Quelques réponses (4)
Par Valéry Giscard d'Estaing le jeudi 5 juillet 2007, 10:16 - Débats - Lien permanent
Sébastien disait:
La création du haut représentant en matière de politique étrangère ne change rien, par rapport à l'existant. Mais cela aurait été de toute façon le cas quelle que soit la terminologie adoptée, fût-elle celle d'un ministre des affaires étrangères.
La création d’un Haut représentant en matière de politique étrangère ou, mieux encore, d’un Ministre des affaires étrangères serait un grand changement par rapport à la situation existante.
Il mettrait fin au double emploi qui existe entre la fonction actuelle de M. Javier Solana, et celle assurée au sein de la Commission par Mme Benita Ferrero-Waldner, responsable de l’aide extérieure de l’Union européenne.
Une seule et même personne traiterait ainsi les problèmes et répondrait aux fameux appels téléphoniques de Henry Kissinger : « je voudrais parler à l’Europe ».
Arnaud Pierre disait:
Je constate que Sarkozy a dit à Strasbourg des choses nouvelles et intelligentes sur l'Europe. Sarkozy n'a pas fait Polytechnique mais il a de sacrées intuitions: «Ce n’est pas le « non » au référendum des Français et des Néerlandais qui a mis l’Europe en crise. C’est la crise de l’esprit européen qui a provoqué les « non ».»
Je ne suis pas d’accord avec votre affirmation selon laquelle « c’est la crise de l’esprit européen qui aurait provoqué le non » au Référendum.
Pendant toute la période qui a précédé le mois de Février 2005, il y avait dans tous les sondages une nette majorité de Français et de Françaises qui se sont prononcés en faveur du Traité constitutionnel adopté en 2004. Cette majorité était régulièrement supérieure à 60%. Il n’existait donc pas de crise de l’esprit européen en France.
Le changement de tendance qui s’est poursuivi à partir de Février 2005 a correspondu à une détérioration sensible de la situation économique et sociale de la France, et par une baisse rapide de popularité du pouvoir en place, qu’il s’agisse de Jacques Chirac ou de Jean-Pierre Raffarin.
Au moment du vote du référendum, leur cote était affaiblie. L’explication du « non » tient davantage à la détérioration de la situation politique interne et à la crainte de nouveaux élargissements, qu’à ce que vous appelez la crise de l’esprit européen. D’ailleurs, peu de mois après le vote négatif au référendum, les sondages de l’eurobaromètre ont fait apparaître, à nouveau, une nette majorité de l’opinion française favorable à l’adoption d’une Constitution pour l’Europe.
Jacques Kotoujansky disait:
Comment M. Giscard d'Estaing voit-il cette question des "minorités" et de l'"ethnisme" pour l'avenir du continent ? Voilà une bonne question ! J'espère qu'il pourra intervenir là-dessus.
La question que vous posez sur l’utilisation, par des minorités de notre Pays, de la Charte des droits fondamentaux pour faire avancer leur demande d’un statut particulier a été longuement discutée au sein de la Convention du fait, notamment, des préoccupations espagnoles qui étaient beaucoup plus vives que les nôtres.
Il a été précisé dans le texte du projet de Traité que l’organisation interne des Etats restait de leur stricte compétence et que l’Union n’avait pas le pouvoir d’y intervenir. La Charte des droits fondamentaux ne pourrait pas être invoquée pour servir des demandes politiques.
En revanche, les Articles 21 et 22 ont pour objet principal de protéger les droits linguistiques et culturels des minorités nationales et d’éviter toute persécution à ce titre. Le problème ne se pose pas pour la France puisque notre droit national le règle. C’était une réponse à une demande forte liée à des situations telles que celle de la communauté hongroise de Roumanie qui souhaitait voir reconnaître et protéger son droit linguistique et identitaire.
La crainte que vous avez concernant une volonté insidieuse de l’Allemagne de détruire la « France » ne repose, à mon avis, sur aucune analyse sérieuse, et je n’en ai trouvé la trace ni dans l’expression très modérée des membres allemands de la Convention européenne, ni dans celle de la presse allemande dont je fais la lecture quotidienne.
Puis-je vous demander de modérer vos accusations vis à vis de ceux qui, comme moi, ont combattu pour la libération de la France en 1945, ont soutenu le rétablissement de l’image de notre Pays sous l’impulsion du Général de Gaulle, et qui ont su se réconcilier avec l’Allemagne d’Adenauer.

Commentaires
Et j'ajouterai à l'adresse de M. Kotoujansky qu'avoir l'esprit Européen, c'est aussi regarder ailleurs que dans son petit Bas-Rhin.
Il y a en Europe des régions bien plus complexes que l'Alsace. Vous êtes-vous une fois demandé sans rire d'où venait le nom "salade Macédoine"? Cela vient entre autre de la complexité des Balkans.
Il est des régions où les minorités sont encore maltraitées par le pouvoir central, notamment en Slovaquie, où le gouvernement martyrise la minorité Rom.
Enfin, "Bulgar" en Turc, signifie "mélangé". L'Europe est complexe, vos histoires Alsaciennes sont une goutte dans cette diversité qui doit nous unir.
"L’explication du « non » tient davantage à la détérioration de la situation politique interne et à la crainte de nouveaux élargissements, qu’à ce que vous appelez la crise de l’esprit européen."
Mais qui le dit ? Il aurait fallu faire quelque chose pour savoir cela... dissoudre l'assemblée nationale par exemple. Moi je sens bel et bien une crise de l'esprit européen, mais non pas chez les citoyens: chez les politiques. J'ai voté "non" parce que le "oui" était anti-européen selon moi.
Je voulais simplement vous dire combien je garde un souvenir ému de votre allocution télévisée nous laissant votre " Au revoir" en 1981.
Pour moi vous êtes incontestablement le dernier grand Président que la France ait connu.
Sarkozy ? Il lui reste à faire ses preuves.
Moi je pense que les technocrates bruxellois doivent se confronter avec la réalité.
Je pense de toujours reporter la faute sur le camp adverse (tant sur les technocrates que sur les Français et Neherlandais), nous coupe de la réalité.
Moi je peut témoigner, en 2004 j'étais en terminale, quand la courbe des tendances, et seulement a ce moment la, s'est inversée.
A partir du moment ou le "non" était passé en tête, on s'est fait "bassiné", de tracts, de facsicules, de réunions d'information etc... Toutes ces moyens étaient déployés seulement pour les terminales (en age de voter), on nous expliquait et on nous réexpliquait car si nous n'étions pas d'accord c'etait parceque nous avions pas compris...
Toutes cette energie dépolyée, par mon lycée et par la quasi majorité des médias peut s'apparenter à de la propagande.
Ce qui explique le non, c'est le mépris affiché des français, que j'ai moi meme ressenti, c'est le sentiment que l'on nous retirait ce choix capital qui nous était proposé. Et a mon sens tant que les instance européennes afficheront ce mépris, (en gros les français son tous des c***, ils ont "mal voté"), la fracture existera toujours...
Monsieur Le Président de la république,
je garde un souvenir particulièrement ému de votre "au revoir" télévisé de 1981.
Pour moi vous êtes le dernier grand Président qu' ait connu la France.
Sarkozy vous dépassera t'il ? :il devra en tout cas faire ses preuves.
Je souhaite très sincérement sa réussite parce que le déclin que nous vivons depuis 1981 et votre départ doit cesser et nous devons retourner à une ère de modernité comme celle que vous aviez instaurée malgré deux chocs pétroliers.Je suis très fier de pouvoir participer à votre blog.
Je vous cite : "D’ailleurs, peu de mois après le vote négatif au référendum, les sondages de l’eurobaromètre ont fait apparaître, à nouveau, une nette majorité de l’opinion française favorable à l’adoption d’une Constitution pour l’Europe."
Doit-on en déduire qu'il aurait été plus judicieux de soumettre à nouveau cette constitution au peuple Français ?
Personnellement, je suis persuadé que dans la foulée de son élection, le Président Sarkozy aurait pu obtenir un "OUI" sans probléme...
Pour l'instant Sarkozy ne vous arrive pas à la cheville.
Nous avions jadis Napoléon Premier, nous avons maintenant Nabotléon.
C'est un peu triste pour l'avenir de La France que vous aviez laissé dans un si bel Etat..
Désolé Mr Le Président mais une fois de plus l 'Europe sera victime collatérale de mon désaccord avec Sarkozy.( Pourtant votre Constitution j'étais d'accord ).
Comment voulez vous que je fasse confiance au texte présenté par un tel charlatan ?
Il ne faut pas confondre roubladise méditique et grande Présidence.
A mon avis Sarko veut trop en faire pour gagner sur l 'Europe.
Celle qui a le plus oeuvré pour sortir de la crise est Angela Merkel.
Sarko trompe son monde : il a envoyé en douce Kouchner négocier pour l'entrée de la Turquie et il dit qu' il a débloqué la situation.
Lorsque les gens verront qu'ils ont été berné ils n'accepteront aucune des grandes réformes ( car la plupart de ces réformes sont contournables, le diable se nichant dans les détails).
Le "Traité "serait rédigé par Barroso, très libéral alors que votre constituton était une vraie Constitution c'est à dire neutre ( ni libérale ni sociale ).
La concession sur la "libre concurrence" n'est qu'un leurre : les gens ne sont pas dupes.( la concurrence est déjà mentionnée dans le Traité de Rome ).
Je pense qu' avec Sarkozy l' Europe et la France vont au devant de graves problèmes.
En tout cas j'ai très vite changé mon fusil d' épaule.
J'ai cru en lui mais pas longtemps.
Je suis très désolé d'avoir voté non au référendum tout en pensant oui et je vous en demande Pardon à vous et aux autres Européens mais je voulais en quelque sorte tuer politiquement Chirac.
Et je me suis servi du FN comme arme.
Et c'est cette même arme que je vais employer contre Sarko.( car en politique on n'est jamais mort tant que la mort n'est pas biologique ).
Désolé pour Angela et pour les dommages collatéraux.( eux au moins ils fonctionnent bien m^me avec la proportionnelle ).
Dites lui que je me sens parfois plus Allemand que bien des Français.je suis un Rhénan de par mes origines Vosgiennes. Un Rhénan comme un certain Adenauer et un certain Kohl.
J' apporte une précision fondamentale : il va de soit que lorsque j'emploie le verbe "tuer" c'est uniquement dans son sens politique ( et également Oeudipien ) pas du tout dans le sens de la violence.
Mais aucun cadeau ne sera fait à sarkozy s'il continue comme cela.
et qu'il ne croit pas qu'il s'en sortira en présentant le texte en catimini à l'assemblée.
Même dans un chambre de bonne on peut faire de la politique. ( Et le fait d'avoir aucun député ne change rien car le pouvoir est ailleurs )
Monsieur le Président,
Avec tout le respect que je vous dois, je vous demande instamment de ne plus intervenir sur ce sujet.
Malgré votre action, vous représentez pour les jeunes une génération de politiques qui n'ont jamais vraiment expliqué l'Union européeenne dans son action quotidienne.
On a malheureusement déjà vu en 2005 que vous n'aviez pu convaincre.
Que le traité proposé au référendum ait été aussi lié à votre personne était déjà une erreur.
Il ne faut pas persévérer, si vous acceptez que votre projet soit plus important que vous-même.
Respectueusement,
une Européenne à peine plus jeune et aussi convaincue que vous
@ Françoise
Je ne crois pas que ce soit le Président Giscard
D' Estaing qui n'a pas su convaincre. ( Dassault ,Lagardère , Pinault les alliés médiatiques de Chirac n'ont pas laissé l 'occasion à Giscard d' Estaing de s'exprimer ( ou si peu ) et je dis que c'est triste pour la démocratie).
C'est Jacques Chirac et essentiellement Jacques Chirac qui a fait deux erreurs énormes de communication :
1/ Il a ressorti le projet de circulaire Bolkestein qui n'avait aucun rapport avec la Constitution offrant une arme idéologique à tous les partisans du non.( je me suis toujours demandé si c'était chez lui un calcul ou une vieille résurgence de sofaibklee engagement européen )
2/ Lorsqu 'il a fait envoyer aux Françaises et au Français les exemplaires de la constitution il a également joint les anciens traités ( très tordus et compliqués ) alors que les cent articles de la constitution Giscard étaient d'une limpidité absolue.
Ce faisant les français ont pris peur devant un texte qu'ils croyaient compliqué alors qu'il était simple.
Rajoutons quand même en plus l 'arrogance systématique des partisans du oui qui ont laissé la désagréable impression que les partisans du "non" étaient des va t' en guerre ou des gens qui n'y comprenaient rien c'est à dire des idiots.
Or vous le savez très bien le idiots au moment de mettre leur bulletin de vote se vengent.
c'est ce qui s'est passé pour mes contacts.
Rajoutons aussi que comme Européen "convaincu" Chirac à côté de Giscard faisait plutôt penser à une conversion tardive de type opportuniste alors que Giscard a toujours été un Européen réellement convaincu ( souvenez vous du "parti" de l' Etranger.)
et il va de soit que je respecte profondément cet engagement Européen beaucoup plus que la frime affichée de Sarkozy qui pose .... à côté du drapeau Européen sur sa photo Présidentielle alors précisément que le drapeau européen vient ... d' être mis en berne et qu'en plus Sarkozy a le culot de présenter cela comme un victoire alors que c'est plutôt Angela Merkel qui a sauvé les meubles.
Alors je reviens sur ce drapeau Euopéen en berne.
Car cette défaite Européenne elle est bien due à l' atlantiste Kouchner qui bien entendu soutiens plus les intérêts de Washington que de l 'Europe.
Car si Kouchner avait défendu l' Europe vous vous doutez bien que le drapeau Européen qui a son origine dans le désir de réconciliation Franco Allemand et dans le rêve Shumannien, et bien ce drapeau ne serait pas mis en berne par les faucons financiers de Washington et leur caniche Britannique.
Monsieur sarkozy étant plus préoccupé par l'attribution des strapontins du FMi ( ses amis de Wall Street aidant ) que par l' avenir de l' europe .
et ne parlons même pas de la disparition de l 'hymne Européen.
Or Mr Sarkozy se présente comme un chef d' orchestre mais il vient simplement de mettre à la poubelle une des plus belles symphonies de Beethoven : je trouve cela triste ...
La cerise sur le cadeau étant ... l'union méditerranéenne ( et pourquoi pas une Union Boréale par exemple ....). ce qui prouve bien que Mr sarkozy n'est pas du tout un européen mais plutôt un Méditerranéen.
Ce n'est pas un reproche qu'on lui fait mais à force de vouloir créer des unions partout il faudrait peut être consolider la première c'est à dire l 'Union Européenne.
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Le Président pour l'Europe
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Familiers du régime présidentiel, les américains ont coutume de dire que la "fonction fait l'homme".
L'arrivée de Nicolas Sarkosy à la Présidence de la république démontre, à l'évidence, que l'homme fait la fonction et transforme, sans la nécessité d'un texte constitutionnel, la nature d'une charge.
C'est ainsi que la Présidence du Conseil, fixée à deux ans et demi, renferme, à elle-seule, la promesse d'une évolution rapide et nette des institutions européennes dans le sens fédéral
L'unité concrétisée par son Président, arbitre et forcément porte-parole de la communauté européenne, donne à l'Union le visage qui, mieux qu'une constitution, détermine son fondement et sa finalité. .
www.europefederale.fr
Monsieur le Président
Je pense que vous vous trompez en croyant pouvoir dire que le rejet, par le peuple français, du projet de constitution était "davantage" d'ordre "interne". Ce que le peuple français a refusé, c'était une construction technocratique anonyme, sans identité ni caractère, une sorte d'union mondiale, imposée aux seuls Européens. Mais il est vrai que cette construction était à l'image de la technocratie nationale, impuissante à traiter les problèmes du pays.
Cela dit, il y a un moyen indiscutable de vérifier la position des Françai à l'égarde de l'Europe : leur soumettre la ratification du projet de traité simplifié.
Quel démocrate ne serait pas d'accord ?
Chiche ! ?
Monsieur le président Giscard d'Estaing a eu la gentillesse de répondre à mon souci concernant la question des "minorités nationales" qui entreraient dans le droit de l'Union si le traité pseudo-constitutionnel entre en vigueur.
Je suis très honoré de cette réponse, laquelle toutefois n'apaise en rien mes craintes et celles que devraient avoir tous ceux qui sont attachés à la souveraineté, à l'indépendance, et au caractère unitaire et indivisible de la République française.
Je m'explique ci-dessous. ("Entre guillemets" les phrases de VGE, suivies de mon commentaire après une flèche.)
"La question que vous posez sur l’utilisation, par des minorités de notre Pays, de la Charte des droits fondamentaux pour faire avancer leur demande d’un statut particulier a été longuement discutée au sein de la Convention du fait, notamment, des préoccupations espagnoles qui étaient beaucoup plus vives que les nôtres." -> je pense bien ! L'Espagne n'est déjà plus un Etat unitaire, avec la quasi autonomie de la Catalogne et, sauf erreur, du Pays Basque (langue, éducation, culture, finances, police, lien direct avec Bruxelles, etc.), avant le statut particulier réclamé, ou prévu, pour l'Andalousie. Du reste, en dehors de "l'hispanité" avec évidemment l'Amérique du sud et les Philippines, l'Espagne n'a plus, et depuis longtemps, aucun rôle significatif sur la scène internationale. Il n'en va pas de même pour la France qui, si elle cessait d'être un Etat unitaire, perdrait le rôle, aujourd'hui un peu diminué, hélas !, - et par sa propre faute, - mais toujours éminent qui est le sien. La France en effet est présente sur tous les continents, par elle-même ou par ses amis francophones, à la suite de son Empire colonial; nous avons un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, où, après les Etats-Unis, nous sommes le deuxième Etat le plus écouté, et nous avons, par nous-mêmes, une dissuasion nucléaire crédible et autonome. La France est un Etat unitaire, relativement centralisé, ou elle n'est rien.
"Il a été précisé dans le texte du projet de Traité que l’organisation interne des Etats restait de leur stricte compétence et que l’Union n’avait pas le pouvoir d’y intervenir. La Charte des droits fondamentaux ne pourrait pas être invoquée pour servir des demandes politiques." -> c'est un acte de foi et non un "verrouillage" juridique. Le droit, même dérivé (jurisprudentiel) ou règlementaire de "l'Union européenne" prévaudra - c'est prévu dans le futur traité comme cela l'était dans la feue "Constitution" - sur les droits internes (même constitutionnels) des Etats-membres et je voudrais bien savoir alors ce qui empêchera les requérants régionalistes de se prévaloir de la Charte des droits fondamentaux devant la Cour de Luxembourg ou celle de Strasbourg, toutes deux fermement décidées, comme le montre leur jurisprudence depuis les années 60, à faire avancer le fédéralisme européen. Si nous entrons dans cet engrenage, nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer.
"En revanche, les Articles 21 et 22 ont pour objet principal de protéger les droits linguistiques et culturels des minorités nationales et d’éviter toute persécution à ce titre. Le problème ne se pose pas pour la France puisque notre droit national le règle. C’était une réponse à une demande forte liée à des situations telles que celle de la communauté hongroise de Roumanie qui souhaitait voir reconnaître et protéger son droit linguistique et identitaire." -> oui, je sais bien que le problème des "Hongrois" de Roumanie est lancinant. Mais justement, il n'y pas, il n'y a jamais eu, et je voudrais qu'il n'y ait jamais chez nous de "Hongrois", c'est-à-dire de "minorité" se disant "nationale". Deuxièmement, dire que notre droit national règle la question, c'est parler de l'ancien droit de la France, celui où n'existait pas de situation intermédiaire entre nationaux et étrangers, le droit d'avant la Charte et d'avant les "traités constitutionnels" et leurs "minorités"...
"La crainte que vous avez concernant une volonté insidieuse de l’Allemagne de détruire la « France » ne repose, à mon avis, sur aucune analyse sérieuse, et je n’en ai trouvé la trace ni dans l’expression très modérée des membres allemands de la Convention européenne, ni dans celle de la presse allemande dont je fais la lecture quotidienne." -> il y a presse et presse ! Mon amie Yvonne Bollmann, - éminente germaniste, lectrice quotidienne elle aussi de la presse allemande - dans ses trois livres, - cite une multitude de déclarations et de gestes symboliques de responsables politiques ou culturels ou associatifs allemands qui entendent bien faire avancer, le plus pacifiquement du monde en apparence, ce que la force n'obtint pas à trois reprises... Il ne s'agit que de dirigeants ou de milieux influents, bien sûr, car le peuple allemand ne veut rien de tout cela. Mais l'on sait bien que ce qui compte vraiment c'est les milieux influents et que les peuples, ma foi... Voyez ce qui s'est passé en France depuis six mois (et plus !).
"Puis-je vous demander de modérer vos accusations vis à vis de ceux qui, comme moi, ont combattu pour la libération de la France en 1945, ont soutenu le rétablissement de l’image de notre Pays sous l’impulsion du Général de Gaulle, et qui ont su se réconcilier avec l’Allemagne d’Adenauer." -> cette affirmation d'évidence me semble, sauf le respect que j'ai pour M. Giscard d'Estaing, "hors sujet" et n'appelle pas de commentaire, sauf pour dire que l'on peut être des amis intimes et habiter chacun dans sa maison, sans partager un appartement collectif. Enfin, de Gaulle aurait-il ratifié le "traité constitutionnel" ? Evidemment non.
Quoi qu'il en soit, je vois que la question des "minorités" est un angle d'attaque excellent contre le traité, puisqu'elle suscite - à titre ô combien juste ! - des inquiétudes chez beaucoup de Français de bonne volonté. Mes amis et moi allons poursuivre dans cette voie, notamment auprès des parlementaires, pour qu'il y ait au moins un débat sur cette question, puisqu'il semble que les Français soient pour le reste résignés à s'effacer de la scène de l'Histoire et à être l'Espagne ou le Portugal de demain.
Encore merci et bravo à M. Giscard d'Estaing pour la liberté de ton qui règne sur ce forum.
Jacques Kotoujansky
RATIFICATION DU TCE : LA PRÉTENDUE ERREUR DE JACQUES CHIRAC
À propos du message no 12 du 6 juillet de J. P. Chevrier :
La deuxième erreur signalée par J. P. Chevrier n'en est pas une.
Au contraire, si Jacques Chirac n'avait pas soumis au peuple le texte intégral du traité tel que signé par les plénipotentiaires, il aurait commis une sorte de faux en écritures publiques - ce qu'on appelait autrefois une forfaiture.
Le TCE consistait en un document unique dont la partie principale comprend 436 articles numérotés de I-1 à III-436. Il n'a jamais été question d'ajouter au nouveau traité des traités anciens, puisqu'il n'y avait qu'un seul traité - dans lequel les renvois d'une partie à l'autre sont fréquents
C'est ce traité tout entier qui a été signé à Rome le 29 octobre 2004, comme en atteste la photocopie communiquée à tous les électeurs français. C'est donc bien ce traité tout entier qui devait être ratifié.
L'acte final de la Conférence des plénipotentiaires reproduit dans la photocopie ne laisse aucun doute sur la nature des textes composant le TCE.
Jacques Chirac n'avait donc pas le choix. D'ailleurs, si je me rappelle bien, le Conseil d'État avait préalablement rendu un avis à ce sujet. JR
.
LES EMBLÈMES EUROPÉENS
@ J. P. Chevrier (no 13 du 6 juillet).
Je vous rassure (enfin, j'espère).
Même si le futur "traité modificatif" ne fait pas état des emblèmes de l'Union, ces emblèmes existent déjà en vertu de la coutume institutionnelle appliquée depuis des années par la quasi-totalité des États membres.
Qu'un État membre ne veuille pas reconnaître ou respecter cette coutume n'empêche pas qu'elle existe et que la plupart des États membres y soient de plus en plus attachés.
Le futur traité modificatif (si on l'adopte) ne sera jamais qu'un simple instrument intérimaire destiné à introduire sans trop tarder le petit nombre de changements institutionnels sur lesquels tout le monde s'est mis d'accord.
Le débat sur l'avenir institutionnel d'une 'Union européenne, à 27 si possible, à moins si nécessaire, vient seulement de commencer. RIEN N'EST JOUÉ. JR
LES MINORITÉS NATIONALES ET LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX
@ Jacques Kotoujansky (message 16 du 7 juillet).
Votre crainte concernant les articles 21 et 22 (Charte version 2000), ou 81 et 82 (Charte version TCE), ne me paraît pas fondée.
Ces deux articles ont manifestement pour objet d'interdire les discriminations négatives. Toutefois, ils n'imposent pas de discriminations positives en faveur de quelconques minorités religieuses, ethniques, sociales, nationales (régionales), &.
Or ce sont les discriminations positives qui, visiblement, vous inquiètent. JR
Merci de votre précision sur la création du poste de Haut Représentant pour la politique étrangère. La fusion avec le commissaire en charge de l'aide extérieure m'avait échappé. C'est donc une avancée.
Concernant votre interview au Point et le rôle désormais clarifié de l'Angleterre, cela permet de rendre hommage rétrospectivement à la prescience de De Gaulle ! La presse de Murdoch a sûrement joué un rôle, en participant à la fabrication d'une opinion "reluctant" à l'intégration européenne.
INFLUENCE DES MÉDIAS
@Sébastien (message 20).
Sans doute que la presse Murdoch a contribué à modeler la méfiance britannique à l'égard de l'Union européenne.
Mais les médias ne sont pas tout puissants : en France, ils avaient presque tous (avec la quasi-totalité des grands partis politiques et des personnalités de la TV, et cela à la limite de l'insulte) martelé le oui au référendum du 29 mai 2005 : et pourtant...
Je crois que l'antieuropéisme anglais (pour ne pas dire britannique) a des racines beaucoup plus profondes, à chercher ailleurs que dans les campagnes médiatiques. JR
A 27, sinon rien !
Je suis franco-irlandais et je n'accepte pas l'idée d'une irresponsabilité d'une majorité de Français ayant en toute liberté voté NON en mai 2005.
Il ne peut y avoir de retour en arriere sur ce vote historique, ainsi que celui des Neerlandais en faveur du NON et le projet de TCE est desormais caduque.
Le nouveau president français N.Sarkozy l'a parfaitement compris et l'accord trouvé lors du dernier sommet de Bruxelles en est une preuve.
De toute façon, toute l'histoire de la construction européenne s'est faite avec des compromis à 6, puis à 9, puis à 10, puis à 12, puis à 15, puis à 25 et maintenant à 27.
En attendant l'adhesion de la Croatie pour 2009-2010.
L'ancien president français Valery Giscard D'Estaing n'a sans doute pas oublier le referendum de 1973 pour l'adhesion de la Grande-Bretagne, de l'Irlande et du Danemark alors qu'il etait ministre du president G.Pompidou.
Pour terminer, j'entend parfois la proposition extremement passéiste de revenir à l'Europe des "6 pays fondateurs" comme si un grand bond en arriere pouvait faire mieux avancer l'Europe.
C'est n'importe quoi et prendre un pays comme la Pologne, avec qui la France n'a jamais été en conflit, comme nouvelle "tete de turc" des difficultes union-européniennes encore plus !
Slts.
Metrobank global economic woes
METROPOLITAN Bank & Trust Co. said loan growth would weaken this year amid the global economic downturn.
On the sidelines of the lender’s stockholders’ meeting, Jette Gamboa, Metrobank head of investor relations, said the growth of the bank’s lending business would slow to between 5 percent and 8 percent this year from 17 percent last year.
“The global crisis is not yet over. We don’t know what is going to happen. This is not the time to take in more risk. We will have a tempered approach to credit,” Gamboa said.
The company expects consumer lending to grow by double digits but sees a more modest corporate lending business this year.
If the situation worsens, Gamboa said that it is likely that credit defaults would ensue and asset quality would deteriorate. “[But], what we would like to emphasize is we have built our systems over the last five years centered on credit excellence and risk management,” she added.
The official said the bank’s bad loan ratio however would go down to 4 percent this year from 4.5 percent last year.
raivo pommer-www.google.ee
raimo1@hot.ee
THE Australian dollar
At the local close, it was trading at US72.45c, up from Thursday's close of US72.36c.
During the session, the unit traded between US73.24c and US72.24c.
It began the local session at a six-month high of US73.18-22c.
ICAP economist Adam Carr said risk appetite was boosted by the declining US dollar.
The safe-haven currency declined during the four-day Easter break after news that US bank Wells Fargo had posted a better-than-forecast guidance for its first-quarter earnings.
"The Aussie's tracked higher," Mr Carr said. "We've had a couple of bounces up a couple of hundred points.
"US dollar weakness has been the key thing over the Easter period. Today, we've given some of those gains back, but not a lot. Significantly, we've held over US72c."
According to Wells Fargo, it expects "record" net income, about $US3 billion ($4.1 billion) for the first three months of 2009.
Markets considered it another sign of improvement in credit and lending markets. But Mr Carr said the overnight offshore session could prove volatile for the Australian dollar.
Ist die Wirtschaftspolitik noch zu retten? Gemeint ist nicht die in Kabinetten und Parlamenten beschlossene Politik. Und schon gar nicht die, die in Wahljahren in den Dienst des Machterhaltes oder der Machtgewinnung von Parteien gestellt wird. Da ist wohl nicht viel zu retten. Wenn von der Rettung der Wirtschaftspolitik als Ordnungspolitik die Rede ist, dann ist eine akademische Disziplin gemeint, die das Wägen lehrt und vom Abschätzen der Folgen wirtschaftspolitischer Entscheidungen handelt. Für solche Ordnungspolitik hatte der Lehr- und Forschungskanon deutscher Universitäten traditionell einen guten Leumund. An deutschen Universitäten wurde gelehrt und gelernt, das „Respice finem!“ - „Bedenke die Folgen deiner Entscheidungen und ihrer weichenstellenden Wirkung!“ - nicht aus dem Auge zu verlieren.
Mit den Folgen zu rechnen ist in der Ordnungspolitik wichtiger als das Rechnen vor und hinter dem Komma. Schon daran erkennt man, dass das Hantieren der großen Koalition mit Abwrackprämien für bejahrte Autos mit guter Ordnungspolitik nichts zu tun hat. Das Gebot des „Respice finem!“ findet gerade hier keinen Platz. Die Politik will nicht wissen, auf wie viele Jahre die Nachfrage nach Autos gedämpft bleiben wird, wenn ihr jetzt ein aufmunternder Schubs durch eine Subvention verpasst wird. Wichtig ist die „positive Nachricht“ von heute, nicht die abschätzbare Wirkung auf öffentliche Haushalte, Steuersätze, Schuldenquoten und das Nachfrageloch der kommenden Jahre; auch nicht der dann drohende Umsatz- und Beschäftigungsrückgang und die dann mit Sicherheit aufkommende Frage „Wie subventionieren wir die Autoindustrie jetzt?“
Welchen Nutzen, welche Last?
Die Abwrackprämie ist die Chiffre für die hastig ins Gesetzblatt diktierte Tagespolitik. Fragen nach den über den Tag hinausreichenden Wirkungen auf den Absatz und die Beschäftigung der subventionierten Industrie, auf das Defizit der öffentlichen Etats, auf die Steuersätze für die spätere Deckung dieses Defizits, auf die Dotationschancen von Schulen, Krankenhäusern und Forschungseinrichtungen, auf den internationalen Wettbewerb der Standorte und damit auf die mittelfristigen Beschäftigungschancen in Deutschland: alles das zu wägen gehört zur Ordnungspolitik, hier am aktuellen Beispiel zusammengefasst in der Frage „Welchen Nutzen und welche Last stiften an welchen Stellen des Wirtschaftskreislaufs voraussichtlich die Aufwendungen für die Abwrackprämie?“
Zu lernen, eine solche Frage überhaupt formulieren zu können, gehört in den Lehrkanon eines ordnungspolitisch geleiteten Verständnisses von Wirtschaftspolitik und von ökonomischer Theorie, die die Verträglichkeit von Zielausrichtungen in den Blick nimmt und die vor den politischen Durchmarsch ins Gesetzblatt den Versuch setzt, wirtschaftspolitische Maßnahmen einer empiriegestützten Schätzung zu unterziehen.
raivo pommer-www.google.ee
raimo1@hot.ee
Ist die Wirtschaftspolitik noch zu retten? Gemeint ist nicht die in Kabinetten und Parlamenten beschlossene Politik. Und schon gar nicht die, die in Wahljahren in den Dienst des Machterhaltes oder der Machtgewinnung von Parteien gestellt wird. Da ist wohl nicht viel zu retten. Wenn von der Rettung der Wirtschaftspolitik als Ordnungspolitik die Rede ist, dann ist eine akademische Disziplin gemeint, die das Wägen lehrt und vom Abschätzen der Folgen wirtschaftspolitischer Entscheidungen handelt. Für solche Ordnungspolitik hatte der Lehr- und Forschungskanon deutscher Universitäten traditionell einen guten Leumund. An deutschen Universitäten wurde gelehrt und gelernt, das „Respice finem!“ - „Bedenke die Folgen deiner Entscheidungen und ihrer weichenstellenden Wirkung!“ - nicht aus dem Auge zu verlieren.
Mit den Folgen zu rechnen ist in der Ordnungspolitik wichtiger als das Rechnen vor und hinter dem Komma. Schon daran erkennt man, dass das Hantieren der großen Koalition mit Abwrackprämien für bejahrte Autos mit guter Ordnungspolitik nichts zu tun hat. Das Gebot des „Respice finem!“ findet gerade hier keinen Platz. Die Politik will nicht wissen, auf wie viele Jahre die Nachfrage nach Autos gedämpft bleiben wird, wenn ihr jetzt ein aufmunternder Schubs durch eine Subvention verpasst wird. Wichtig ist die „positive Nachricht“ von heute, nicht die abschätzbare Wirkung auf öffentliche Haushalte, Steuersätze, Schuldenquoten und das Nachfrageloch der kommenden Jahre; auch nicht der dann drohende Umsatz- und Beschäftigungsrückgang und die dann mit Sicherheit aufkommende Frage „Wie subventionieren wir die Autoindustrie jetzt?“
Welchen Nutzen, welche Last?
Die Abwrackprämie ist die Chiffre für die hastig ins Gesetzblatt diktierte Tagespolitik. Fragen nach den über den Tag hinausreichenden Wirkungen auf den Absatz und die Beschäftigung der subventionierten Industrie, auf das Defizit der öffentlichen Etats, auf die Steuersätze für die spätere Deckung dieses Defizits, auf die Dotationschancen von Schulen, Krankenhäusern und Forschungseinrichtungen, auf den internationalen Wettbewerb der Standorte und damit auf die mittelfristigen Beschäftigungschancen in Deutschland: alles das zu wägen gehört zur Ordnungspolitik, hier am aktuellen Beispiel zusammengefasst in der Frage „Welchen Nutzen und welche Last stiften an welchen Stellen des Wirtschaftskreislaufs voraussichtlich die Aufwendungen für die Abwrackprämie?“
Zu lernen, eine solche Frage überhaupt formulieren zu können, gehört in den Lehrkanon eines ordnungspolitisch geleiteten Verständnisses von Wirtschaftspolitik und von ökonomischer Theorie, die die Verträglichkeit von Zielausrichtungen in den Blick nimmt und die vor den politischen Durchmarsch ins Gesetzblatt den Versuch setzt, wirtschaftspolitische Maßnahmen einer empiriegestützten Schätzung zu unterziehen.
Spain Chrise
unemployment rate has topped 17%, and economists expect it to hit 20% next year. But Depression-era scenes don't dot its landscape.
Spaniards aren't, en masse, sleeping under bridges. Tent cities haven't sprung up outside Spanish towns. Labor has yet to call a single major strike.
Europeans are notoriously quick to take to the streets to defend their economic interests. Yet, as the Continent endures its worst economic crisis since the end of World War II, things seem unusually calm.
Even Friday's May Day marches were more muted than expected. Though hundreds of thousands of people across Europe took part in the annual demonstrations, calling on governments to support jobs and workers, overall participation was less than unions had hoped for, considering the severity of the downturn.
Exact reasons for the subdued mood vary from country to country, but a common theme emerges: The very factors that make some European economies sluggish and inflexible during times of plenty also help cushion the impact of the downturn.
Spain exemplifies this. During the good times, its economy is held back by low productivity, an extensive underground economy and scant labor mobility. Studies show that Spaniards are unusually reluctant to move away from their home region -- a trait that acts as a drag on the economy.
Today, however, being close to one's extended family is a lifeline. Members of Spanish families help one another pay the mortgage, so there are fewer foreclosures. Even when they lose their homes, Spaniards rarely end up on the street. For the most part, they move in together.
"The family represents kind of a social-welfare network that allows the country to withstand a much higher rate of unemployment," says Rafael Doménech, chief economist for Spain and Europe at BBVA bank.
Then there is the question of who would lead any unrest. The huge job losses in Spain have been borne almost entirely by temporary workers -- women, immigrants and the young -- who aren't represented by anyone. The types of workers who tend to belong to labor unions -- middle-aged men on full-time contracts -- have scarcely been touched by layoffs. In fact, the latest jobs report showed they had slightly increased their number in the first quarter of the year -- even as 800,000 temporary and self-employed workers lost their jobs.
Another issue Spain shares with other southern European countries is its extensive black economy. During the good times, economists have encouraged countries like Spain and Italy to bring the black market under control. In the bad times, however, that market can give many Spaniards secret, undeclared sources of income that can keep them afloat.Analysts say it could represent as much as one-fifth of the Spanish economy, providing work for people who are formally unemployed.
CRÉATION DE MONNAIE : UN COMMENTAIRE CENSURÉ?
J'ai reçu de "Samuel" un message dont je reproduis ci-après la partie pertinente pour ce blog. Samuel pense que ce message a disparu du blog VGE pour cause de censure.
Mon expérience est qu'il n'y a pas de censure sur le blog VGE, même (à mon regret) quand certains messages de pure insulte la mériteraient amplement.
Je crois donc qu'il y a une autre explication, que l'Équipe VGE nous donnera peut-être. JR
_______________
Valéry Giscard d'Estaing censure un commentaire sur son blog
http://wiki.societal.org/tiki-index...
Voici le commentaire censuré, qui figurait sur le fil : http://vge-europe.eu/index.php?post...
Le lundi 4 août 2008, 20:19 par samuel
Monsieur le Président,
Votre réponse à *** me parait pour le moins insatisfaisante.
Vous répondez à celui-ci comme si la masse de monnaie fiduciaire ne devait pas être accrue. Vous parlez de la nécessité de remboursement d'une "dette" [publique] comme d'une évidence, alors qu'en l'espèce, la notion de dette, purement comptable, renvoie à une planification qui ne suppose pas nécessairement un remboursement complet, suivant l'évolution de la croissance escomptée (du moins observée) et suivant la politique fiscale conduite ensuite, encore moins des intérêts versés par nous à des prêteurs privés.
Vous négligez de rappeler un théorème élémentaire [du moins supposé archi admis par tous les monétaristes, en particulier les promoteurs du système monétaire européen actuel] : quand on vise une inflation nulle, la création monétaire souhaitable n'est pas nulle, mais égale à la croissance du PIB (anticipée ou supposée courante). Il faut donc que quelqu'un crée cette monnaie.
Or, le bon sens veut que ce soit le pouvoir le moins incontrôlé parmi ceux supposés être au service du peuple qui le fasse. Et que le régime monétaire soit conforme à la constitution, qui interdit les privilèges. Vous n'ignorez pas que la constitution française (art. 34), comme celle des États-unis (I sect. 8) confie (confiait) au parlement élu au suffrage universel le contrôle du régime d'émission de la monnaie.
Au lendemain du 4 janvier 1973 [3 janvier 1973], le Parlement pouvait au moins revoir sa loi, ce pourquoi le Conseil constitutionnel a admis (en 1994) [1993] qu'un tel transfert était conforme à la constitution. Mais dans le cadre de l'Union européenne, il ne le peut plus en pratique [ce qui devrait rendre caduque cette jurisprudence qui a pourtant été reprise alors -- lire à ce sujet :
http://www.fauxmonnayeurs.org/artic...
sauf à décider que la France sorte purement et simplement de cette entité intergouvernementale mutée en confédération qui viole les règles élémentaires de la séparation des pouvoirs (sans parler de souveraineté populaire).
En tant que membre du Conseil constitutionnel, en tant d'ancien garant de la continuité de l'État, comment pouvez vous tolérer une situation ou la "séparation des pouvoirs", qui signifie leur arrêt mutuel, soit traduite en pure indépendance politique ?
Vous ne rappelez pas non plus un fait évident que vous ne pouvez pas ignorer (et plus dénoncer, il est vrai) : de manière chronique, depuis sa création, la BCE émet environ 10% de monnaie supplémentaire par an, ce qui est assez considérable, au demeurant. Manifestement, la rigueur ne vaut que pour la politique budgétaire.
Vous savez aussi, sans doute, que la Banque de France en dit que la part superflue de l'émission gonfle les bulles spéculatives, financières et immobilière. De fait, depuis des années, le crédit bancaire et, plus généralement, le volume des titres dérivés de la monnaie, est en croissance effrénée. Or, le résultat en termes d'inflation, on le voit quand ces bulles explosent : les financiers les plus équipés courent vers les valeurs "refuge" (celles qui font manger le peuple et produire).
La partie de votre réponse qui me parait être pertinente - relative au projet de marché des titres (traduisons : des dettes) - me parait effrayante, tant elle suppose la résignation (il y a 35 ans déjà) du politique face au projet global d'un marché supposé pur réglant toute chose, économique, politique et sociale. En somme, l'État et le privé se sont accordés pour faire de la monnaie [elle-même] une marchandise, dont la valeur ne serait plus fixée, désormais, que par la loi de l'offre et de la demande. Une loi que ne viendrait plus perturber un "interventionnisme"... qui consistait depuis longtemps, pour l'État, a émettre une quantité marginale de la monnaie, tandis que les banques commerciales émettaient "le reste". Le record de la part d'émission d'origine publique, il me semble, a été établi par le général De Gaulle. Cette part (la seule légitime à mon sens) a été très variable, et très souvent bien faible. La Banque de France était d'ailleurs, depuis son origine et plus d'un siècle durant, une Banque privée, dont les propriétaires reçurent de la part de Napoléon le privilège inouï que confère l'exclusivité du pouvoir de battre la monnaie qui seule a cours légal et forcé.
Pour finir, il semblerait que le propos de *** et l'inadéquation de votre réponse trouvent une illustration frappante dans ce passage lu dans Le Monde Diplomatique, (n° 652, juillet 2008, page 7) : "…l’un des plus célèbres emprunts d’État fut l’emprunt Giscard (…). Pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, l’État a finalement remboursé au total (montant initial plus intérêts) 80 milliards de francs en 1988."
Vu la situation dramatique que nous apporte la crise financière actuelle ; vu les conséquences désastreuses qu'ont toutes formes d'impérialisme sur la démocratie et sur la paix, il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs et constater que le temps presse.
Avec mes salutations respectueuses.
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Auf der Streckbank der großen Krise
In Deutschland ist die Hypo Real Estate zum Inbegriff der Krisenbank geworden. Das Institut ging ohne Not Milliardenrisiken ein und musste mit bisher 102 Milliarden Euro an Staatsgeld und -garantien gestützt werden. Deshalb bekam es auch den Titel "Drecksbank" verliehen - von Deutschlands höchstem Finanzaufseher Jochen Sanio höchstpersönlich.
Die globale Finanzkrise setzte dem Treiben ein abruptes Ende und bescherte der Bundesregierung ein neues Leitmotiv. Was für Adenauer die Deutschland AG war, ist für Merkel die systemrelevante Bank: Nur wenn es unseren Banken gut geht können wir unseren Wohlstand erhalten.
Unter dieser Annahme eilt die Regierung einer Bank nach der anderen zu Hilfe. Sie spannt einen nationalen Rettungsschirm auf, sie lässt die Bilanzierungsregeln lockern und breitet ein Netz aus, in das die Institute ihre Schrottpapiere abwerfen sollen. Sie gibt das Geld der Steuerzahler aus, weil sie glaubt, nur so ließe sich die Kernschmelze des Finanzsystems - und damit ein Absturz der gesamten Wirtschaft - verhindern.
Und stets heißt es: Die Hilfsaktionen seien gar nicht so teuer. Der größte Teil der Milliarden, die der Staat bereit stelle, seien ja Garantien - also gar kein richtiges Geld. Zahlen müsse der Staat nur dann, wenn die Sache schief gehe. Und die staatlichen Retter tun so, als ob sie diesen "worst case", diese denkbar schlechteste Entwicklung, tatsächlich verhindern können.
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Frankreich Rezession
Frankreich ist mit dem zweiten negativen Quartal in Folge offiziell in die Rezession gerutscht. Das Bruttoinlandsprodukt sei im ersten Quartal 2009 um 1,2 Prozent im Vergleich zum Vorquartal geschrumpft, teilte das Statistikamt Insee am Freitag in Paris mit.
Die französische Wirtschaft war im vierten Quartal 2008 bereits um 1,5 Prozent geschrumpft. Premierminister François Fillon hatte sich zuvor skeptisch zur Entwicklung der Wirtschaft geäußert. Europaweit sei erst 2010 mit einer «langsamen Erholung der Konjunktur» zu rechnen, sagte er. Fillon sprach sich gegen weitere Ausgabenprogramme und Steuererhöhungen aus.
FRANKREICH REZESSION
Raivo Pommer (15 MAI),
Vous répétez ce que les médias nous ont dit.
Mais quelles conclusions en tirez-vous ? JR
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Commerzbank ist perfekt.
Nach zweitägiger Debatte und teils harscher Kritik billigten die Aktionäre des DAX-Konzerns bei der Hauptversammlung am Samstag in Frankfurt die dafür nötige Kapitalerhöhung mit 97,7 Prozent Zustimmung.
Das teilte die Commerzbank am Abend mit. Der Bund stützt die Bank über den Bankenrettungsfonds SoFFin mit 18,2 Milliarden Euro Kapital. Im Gegenzug wird der Staat mit 25 Prozent plus einer Aktie größter Einzelaktionär. Deutschlands zweitgrößte Bank war wegen der Finanzkrise und der Übernahme der problembehafteten Dresdner Bank in Schwierigkeiten geraten.
Commerzbank-Chef Martin Blessing hatte das umstrittene Geschäft zuvor erneut verteidigt: «Aus unserer Sicht ist der Zusammenschluss von Commerzbank und Dresdner Bank nach wie vor strategisch sinnvoll.» Mittelfristig erwarte die Commerzbank aus der größten Fusion in der Finanzbranche seit Jahren Synergien in Höhe von fünf Milliarden Euro. Auf der Kostenseite werde die Fusion schon 2009 rund 200 Millionen Euro bringen, 2010 dann rund 800 Millionen Euro.
Dass die im Sommer mitten in der Finanzkrise vereinbarte Übernahme der Dresdner Bank letztlich durch den Staat abgesichert werden musste, sei auch für die Commerzbank unerwartet gekommen, sagte Blessing vor etwa 2700 Aktionären. Er räumte ein, trotz intensiver Prüfung sei nicht vorhersehbar gewesen, «in welch einem Ausmaß und in welcher Geschwindigkeit sich die in den Büchern der Dresdner Bank enthaltenen Risiken realisieren würden». In der Finanzkrise insgesamt habe auch die Commerzbank Fehler gemacht. Die Mittel des SoFFin stabilisierten die Bank auf Dauer, sagte Blessing. Weitere Staatshilfe benötige das Institut nach derzeitigem Stand nicht.
Viele Aktionäre zeigten sich verärgert, dass das Management die angeschlagene Dresdner ohne ihre Zustimmung kaufte, dem DAX-Konzern damit erhebliche Probleme bescherte und die Aktionäre mindestens für die Jahre 2008 und 2009 um jegliche Dividende brachte. «Unsere Bank hat sich von der Nummer zwei in Deutschland zum Sanierungsfall entwickelt», kritisierte Klaus Nieding von der Deutschen Schutzvereinigung für Wertpapierbesitz (DSW). Die EU-Kommission hatte die staatliche Hilfe nur unter strengen Auflagen genehmigt. So muss die Commerzbank sich verschlanken und etwa die Immobilientochter Eurohypo verkaufen. «Es gibt keine Pläne oder Überlegungen, die Eurohypo mit einer anderen Bank zusammenzubringen», sagte Blessing.
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EURO-zone economies shrank far more than expected in the first quarter — with Germany posting its worst performance since reunification — but in the US on Friday there were signs of improving consumer sentiment and a stabilising industrial sector.
Gross domestic product for the 16 countries using the euro contracted 2,5% quarter on quarter, or 4,6% year on year, the worst on record. Europe’s largest economy, Germany, fell 3,8%.
Despite signs that the worst global recession in six decades might be easing, recovery clearly remains elusive.
“It was a massive surprise just how weak the data were,” said HSBC senior currency strategist Paul Mackel.
Bankers and policy makers said central and eastern Europe faced at least another year of economic pain. They urged western European institutions to do more to help.
Ukraine said it needed more funds on top of an existing $16,4bn International Monetary Fund (IMF) bail-out.
Economic signals in the US were more encouraging. The mood of US consumers improved this month, and a widely tracked measure of consumer expectations was at its highest level since October 2007.
US factory output fell at a slowing rate, and machinery orders in Japan surpassed expectations, both suggesting global industry was at least starting to stabilise.
Energy and financial shares pressured Wall Street, and the Standard & Poor’s 500 index closed down 1,1%. US indices were lower for the week, as were European markets, despite a 0,5% gain on Friday.
Industry and consumer confidence surveys signalled a slowing rate of decline in recent weeks, and central bankers have talked up recovery hopes. Yet consumer-demand signals have been mixed at best.
The world’s number three clothing retailer, Sweden’s Hennes & Mauritz, raised hope of a consumer recovery with its first sales increase since last July.
But US retailers JC Penney and Abercrombie & Fitch suggested consumers remained leery of nonessential spending and were sensitive to prices. “Price consciousness is dictating shopping habits unlike anything I have ever seen,” said Abercrombie CE Mike Jeffries, whose company’s loss was wider than expected.
US credit card defaults rose to a record high last month, reflecting the millions of job losses since the start of the year. Citigroup, Wells Fargo and American Express posted double-digit loss rates.
General Motors will cut about 1600 dealers as it prunes operations ahead of expected bankruptcy. Bankrupt Chrysler took similar measures. Sluggish demand has limited companies’ pricing power: US consumer prices had their largest 12-month drop since 1955.
A US policy maker said Federal Reserve action pulled the economy back “from the edge of the abyss”, but a return to growth would take time as Americans sought a new balance between consumption and saving. Dallas Fed President Richard Fisher expected a “very slow slog”.
Fed chairman Ben Bernanke said on Friday investors seemed more willing to take part in a Fed scheme to revive lending.
Banks, at the epicentre of the crisis, still face pressure to raise capital. Barclays is in talks to sell prized asset management arm Barclays Global Investors of San Francisco for $10bn or more. It received “unsolicited interest” in other units after auctioning its iShares unit.
IMF chief Dominique Strauss-Kahn said recovery, which the IMF predicts is a year away, depended on the banks. “There is a lot do in cleansing the balance sheets. You never recover until the cleansing has been done.”
Vaclav Klaus, the President of the Czech Republic, chairs the delegation of the European Union at the EU-Russia summit in Khabarovsk. The Russian-speaking politician conducted successful reforms to establish capitalism instead of socialism in his country. However, the European Union sees the Czech leader as a politician who impedes the process of the European integration. Klaus has never released any anti-Russian statements, despite the problem of the notorious US missile defense system.
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Klaus is considered the prime adversary of the European integration. His counterparts did not want him to chair the European Union six months ago. Vaclav Klaus refused to introduce the euro in his country. He was the only European politician, who welcomed the results of the Lisbon Treaty referendum in Ireland in 2008 (the EU Constitution thus remained unchanged).
In February, Klaus compared the European Union to the USSR, when he said that the EU had become a non-democratic structure that left no freedom of choice, similarly to communist regimes of Eastern Europe.
Vaclav Klaus is probably the most prominent politician in Europe’s former socialist camp during the recent 15 years. He became the finance minister of the Czech and Slovak Federative Republics after the collapse of socialism in 1989. Klaus became the president of the Czech Republic in 2003 and was reelected last year.
Vaclav Klaus’s reforms to change the political and economic regimes in the country were absolutely painless. Czech cars are competitive and reputable in Europe; the country’s agriculture can fully supply the nation with high-quality and inexpensive food. The Czechs do not travel to neighboring states for earnings as it happens in most of other countries of the former socialist camp. The living standard in the Czech Republic has become higher than that in Poland, Hungary and in the Baltic States.
In the beginning of the 1990s, Klaus wanted to make his country become a NATO member. However, he harshly criticized the wars in Yugoslavia and Iraq in 1999 and in 2003. He also stood up against Kosovo’s independence. He repeatedly supported the idea to deploy elements of the US missile defense system in the Czech Republic, although he did not take any efforts to give the process a go.
Klaus’s attitude to Russia has been changing periodically. He was a totally pro-Western politician in the beginning of the 1990s. As soon as he became the president, he said that he did not share anti-Russian sentiments of his predecessor, Vaclav Havel. Klaus has never said anything negative about Russia during the recent six years. When Georgia attacked South Ossetia in 2008, the Czech president stated that Georgia should not be justified for its actions.
On May 13 Klaus set out a protest against the attempts to rewrite the history of Second World War and urged other leaders not to blacken the role of the USSR and Russia in the history of the 20th century.
Vaclav Klaus can considerably improve the relations between Russia and the European Union. However, his European counterparts may not want it at all.
Die Insolvenz der Bank United ist der bislang größte Zusammenbruch eines Kreditinstituts seit Jahresbeginn in den USA.
Bank United in Florida, Reuters
Die Pleite der amerikanischen Regionalbank United erinnert an die anhaltende Instabilität der Finanzmärkte. Nach Großbritannien fürchten jetzt auch die USA eine Herabstufung durch Ratingagenturen, was den Dollar am Freitag spürbar nach unten zog.
Die Aufsichtsbehörden schloss die größte Bank im Bundesstaat Florida. Die Bank United verfügte über Vermögenswerten von 13 Milliarden Dollar. Schwere Verluste hatten ihre Kapitalreserven aufgezehrt. Die Einlagensicherung FDIC fädelte den raschen Verkauf des Instituts an ein Konsortium von Finanzinvestoren ein, der jedoch weniger als eine Milliarden Dollar einbringt.
Die größte Bankenpleite des Jahres wird die FDIC somit fast fünf Milliarden Dollar kosten. Nur im vergangenen Jahr, als die Sparkasse Indymac zusammenbrach, musste die FDIC mehr Geld ausgeben. Seit Beginn der Finanzmarktkrise 2007 haben die Aufsichtsbehörden bereits 62 beim FDIC abgesicherte Geldinstitute geschlossen. Die meisten Kunden haben dabei kein Geld verloren.
Dubai-Fonds des Gütersloher Anbieters Alternative Capital Invest (ACI) noch nicht. Doch deren Anleger bekamen vor kurzem Post, Betreff: "Verzögerung der Ausschüttungen". Vor fünf Jahren legte ACI den ersten Fonds auf, mittlerweile wurde bereits die siebte Beteiligungsgesellschaft gegründet und am Markt platziert. Über 8000 Anleger sind laut ACI an den Unternehmungen beteiligt.
Allein die Fonds II. bis V. investierten etwa 300 Millionen Euro in Immobilienprojekte des Emirats. Eigentlich sollten die Fonds II. bis V. zum 31. Dezember 2008 aufgelöst werden. Dem sei nun nicht mehr so, wie die Anleger in besagtem Schreiben erfuhren. Die Objekte der Fonds seien zwar bereits vertraglich veräußert worden.
Allerdings könne der Käufer den Kaufpreis derzeit nicht zahlen, da er entgegen einer früheren Bankzusage keine Kredite erhalte. Also teilte ACI den Anlegern mit, "dass sich die Ausschüttungen bzw. Rückzahlungen Ihres Kapitals verzögern werden". Ein definitiver Ausschüttungstermin könne zum jetzigen Zeitpunkt nicht genannt werden.
Nicht nur die Ausschüttungen sind gefährdet. Sollte der Verkauf nachträglich scheitern, droht auch das Scheitern eines steuerlichen Konstruktes, das auf einem alten Doppelbesteuerungsabkommen zwischen der Bundesrepublik und den Vereinigten Arabischen Emiraten beruhte.
Dieses Abkommen ist zum 31. Dezember 2008 ausgelaufen - und so unterlägen Gewinne, die aus einem neuen Kaufvertrag generiert und an die Anleger ausgeschüttet werden, vollständig dem deutschen Besteuerungsrecht. Anlegeranwalt Jens-Peter Gieschen sagt: "Wir gehen dem Verdacht nach, dass den ,Traumrenditen' von ACI nichts anderes als ein Schneeballsystem zu Grunde liegt. Das gesamte Geschäftsgebaren ist undurchsichtig." Anleger sollten, so Gieschen, auf eine außerordentliche Gesellschafterversammlung drängen - und zwar in Deutschland. ACI wollte sich auf Anfrage nicht dazu äußern.
Die EU
Finanzgeschäfte in der Europäischen Union sollen sicherer werden. Dazu plant die EU-Kommission, die Kompetenzen der europäischen Finanzaufsicht erheblich auszuweiten. Künftig soll es drei europäische Aufsichtsagenturen geben: eine für die Banken, eine für die Versicherungen und eine dritte für die Wertpapiermärkte.
Sie sollen sowohl Ratingagenturen als auch den Handel mit Kreditderivaten direkt beaufsichtigen. Das sieht ein Arbeitspapier zur Neuordnung der Finanzaufsicht vor, das die Kommission am Mittwoch kommender Woche in Brüssel vorstellen will.
Mit diesem Vorschlag zieht die Kommission die politischen Konsequenzen aus der globalen Finanzkrise. Zugleich setze sie die Beschlüsse des Weltfinanztreffens von London um, schreiben die EU-Beamten. Die Vertreter der 20 mächtigsten Volkswirtschaften der Welt hatten bei ihrem Treffen am 1. April beschlossen, dass künftig jeder Finanzmarkt und jedes Finanzprodukt überwacht werden sollen.
Strukturelle Interessenkonflikte
Ratingagenturen gelten als einer der Hauptverursacher der globalen Finanzkrise. Ihnen werden strukturelle Interessenkonflikte vorgeworfen. Die Ratingagenturen hätten Banken und andere Institute zuerst bei der Bündelung von Kreditderivaten beraten und später diese Papiere ungeachtet der teilweise unkalkulierbaren Risiken mit besten Noten bewertet. Viele dieser Kreditderivate haben im Zuge der zusammenbrechenden Immobilienmärkte und der daraus folgenden Finanzkrise ihren Wert verloren.
Sie lagern nun als Schrottpapiere in den Bilanzen vieler Banken, sie sorgen für Misstrauen unter den Finanzmanagern und behindern somit die Vergabe von Krediten. Bereits im April hatte Brüssel strengere Auflagen für jene Ratingagenturen verabschiedet, die in Europa tätig sind. Sie müssen sich künftig in Brüssel registrieren lassen. Zudem dürfen sie nicht mehr gleichzeitig bei der Entwicklung von Finanzprodukten beraten und diese dann bewerten.
As India and France continue with their attempts to forge a strategic partnership, French President Nicolas Sarkozy congratulated
Manmohan Singh on his re-election as PM saying that his country wants to provide further impetus to their relationship in the near future.
Sarkozy also invited Singh to visit Paris as chief guest for France's national day (which falls on July 14) celebrations. "Through the elections which were recently concluded and which constitute a remarkable testimony to their attachment to democracy, the Indian people have chosen to repose once again their trust in the representatives of the Congress party and the alliance that it leads,'' Sarkozy said in his message to Singh.
"In this I discern a deep tribute to the action that you have undertaken at the helm of the government of India since 2004,'' Sarkozy said, adding that he wants India to become a privileged partner of France.
"I would be very pleased to welcome you in Paris on July 14 on the occasion of the ceremonies marking the National Day of France, at which I wish to make India the chief guest this year,'' he said.
Sarkozy had also written to President Pratibha Patil earlier this week congratulating India for successfully conducting the general elections. France was one of the key countries which helped India acquire last year the NSG waiver which allowed India to take part in civil nuclear commerce. A few weeks later, it became the first country, even ahead of the US, to sign a pact for civil nuclear cooperation. It has also backed India for a permanent seat in the UN Security Council.
Gordon Brown’s authority is openly challenged today, as a senior minister tells him to leave Hazel Blears in her Cabinet post.
Caroline Flint, the Minister for Europe, says in The Times that Ms Blears, a fellow Blairite, should stay in her job amid growing fears among her friends that she may be the top-level sacrifice for the expenses fiasco.
Ms Flint risks angering Downing Street by saying that Ms Blears had technically done nothing wrong, despite Mr Brown’s branding her behaviour “completely unacceptable” after she failed to pay capital gains tax on the sale of a flat.
Friends of Ms Blears are annoyed that Mr Brown appears to have been far tougher on her than other ministers. He swiftly cleared Geoff Hoon and James Purnell of wrongdoing over allegations that they had not paid capital gains tax on their London homes.
Ms Flint also sides with Ms Blears, the Communities Secretary, in her recent criticism of the Government’s communication effort — seen widely at the time as an attack on Mr Brown.
Ms Flint says that Ms Blears is “one of the last people who would ever come into politics to gain some kind of financial benefit”.
Ministers rarely risk trespassing on the Prime Minister’s autonomy over reshuffles, particularly so close to the event. The show of ministerial indisciple is a further sign of how far the expenses controversy is altering the normal rules of political behaviour.
In a further sign of the febrile atmosphere at the top of government, some ministers are now speculating that Mr Brown could be persuaded to call an autumn election. They say that, with Labour apparently heading for certain defeat next year, the only way Mr Brown could rescue his party would be to be bold and go to the country on his plans to take Britain out of the recession and clean up politics.
One minister said that David Cameron’s hopes of a smooth ride towards the election had also been upset by the expenses revelations, which have reminded voters of an old-style Tory party “moats and all”.
“Of course it’s hitting us badly, but all the signs are that UKIP will hit them just as much as they hit us in the European elections,” the minister said.
Ms Flint, who is in charge of Labour’s campaign for the European elections, said that the party was “going to take a hit” at the June 4 polls. A government reshuffle is expected widely soon after.
The Times has been told by informed sources that Lord Mandelson will not be moved to the Foreign Office, and that David Miliband, the Foreign Secretary, has been assured that this is the case.
Germany, the land of Goethe, Thomas Mann and Beethoven, has an unlikely pop culture hero: Donald Duck. Just as the French are obsessed with Jerry Lewis, the Germans see a richness and complexity to the Disney comic that isn’t always immediately evident to people in the cartoon duck’s homeland.
Disney
Comics featuring Donald are available at most German newsstands and the national weekly “Micky Maus”—which features the titular mouse, Goofy and, most prominently, Donald Duck—sells an average of 250,000 copies each week, outselling even “Superman.” A lavish 8,000-page German Donald Duck collector’s edition has just come out, and despite the nearly $1,900 price tag, the publisher, Egmont Horizont, says the edition of 3,333 copies is almost completely sold out. Last month the fan group D.O.N.A.L.D (the German acronym stands for “German Organization for Non-commercial Followers of Pure Donaldism”), hosted its 32nd annual congress at the Museum of Natural History in Stuttgart, with trivia and trinkets galore, along with lectures devoted to “nephew studies” and Duckburg’s solar system.
“Donald is so popular because almost everyone can identify with him,” says Christian Pfeiler, president of D.O.N.A.L.D. “He has strengths and weaknesses, he lacks polish but is also very cultured and well-read.” But much of the appeal of the hapless, happy-go-lucky duck lies in the translations. Donald quotes from German literature, speaks in grammatically complex sentences and is prone to philosophical musings, while the stories often take a more political tone than their American counterparts.
Whereas in the U.S. fans of Donald Duck tend to gravitate to the animated films, duck fandom in Germany centers on the printed comics published in the kids’ weekly “Micky Maus” and the monthly “Donald Duck Special” (with a print run of 40,000 copies), which sells mainly to adult readers.
Donald Duck didn’t always find Germany so hospitable. In the years following World War II, American influence in the newly formed Federal Republic was strong, but German cultural institutions were hesitant to sanction one U.S. import: the comic book. A law banning comics was proposed, and some American comics were eventually burned by school officials worried about their effects on students’ morals and ability to express themselves in complete sentences.
Before those killings, accommodation was the rule. The Mafia was Italy's secret vice: it kept Sicily in order, doled out rough justice and provided safe Sicilian seats to politicians cunning and ruthless enough to do deals with them. Falcone and Borsellino were given the task of bringing the Mafia to book and ending Mob rule in the island, and unlike their predecessors they went about it vigorously.
They organised the first mass trials of Mafiosi, and cajoled the government into giving convicted gangsters uniquely tough conditions in jail to prevent them continuing to run the gangs from inside. The Mafia had a beginning, Falcone argued, so it must also have an end.
Infuriated by the challenge, the Mafia began turning on its former friends in the political world. First to die was the former mayor of Palermo, Salvo Lima, Giulio Andreotti's key contact in the Mob. Falcone and Borsellino were murdered months later.
But now the man who killed Falcone has testified in court in Rome that, even after Lima's death, the politicians had not given up hope of sweet-talking the Mafia into another cosy arrangement.
The testimony of supergrasses is often suspect, but if an authority as important as Antonio Ingroia, a top anti-Mafia magistrate in Palermo, gives credit to what he says, it is to be taken seriously. In their last months, both Falcone and Borsellino felt that the political establishment had hung them out to dry. "In Sicily," Falcone said, "the Mafia kills the servants of the state that the state has not been able to protect." He saw it coming. Now we know chillingly that he was right, and that he had been abandoned. The survival of the political establishment was considered to be far more important than the breaking of the Mafia.
Months later both men were dead and for the first time the ordinary people of Palermo took to the streets in furious protest. This was partly out of sympathy for the dead men and their families, and partly because the autostrada bombing could easily have wiped out innocent Sicilians along with the magistrates (one reason the Mafia had been tolerated up to that point was because they only killed their own kind). With a start, the Italian state woke up: finally it saw that its very existence was at stake. A new age was under way.
Whichever way you look at it, the announcement that Nick Griffin, the leader of the British National Party, might attend a royal garden party at Buckingham Palace is a milestone moment in British politics. For it marks another stage in the transformation of Britain's biggest far-right party from a past of street thuggery to the brink of electoral breakthrough. Griffin could next month become the party's first member of the European Parliament.
The real question is whether it has done that by shrugging off its neo-fascist antecedents and entering the extreme right of mainstream politics – or is it being done by the perpetration of long-running confidence trick upon the electorate? The answer to that lies in the one man whose personal writ runs authoritatively throughout the party. So has Nick Griffin really changed?
There can be no doubting the unsavoury background from which Griffin emerges. It is deep rooted in his family history. His parents met while heckling a Communist Party meeting in north London in 1948. Nicholas John Griffin, who was born a decade later, was as a boy reputedly given by his grandfather some of the more anti-Semitic literature of Oswald Mosley's British Union of Fascists. While at private school in Suffolk aged 13, he was reading Hitler's Mein Kampf and making notes in the margins. "Adolf went a bit too far," Griffin conceded in 2006.
In 22 years in Parliament I have opposed all pay increases for MPs that are out of line with the rest of the public sector. In 2001, along with about 60 colleagues, I opposed the 42 per cent increase in the additional costs allowance which is the source of so many of our present troubles. I do not seek to pretend to be holier than others. The truth is that just about all of us are vulnerable in the current climate.
However, the sight of the Telegraph's political correspondent, Benedict Brogan, on Question Time last week, pompously refusing to disclose his sources when no one was asking him to do so was almost too much to bear. What, he was asked, had his paper had paid the person who stole the now famous expenses disc. A minor matter maybe, given the wider issues at stake, but not an unreasonable question in this age of transparency.
The Daily Telegraph has never been above practising a little fraud on its readers. When I first visited Vietnam, in 1973, I was amazed to discover that the paper's Saigon correspondent, whose reports appeared almost daily under the byline John Draw, was in fact Nguyen Ngoc Phac, an officer working for General Cao Van Vien, chief of staff of the Southern army.
So blatant was the arrangement that Phac used to appear in uniform at the Reuters office to tap out his reports. It wasn't that his dispatches resembled the official line. They were the official line.
When I got home I raised the matter with the then Telegraph editor, the late Bill Deedes, but I couldn't get a straight answer out of him.
In 1976, after the fall of the fascist regime in Portugal, someone walked into the Ministry of Information in Lisbon and emerged with a file on a journalist who reported for the Telegraph from Portugal's African colonies, where fierce wars were raging. The file – a copy of which I still retain – showed he was in the pay of the Portuguese secret police.
True, under the editorship of Max Hastings and Charles Moore, the Telegraph enjoyed a period of respectability, but lately – having fallen into the hands of the Barclay Brothers – it has become little more than a broadsheet version of the Daily Mail. Indeed, many of the new masters, Mr Brogan included, were recruited from the Mail.
Under their tutelage, much of the Telegraph's political and economic reporting has become, frankly, doo-lally. My personal favourite among the many ludicrous stories that in recent years have adorned what passes for the Telegraph news pages was headed "Brown raised taxes to the highest level in 20 years". Pinch yourself and then ask "Who was prime minister 20 years ago?". Why, none other than the Telegraph's beloved Margaret Thatcher. And for how long had she been prime minister? Eight years. Good God, if all a Labour government managed in its first 10 years was to raise taxation to the level that it was under Mrs Thatcher at the height of her ascendancy, Middle England can surely sleep easy in their beds.
Among the many falsehoods that we poor, inadequate, despised representatives of the people have had to put up with over the years is the oft-repeated suggestion that when Parliament is not sitting we are all sunning ourselves in the south of France. (I have lost count of the number of times, on a sunny summer's evening, even coming down the steps of my office, I have been slapped on the back by a passing constituent remarking, "All right for you with your three months' holidays".)
More serious is the suggestion that we are all somehow pocketing the money we are given to employ staff and run an office. This is an old favourite with our most loathsome tabloids, but lately it has migrated. This, for example, was an ignoramus called Ian Cowie in the Money section of the Telegraph on 4 April: "Now that the average MP claims £135,600 a year for expenses – yes that's right, more than five times national average earnings – this means they avoid paying £54,000 a year tax which HMRC would demand from anyone else lucky enough to receive such payments."
Mr Cowie expounded on this thesis over the best part of two pages and returned to the subject last week. In what other profession would staff salaries, office rent, utility bills, the rent of photocopiers and so on be counted as income? In 22 years, not a penny of that money has ever touched my bank account.
Perhaps the most outrageous recent example of the growing culture of impunity when it comes to discussing alleged corruption by the political classes was the front page of the Daily Mirror on 31 March under a banner headline "THEY ARE ALL AT IT". The story, by one Bob Roberts, began "Greedy MPs pocket an average £144,176 in expenses on top of their bumper salaries, shock figures revealed yesterday..."
Actually, we are not all at it. The only place I have ever worked where they were "all at it" was Mirror Group Newspapers in the 1970s. There, at the end of the first week, my expenses were rejected by the man who was supposed to vouch for their accuracy on the grounds they were so low they would embarrass everyone else in the office.
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Merci pour cet article qui va enormement me servir.
Ton blog est vraiment bien redige. J'espere que tu vas continuer a nous faire d'aussi bon articles.