Conclusion des travaux de la CIG 2007: Premier commentaire de VGE
Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 19 octobre 2007, 12:08 - Institutions - Lien permanent
Ayant eu la responsabilité de diriger les travaux de la Convention européenne, chargée par le Conseil européen de préparer le Traité réformant les institutions européennes, je voudrais vous faire part de mon sentiment sur la nouvelle rédaction adoptée par le Conseil européen de Lisbonne.
Le fait que les chefs d'Etat et de gouvernement se soient mis d'accord sur un texte est évidemment une bonne chose. Si ce texte est finalement ratifié, cela permettra de refermer la parenthèse ouverte par les référendums négatifs en France et aux Pays-Bas.
S'agit-il d'un bon accord ?
Sur le fond, on peut remarquer qu'après trois ans de réflexion, aucune avancée nouvelle n'a été introduite. Le texte reprend l'ensemble des avancées institutionnelles contenues dans le projet constitutionnel (Présidence, composition de la Commission, affaires extérieures, droits du Parlement européen, vote à la double majorité). Les articles correspondants restent inchangés.
C'est l'essentiel : les outils proposés sont intacts. L'Union européenne pourra mieux fonctionner.
En revanche, le texte marque un recul en abandonnant le concept constitutionnel contenu dans la déclaration de Laeken, et les symboles européens (drapeau et hymne) pourtant adoptés par les citoyens.
On peut le regretter : les objectifs d'union politique du continent européen s'estompent.
Sur la forme, le changement de présentation a pour objet de faciliter la ratification.
Mais là, où le Traité constitutionnel remplaçait tous les Traités existants par un document unique et lisible, le nouveau texte conserve le Traité de Rome et le Traité de Maastricht, eux-mêmes déjà modifiés par les Traités d'Amsterdam et de Nice, en y apportant près de 300 modifications supplémentaires. Peut-on affirmer que c'est une simplification ?
Il n'est pas certain que cette présentation complexe facilite la compréhension des citoyens.
Quant au bilan des changements, il avantage principalement la Grande-Bretagne, qui jouira d'un statut particulier : elle est « placée dans une situation d'exception » vis-à-vis de l'Union monétaire ; elle n'applique pas l'accord de Schengen ; elle n'est pas liée par les contraintes de la Charte des droits fondamentaux, comme l'Irlande et la Pologne, et elle préserve sa liberté d'appréciation dans certaines matières judiciaires.
La France, elle, n'a pas obtenu les changements réclamés par certains des partisans du « non » au référendum. La concurrence « libre et non faussée » figure toujours dans le projet, cette fois sous la forme de déclaration conjointe des gouvernements, et la primauté du droit européen sur le droit national est confirmée, par référence à la jurisprudence de la Cour de Justice.
Si l'on prend en compte la nécessité impérieuse de mettre les Institutions européennes en ordre de marche pour permettre à l'Union européenne de fonctionner, le texte adopté reprend l'essentiel des dispositions du Traité constitutionnel. Je le répète : les outils sont préservés.
Les anti-européens vont dire : « le contenu est strictement le même, mais présenté dans un ordre différent, et enveloppé dans un papier-cadeau pour faciliter sa ratification».
Il appartiendra, maintenant, aux gouvernements de conduire la procédure de ratification.
Dans quelques années, sous la pression du Parlement européen et des citoyens, on regroupera l'ensemble de ces dispositions dans un seul texte, qui donnera à l'Union européenne sa charte fondatrice, cohérente et lisible. Les membres de la Convention européenne seront les premiers à s'en réjouir.

Commentaires
Le contenu est strictement le même, mais présenté dans un ordre différent, et enveloppé dans un papier-cadeau pour faciliter sa ratification.
Mais c'est pour cela qu'il faut le faire passer par le Parlement, car le Peuple est tellement bête qu'il risque de ne pas changer d'avis...
Monsieur le Président,
Heureux de lire cette note d'espoir. Tout aurait pu aller plus vite sans la médiocrité politique de Jacques Chirac. Sarkozy sauve les meubles, qu'il en soit loué!
Cordialement,
http://mitterrand.2007.over-blog.co...
Monsieur le President,
I will comment in English as I do not wish to inflict my rusty French upon you.
Whatever the new treaty is, it is not a "simplified" one. Like the other amending treaties (Maastricht, Amsterdam and Nice), however, it will have an ephemeral existence. The new TEU and TFU, in their consolidated form, will read very well.
Because of the rather pointless debate about whether or not it is the constitution in a disguised format, there is a marked reluctance to produce a consolidated text before the amending treaty is finally ratified. That is a pity.
It was a major political error by all involved to use the term constitution as a shorthand to describe the "Treaty establishing a Constitution for Europe" as this was seen as being in conflict with national constitutions. The new treaties will, unfortunately, lack the necessary degree of political legitimacy because of the sequence of events. Faute de mieux, they will have to do.
My heartiest congratulations to you, nevertheless, for your contribution to placing Europe, enlarged rather at random, on a more solid institutional footing.
Si ma mémoire est bonne, Sarkozy fit référence aux Lumières dans son discours de prise de fonctions. Ces Lumières promouvaient le despotisme éclairé qui se résumait ainsi "tout pour le peuple, rien par le peuple"
Nous avons un bel exemple de ce despotisme : les français et les néerlandais ont rejeté par référendum le traité portant constitution européenne ; le minitraité reprend l'essentiel de ces dispositions malgré leur rejet par ces deux peuples
En ce jour important pour l’Europe, où l’on parle plus de la deuxième défaite du XV de France devant l’Argentine que du mini traité sarkozyen , où le divorce présidentiel supplante dans les médias la grande grève pour le maintien des régimes spéciaux, où l’on parle plus d’exclusion que d’avenirs communs, je me permets une suggestion pour faire diminuer la tension entre Henri Guaino et les enseignants au sujet de la lettre de Guy Moquet :
Pourquoi, à ceux qui le souhaitent, ne pas faire lire et commenter aux enfants des écoles lundi matin, le discours de Robert Shuman du 09 mai 1950 ?
http://www.deutschland-und-frankrei...
Ce pourrait être une première étape, plus « productive » pour régler le problème « de la difficulté d’informer sur l’Europe »
JE NE SUIS PAS ANTI-EUROPÉEN,
Monsieur le Président, au contraire : mais je n'en dis pas moins, m'inspirant de la formulation que vous avez aimablement suggérée, que le contenu du traité modificatif est, sinon strictement le même, du moins largement le même que celui du TCE, mais présenté dans un ordre différent et enveloppé dans un papier-cadeau pour faciliter sa ratification en évitant le référendum.
Nous voilà donc en gros face au texte contre lequel une majorité des Français ont voté en 2005, avec la circonstance aggravante qu'il n'est plus question de constitution et qu'on n'ose même plus parler de symboles de l'Union.
Des points positifs malgré tout :
- Disparition du fantôme de la Communauté européenne, avec deux traités : l'un sur l'Union, l'autre sur son fonctionnement. C'est tout de même plus clair et le statut de l'Union en sort renforcé ;
- Introduction de certains mécanismes institutionnels nouveaux (présidence du Conseil européen, Haut Représentant, etc.). C'est sur le fonctionnement de ces mécanismes qu'il faudra maintenant compter pour inscrire notre confédération européenne dans les faits et lui faire reconnaître la personnalité internationale qui est la sienne mais que certains États membres ne voudraient pas lui accorder.
(Quel gâchis, quand même, alors que si l'on s'était contenté de proposer dans le TCE les changements purement institutionnels sans reproduire ni tripatouiller les autres dispositions des traités existants, tous ces changements - y compris le passage à la terminologie "constitution" et les symboles de l'Union - auraient sans doute été maintenus ou acceptés par la majorité de nos concitoyens...)
La vraie bataille (pour la France du moins) recommence : et c'est à nouveau celle du référendum. Les Français peuvent très bien avoir changé d'avis depuis 2005, mais c'est à eux de le dire, directement, sauf conception curieuse de la démocratie.
Je n'ai pour ma part aucun doute qu'une loi de ratification parlementaire serait attaquée en inconstitutionnalité.
À ce propos, Monsieur le Président, je me permets de vous reposer la question implicitement formulée il y a longtemps déjà par un autre participant à votre blog et à laquelle vous n'avez pas encore, sauf erreur, répondu :
Croyez-vous pouvoir siéger au Conseil constitutionnel quand il examinera cette question, compte tenu de vos prises de position publiques antérieures (ici et ailleurs) ?
Cela dit, Monsieur le Président, je partage entièrement votre avis que ce nouveau traité, résultat de coïncidences malheureuses, est de nature intérimaire, et que dans très peu d'années les peuples et les États de l'Union voudront se doter d'une vraie constitution exposant leurs droits et leurs obligations clairement et rationnellement. La CIPUNCE (http://www.cipunce.net) travaille depuis plus de deux ans dans cette perspective.
JR (coordonnateur provisoire CIPUNCE)
Bonjour Monsieur le Président. Et merci pour votre commentaire:je suis entièrement d'accord avec vous.Surtout je partage vos regrets.
Mais i lnous faut aller de l'avant maintenant. En intensifinant et en généralisant l'usage de ces "symboles" qui ont été supprimés bêtement.
Je voudrai avoir votre avis sur une autre initaitive possible les académie européennes se réunissent à Paris. ne faudrait-il pas créer une véritable Académie d'Europe, à l'échelle du Conseil de l'Europe, bien sûr. je relance cette idée (déjà agitée à plusieurs reprises depuis 1950) sur RELATIO. Votre avis m'importerait au plus au point.
Très respectueusement.
Daniel RIOT
http://relatio.blogspirit.com/archi...
J'avoue ne pas comprendre l'absence de commentaires sur le délai de 10 ans pour l'entrée en vigueur du nouveau mode de vote (à la majorité qualifiée)
10 ans, ce n'est pas rien
Personne n'en parle
J'avoue ne pas comprendre l'absence de commentaires sur le délai de 10 ans pour l'entrée en vigueur du nouveau mode de vote (à la majorité qualifiée)
10 ans, ce n'est pas rien
Personne n'en parle
Sir,
The Conclusions of the Laeken European Council raised the question whether the "simplification and reorganisation [of the four treaties] might not lead in the long run to the adoption of a constitutional text in the Union."
The Convention produced a Treaty establishing a Constitution for Europe less than three years later which in no way can be considered "the long run". Why this haste for introducing the C-word? Who was responsible for that? You, sir? The Commission? The federalists?
Obviously it was a bridge too far.
Monsieur le Président,
"sous la pression du Parlement européen et des citoyens, on regroupera l'ensemble de ces dispositions dans un seul texte, qui donnera à l'Union européenne sa charte fondatrice, cohérente et lisible."
Vous êtes bien optimiste pour le coup. Alors, pourquoi pensez vous que la pression va venir du PE? Vous pensez réellement que le PE va avoir le poids nécessaire pour appeler une nouvelle CIG? Et que les Etats Membres vont suivre, apres toutes les difficultés que les gouvernements vont devoir surmonter pour les ratifications? Pardonnez moi d'être sceptique.
Si vous nous parliez plutôt de ce comité des sages? Pensez-vous que c'est la bonne solution pour relancer le débat sur le futur de l'Europe? Ou dois-je comprendre, par votre soutien au PE, que vous désaprouvez cette initiative?
Monsieur le Président,
Dans la perspective d'une ratification parlementaire, espérons pouvoir compter sur le sang-froid des cadres du PS pour ne pas confondre leur opposition à l’échelon national avec des enjeux européens qui transcendent les clivages partisans.
A très bientôt,
Alex
LES CONCLUSIONS DU CONSEIL EUROPÉEN DE LAEKEN
Erik Holm (votre message du 20 octobre).
Il faudrait voir le texte exact des conclusions de Laeken.
Que le Conseil européen se soit demandé si la restructuration des traités n'aboutirait pas à la constitutionnalisation de l'Union (à long, moyen ou court terme - peu importe) ne signifie pas forcément qu'il était opposé à la constitutionnalisation.
D'ailleurs, votre analyse, me semble-il, est trop centrée sur les actes du Conseil européen. Pourtant, surtout après le rejet du TCE, il devrait être clair que les populations de l'Union ont leur avis, qui peut différer de celui du Conseil.
Le point de vue que vous exposez me paraît essentiellement représentatif de l'opinion publique britannique, hostile dans sa majorité à la constitutionnalisation : point de vue minoritaire à l'UE, je crois.
Ayant voté non au TCE, je souhaite néanmoins la restructuration des traités et la constitutionnalisation aussi rapide que possible de l'Union.
De ce dernier point de vue, la restructuration apportée par le traité modificatif est une bonne chose - même si ce traité est mauvais par ailleurs. JR
"LE TRAITÉ MODIFICATIF, UNE REMOUTURE À PEINE DÉGUISÉE DU TCE REJETÉ PAR LES FRANçAIS ET LE NÉERLANDAIS EN 2005"
Ce n'est pas moi qui le dis, mais The Economist, dans son numéro des 20-26 octobre, page 70, première colonne.
Et dans ces conditions, un démocrate de bonne foi peut-il sérieusement envisager de ne pas faire passer le nouveau traité par le référendum ? JR
@Jacques Roman:
le terme de 'démocratie' est redéfini à chaque génération.
Aujourd'hui le terme signifie simplement que les pays "démocratiques" ont adhéré à toutes les organisations internationnales et aux traités en vigueur décidés dans le monde entier par des représentants qui veulent le bien de l'humanité, sans vraiment avoir de comptes à rendre aux citoyens.
C'est aussi sûrement le sens donné au titre de ce blog ("pour la démocratie en Europe") -- sur un fond d'étoiles rouges?
Les militants nationalistes qui avaient fait campagne contre feu le traité consitutionnel reviennent aujourd'hui sans honte nous servir leur soupe. Nous savions bien que quelque soit le "plan B" sur lequel les gouvernements de l'Union arriveraient à s'entendre ils reviendraient à la charge contre le projet de construction euroépenne. Cesgens là doivent être ignoré car l'on sait que le peuple français reste profondément pro-européen et que les nationalistes ont du pour les tromper en 2005 se draper dans un vrai-faux drapeau européen.
Aujourd'hui il est parfaitement faux de prétendre que le tout nouveau traité de Lisbonne et le TCE sont identique.
Ils sont différent et le nouveau texte venant tenter de réparer le catastrophique traité de Nice n'est pas à la hauteur de celui issu de la Convention : il est nettement moins bon.
Ces reculs sont le résultat du travail de sape des nationalistes qui, en désorientant l'opinion en France, ont ouvert la voie à ceux qui gouvernent au Royaume-Uni et Pologne.
Les abandons de Lisbonne font que la voix des vingts pays qui ont ratifiés le texte et des millions de français qui l'avaient accepté a été ignoré alors que celle de ceux qui avaient des doutes sur sa valeur n'ont pas plus été prises en compte. Tel est le résultat pathétique auquel l'Europe en est arrivée.
C'est pourquoi il est urgent de mettre ce traité compliqué derrière nous en le ratifiant rapidement afin que l'Europe puisse d'une part en engranger les timies avancées rapidement et se remettre au travail pour trouver à terme un modus vivendi entre les pays qui souhaitent vraiment construire quelque chose ensemble et ceux qui sont là pour trainer des pieds.
Ah bah voila, un débat qui s'annonce intéressant, enfin des idées qui s'entrechoquent, car jusqu'à présent les attaques volaient bas.
J'enfile mon heaume, je monte sur mon canasson, je baisse la visière et je me lance dans la bataille armé de mes arguments.
Pour avoir lu un résumé récapitulatif, et suivi avec attention les commentaire de Valery Giscard d'Estaing. Il semble bien, que ce traité reprenne 99% des dispositions du TCE, et notamment les transferts de compétences.
Et je découvre mon arme absolue, veille de plus de 2500 ans, le syllogisme:
1 Jusqu'aux dernières nouvelles la souveraineté appartient au Peuple qui l'exerce par le biais de ses représentants ou du Référendum. Cette souveraineté s'est exprimée en mai 2005 dans sa forme la plus haute, le référendum.
2 Un nouveau traité reprenant des dispositions de transfert de compétence de cette même souveraineté rejetées par le Peuple est soumis a ratification.
3 On en conclut logiquement, par le jeu de l'équivalence des normes que ce traité ne peut être ratifié que par le même organe qui l'a rejeté (car il n'en existe de plus élevé), le Peuple.
Moi je trouve que c'est infaillible, ou alors c'est du déni de démocratie.
Monsieur le président,
Votre blog permet l'expression de chaque internaute et soyez en très respectueusement remercié.
Mon avis sur ce "vrai-faux TCE nouveau", est qu'il faut saisir le peuple dans un nouveau réferendum, mais un référendum EUROPEEN, chaque citoyen d'europe pouvant faire valoir son avis. Le résultat aussi devrait être européen, plus de résultat partiel d'état disant oui ou non, mais un résultat global donnant l'avis de l'Europe sur elle même! Je sais l'utopie que représente un tel souhait... face à ce texte difficile d'accès à chaque citoyen.
Très haute considération à vous, Monsieur le Président.
@Valéry-Xavier Lentz:
Il n'est pas question de nationalisme, il est question de démocratie. Ceux qui réclament un référendum en France et dans d'autres pays européens ne sont pas forcément des nationalistes ou des extrémistes. J'avais voté POUR le traité constitutionnel en 2005 mais en voyant la tournure que prennent les choses actuellement et la précipitation des dirigeants à ratifier ce nouveau traité, je me pose vraiment des questions.
Vous écrivez: "C'est pourquoi il est urgent de mettre ce traité compliqué derrière nous en le ratifiant rapidement"
Quelle logique bizarre: en ratifiant un traité compliqué on ne le met pas derrière soi, on le met DEVANT soi pour au moins dix ans en rendant ce qui est déjà compliqué encore plus compliqué.
LA VOIX DES PAYS...
Valérie-Xavie Lentz (votre message du 22 octobre).
Vous écrivez :
"Les abandons de Lisbonne font que la voix des vingt pays qui ont ratifié le texte et des millions de Français qui l'avaient accepté a été ignorée alors que celle de ceux qui avaient des doutes sur sa valeur n'ont pas plus été prises en compte. Tel est le résultat pathétique auquel l'Europe en est arrivée."
Il y a du vrai dans ce que vous dites, mais je me permets de vous faire remarquer que 17 pays seulement ont effectué le dépôt de leur instrument de ratification auprès du gouvernement italien - parmi lesquels l'Allemagne ne figure même pas.
La vérité est que le TCE était mauvais et que le traité modificatif est sans doute pire.
Si j'étais le président de la République, le gouvernement et le parlement, je m'en remettrais au peuple, ne serait-ce que par souci bien entendu de ma propre conservation politique. Après quoi j'aurais beau jeu, si la réponse est oui, de tirer quelque chose d'utile de ce mauvais traité.
Cela dans la perspective de la mise en ordre envisagée par le Président Giscard d'Estaing. JR
Monsieur le Président,
Vous écrivez : " le texte adopté reprend l'essentiel des dispositions du Traité constitutionnel ". Or, le Traité constitutionnel a été rejeté par le peuple français par référendum. J'ai donc l'honneur de vous poser deux questions :
1- Trouvez-vous démocratique que le traité simplifié soit adopté par le Parlement réuni en Congrès à Versailles ?
2- Puisque " le texte adopté reprend l'essentiel des dispositions du Traité constitutionnel ", la moindre des choses n'est-elle pas de soumettre le traité à un nouveau référendum ?
En espérant de tout coeur une réponse à mes deux questions, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de mes sentiments respectueux.
Bruno ARFEUILLE, instituteur.
Monsieur le Président,
C'est avec beaucoup de sagesse que vous avez souhaité que votre ouvrage soit soumis à l'approbation du peuple et c'est avec beaucoup de sagesse que le peuple l'a fait disjoncter.
Vous avez vu juste: le peuple européen est plein de bon sens. Chaque fois qu'on lui a fait confiance, il a pris sa décision tout seul, en toute liberté, ne se laissant influencer ni par les uns ni par les autres, sur la base du seul texte qu'on lui a soumis: les 191 pages du "Traité établissant une constitution pour l'Europe" (dans sa version française).
Le titre a fait choc. Ce n'est pas ce que l'on attendait. On attendait une constitution et on a eu un traité. Encore un. Malentendu? Erreur de livraison? Première déception.
191 pages: deuxième choc. C'était long. C'était technique. C'était compliqué. Ca tombait des mains. Il fallait vraiment faire un effort pour le lire. C'était incompréhensible pour le plus commun des mortels. Deuxième déception.
Quant à Marianne et les siens, nous imaginions, naïvement, Monsieur le Président, qu'une constitution devait consister en une sorte de décalogue proclamant la loi suprême d'un peuple. Que pour s'imposer cette loi ne devait comporter qu'un nombre très limité d'articles, qu'elle devait être rédigée en langage clair et simple (comme vous savez le faire), facilement compréhensible de tous. Qu'il était inutile d'évoquer quelqu'autre loi que ce soit, antérieure ou postérieure, toutes lui étant soumises automatiquement, sans exception.
Nous vous attendions tranquillement, Monsieur le Président, au pied du Mont Sinaï, que vous descendiez avec votre tablette sous le bras. Mais au lieu de tablette vous nous avez tendu un mode d'emploi de 191 pages qui parlait d'organisation, de statuts, de finance, de protocoles, de police, de banques, de résidences secondaires à Malte, de sidérurgie polonaise, avec de multiples références historiques aux règlements antérieurs, etc., etc.... Troisième déception.
Sacré bon homme ce Moïse. Voila deux mille ans qu'il a gravé sa tablette. A part un ou deux articles, ses dix commandements sont encore valables et le resteront, sans doute, quelques millénaires de plus. Je doute, en revanche, que ce soit le cas de tous ces articles sur les résidences secondaires à Malte, la sidérurgie polonaise, les banques, la police, les protocoles de toutes sortes, la finance, les statuts et l'organisation qui s'étalent à longueur de pages dans ce que l'on espérait pouvoir adopter comme loi suprême pour nous, peuple européen du 21ème siècle.
De toute évidence n'est pas Moïse qui veut et, à la différence du Moyen orient, nous avons eu, encore une fois, la preuve qu'en Occident, nul n'est prophète en son pays. Tant pis, on a raté là une belle occasion de rester simple en allant à l'essentiel et viser le très long terme. Remarquez, si, comme Moïse, vous aviez été obligé de graver la constitution sur une tablette de pierre, votre copie aurait peut être été plus ressemblante à celle de notre illustre ancêtre.
Heureusement, le Président Sarkozy a pu nous dépanner en rétablissant le courant assez rapidement, au moins provisoirement, avant qu'il n'y ait trop de dégâts. Cela nous permet de respirer dans l'immédiat et vous laissera le temps à vous, Monsieur le Président, si vous en avez le cœur, de remettre, inlassablement, votre ouvrage sur le métier.
Bon courage et tous mes voeux de succès, si cela vous dit.
Monsieur le président,
le point de vue que je voudrais défendre se veut être celui des nombreux-ses électeur-rice-s pro-européen-ne-s qui, entre la volonté de vouloir continuer l'aventure politique collective de tout un continent et celle de respecter la tradition démocratique telle qu'elle fut expérimentée en France et notamment sur la signification et la portée d'un processus constitutionnel, ont dû s'exprimer par la négative lors de la consultation populaire par référendum en 2005.
Ce qu'il me semble être de l'ordre de l'évidence, c'est que le texte qui nous a été soumis-es dont vous êtes l'illustre auteur, par son contenu comme son proces d'élaboration, me semblait mériter clairement le terme de traité et non de constitution, ce qui me paraît avoir, malgré les différentes formes qu'a pu revêtir le vote "non" français, réveillé le bon sens politique du peuple français.
On aura simplement perdu le temps nécessaire pour une véritable réflexion de fond sur une démarche fondamentalement démocratique pour fonder l'acte politique fondateur (ou refondateur dans notre cadre national) d'un processus constitutionnel.
On aurait pu imaginer que soit proposée une première consultation des peuples européens visant à désigner les personnes chargées de l'élaboration dudit texte, en imaginant (petit emprunt opportuniste à la démocratie participative... ) un processus électif accessible à tout-e citoyen-ne pouvant prétendre par une profession de foi apporter par son expertise un apport significatif dans la rédaction de la future constitution, en imaginant le mode de scrutin qui permette de respecter la juste représentation des opinions exprimées tout en garantissant le nombre et le mode de travail collectif permettant l'efficacité (pour permettre la compréhension réciproque des élu-e-s) et le potentiel créatif et imaginaire de chacun-e de ses membres.
évidemment, il est difficile d'augurer de ce qu'il pourrait ressortir d'une telle démarche, dont on pourrait fixer la durée à deux ans, mais la consultation référendaire qui suivrait aurait la portée symbolique nécessaire pour obtenir un vote positif sans appel et clairement annoncé à la face du monde.
C'est ce rêve de république européenne que je porte, en tant que citoyen français, et il me semble qu'aujourd'hui, l'ensemble des populations européennes, par leur ensemble bigarré et leurs populations en voie de cosmopolitisme (malgré les vieux réflexes identitaires qui troublent actuellement l'Europe... comme la France...), sauraient se montrer à la hauteur d'une tâche, que malgré votre bonne volonté (j'en suis sûr ! ;-) ), vous n'avez pu mener à son terme il y a deux ans.
Ce traité me semble retrouver le nom qu'il aurait dû porter à sa naissance, et la voie parlementaire me parait représenter l'option la plus raisonnable pour son adoption.
Finalement, le champ reste libre pour oeuvrer à ce qu'un jour sur l'ensemble du continent européen, les peuples s'engagent activement pour tirer un trait définitif sur les divisions liées à l'histoire d'une région du monde naguère tellement turbulente que le monde a pu subir son joug pour vivre globalement selon ses normes et ses multiples contributions à l'universel... et pour avancer activement vers la création d'une société civile et sociale européenne avec ses entreprises, ses partis politiques et ses syndicats, ses associations, mutuelles et coopératives, avec la volonté de respecter et de favoriser les particularismes nationaux et régionaux, linguistiques et culturels pour qu'ils puissent se reconnaître et échanger.
Tout ceci est encore embryonnaire tant dans mon esprit que dans la réalité sociale que nous vivons, à un niveau professionnel ou plus militant, mais c'est seulement dans la volonté d'atteindre ce type d'idéal (un respect scrupuleux de la démarche n'est pas nécessaire, c'est l'esprit qui compte !), qu'il me semble que nous sauront retrouver un mouvement collectif d'adhésion à l'idée européenne.
Radicalement,
elmer
Traité de plus pour l'union, ce document "illisible" est pourtant un pas historiquement essentiel, car il permet à une Union élargie sans précaution depuis 1973 et insensiblement "dénaturée" par son expansion permanente, de retrouver des moyens de décision adaptés à sa nouvelle configuration à 27. Un nouvel équilibre va donc être trouvé, provisoirement comme toujours. C'est pourquoi il fallait un nouveau traité mais surtout pas de constitution, prématurée dans une évolution de type "gestationnel" permanent.
L'avancée dans le sens "fédéral" ( au sens large du terme) est renforcée. Mais au bénéfice des états et non des peuples. Nous assistons paradoxalement à une pseudo "démocratisation"...des états, perçus comme la base essentielle de l'édifice supra national ( on va décider à ce niveau non plus à l’unanimité paralysante, mais à la majorité qualifiée). Alors que la « vraie » démocratie, dans sa conception traditionnelle, repose sur le consensus des peuples. Ces derniers sont donc une nouvelle fois méprisés par leurs gouvernants et déçus par l’évolution de l’Union.
Ne crachons pourtant pas dans la soupe, même si la pitance est plutôt clairette...
Un nouvel ensemble supra national, dépareillé, diversifié mais pacifique, se constitue lentement, cahin-caha, avançant tout de même vers un destin commun mais incertain et difficile à définir.
Il faut donc non pas se lamenter mais plutôt se réjouir d'un nouveau succès s’ajoutant aux précédents et comme eux tout compte fait inespéré, voire miraculeux au regard des turbulences de l'histoire, volontiers broyeuse de peuples à certaines périodes sombres. Or, Thérèse Delpech a raison . Cette histoire sinistre pourrait bien encore se réactiver. Il ne faut surtout pas baisser la garde.
Il reste, parmi les nombreux défis à affronter, à créer une culture européenne, à "éduquer" un citoyen européen, à faire naitre une politique européenne qui ne soit pas seulement la somme de politiques "nationales" devenues obsolètes et impuissantes dans le contexte mondial.
Car l’Union en gestation est, comme certains gâteaux, constituée de strates qui communiquent mal entre elles et vivent comme des ennemies alors qu'elles devraient se compléter et vivre en harmonie les unes avec les autres, selon le principe étonnant de la "subsidiarité". Qu'est-ce que l'Europe sinon un ensemble disparate dans lequel des citoyens vivent au jour le jour et simultanément plusieurs identités complémentaires, se sentant tour à tour et selon les circonstances, provincial, ou membre d'un ensemble national, ou petite parcelle d'un super-ensemble encore mal défini, un peu lointain, compliqué, qu'on nomme l'Europe.
C’est au niveau de cette dernière strate "européenne" sur laquelle repose son avenir, que le citoyen européen en devenir est le plus mal informé. A ce niveau crucial, le vide est abyssal. Les formidables freins culturels que sont les conservatismes nationaux ( appelés paradoxalement « souverainismes ») s’opposent de tout leur poids à l’avènement d’une culture européenne consensuelle, ouverte et tolérante. Le nationalisme n’est plus conquérant comme à son âge d’or du XIX°. L’air du temps est plutôt au repli sur les identités reconstituées et illusoires, à la conservation des acquis, à la frilosité méfiante devant le changement qui est imposé de l’extérieur. Le nationaliste du début du XXI° siècle ne combat plus pour grandir, mais pour ne pas mourir…
Et il est souvent le seul à ne pas s’en rendre compte.
L’union fait la force. A 27 états membres et 500 millions d’Européens, l’Union pourrait peser très fort dans le monde en gestation qui va voir s’affronter des ensembles continentaux. Jacques Attali dans « une brève histoire de l’avenir » montre clairement les enjeux du monde qui attend nos enfants. Le nouveau traité prépare concrètement le terrain pour un meilleur fonctionnement, et si la volonté politique suit, de nouvelles promesses pour l’Union. Même boiteux et imparfait, cet accord est donc bon.
Quand on voit la misère et l’incohérence des arguments avancés sur les blogs, on se prend la tête dans les mains en s’interrogeant une fois de plus sur le bon sens français. La nouvelle bataille institutionnelle autour de la fausse question du référendum, que certains voudraient raviver, est bien digne des gaulois querelleurs d’autrefois qui ne purent empêcher la défaite commune face aux Romains et par la même, la mort historique d’une brillante civilisation celtique.
Mais cette « furia francese » jetée bien prétentieusement à la face de l'Europe devient risible face à l’énormité des enjeux de demain.
Car il serait quand même irresponsable de plaisanter avec l’avenir sacré de nos enfants…
Monsieur le Président,
Oui, j'ai toujours pensé que vous étiez l'une des plus belles intelligences parmi nos élites politiques.
Oui, "votre constitution" était pertinente et cohérente dans un texte unique.
MAIS ELLE A ETE REJETEE PAR LES FRANCAIS.
En réaction au nouveau traité, j'ai lu votre blog, votre article paru dans le Monde, je vous ai écouté ce matin sur RTL. Que cherchez-vous à prouver?
- par vanité comme trop souvent, que votre texte était bien meilleur.
- que le nouveau traité copiait sans vergogne les bons outls que vous aviez placés dans le projet constitutionnel.
- que même, et c'est le coup de pied de l'âne, la mention " concurrence libre et non faussée" supprimée par la France était néanmoins présente ailleurs..
Je suppose que vous comprenez qu'en agissant de la sorte , à savoir vouloir prouver aux Français que le traité de Lisbonne est pour l'essentiel "aussi bon ou aussi mauvais" que la défunte constitution, vous donnez aux adversaires de l'Europe un appui inespéré.
Tandis que certains s'attachent à vouloir sauver l'Europe,.Vous avez la vanité de défendre votre création quitte à donner des armes puissantes aux nonistes.
Vous seriez mieux inspirer d'exploiter vos capacités pédagogiques afin d'expliquer aux français les différents outils que vous aviez proposés et conntribuer ainsi à faire évoluer, sans fastes certes mais d'une façon pragmatique et efficace, les institutions de l'Europe
Saurons nous dépasser la structure actuelle de notre Etat Central réel européen qui est inconsistante et peu fiable?
Notre nationalité, nous avons une vraie communauté de liens ethnique et religieux avec la majorité des européens, et aucune avec les divers envahisseurs qui de droit prétendent posséder notre nationalité, donc une part de notre Nation. Je me sens plus proche de n'importe quel européen; quel que soit sa nationalité de papier, que de n'importe quel nouveau européen venant d'Afrique, d'Asie et du Tiers monde en général.
La laïcité est une petite secte qui a été créée pour permettre à l'Etat Jacobin, colonialiste et impérialiste de tenir un discours melting pot à ses différentes contrées ethniquement trés diverses, ce qui d'ailleurs n'a pas empêché ces colonies de se révolter et d'obtenir leur indépendance. Notre histoire est indissociable de nos institutions religieuses. La laïcité française est une absurdité nuisible.
En France il y a aussi une foule d'élus payés par l'Etat alors qu'on pourrait diviser par dix les sommes qui sont consacrée à ces parlementaires, et remettre en place des juges de proximité, ou de paix élus qui eux serviraient à quelque chose. On se demande aussi à quoi sert un Préfet départemental ou de Région, si nous étions dans un Etat respectant la séparation des pouvoirs et la non immixion des entités supérieures dans les affaires des entités locales, nous devrions bien avoir une police une justice et tous les services publics sous le contrôle de magistrats élus au niveau local. A mon avis il faudrait en Europe des autorités fédérales agissant dans le domaine européen exclusivement, des autorités des Etats anciens essentiellement pour le décorum comme on a gardé les maharadjas, et surtout les Régions et les Communautés urbaines. Soit quatre strates ce qui n'est déjà pas si mal dans la complexité.
Il faut bâtir un Etat Fédéral européen pour les Européens (pas pour les autres même si ils s'incrustent sur notre territoire depuis des générations).
Il faut aussi que l'échelon des Régions soit développé et affermi, en France ceci passe par la suppression pure et simple des départements. Et des cantons pendant qu'on y est. Enfin il faut des communes qui soient vraiment en état de décider de leur avenir, et de traiter les problèmes de criminalité, de squaterisation des lieux publics et privés. Il n'est pas normal qu'une commune soit obligée de construire des HLM par exemple, ceci n'est pas de son rôle. Qui est de gérer exclusivement les lieux publics qui dépendent d'elle. Les logements des particuliers ne devraient pas être peu ou prou dans le domaine communal. Il s'agit d'un domaine privé. C'est ce mélange des genres qui constitue la faute des communistes et autres collectivistes.
Le fédéralisme s'imposera face au désordre qui nait de la confusion actuelle. Il y a de tels gaspillages dans les doublons et l'absence de synergie positive de l'Europe dans tous les domaines. Pourquoi ne pas établir une seule ambassade européenne par exemple dans tous les pays étrangers?
Et un seul passeport pour tous les européens.
Si le traité constitutionnel voit le jour nous allons vers une position bloquée, fausse et confondante. Il faut dépasser ce traité qui est un trés mauvais deal entre Pays qui ne partagent que leur mauvaise foi dictée par les égoïsmes de quelques groupes de personnes nanties qui ont des rentes de situation du fait du morcellement de l'Europe. L'Europe doit se doter d'organes fédéraux, comme la monaie commune, et cesser de casser systèmatiquement tous les services publics. existants. Il est important qu'un ensemble de services publics fédéraux voient le jour et d'abord d'une armée qui mette fin aux diverses occupations étrangères qui subsistent sur notre territoire (USA, Turquie et aussi les diverses zones de non droit comme certaines enclaves ethniques notamment dans les banlieues françaises, ou les émeutiers étrangers détruisent les biens des européens, et pratiquent une politique qui se résume à un nettoyage ethnique),
QUe dire aussi de la politique de l'OTAN au Kosovo et dans les différentes entités islamiques qui a conduit à ces nettoyages ethniques des zones majoritairement musulmanes.
Il n'est pas sain que la Turquie soit dans l'OTAN
l'en faire sortir serait un préalable
ceci pouvait avoir une raison lors de guerre contre l'URSS.
Les Américains sont européens (ethniquement et culturellement) en majorité mais n'ont pas à diriger nos affaires, et surtout ils devraient comprendre que la doctrine de Monroe se retourne contre leur présence militaire qui n'a plus lieu d'être désormais. Nous pouvons gérer nos affaires intérieures nous même. La Russie n'étant pas dans la configuration actuelle un ennemi mais un allié objectif.
les Russes eux sont des européens qui partagent nos valeurs, ce qui n'est pas le cas des Turcs et ne le sera jamais. Il est plus facile de faire passer un chameau dans le chas d'une aiguille.
Il faut aussi et c'est urgent trouver une langue unique pour travailler dans les instances communautaires qu'il vaut mieux désormais nommer fédérales, et la rendre obligatoire pour tous les Européens au niveau de leur éducation de base. L'anglais s'impose actuellement pourquoi ne pas officialiser cette réalité.. Nous devons nous habituer à travailller dans des instances fédérales car c'est là qu'est l'avenir de notre Nation véritable l'Europe. C'est en Européen que nous nous déterminerons demain, de moins en moins en citoyen d'un ancien Etat.
Il est plus tard que nous pensons. Nous devrions avoir des retours d'investissement du fait de la structure européenne de certains services publics; or il n'en est rien nous payons tjs pour nos services publics nationaux, et en plus pour les services publics européens. La banque européenne chargée de l'euro est un exemple. Mais aussi le fait qu'il y a tjs autant d'ambassades et de consulats que de pays dans l'Europe ce n'est pas sérieux c'est du gaspillage. Idem pour les forces militaires, les douanes et les policiers qu'il faudrait rediriger vers les nouvelles frontières de notre Patrie. Car l'Europe est notre Patrie.
A l'heure ou nous nous efforçons de comprendre ce qui nous arrive du fait de l'arrivée de la Chine et sans doute de l'Inde en haut de la liste des Nations. Ce qui produit inévitablement un renversement des valeurs de l'occident à terme assez rapproché. Essentiellement matérielle notre domination est en panne. Nous n'avons pas su ou pu créer une civilisation sobre, dynamique et efficace. Elle est destructrice pour l'essentiel des ressources non renouvelables et ceci nous le savons depuis des décennies.
Si nous voulons établir un contrôle sur les marchés financiers, industriels, commerciaux, comme sur les marchés des produits immatériels; nous devrions forger un MITI au sein de l'Europe au lieu de partir dans tous les sens dans toutes les nouvelles productions. Ceci n'est pas contraire à la libre concurrence, nous n'avons pas vocation a être envahis par des conglomérats étrangers qui mettent en place de vraies têtes de pont sur notre continent. Mittal par exemple. L'Angleterre se comporte souvent comme un cheval de Troie, et du fait de son immense empire ne peut que jouer constamment double jeu, un pied en Europe, un pied ailleurs. Qu'avons nous à faire avec ces gens là?
rien du tout. Toute alliance est préférable à l'alliance avec la Grande Bretagne.
Nous avons pris du retard parce que nous avons des organes européens inefficaces dans presque tous les domaines, y compris l'agriculture, mais surtout dans la recherche et le développement. Et la France est spécifiquement attardée du fait du gaspillage continuel de l'argent public pour des objectifs qui n'en valent pas la peine.
La France n'est pas en mesure de peser sur les décisions importantes du fait de sa plongée dans le sous développement.
Ce sous développement vient essentiellement de sa politique sociale absurde, générosité excessive qui fait que tous les clochards de la terre et du tiers monde s'introduisent en masse chez nous.
Ce qui n'arrange que les nantis, et qui fatalement bloque les emplois les moins qualifiés, et même les plus qualifiés comme on le voit pour les médecins et les chercheurs alors même que nos propres enfants n'arrivent pas à trouver de vrais jobs et se font étendre à la sélection dans les fac de médecine.
La France est un Etat qui fonctionne encore comme l'entité colonialiste, impérialiste que la royauté, puis l'esprit jacobin a mis en place pour gérer des zones ethniquement trés dissemblables. Comment peut on appeler ceci une République? Alors même que le pouvoir est confisqué par un petit groupe non représentatif.
Le budget de la France est nettement insuffisant, même si la pression fiscale semble trop forte sur les contribuables qui ont les gros revenus, et qu'elle a un ensemble de taxes trop lourdes et trop disparates parfois. Il est temps de mettre en oeuvre une taxe modérée sur tous les revenus qui revient à étendre la CSG à tous.
En effet il est inconcevable que les usuriers profitent sans peine de l'argent public parce que nous ne savons faire des budgets en équilibre. Et que nos investissements nationaux qui représente bien ce que nous nous sommes payé en nous endettant, ne sont pas valorisés en fonction de leur coût.
C'est un Etat européen et économe dont nous avons besoin.
1) "POURQUOI NE PAS OFFICIALISER LA RÉALITÉ QUE L'ANGLAIS S'IMPOSE ACTUELLEMENT COMME LANGUE UNIQUE ?" 2) POURQUOI PAS LE FÉDÉRALISME ?
Ces questions sont posées par Urimenil dans son message du 14 décembre.
À quoi je répondrai :
1) Si la réalité était que l'anglais s'impose comme langue unique, pourquoi importerait-il de l'officialiser ?
La réalité est tout autre : elle est que l'anglais ne s'impose pas actuellement comme langue unique des institutions de l'UE et qu'il n'y arrivera jamais, à moins, justement, qu'on l'officialise en tant que langue unique avec l'accord de tous les États membres de l'UE.
Et c'est très bien ainsi.
2) Car l''anglais est tellement éloigné de la forme de pensée de la majorité des citoyens européens francophones (il est bien plus proche de la forme de pensée chinoise) que son usage exclusif obligatoire dans les institutions UE aurait pour effet de marginaliser ces citoyens au regard du fonctionnement de l'Union, comme d'ailleurs - à un degré plus ou moins grand - tous les autres Européens dont l'anglais n'est pas la langue maternelle.
Cette deuxième raison me semble décisive.
Je tiens, pour ma part, à ce qu'on continue à penser et à écrire français (italien, roumain, maltais, bulgare, et même anglais) dans toutes les institutions de l'Union.
3) La Suisse fonctionne très bien avec quatre langues. Si le français ne fait pas l'affaire comme langue unique de l'UE (notez que si j'étais anglophone je n'accepterais pas le français comme langue unique), restons-en au plurilinguisme.
4) Le plurilinguisme est une source majeure d'enrichissement culturel et de compréhension entre les peuples. Après tout, 23 langues pour 500 millions d'habitants, ce n'est pas excessif.
Facilitons donc le plurilinguisme (forums plurilingues avec systèmes de traduction automatique en ligne notamment) plutôt que d'imaginer des solutions manifestement impossibles politiquement et psychologiquement .
5) Mais bon, les francophones ont la tête dure, c'est connu. Peut-être que la suggestion d'Uremenil aura davantage de succès auprès des germanophones et des hispanophones ?
6) Quant au fédéralisme, il n'est pas d'actualité puisque la majorité des États membres et sans doute de leurs populations ne sont pas prêts à renoncer à leurs États-nations. Le fédéralisme européen exigerait que la majorité des citoyens européens sentent un jour qu'il s'est cré é un État et une nation européens. Ce n'est pas le cas : ils se sentent - et probablement se veulent - seulement citoyens d'une confédération.
Ce n'est pas en appelant abusivement "fédérales" des institutions en fait confédérales qu'on changera cette autre réalité. JR
Jacques Roman fait l'apologie de choses dépassées par la civilisation qui est en train de se développer et de s'établir. Le besoin d'une langue internationale pivot pour établir sur une base valide un Etat Européen viable et efficace est indispensable.
Qu'ensuite il y ait dans les "Régions" des dialectes divers qui soient imposés pour traiter des affaires locales; pourquoi pas? Mais dans ce cas pourquoi parler français aussi en Corse, en Bretagne qui a pu sauvegarder sa langue celtique, en Alsace, en Catalogne, en Terre Maorie et Canaque?
Toutes les affaires européennes ne devraient s'occuper que du domaine européen, en privilégiant toute subsidiarité lorsqu'elle est possible. Et elles devraient être traitées en anglais mais avec les poids et mesures utlisées en science, unités universelles. La monaie de l'Etat Européen étant l'Euro, les autres qui subsistent encore devant être considérées comme des choses étrangères à l'Europe.
Il est intéressant aussi qu'une armée européenne se mette en place sur cette base d'un commandement en anglais.
On pourrait imaginer que ce soit le latin ou le grec ancien qui soit choisi, il n'y aurait pas d'égoïsme nationaliste en jeu.
Le fait que ce soit l'anglais qui s'impose ne change pourtant rien à la donne.
Ceci privéligie pendant quelques générations ceux qui ont acquis cette langue comme langue principale ou maternelle. Mais ceci n'est que trés temporaire.
Nous voyons bien nous autres qui avons utilisé le français comme langue de gouvernement et d'usage en proscrivant même parfois les idiômes locaux de toutes les manières que ce n'est pas trés difficile de passer à la généralisation des cercles vertueux lorsqu'on s'y met vraiment.
Sommes nous des gens intelligents capables de passer les obstacles des anciennes frontières artificielles, et des impérialismes passés désormais dépassés.
L'efficacité c'est aussi parallèlement de laisser les langues locales se développer; chacun pouvant recevoir par exemple un enseignement dans la langue maternelle(celle de ses ancètres et non de l'Etat dans lequel il réside). On voit que les colonies étrangères qui se sont constituées en Europe ont en général une langue commune, par exemple Israël a recréé un hébreux qui n'a jamais été parlé par les judéens et qui n'est qu'une langue de scribes religieux. Nos principaux ennemis les islamistes ont leur langue de travail eux. Que les Européens n'aient pas une langue de travail commune est un comble, et c'est même un préalable à la création d'une vraie Patrie Européenne.
La langue européenne commune n'est pas un mythe improbable. Comme la prose de M. Jourdain...nous la parlons sans le savoir...
De fait elle existe déjà et c'est l'anglais qui est utilisé par les opérateurs économiques et politiques qui ont quelque chose de concret à réaliser ensemble. Il est de temps de se donner les moyens matériels de faire de l'Europe une vraie Nation avec un vrai potentiel d'efficacité. Car pour le moment nous sommes dans une structure molle sans moteur, sans roues, sans direction, sans accélérateur et sans frein.
L'Europe c'est la cacophonie babelienne, c'est à dire n'importe quoi!
L'Europe c'est une saignée continuelle de nos ressources qui est gaspillée en pure perte pour des aventures étrangères, comme ces subventions que l'Europe fait sans cesse aux terroristes des Territoires Palestiniens; alors que ce ne sont pas nos affaires. Pas un centime de subvention ne devrait être versé pour une structure qui ne cesse de produire du terrorisme. Ceux à qui nous versons des fonds publics provenant des impôts ne cessent de massacrer des civils, femmes et enfants par des bombes, des roquettes, des attentats les plus odieux. Ce qu'ils méritent c'est de recevoir le juste prix du terrorisme à ce niveau d'inconscience de la dignité humaine, celui que Dieu lui même appliqua à Sodome.
Les crimes produits par le terrorisme islamiste salissent toute l'humanité.
L'islamisme c'est le terrorisme et notre seule action politique doit être d'éradiquer ce fléau, pas de l'alimenter en le subventionnant , ou de le subventionner en alimentant la population qui en est à l'origine ce qui revient au même.
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