traité d'une telle importance?
Bien à vous,
Robert Jonathan
Bonjour a tous, ayant récemment ouvert un site traitant de politique au sens general du terme mais également de l'Union Européenne, et abordant notamment la question du traité de Lisbonne, je recherche des personnes intéréssées par le débat ou simplement en quête d'information pour pouvoir confronter des oppinions différentes afin de comprendre les enjeux réels de ce traité.
Je vous invite donc sur cet epace de débat entierement libre : http://justme.u7n.org/index.php?
En espérant vous croiser nombreux.
Le webmaster
Monsieur le President et membre de Droit du Conseil Constitutionnel,
Vous avez bien compris qu'aucun des 192 pays qui ont signe les Droits Humains Convention de Geneve et qui siegent a l'ONU UN UNO, n'ont jamais respecte ni meme applique un seul article sur les 30 que contient les Human Rights Convention of Geneva, pourquoi ?
Maintenir les populations en esclavage, les deporter, les tuer par manque de nourriture, de soins, d'un logement confortable....
Les lois et traites sont tous liberticides et n'ont jamais solutionne les problemes des populations, bien au contraire!
Vous etes un Academicien et vous connaissez donc bien les 12 membres de l'ASMP (Academie des Sciences Morales et Politique) qui se sont symbolises par les 12 etoiles figurant sur le drapeau europeen, tous membres de l'OPUS DEI et du Club de Rome : Javier Perez de Cuellar, Cardinal Josef Ratzinger devenu le Pape BENEDICT XVI ou Benoit XVI, H.R.H. le prince Charles United Kingdom, H.R.H. le prince Hassan Bin Talal, S.A.R & I Otto von Habsburg, Prof Roland Mortier (ULB Universite Libre de Bruxelles ), Ismail Kadare, Dora Bakoyannis, president Vaclav Havel, Dr Jean Starobinski, S.M. el Rey Spain Juan Carlos Ier et pour finir le numero 12 = l'actuel Premier Ministre du Luxembourg, Jean Claude Juncker - ils dirigent de fait le gouvernement mondial, hormis la Chine, la Russie - qu'ont ils fait pour aider les populations : RIEN
Vous etes Auvergnat, de Chamalieres, la ville ou est implante l'imprimerie de la Banque de France.
Vous n'ignorez pas qui est
S.A.R. la princesse Edwige Vincent de Bourbon, puisque vous avez frequente Jean Rippe, gouverneur de la Banque de France de Chamalieres et parrain de la princesse Edwige...Oups, faites excuses je devrai ecrire S.M. Edwige Iere, puisque son grand pere est mort en 1978 et son pere le SHAH Mohamad Reza Pahlavi egalement.
Vous avez participe avec le president Jacques Chirac a sa nomination en qualite de co-presidente de l'IET ou IEIT Institut Europeen Technologie.
Avec le KHAN Dr Bahram Faraghi Daryan l'IET ou EIT European Union :
http://unioneuropeenne.wordpress.co...
ont developpe en faveur des populations le programme World Human Facility WHF :
http://www.worldhumanfacility.com
Un nouveau modele socio-economique = la mise en application pratique des 30 articles des Droits Humains de la Convention de Geneve, voir article 23
Instaurant le Private Budget WHF = 1000,- EUR (mille euros)= 500,- IMU (International Money Unit) somme donnee chaque mois par personne durant la vie, sans condition et sans discrimination, somme non saisible et non imposable, et ceci dans tous les pays par l'intermediaire de la World Bank WHF.
Pourriez-vous expliquer pourquoi le Traite de Lisbonne, base sur les directives EURATOM ne fait pas figurer l'IET qui est le quatrieme pilier des Institutions Europeennes avec le Parlement Europeen PE,le Conseil Europe, la Commission Europeenne ?
Est-ce parce que IET WHF travaille au bien etre des populations,
Dans l'attente de votre reponse,
Bien cordialement
Les membres de IET (IEIT) UE WHF
IET,
De quelle convention de Genève sur es droits de l'homme parlez-vous exactement ?
Il me semble que les conventions de Genève concernent le droit humanitaire, pas les droits de l'homme : je crois que vous voulez parler des pacles internationaux relatifs aux droits de l'homme - il y en a deux ? JR