Simplifier ou mutiler le traité constitutionnel ?
Par Valéry Giscard d'Estaing le jeudi 14 juin 2007, 15:01 - Débats - Lien permanent
Lors de sa réunion du 21 Juin prochain le Conseil européen devra établir « une feuille de route, et un mandat clair pour parvenir à l’achèvement du processus en cours pour la ratification du Traité constitutionnel ».
La préparation de cette réunion est assurée par la Présidence allemande de l’Union. Chacun reconnaît la détermination, la compétence, et l’ouverture d’esprit de la Chancelière Angela Merkel. Celle-ci a eu l’heureuse idée de demander à chacun des Etats membres de lui fournir une réflexion écrite sur les problèmes que lui pose l’achèvement de la ratification. A partir de ces réponses, dont elle cherchera à établir la synthèse, la Chancelière compte établir une « feuille de route » en vue de l’achèvement du processus de réforme institutionnelle. Elle a précisé ses intentions dans la déclaration qu’elle a prononcée le 17 Janvier à Strasbourg, devant le Parlement européen : « La phase de réflexion est terminée. Il convient de mettre au point de nouvelles décisions d’ici au mois de Juin. Je m’engage à faire en sorte que d’ici la fin de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne, une feuille de route pour la suite du processus du Traité constitutionnel puisse être adoptée. »
Cette démarche rationnelle a été compliquée par les initiatives venues de France, et à un moindre degré des Pays-Bas, pour proposer une solution alternative. Au cours de la campagne présidentielle française, et pour sortir de l’impasse où le funeste référendum de 2005 a enfermé la France, les candidats ont préconisé une autre solution : le Traité constitutionnel serait plus ou moins abandonné, et remplacé soit par un « mini-traité », proposé le 8 Septembre 2006 à Bruxelles par Nicolas Sarkozy, soit par un « traité simplifié », dont Nicolas Sarkozy affirmait le 2 Mai 2007 dans son débat public avec Ségolène Royal, qu’il « avait l’accord de MM. Zapatero, Tony Blair, et d’Angela Merkel ». C’est autour de ce « traité simplifié » proposé par la France et la Grande-Bretagne, que serait recherché l’accord du Conseil européen.
Qu’en est-il vraiment ? Quel serait le contenu de ce traité simplifié ? Et en quoi répondrait-il mieux à l’urgent besoin de réformes de l’Union Européenne ?
Deux remarques éclairent la réflexion :
Le projet de Traité constitutionnel, a été signé à l’unanimité par les Chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 Octobre 2004 et il a déjà été ratifié par 18 Etats, soit les deux tiers des Etats membres, ce qui représente une majorité qualifiée. Quatre autres Etats sont animés d’intentions favorables. Dans un espace européen qui affirme vouloir conforter sa dimension démocratique, cette donnée ne doit pas être sous-estimée. Les procédures de ratification conduites par les deux tiers des Etats-membres, dont la grande majorité des nouveaux Etats, devraient faire l’objet d’une considération égale à celles des deux Etats qui ont rejeté le Traité, et des trois qui s’interrogent encore. Il faut beaucoup réfléchir avant de leur demander d’adopter un texte différent de celui qu’ils ont déjà voté.
La « simplification » recherchée vise-t-elle à faciliter la ratification des quelques Etats encore réticents, ou dissimule-t-elle en réalité une manipulation visant à revenir en arrière sur certaines avancées du Traité constitutionnel ? Cette ambiguïté, qui explique le soutien apporté par la Grande-Bretagne au projet de traité simplifié, devra être levée.
Ce qui ne pose pas problème
Les deux premières parties du texte, qui concernent les Institutions de l’Union et la Charte des droits fondamentaux – et qui sont les seules que nous ayons présentées il y a quatre ans au Conseil européen de Thessalonique – n’ont nul besoin de simplification.
Elles sont relativement courtes : 60 articles pour la première, 54 pour la seconde, sur les 448 articles du Traité. La première partie, qui porte sur les institutions n’a pas été réellement contestée. Même en France, pendant et depuis le referendum, elle n’a pas été remise en question.
Nicolas Sarkozy m’avait fait part de son intention de faire approuver cette partie du texte, sans modification, au cours de la session parlementaire du mois de Juillet, pour prouver la détermination de la France de rejoindre le convoi européen. Cette attitude m’a paru juste et raisonnable.
Il n’y a donc pas lieu, au titre du « Traité simplifié », de rouvrir la discussion sur la première partie du Traité. Telle était bien l’intention de Madame Merkel, qui souhaitait mettre cette première partie « hors discussion ».
Or voici que s’expriment des demandes pour remettre en cause les acquis de la première partie du Traité.
La plus surprenante est celle qui concerne l’instauration d’un Ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne (Art. 28), dont le Ministre britannique des Affaires européennes, Geoff Hoon, exige aujourd’hui la suppression. Or, l’Article 2 du Traité d’Union européenne de 1992, qui remonte à quinze ans, stipule que « l’Union se donne pour objectif la mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune », ce qui rend nécessaire la nomination d’un responsable pour en assumer l’exécution. Les modalités de désignation du Ministre des Affaires étrangères de l’Union – et son titre ! – figurent dans le Traité signé à Rome par le Premier Ministre britannique, Tony Blair. Cette demande ne peut qu’être écartée.
Il en va de même de la proposition de revenir, pour la terminologie des actes législatifs européens, aux termes de « règlement » et de « directive », dont le sens est ignoré de la quasi-totalité des citoyens, au lieu de « lois européennes » et de « lois cadres européennes », qui figurent dans le projet de Traité, et qui sont compréhensibles par tous.
Quant aux propositions piteuses visant à supprimer les symboles européens, hymne, drapeau, et devise, elles seraient risibles si elles ne blessaient pas notre fierté encore fragile de nous sentir Européens. Tout emploi du mot « constitutionnel » serait banni, et remplacé par le terme « Traité ».
Bref, les propositions de la première Partie du Traité, élaborée avec soin par la Convention, constituent un ensemble cohérent, dont on ne voit pas qui aurait intérêt à le désorganiser, sauf, je le répète, ceux dont les arrière-pensées visent à freiner l’intégration européenne.
L’essentiel
Je rappelle les points essentiels du projet de Traité :
- la désignation d’un Président stable de l’Union, mettant fin à la rotation semestrielle. Il faut souligner le désintéressement des nouveaux Etats membres, qui ont renoncé à un privilège qui figurait dans les Traités d’adhésion ;
- la nomination d’un Ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne ;
- la définition précise des compétences respectives de l’Union et des Etats membres, pour mettre fin au reproche que « l’Europe se mêle de tout » ;
- la mise en place d’une procédure législative de type normal, semblable à celle en vigueur dans les pays démocratiques, centrée sur le Parlement européen, et pour laquelle le Conseil joue le rôle de deuxième chambre ;
- la confirmation du monopole d’initiative de la Commission ;
- l’abandon de la règle de désignation d’un Commissaire par Etat membre, et la fixation à 18 au lieu de 27 du nombre des Commissaires, pour limiter les initiatives bureaucratiques, et rendre à la Commission son caractère de « Collège européen » ;
- le droit reconnu à tous les Parlements nationaux de veiller au respect du principe de subsidiarité, applicable aux actes de l’Union.
- la définition d’une règle de vote à la majorité qualifiée. Pour être adopté, un acte européen devrait être approuvé par 55 % des Etats membres de l’Union, réunissant au moins 65 % de la population. La première exigence protège les Etats les moins peuplés de l’Union, la seconde garantit le caractère démocratique de la décision. Ceci constitue l’équivalent des procédures de décision en vigueur dans les Etats disposant de deux chambres : un Sénat, et une Assemblée.
Cet ensemble est cohérent. Il n’a pas été réellement contesté depuis quatre ans, en dehors, bien entendu des adversaires de l’intégration européenne, et, dans le cas de la Pologne, par une discussion sur les règles de vote. Il a été ratifié par les deux tiers des Etats membres. On ne voit pas en quoi il pourrait être « simplifié ». La sagesse serait de ne pas chercher à y toucher, et d’inviter à poursuivre sa ratification par la voie parlementaire. C’est d’ailleurs ce que proposait dans un article récent l’ancien Ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, M. Joschka Fischer, qui a été un des membres assidus de la Convention européenne.
C’est également la position du Parlement européen, qui vient d’approuver par 469 voix contre 141, le remarquable rapport d’Elmar Brok et d’Enrique Baron Crespo, qui s’oppose à toute modification du dispositif institutionnel du Traité.
Une simplification pour juristes
Le problème de la « simplification » du Traité se concentre ainsi sur la troisième partie. La quatrième partie, qui est relativement brève puisqu’elle n’est composée que de 10 Articles, et qu’elle comporte une intéressante procédure de révision simplifiée, mérite d’être conservée.
Tout effort de simplification peut être recherché, à condition d’en préciser les modalités et les conséquences.
Cette troisième partie du projet de Traité constitutionnel n’est pas l’œuvre de la Convention européenne, mais le fruit du travail d’une conférence intergouvernementale (CIG), réunie sous la présidence de l’Italie, puis de l’Irlande, après que nous ayons remis notre projet sur les deux premières parties. Ainsi les Gouvernements sont-ils appelés à corriger leur propre travail.
Le premier reproche adressé à cette troisième partie, qui porte sur « les politiques de l’Union », concerne sa longueur. Elle comprend en effet 320 Articles. Pourquoi cette longueur ?
Elle tient à une ambition, consistant à remplacer tous les Traités antérieurs par un seul texte, qui en regrouperait le contenu. Aussi, quand on parle de « simplification » du Traité constitutionnel, il faut prendre en compte l’ensemble formé par le Traité lui-même, et tous les Traités antérieurs. Ceux-ci représentent 1.040 pages de texte ! Lorsqu’on retire une disposition du Traité constitutionnel, pour la renvoyer aux Traités antérieurs, on fait maigrir, en apparence, le Traité constitutionnel, mais on fait revivre les Traités précédents.
Veut-on un exemple ? Concernant la politique économique et monétaire, si l’on veut retirer du Traité les articles 177 à 202, repris du Traité de Maastricht, il faut alors conserver le Traité de Maastricht, qui comporte sur le même sujet les mêmes 25 articles. Où serait la simplification ?
Pour bien analyser le problème, il faut examiner ce que contient cette fameuse troisième partie.
D’abord l’adaptation du vocabulaire et des procédures des « Politiques de l’Union » aux innovations institutionnelles introduites par la Première partie. Rien de ceci ne pose problème, et la rédaction peut être confiée à la compétence des juristes.
Ensuite la reprise pure et simple des dispositions des Traités antérieurs, déjà ratifiés, telles que celles qui visent la concurrence dans le Traité de Rome, ou la politique économique dans le Traité de Maastricht. Leur élimination, on l’a dit, n’aurait pour conséquence que de raviver les Traités antérieurs, sans résultat de simplification.
Le troisième ensemble comporte, lui, des innovations. Les unes consistent à passer sur certains sujets, de la règle de l’unanimité à celle du vote à la majorité qualifiée. Ces dispositions sont contestées par certains des Etats-membres, qui n’ont pas ratifié le texte. La France, semble-t-il, demande que la procédure du vote à la majorité qualifiée soit étendue à l’ensemble de la politique d’immigration. En sens inverse les Britanniques souhaiteraient qu’on restreigne davantage le recours au vote à la majorité qualifiée, notamment dans le domaine judiciaire et dans celui du droit du travail. Ce n’est pas un problème de « simplification », mais un désaccord sur lequel la Convention avait réussi à dégager un consensus, et sur lequel une négociation est toujours possible. Elle nous ramènerait seulement quatre ans en arrière, car ces questions ont été longuement débattues par la Convention, avant de parvenir à un consensus.
Les autres innovations ont été introduites à la demande des Etats membres, dont la France. Elles portent notamment sur « l’espace de liberté, de sécurité, et de justice ». Elles visent à introduire la coopération judiciaire en matière civile et en matière pénale, et à développer la coopération policière vis-à-vis du grand banditisme. Elles concernent également la mise en œuvre pratique de la politique étrangère et de sécurité commune (Articles 294 à 312), et la protection des services d’intérêt économique général (Art. 166). Le désir de « simplification » peut conduire à y renoncer. Ce serait, me semble-t-il, dommage.
Etre clair
Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l’objet de simples amendements aux Traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore. L’ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l’opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l’on n’ose pas lui présenter « en direct ».
Cette démarche de « diviser pour ratifier » n’est évidemment pas à la hauteur de l’enjeu. Elle est peut être un bon exercice de prestidigitation. Mais, elle confortera les citoyens européens dans l’idée que la construction européenne est une machinerie organisée dans leur dos par des juristes et des diplomates. Elle est contraire au souhait inscrit dans la déclaration de Laeken de 2001, que cette démarche « conduise à terme à l’adoption d’un texte constitutionnel ».
Nous sommes loin de l’appel tonique et courageux de Robert Schuman de 1950 et plus loin encore de l’audace des Constituants de Philadelphie qui construisaient en quatre mois une Constitution qui reste en vigueur depuis 220 ans.
Au nom des Conventionnels européens, modestes et anonymes, je crois pouvoir dire « oui » à un Traité honnêtement simplifié, qui ne revienne sur aucune des avancées institutionnelles que nous avons proposées dans la première Partie mais un « non » catégorique à un Traité mutilé. Et si les Gouvernements se mettent d’accord sur un Traité simplifié préservant l’essentiel des avancées institutionnelles, qu’ils n’aient pas peur de le dire et de l’écrire. « Mehr Licht », disait Goethe.
Ceci me conduit à une suggestion adressée à Madame Angela Merkel. Qui de nous n’a pas entendu répéter, inlassablement, la litanie selon laquelle l’Europe est trop éloignée des citoyens, que les décisions importantes sont prises sans qu’ils en aient connaissance, que le système est opaque et privé de transparence.
C’est pour répondre à cette attente que la Convention européenne s’était imposée une règle de totale transparence : tous ses débats ont été publics, tous ses documents ont été publiés le jour même sur Internet.
Pourquoi ne pas proposer que la partie des travaux du Conseil européen qui sera consacrée à la suite à donner au projet de Traité constitutionnel, soit soumise à la même règle de transparence, c’est-à-dire qu’elle soit publique ?
Puisque vous allez débattre du sort à venir des Européens, faites-le publiquement : qu’ils entendent, eux-mêmes, les arguments des uns et des autres ; qu’ils reconnaissent celles et ceux qui, comme vous-même, travaillent courageusement et honnêtement, à bâtir le socle de l’Europe nouvelle.
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Tribune publiée dans le Monde daté du 15 juin 2007

Commentaires
BRAVO MONSIEUR LE PRESIDENT,ceci est une réponse simplifiée,qui résume un long discours.
Recevez mes respects,Monsieur le Président.
Bonsoir Monsieur le Président,
Je suis un jeune lycéen, et je crois qu'il est important que l'Union Européenne soit de nouveau relancée, de manière efficace et claire.
Lors de la campagne pour la constitution, je n'avais que quartorze ans, mais La mesure qui m'avait marqué était celle concernant la nomination d'un Président . Il est nécessaire, pour les jeunes, mais pas seulment, que l'Union soit représentée par une personne, et que le principe des présidences "tournantes" soit revue!!
Je pense également que l'Union Européenne devrait avoir une politique étrangère responsable. Je suis frappé par le certain immobilisme des forces européenne sur la crise que subit le Soudan, et que les états devraient se mettre d'accord pour une politique d'aide efficace.
Les français ont besoin de l'Union Européenne, mais l'Union a aussi besoin d'eux!
Avec toute l'admiration que je vous porte, je vous salue cordialement.
Monsieur le Président,
Comme cet article vous ressemble ! Un mélange détonnant d'intelligence fulgurante et d'affects non "jetés à la rivière" qui ne vous a pas toujours réussi (croyez-moi, j'en sais quelque chose, j'étais dans les soutiers de la rue de Marignan !). Pourquoi ne pas aller au bout de la démarche et, puisque votre analyse est si juste, proposer le texte qui vous semble pertinent ? Respectueusement.
Monsieur le Président ,
Tout d'abord , je voudrai saluer votre entrée dans la blogosphère , qui n 'est plus seulement réservé pour les "jeunes " ....
Ensuite , j' aimerai vous poser une question , si c 'est possible : en tant que
fondateur d'un courant idéologique nouveau , - lorsque vous l'avez fait apparaitre à l'époque - , le centrisme , pensez-vous que ce dernier est trop submergé pour faire face à une "vague bleue " trop puissante ?
Un lycéen de 17 ans
Monsieur le Président,
La nouvelle constitution, quoi qu'elle en soit sa nature, doit être ratifiée par référendum et non par voie parlementaire. Si l'un des buts de cette "constitution" (déjà l'idée d'une constitution pour gérer 27 pays me semble très très très troublante) est de démocratiser le continent, il faut laisser au peuple français la ratifier ou la rejeter. Toute autre méthode à parvenir à la ratification rapide voulue par les politiciens français constituerait une trahison des valeurs français et du peuple français. Cette constitution me fait peur.
Monsieur le président,
Je pense qu'il faut le dire : le traité établissant une constitution pour l'Europe est mort. Les francais et les neerlandais l'ont refusé ( Dieu sait que je le regrette ). La france est donc devenu comme le président Chirac l'avait prévu : le mouton noir de l'europe. Le président Sarkozy, par son dynamisme et son action tente d'imposer un mini traité europeen aux chefs d'etats et de gouvernements... il faut défendre cette idée.
Mais il faut souligner que ce mini traité n'est pas une nouvelle constitution... celui ci a pour but de reformer les institutions europeennes ( presidence du conseil ..)
Cher Monsieur Giscard,
L'Europe avec Giscard pour président. Cela doit faire réver toutes les Anémones.
Mais nous autres, les citoyens de base, nous n'en révons pas.
C'est notre cauchemar que cette Europe qui ne sait pas si elle veut ou non la Turquie, pas plus qu'elle ne sait ce qu'est un Européen ou jusqu'où vont ses frontières.
Donc, d'évidence, cette Europe va servir des intérêts qui ne seront pas les nôtres. Cette Europe est un leurre. Et vous, M. Giscard, malgré tout votre savoir, vous êtes le petit lampiste chargé de nous la faire miroiter.
Aristote
C'est étrange, je viens juste de terminer la vision d'un documentaire consacré à M. Giscard d'Estaing ("VGE, le théâtre du pouvoir" de William Karel) et voilà que j'apprends qu'il vient d'ouvrir son propre blog !
Je ne sais pas si je dois vous appeler M. le Président mais toujours, je trouve très instructif de votre part d'ouvrir cette page concernant l''UE que vous avez toujours défendue quand elle traverse la grave crise d'immobilisme que l'on lui connait aujourd'hui.
Je suis plutôt d'accord avec le message déposé par Simon dans le sens où je suis moi-même lycéèn (et ayant le droit de vote depuis deux semaines maintenant) et que bien évidemment, je trouve essentielle la question de la relance Européenne puisque ce sont les personnes de notre génération qui vont - ou qui devraient - en dépendre dans l'avenir, même si je suis contre le fait que chaque pays perde son souverrainisme au profit de l'Europe.
Qu'importe, la question est là (et plus que d'actualité) et je fais confiance à notre actuel Président de la République pour trouver une solution au problème.
Sincères salutations, avec tout mon ravissement à votre égard.
Monsieur le Président,
étant un jeune européen qui a eu la chance de faire toutes ses études universitaires en France, je suis heureux de votre intervention claire dans Le Monde. Je souhaite simplement souligner trois points importants à mes yeux.
- Les traités européens ont de toute façon une nature juridique constitutionnelle.
- Il est fondamental que la France réussisse à dépasser le drame du référendum, un rendez-vous raté avec l'Histoire.
- L'Union européenne doit expliquer à ses citoyens tous les textes protecteurs qu'elle adopte.
Respectueusement, gv
Monsieur le Président,
Je vous connais bien et je comprends que vous cherchiez à sauver l'œuvre que notre successeur à tous deux a massacré. Cependant, pensez-vous qu'il soit vraiment possible de faire changer d'avis les français comme ça, surtout après un tel score le 29 mai 2005?
Le traité simplifié est une solution qui permet de relancer la construction européenne, les plus importantes de vos innovations pourront être reprises plus tard quand les français auront retrouvé le goût de l'Europe, car elle aura été rendue concrète par un Président qui sache en restituer les enjeux de façon claire.
Mes respects,
Votre dévoué,
http://mitterrand.2007.over-blog.co...
La Constitution Européenne doit être simple au regard de tous les Européens. Dans sa présentation, elle doit présenter une série d'amendements dont la totalité fait référence à l'ensemble de la constitution déjà développée. Des amendements référencés, 20 à 30 dans lesquels chaque européen trouvera des références de bon sens, qui le renverront à la constitution développée. Une constitution faite d'amendements que chacun pourra afficher dans son salon, sans paraître un juriste. Des amendements pratiques qui sont le reflet de la vie pratique de chaque européen, et non pas le reflet d'abord d'une démarche législative, politique ou juridique. Proposez au referendum une série d'amendements qui représentent la constitution et non pas qui font référence à la constitution législative, politique et juridique que maîtrisent les politiques; faites une constitution d'abord abordable par chaque européen avant d'être abordable par les élus. Proposez une série d'amendements constitutionnels européens qui seront l'essence pratique référencée dans leurs totalités à l'ensemble de la constitution déjà établie.
Monsieur le Président,
merci de cette initiative qui pourrait contribuer à expliquer aux français le fonctionnement et le rôle de l'Union.
détailler et intéresser les citoyens à l'acquis communautaire n'est pas chose aisée. La campagne référendaire de 2005 l'a démontré: défendre l'idéal européen et les progrès d'un nouveau traité face aux arguments les plus fallacieux ( le plan B, la remise en cause de l'IVG) nécessite beaucoup d'efforts.
Naturellement, je partage vos opinions sur la nécessité de conserver la partie I, II & IV inchangée notamment sur la reforme de calcul de la majorité qualifiée et la présidence stable du Conseil.
En ce qui concerne la troisième j'espère que les futures conférences intergouvernementales maintiendront la créatoin d'une compétence dans le domaine spatiale qui avait été intégrée dans la constitution.
Tous mes voeux de réussite à votre entreprise.
Aurélien
Monsieur le président Je partage la joie de la plupart
des internautes de pouvoir vous retrouver en direct.
La psychologie nous apprend que les crises sont fructueuses si on en tire les leçons et que l'erreur est riche de promesse quand elle éclaire la complexité.
Le traité constitutionnel était illisible même
pour un fervent européen . Il faut proposer aux peuples un texte en une dizaine de points tenant sur une page ( présidence ,ministère des affaires étrangères ,et c...) et le oui s'imposera sans effort.
Avec mon soutien admiratif et respectueux
"Veut-on un exemple ? Concernant la politique économique et monétaire, si l’on veut retirer du Traité les articles 177 à 202, repris du Traité de Maastricht, il faut alors conserver le Traité de Maastricht, qui comporte sur le même sujet les mêmes 25 articles. Où serait la simplification ?"
La simplification serait que le domaine de chaque traité serait mieux délimité. En l'occurrence, je ne pense pas que politique monétaire de l'Union Européenne avait sa place dans un texte constitutionnel qui devait surtout s'occupper d'institutions.
J'ai fait campagne pour le oui en 2005, mais je pense que ce mélange des genres nous a desservi, dans la mesure où cela rendait le texte moins compréhensible.
Bonjour Monsieur le Président,
Je suis né en 1980.
Je viens de lire vos trois tomes du "Pouvoir et la Vie".
Merci pour votre témoignage passionnant à la tête de l'Etat.
Je trouve injuste la caricature faîte de vous.
J'ai voté oui lors du référendum pour la constitution.
J'espère que vous continurez longtemps votre travail d'éclairage.
Cordialement
Comme toujours, les explications du Président VGE sont limpides. Le sujet reste cependant bien abstrait. Abstrait dans le sens que les citoyens européens ne comprennent pas bien à quoi cela va les mener. La solidarité européenne a été bien mise à mal en mars 2003, lorsque les Américains ont attaqué l’Irak. Si le Traité avait existé à ce moment-là, est-ce que cela aurait empêché les Anglais, les Polonais et les Espagnols d’envoyer des contingents militaires en Irak ?
Par ailleurs, sait-on exactement quelle Europe on veut ? Un modèle calqué sur celui des Etats-Unis ? Je doute fort que des pays au passé aussi prestigieux que la France ou l’Angleterre, qui plus est dotés d’arsenaux nucléaires, acceptent de se voir rogner leurs prérogatives et dicter leurs politiques étrangères.
Veut-on plutôt un marché de libre-échange que les Anglais appellent de leurs vœux ? Dans ce cas, pourquoi s’encombrer d’un Traité ?
Tant que les citoyens européens ne sauront pas exactement vers quelle Europe leurs dirigeants voudraient les mener (dirigeants qui devront au préalable s'accorder entre eux !), il est un peu vain de chercher à leur faire accepter un Traité, aussi inspiré soit-il.
Monsieur le président,
C'est avec une grande, très grande tristesse que j'ai vu le projet de Constitution s'éloigner il y a deux ans. Avoir du sang néerlandais n'a fait qu'aviver cette douleur quelques jours plus tard.
Les espaces de débat paraissent maintenant nécessaires, pour pouvoir montrer à tous que l'Europe est plus qu'un vulgaire atout. Que l'euro, quelque soit le taux de change, est plus qu'un atout (et oui. Il favorise actuellement le pouvoir d'achat, les produits importés étant nettement moins chers). Que notre partenariat avec l'Allemagne est un atout.
Néanmoins, il est vrai que le projet de Constitution était quelque peu complexe. Trop? Il débordait du simple cadre des institutions.
Mais, c'est surtout contre la désinformation qu'il faut lutter.
Que, non, l'Europe n'est pas un poids. Mais un moteur. Mais, ce moteur, comme tout moteur, il faut l'alimenter. E, surtout, ne pas le laisser sur le bord du chemin.
Que, non, l
Bonjour.
En lien, la deuxième partie d'un dialogue passionnant (cf. colonne de gauche de mon blog, intitulé Disputatio 2 pour l'ensemble des textes) ayant opposé, sur mon blog, plusieurs rédacteurs : la question débattue était celle du traité constitutionnel, aberration technocratique qui, par chance, a été rejetée.
Bon débarras... en attendant qu'on nous le présente de nouveau dans sa version light...
Monsieur VGE, je suis un fédéraliste : j'ai voté contre le TCE et son bridage des coopérations avancés : les articles III-416 et III-419 en particulier.
Si on le mutile à cet endroit, je ne verserai pas une larme.
Monsieur Giscard d'Estaing,
Je suis Breton, Français et Européen.
Ayant toujours eu beaucoup d'estime pour vous, centriste comme on les aime en Bretagne, et convaincu de votre sincérité d'Européen, j'ai été satisfait de votre désignation en tant que président de la convention européenne chargée de modifier les institutions de l'union. J'en ai suivi quelques épisodes marquants et ai acheté le DVD qui en retrace l'historique . J'ai cru que le projet accepté par les chef d'état et premiers ministres de l'UE serait également ratifié sans problème par un parlement majoritairement favorable.
Et puis patatras. Le "mauvais" ( selon votre formule) choix de M.Chirac de faire ratifier par référendum m'a fait froid dans le dos. Quelle idée, quand on a une majorité parlementaire acquise, de demander au peuple ( qui ne demandait rien je crois) de ratifier un traité compliqué, un texte long et tellement juridique , avec des renvois...dont la portée dépasse la quasi totalité des électeurs ( la lecture en est un vrai pensum, excusez moi). Quelle idée de soumettre celui-ci à référendum quand presque tous les précédents depuis celui de Rome en 1957, ne l'ont pas été. Quels sordides calculs et arrières pensées ont bien pu entrer en compte dans une décision aussi peu opportune? M. Chirac s'est montré là particulièrement peu clairvoyant, particulièrement imprudent, mauvais politique. Déjà le traité de Maastricht était ratifié au ras des pâquerettes...
En France, la tradition est que tout référendum sert de défouloir et le vote "contre" est tellement plus facile et plus séduisant, confortable. C'est bien complexe...donc on cherche à me duper quelque part...je me méfie; je vote non. Adhérer avec un peu d'inquiétude et de doute ( comme moi) réclame de l'héroîsme.
Or dans cette affaire, il s'agissait de faire enfin avancer l'Europe, de la muscler avant de la faire grossir à nouveau de 10 membres.
J'ai vu arriver le désastre, le désarroi des autres pays qui ne comprenaient pas bien la position française. Car, vous savez bien ,vous l'Européen, que la France n'est guère européenne malgré les grands airs qu'elle se donne, qu'elle se cabre comme un cheval rétif aux moments décisifs. C'est déjà elle qui a fait capoter le projet d'Europe militaire et politique ( CED) en 1954 , dont elle était pourtant l'inspiratrice. C'est elle qui a pratiqué pendant 2 ans la politique de la "chaise vide", paralysant les institutions de la CEE pendant que le traité Franco-allemand de 1963 lançait la politique de coopération interétatique, préférée à la politique communautaire par un général de Gaulle hostile à l'intégration.
La France n'est au fond européenne qu'à la condition bien improbable que l'Europe à 27 devienne française, adopte les fameuses "exceptions" françaises. La France, plus que toujours jacobine, refuse l'hétérogénéité, les différences, crispée trop souvent sur son énorme nombril...
Bref, recourir à un référendum sur l'avenir de l'Europe sur la base d'un texte qualifié de "constitution", c'était mettre le feu aux poudres. Les français s'estimant provoqués répétèrent donc en 2005 leurs audaces de 1789. Mais dans un contexte bien différent. Le monde dont ils rêvent toujours a bien changé depuis.
Mais j'ai eu une, bien maigre, consolation en constatant, avec fierté que la Bretagne ouverte sur le monde et l'Europe, ma Bretagne qui n'a pas peur du vent du large et sait prendre des risques, avait dit "oui", même à une courte majorité....
Je continue de penser que l'avenir de nos enfants, l'avenir de l'Europe dans le monde, l'avenir de la France et celui de la Bretagne, passent obligatoirement par une Europe modernisée et efficace. Que cet avenir est une chose trop importante pour être confié à l'issue incertaine d'un référendum.
Il faut défendre ce qui est défendable dans le projet de traité, mais nous, Français, aurons devant le tribunal de l'histoire, une énorme responsabilité dans l'éventuel échec de cette Europe à laquelle nous ne pouvons échapper, cette Europe que tant de conquérants ont voulu dominer par la force au cours de guerres atroces ( Gengis Khan, Louis XIV, Napoléon, Hitler, Staline), cette Europe "unie dans sa diversité" - formée de 27 peuples et nations - qui, pour la première fois dans l'histoire du monde, s'autoproclame, s'autoconstitue, s'autoorganise pacifiquement et suscite admiration et adhésion croissante à l'extérieur.
Il y a de quoi être fier. de cette aventure inégalée et j'espère, inachevée...
Je vous souhaite bon vent, monsieur le Président,
Monsieur le Président,
Je voulais vous dire bravo pour avoir eu le courage de créer ce blog sur l'Europe, et la défense du Traité pour lequel vous avez oeuvré avec beaucoup d'intelligence et de ténacité.
Malheureusement, Monsieur Chirac, comme toujours très clairvoyant ... ;-) , a choisi de le faire passer par référendum, alors qu'il eut été si simple de le faire ratifier par voie parlementaire !
Aujourd'hui, le Président Sarkozy aidé d'Angela Merkel, essaie de sauver les meubles. Ils ont fort à faire.
Le risque est effectivement d'arriver à un Traité dit "simplifié" qui serait vidé de sa substance. On ne peut et ne doit pas laisser faire ça. L'Europe est trop importante pour nos jeunes.
En tant que maman de 3 enfants (17, 14 et 10 ans), je sais combien l'avenir de l'Europe et sa capacité à parler d'une seule voix dans les relations internationales, sont cruciaux pour l'avenir de nos enfants.
Je vous assure de toute ma considération et mon soutien, qui n'est d'ailleurs pas nouveau puisque j'étais aux Jeunes Giscardiens dans les années 80.
Au plaisir de vous lire.
Sylvie
Bienvenue dans la "blogosphère" comme disent les bobos parisiens monsieur le Président.
Dîtes-donc, ce drapeau européen rouge n'est pas du meilleur goût... j'espère que vous n'avez pas tourné coco. On en a connu des cryptocommunistes... mais pas VOUS monsieur le Président !!
Monsieur le président, un mot d'optimisme...
l'Europe est peuplée*, et sa population est riche de culture et d'éducation. La stabilisation démographique s'accompagne d'ailleurs d'une maturation des individus et des experts, renforçant d'autant la productivité, la diversité, et la qualité de nos opérations économiques, scientifiques et caritatives. Le déclin européen, amorcé en 1914 s'est arrêté en 1989 ; lentement, mais sûrement, notre continent progresse. Ces dernières années voient la métamorphose s'accélérer ; assurément, n'étant pas chenille, l'UE n'a pas de cocon pour s'isoler du monde pendant cette transformation, et c'est pourquoi le retard introduit par le vote de 2005 est regrettable. Néanmoins, l'Europe a le temps, parce que ses moyens se renforcent. A long terme, tout indique qu'elle trouvera une structure continentale légitime et représentative qui n'effraye pas les nations qui la compose.
Eût égard à votre oeuvre, on ne peut que vous souhaiter la longévité et la santé qui vous permettront d'accompagner cette métamorphose jusqu'à son achèvement,
Respectueusement, T.R.
* 492 M d'habitants de l'UE en 2007, selon wikipedia.
Félicitations et respect pour votre tenacité d'aboutir à un consensus EU face à l'hégémonie US et voir ex- URSS ou Chine dans le non respect de l'ex-Kyoto.
Je ne suis pas un vert mais un simple citoyen préoccuppé du futur de mes petits enfants
Mais un tel traité est bien trop complexe, même simplifié pour la compréhension et une éventuelle approbation par les peuples dans son ensemble.
Même si habitué aux textes en général, lois, décrets ... FR ou EU, je n'ai pas lu le projet de traité en entier en 2005
Comment faire? ce blog sera peut être source de créativité ou inspiration. Rendre lisible dans un condensé simplifié pour tous ou prendre la décision politique en centralisé ...
Mais il faut impérativement relancer l'EU
Le Traité établissant une Constitution pour l'Europe a été rejeté par la France et les Pays-Bas en juin 2005. Trois grandes erreurs ont contribué à cet échec:
1. Mélanger Traité et Constitution. Soit on fait l'un, soit on fait l'autre mais mélanger les deux ne pouvait qu'engendrer confusion et incompréhension.
2. Rédiger un Traité au lieu d'une Constitution. C'est-à-dire rédiger un long texte purement juridique (448 articles étalés sur 350 pages!) au lieu d'un texte court énonçant de grands principes généraux et fondamentaux auxquels nous pouvons facilement nous identifier.
3. Utiliser un référendum et non pas le Parlement pour sa ratification. De part sa fonction (pouvoir législatif) le Parlement est le mieux placé pour ratifier un texte juridique.
Que faire? Arrêtons de parler de Traité simplifié ou de mini-Traité car La France et les Pays-Bas ont déjà dit non il y a deux ans. Il est donc temps de passer à autre chose en écrivant une vraie Constitution qui cette fois pourrait être ratifier rapidement par référendum.
Pour mémoire la Constitution des Etats-Unis d'Amérique contient 7 articles et tient sur 4 pages, et 220 ans plus tard elle est toujours en vigueur. Un bel exemple à suivre.
Bonjour
Pour ma part je suis sans doute un des rares eurosceptiques de ce blog
J’estime que l’UE n’est pas souhaitable ceci pour un certains nombres de raisons qui me paraissent fondamentales :
1- l’euro d’abord : tout le monde nous dit l’euro nous rend plus forts l’euro permet à nos économies de mieux se développer . que voyons nous l’économie de la France est dans un état pitoyable, nous avons un taux de chômage élevé une croissance en panne . La question est donc à quoi sert l’euro , l’Angleterre à qui on prédisait une catastrophe économique pour ne pas rentrer dans l’euro s’en sort bien mieux que nous… Ensuite de ça comment avoir une politique monétaire efficace pour des économies qui ne convergent pas ?
2- Schegen ensuite , Schegen c’est le visa identique pour le monde et la fin des frontières , seul petit problème on n’a pas de politique d’immigration commune, par exemple, Zapatero peut sans se soucier de quiconque légaliser 600000 immigrés clandestins. Du coup avec ce type avec ce type de politique je ne vois comment contrôler les flux migratoires en France
3- L’UE n’est pas démocratique en effet le conseil des ministres de l’UE vote des lois au même titre que le parlement . Depuis quand des personnes nommées ont-elles le droit de voter des lois et notamment le budget ?
4- Nous n’avons pas de peuple Européen et nous touchons le véritable problème de fond. Comment construire un pays sans peuple derrière. Il y a une culture Italienne Allemande Française … mais pas de culture ou de mode de vie Européen… Or le but de l’UE actuelle est de nous amener à la fédération. Tous les exemples historiques de pays fondés sur plusieurs peuples ont été des échec, l’URSS, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, et on voudrait nous faire croire que des peuples autant chargés d’histoire que les nôtres peuvent vivre dans un même pays .. mensonge !
Mr le Président,
Félicitations pour votre nouvelle initiative ; si peu surprenante, mais tellement pertinente.
Je pense en effet que le mini-traité dont parle notre nouveau président pourrait consister en une version amputée de la section 3, qui n'a rien à y faire.
La résultante des traités antérieurs n'a pas à demander un blanc seing aux peuples a posteriori.
C'est à mon avis dans l'inclusion de cette partie indigeste et dangereuse car trop technique qu'a résidé le rejet par référendum en France.
Quant à la "publicité" à faire du nouveau débat sur le contenu à donner à ce soit disant "mini-traité", je pense que celle faite par la Convention que vous avez présidée était un peu en avance sur son temps.
Relayer aussi et plus régulièrement ces réflexions dans des médias plus classiques eut été je pense plus efficace.
Très respectueusement,
JD
au N°26, si cela est autorisé :
- ceux qui critiquent l'euro n'ont pas de réponse ni de solution à mettre en pratique
- pour ce qui concerne les conséquences de divisions actuelles, les réponses se trouveraient dans la mise en pratique du TCE
- point 3, il y aurait là le principe de subsidiarité à mettre en pratique : mais aussi celui qui ne s'arrête pas à la capitale mais qui commence dans nos
régions où nous habitons!
- au point 4, vous raisonnez comme la seule chose que vous connaissez : la France unique, un peuple, une constitution, une administration, une langue... et vous oubliez les Valeurs que la France dit représenter, ainsi que la mise en pratique de celles-ci qui correspondent précisément à la culture et au mode de vie européen.
Allez donc voir comment cela marche et fonctionne dans les pays de l'est : la Hongrie est une sorte de top modèle pour tout ce qui touche au respect des minorités locales, la Russie a plus de républiques, de districts et de régions autonomes que la France n'a de régions pas du tout autonomes, la Tchécoslovaquie s'est scindée pour cause de centralisme comparable au nôtre, et la guerre en Yougoslavie aurait pû être évitée si le centralisme n'avait pas été soutenu à bout de bras
Ce qu'il nous faut c'est une Europe, forte, stable et viable et pour cela il faut une direction qui sache respecter et faire respecter le respect du point de vue local, et qui dénonce les exceptions culturelles qui pensent toujours aller à l'encontre de ces bases fondamentales pour un avenir meilleur
Monsieur le Président,
Votre initiative ne me surprend pas car mais je la trouve hélas trop tardive. Je vous connais bien puisque je suis un ancien militant Républicain Indépendant et j'ai toujours défendu les idées de cette époque lorsque par la suite, cela fut possible. Par ailleurs j'ai déploré que vous ne vous soyiez pas mieux défendu quand vous avez été attaqué mais ceci est un autre problème.
Je suis maintenant militant pour le dynamisme et le franc parler de M.Nicolas SARKOSY.
Ce que je voudrais exprimer au sujet de l'Europe, c'est ma conviction que pour chaque texte qui sera proposé (par qui que ce soit et sous quelque forme que ce soit), on explique de façon simple (mais pas simpliste) aux européens de base, la prévision de l'atteinte des objectifs de base qui constituent les principales préoccupations actuelles des individus, à savoir, que chaque texte se réfère à :
- La lutte contre les délocalisations et le chomage.
- La relève des pouvoirs d'achat des pays où ils ont les plus bas sans baisser ceux où ils sont les plus hauts
- Constituer un bloc puissant dans les négociations de commerce mondial
- Disposer d'une force militaire européenne permettant d'éviter d'éventuels conflits internes et de faire face aux grands défis internationaux.
- Constituer une entité très influente dans le monde pour faire appliquer des règles strictes de sauvegarde de notre planète
- Harmoniser la plolitique agricole (stupidité des terres en jachère par exemple) et celle de la pêche (respect de quotats par des pays qui pillent les mers) en tenant compte de l'avis des professionnels
- Harmoniser la justice et son organisation préservant de l'immigration sauvage tout en respectant les droits de l'Homme.
Pendant de longues années pour faire de la formation professionnelle je partais d'OBJECTIFS PEDAGOGIQUES EVALUABLES.
Je pense que pour ce qui se prépare dans la construction de l'Europe il en va un peu de même. Il faut partir d'objectifs pédagogiques clairs, précis évaluables et les faire adopter par les intéressés.
Merci pour tout ce que vous pourriez faire dans ce sens.
Avec mon plus profond respect M. le Président,
M.B.
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Publicité ne s'incrivant pas dans la discussion - modérée
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J'étais et je suis foncièrement pro-européen, mais je n'ai pas réussi à lire la constitution jointe au bulletin de vote du référendum, malgré ma bonne volonté et un niveau d'études dit "supérieur". J'étais incapable de répondre aux amalgames, critiques (parfois justifiées quant à l'interventionisme tatillon des institutions européennes dans des micro-domaines, sous prétexte de marché unique), et à certains arguments des opposants au traité. Quand Nicolas Sarkozy parle de se mettre d'accord sur un traité simplifié, je suis 100% d'accord. Si "constitution" il y a, elle doit être lisible. Au 21ème siècle, un traité a le droit d'être illisible, pas une constitution qui sert de socle à tout un continent.
Surtout, il me semble que l'essentiel pour l'Europe est d'a-van-cer, sous peine de s'étioler. Or depuis le big bang post-communiste, les débats intra-européens ont été inexistants.
Monsieur Giscard d'Estaing,
Comme vous le dites vous-même, "Ceci me conduit à une suggestion adressée à Madame Angela Merkel. Qui de nous n’a pas entendu répéter, inlassablement, la litanie selon laquelle l’Europe est trop éloignée des citoyens, que les décisions importantes sont prises sans qu’ils en aient connaissance, que le système est opaque et privé de transparence"
Cependant, il est peut-être déjà trop tard en France pour rapprocher de manière temporaire les citoyens de l'Union afin de voter une nouvelle Constitution.
En effet, M. Sarkozy, qui a été élu Président de la République française et dont les partisans ne "jurent que par lui", sont fermement convaincus qu'il a raison. Ses ministres, eux-mêmes presque tous "élus" en se présentant aux postes de députés, n'ont fait qu'accroître leur légitimité non seulement légale, mais aussi charismatique.
Ces mêmes ministres portent le projet de "mini-traité" du chef de l'Etat. Comment l'Union pourrait-elle mener une campagne d'information assez efficace pour inverser la tendance ? Les nouveaux députés seront en majorité (écrasante) UMP, ce qui bloque le processus de vote d'une Constitution européenne par voie parlementaire (puiqu'ils suivent l'idée de "mini-traité" de M. Sarkozy).
Les interventions nombreuses (et infructueuses) telles que celle de M. Raffarin (pour lequel j'éprouve de la sympathie !) n'ont fait que discréditer l'aspect démocratique de l'Union et renforcer son visage bureaucratique.
Mais vous-même vous êtes ce que certains considèrent comme un "technocrate", pourtant vous faites partie de ces personnes qui insufflent toute leur intelligence au projet de Constitution européenne.
L'opinion publique française est désormais bien trop éloignée de l'Union, la tendance politique actuelle ne fait qu ele confirmer et la forte abstention aux législatives prouvent qu'une parti des citoyens est déconnectée (malgré une forte participation aux présidentielles) de la vie politique.
Votre discours est clair, mais trop peu de personnes le liront. Et pourtant l'Union a cruellement besoin de se rapprocher de ses citoyens.
Humble lycéen de Terminale ES, je pense qu'il est urgent d'engager une politique de rapprochement entre ces deux "camps", et qu'il faut stopper le processus de résolution de crise suite au référundum sur la Constitution européenne. Fervant admirateur de l'Union des nations européennes, je suis convaincu que l'Union doit d'abord gagner en légitimité avant d'engager tout vain combat.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Votre Europe, si elle se fait, ne sera pas une force bien convaincante dans la politique internationale. Voulez-vous savoir pourquoi, Monsieur le President? Je vais vous le dire. Parce que de 25 a 50 nations, avec des interets si divergeants, ne pourrons jamais trouver une ligne commune sur des sujets importants de politique etrangere et meme commerciale.
Les divisions des Europeens, pendant la polemique Franco-Americaine qui a precede la deuxieme gurre d'Iraq, devrait servir d'avertissement.
Alors, a quoi bon s'enquiquiner de theories constitutionnelles, simplifiees ou non?
Mais à quoi bon s'enquiquiner à tout détruire, Philippe Reichenbach ?
L'Union européenne est à la fois la Génèse et l'aboutissement d'une oeuvre commune fantastique !
Imaginez donc : 27 pays, 27 Etats, 27 nations qui disent vouloir s'unir !
Certes je vous l'accorde, je parle d'une utopie, mais l'UE est une si belle construction que l'Humanité entière doit en être fière.
Cordialement,
Aloïs, lycéen de Terminale ES.
p.s : M. Giscard d'Estaing, j'attends que, à défaut de répondre à ma réflexion sur votre article, vous le lisiez.
Monsieur le président,
Pourriez vous nous expliquer pourquoi le projet de Constitution n'a pas été présenté en plusieurs fois à l'approbation des Etats, notamment lorsque des réticences sont apparues. Il semble dans votre exposé que la première partie puisse à elle seule former une Consitution puisqu'elle définit les nouvelles institutions, et que, n'étant pas constestée, elle ait pu (et dans une certaine mesure puisse encore être) adoptée.
Il semblerait que face à cette urgence, la réintégration des traités existants dans un texte unique qui pose problème puisse attendre.
Monsieur le Président
Je suis heureux de pouvoir vous dire le plaisir que je prends en ce moment à la lecture de votre "Le Pouvoir et la Vie".
J'avais déjà plus de 30 ans quand vous êtes arrivé au pouvoir, et je revis toutes ces années avec un très vif intérêt grâce à vos livres.
Ma position sur l'Europe reste celle du Général de Gaulle.
En tout état de cause le nouveau texte ne peut être adopté que par référendum. Je reconnais que l'élection du président Sarkozy lui donne le droit de faire adopter son texte par le Parlement puisqu'il avait clairement annoncé que c'est ainsi qu'il procèderait. Mais un texte non adopté par référendum ne sera jamais mon texte.
Ce que vous êtes ennuyeux et poncif, même pour nous dire qu'il faut être clair !
Si je résume, le traité était très bien, le peuple n'a rien compris et le Néo-Président a tort de vouloir le simplifier et le parlement doit vous rendre hommage en votant texto le fruit de votre immense intelligence !
Ça fait bien longtemps que vous n'êtes pas descendu dans la rue parler avec des vraies personnes, non ?
A force de ne cotoyer que des experts, on ne devient pas expert, on devient obtus ! :-)
Bonjour Monsieur le Président
Les français désirent une Europe protectrice de ses habitants . Votre constitution a été élaboré d'une manière trop libéral .
Je vous souhaite une bonne continuation .
Monsieur le président,
bravo tout d'abord de nous ouvrir les yeux sur cette vaste étendue de territoire qu'est l'europe.
car l'europe terrain d'entente et de mesentente pendant des siecle est finalement mal connue de jeunes. Quoique abordée quelque heures pendant les cours d'histoire géographie on ne connait qu'une infime partie de l'iceberg qui se dresse.
Mais quand on s'interresse un tant soit peu a la politique européenne on y voit vite ressortir quelque chose: l'europe qui a été créée es celle des technocrates qui n'ont que peu d'attaches avec le peuple européen.
c'est pourquoi je me pose la question suivante: si l'europe continue sur ce chemin, arriverons nous un jour à un Etat féderal qui sera comparabe a celui ds états unis ou il y aura un président et la france ne serait qu'un état avec un gouverneur à sa tête?.
j'espère que ma question obtiendra réponse de votre part
hippolyte lycéen
Ce qui ne m'a pas véritablement surpris dans votre article Monsieur le Président, c'est que vous faites l'impasse totale sur les raisons du NON Français. Il y avait pourtant de nombreux éléments objectifs à ce NON en terme de contenu inacceptable. Rien à ce sujet qui permette de penser que vous vous êtes remis en question ? On dirait bien que vous n'avez pas tiré les leçons du vote, pourtant démocratique ? Avec tout mon respect.
Yann P
Le texte de la constitution soumise au referendum était d'une compliction et d'un manque de clarté qui étonne de la part de monsieur Giscard. Il est donc probable que, comme cela a été dénoncé par certains, le texte original ait été déformé au cours de consultations avec les différents partenaires, pour satisfaire les revendications de tels ou tels d'entre eux, au point de trahir son esprit .
Serait-il possible d'avoir communication de ce texte original, avant défomation?
Et ce texte original ne serait-il pas la base logique de la "simplification" proposée par monsieur Sarkosy?
M. Giscard d'Estaing,
Personnelement, je suis opposé à la charte des droits fondamentaux.
Ce genre de dispositif est un formidable moyen de désintégration identitaire et sociale, de décadence géno-civilisationnelle. Et vu notre état actuel, on peut vraiment s'en passer.
Cordialement,
A
Remarquez comment tous les commentaires rappelant les allégeances maçonniques de VGE sont immediatement éliminés de ce blog dont l'auteur est la figure de proue de l'énarchie qui n'a rien de mieux à faire que de servir ses ambitions démesurées en profitant de la bêtise insondable de ses administrés. Rappelons combien VGE a contribué puissamment à l'abrutissement des jeunes français en facilitant le noyautage constant de l'Education nationale par les syndicats trotzkystes financés par l'Etat. On ne dira jamais assez combien les administrateurs du calibre de VGE ont partie liée avec les révolutionnaires socialistes dont l'oeuvre de sape est un puissant soutien à l'emprise réglementaire qu'impose cette caste à une société en danger de désagrégation.
essai
www.europefederale : Traité Simplifié.
60 articles (Partie I du Traité ) constituent dans leur intégralité le seul traité simplifié existant avéré.
60 articles ont été « noyés » dans les 311 dispositions de la partie III, relatives aux « Politiques », déjà adoptées.
60 articles ont été signés par 27 Etats et ratifiés par 18 Etats qui garantissent leurs authenticité .
60 articles ( Traité Simplifié ) constituent le Traité fondamental qui ne peut être remis en cause ni renégocié, le 21 et 22 juin, par le Conseil européen.
60 articles ( Traité Simplifié ) feront l’objet ,en France, d’un vote parlementaire… après la signature d’un Traité + social et environnemental ( Protocole).
.
« On ne détruit que ce que l’on remplace »
Auguste Blanqui
Monsieur le Président,
J'ai le net sentiment que le projet de Traité Constitutionnel n'a pas été présenté de façon honnête et correcte aux différents Etats Membres. En effet, certains pays ont donné leur voix à leur peuple de façon directe, par l'intermédiaire d'un référendum ; et d'autres n'ont laissé parler que la voix de leurs parlementaires. Vous me direz que les peuples ont voté pour ces hommes politiques, mais je ne suis pas certaine qu’il y aurait actuellement 18 Etats Membres qui auraient ratifiés le projet du Traité Constitutionnel si on avait donné directement la parole à leurs peuples.
De plus, j’ai eu vraiment l’impression, quant à la France, qu’au moment du vote, une grande catégorie de Français ne votaient pas Oui ou Non au projet du Traité Constitutionnel, mais plutôt Oui ou Non à l’élargissement de l’UE, Oui ou Non à l’entrée de la Turquie, et encore Oui ou Non à la politique de M. Chirac, son 1er ministre et déjà M. Sarkozy… enfin bref, pas à la question posée.
Il faut dire que le projet du Traité Constitutionnel, je l’ai lu, mais je suis très loin d’avoir compris tout ce que mes yeux lisaient. Je ne suis pourtant ni stupide, ni illettrée. Alors, voter Oui ou Non pour quelque chose qu’on ne comprend pas…
Pour que ce projet de Traité soit présenté de façon honnête et correcte aux différents Etats Membres, il aurait fallu qu’il soit voté de la même façon par tous, soit par le peuple directement, soit par les parlementaires élus, mais pas par un mélange des deux. Et bien évidemment tous le même jour, pour ne pas être influencé. Et il aurait fallu qu’il soit beaucoup plus expliqué, pour qu’on puisse le comprendre.
Concernant la journée de l’EU, le 9 mai devrait être fériée dans toute l’Union Européenne. Ça serait l’occasion de mettre en avant ce qui marche bien en EU. On ne parle pour ainsi dire d’Europe dans la presse que pour dire ce qui va mal, et très rarement ce qui va bien, ce qui fait que les Français ont une idée négative de notre union d’Etats. En fait, la seule chose qui fait vraiment plaisir aux Français avec l’Europe, c’est la coupe d’Europe de tel ou tel sport. Là oui, ils se sentent concernés par l’Europe ! Pour les autres sujets, et pour une grande partie des Français, l’UE, c’est loin, très loin, et d’ailleurs, ils ne se sentent pas intéressés ni concernés.
Je précise que personnellement, je me sens profondément Européenne. L’Europe, j’y vis, elle est partout autour de moi. Mais je me sens un peu isolée à penser ainsi.
Je me rappelle d'un soir où vous aviez proposé l'indépendance de l'Europe. En l'occurrence l'Europe, maintenant qu'elle a du mal à fonctionner avec les Etats, devrait trouver sa légitimité toute seule, et sans doute par l'intermédiaire de la démocratie.
Sans passer par les Etats on pourrait ainsi décider d'une assemblée constituante ayant le pouvoir de remettre en question tout ce qui existait auparavant si elle voulait (ce qu'elle ne fera pas, il faut juste en avoir le pouvoir) et élue par suffrage universel direct (puisqu'il n'y a pas d'institution intérmédiaire compétente). Il faut bien sûr que les enjeux de cette élection soient très clairs et là où cela pose problème c'est que ce sont les états qui ont le pouvoir d'organiser des élections: il faut qu'elles aient lieu toutes en même temps et partout et qu'un européen français soit comptabilisé comme un européen anglais ou luxembourgeois. Les candidats doivent être aussi internationaux dans le même temps et la campagne doit être générale (faut-il voir si les médias pourraient participer d'eux-même donc, puisque c'est leur rôle après tout de rendre publique la vie de la Cité à défaut d'être un mandat). C'est le minimum: toute forme de volonté moins ambitieuse sera considérée comme une arnaque, et à juste titre.
Je ne pense pas que cela soit forcément la perte totale de souveraineté des Nations (mais bon, d'un autre côté que sont devenus les Nations: sans convocation il n'y a pas d'identité, autrefois il y avait la guerre pour convoquer, puis il y a eu l'idée de guerre avec le service militaire, désormais il n'y a plus que le vote... je ne rentrerai pas dans les détails de mon opinion sur la valeur réelle d'une démocratie nationale démissionnaire) puisque les élus seront issus de pays et que plusieurs courants seront représentés. Si la problématique est la mécanique étatique couplée à l'absence de légitimité démocratique c'est que la construction de l'Europe est peut-être arrivée à une nouvelle phase. Tout a été à inventer par le passé, je ne vois pas bien pourquoi l'invention aurait été à faire une fois pour toute: non l'Europe sera toujours à inventer à mon avis.
Tout le monde parle de pragmatisme, c'est à la mode, pour ne pas avoir à rendre des comptes et pour éviter l'argumentation et le débat démocratique. Bon ben le pragmatisme on peut le voir comme ça aussi je crois. Non ?
S'il faut faire une Constitution il faut quelqu'un pour la faire (je parle de représentativité), il faut constituer quelque chose (qui ait un pouvoir et un périmètre), il faut quelqu'un à qui elle est adressée et ce ne peut pas être des états dont le but aujourd'hui est d'exister plus mais les européens eux-même si on veut qu'il y en est.
Bonjour Monsieur le Président,
Si vous vous connectez sur GOOGLE, vous découvrirez plusieurs réponses concernant l'Europe avec la requête JAMES DROIT DANS SES BOTTES
cordialement
Monsieur le Président,
tout d'abord merci pour cet éclairage et votre engagement passionné pour l'Europe.
J'aurais toutefois une question, voire une critique concernant les travaux et le document final de la Convention. Ne regrettez-vous pas en effet d'avoir orienté et conclu vos travaux en laissant de côté la possibilité de formuler différents scénarios (ce que la déclaration de Laeken envisageait tout aussi bien) ?
Quels auraient pu être ces scénarios ? J'imagine différentes visions de l'Europe à long terme, enfin affirmées publiquement. Les opinions publiques auraient dès lors pu s'en emparer en s'y référant pour longtemps. Le consensus des Etats aurait sans doute été plus long à mettre en place, mais l'idée (ou les idées) européenne(s) n'auraient-elles pas bénéficiée(s) d'un meileur débat ? Ce n'était pas contradictoire non plus avec l'idée de présenter des améliorations faisant consensus à court terme, quels que soient les scénarios proposés. Ne revient-on pas finalement à cela aujourd'hui, la qualité et l'enthousiasme du débat en moins ?
Suis-je un citoyen Européen & Français trop naïf ou trop exigeant ?
A Monsieur James CARREYRE, (réponse n° 48).
Mon commentaire n° 30 a été censuré pour cause de "publicité" (Je traite cette censure actuellement car bien sûr il n'était pas question de quelque publicité que ce soit!)
J'ai cliqué sur "James CARREYRE" et suis tombé sur la page "ANTIRAKET".
Bravo d'avoir passé la censure et merci pour ta contribution sur le présent cite où les FRANCS communauté financière du Pacifique contenus dans le projet de Traitéconstitutionnel figuraient dans le Protocole XVI, partie troisième et qui certainement sont dissimulés dans la "mini-traitrise" dont je n'ai personnellement pas encore vu paraître la moindre page?
Certainement le président de la république de Pologne LECH KACZYNSKI non plus puisqu'il utilise toujours l'expression proscrite par Monsieur Valéry GISCARD d'ESTAING: "Constitution européenne"!
Y incluant même Monsieur Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA dans un "nous" de complicité!
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Conférence de presse conjointe de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, et de M. Lech KACZYNSKY, Président de la République de Pologne
Varsovie, Pologne, le jeudi 14 juin 2007
M. LECH KACZYNSKI - ... Nous avons parlé de beaucoup de questions liées non seulement à la Constitution européenne..."
Avec Honneur
Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René G. HOFFER
renehoffer@yahoo.fr
http://profile.myspace.com/index.cf...
http://www.presidentdelapolynesiefr...
http://chez.mana.pf/hoffer.rene
http://www.euro-ombudsman.eu.int/de...
http://www.euro-ombudsman.eu.int/de...
http://www.youtube.com/watch?v=WzfQ...
Monsieur le Président,
Après le 29 mai 2005 plusieurs rapports ont été rédigés afin de mieux comprendre les raisons d'un tel échec (Herbillon, cevipof, conseil d'état etc).
Malgré ces initiatives
.l'attitude de la presse n'a guère changé (on ne parle d'Europe que lorsque la critique est facile)
.les hommes (et les femmes) politiques insistent à rendre "Bruxelles" le bouc émissaire" de leurs limites
. la citoyenneté européenne est un luxe d'europhile!
Afin d'aider à remédier à ce manque d'Europe pourquoi ne pas imaginer des instituts européens dans toutes nos capitales?
Ces centres d'information (attention à leurs situations et à la flexibilité de leurs horaires) à vocation européenne seraient :
. les sièges de toutes les associations militant autour de l'UE
. les permanences des députés européens (ignorés du grand public)
. les centres culturels des 27
. des centres erasmus
. des centres d'apprentissage linguistique
. des lieux de rencontre des européens
etc.
Pour que l'Europe des citoyens devienne une réalité il urge de lui donner les moyens!
Merci
"La sagesse serait de ne pas chercher à y toucher, et d’inviter à poursuivre sa ratification par la voie parlementaire."
je suis extrêmement choqué de voir un ancien président de la république, élu au suffrage universel, faire fi de la volonté de la volonté des français exprimée clairement dans un référendum
54,67 % des suffrages ont dit NON à ce traité et cela n'éveille même pas l'idée que, peut être, ce texte serait à revoir ?
Votre texte démontre qu'en vérité le travail du groupe d' experts que vous avez présidé est très difficile à "détricoter". Dès qu'on le touche on le mutile, soit dans son esprit, soit dans son équilibre, soit dans ses modalités. Et pourtant vous dites que vous seriez d'accord pour certaines modifications.
Puisque vous avez choisi d'interagir via un blog, la question à laquelle on aimerait que vous répondiez est la suivante : quelles modifications acceptez vous donc que vous ne considérez pas comme mutilantes ?
La réponse implicite n'est elle pas : "Aucune. Essayez donc et je vous le prouverez toujours, à chaque suggestion" ?
Une autre question qui vient aussitôt à l'esprit et à laquelle vous n'avez jamais totalement répondu : C'est vous personnellement qui avez entraîné toute la réflexion organisationnelle vers un concept de "constitution" , renchérissant à la fin des travaux sur le fait qu'on ne devait plus craindre de parler d'Europe Fédérale. N'était-ce pas finalement une erreur ? La charrue n'a-t-elle pas, cette fois là été mise vraiment trop en avant des boeufs ?
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Bonjour, Monsieur le Président.
Je suis tout à fait opposé aux institutions européennes. Je suis convaincu qu'elles nous nuisent.
Je considère que nous n'avons pas besoin de ce grand "machin" et que sans lui nous pourrions tout autant nous associer à d'autres pays pour faire les Airbus, même si l'on essaie de nous convaincre du contraire.
Quand je pense que je vais devoir livrer une bataille indécise pour que la Turquie ne soit pas intégrée. Ahurrissant.
Et pour baisser la TVA sur la restauration il faut pendant des années supplier la Commission, puis obtenir l'accord de la Slovénie ou de la Roumanie.
L'espoir est très faible. Et pour les couches-culottes, ce n'est même pas la peine de l'envisager.
Mais on est tombé sur la tête.
Les technocrates européistes prétendront bien sûr le contraire, mais c'est bien à cause de l'UE que nous avons le problème si aigu des immigrants non souhaités.
Et oui, Monsieur le Président, tout le monde en France n'a pas fait l'ENA. Il y a encore des Français qui ont gardé un peu de bon sens.
une europe au rabais va être faite par notre président et sa chambre bleue.
l'europe a servit d'excuse pendant des lustres à nos politiques , si une mesure décidée par nos dirigeants ne paraissait pas très bonne on nous laissait entendre que c'était de la faute à l'europe.
en france si l'on veut savoir ce qui se passe à Bruxelles ou ce qui s'y décide il faut aller à la pêche aux infos, contrairement à d'autres pays.
dans nos journaux télévisés et autres l'europe n'a pas sa place ou très peu,de ce fait les français se sentent très peu concernés.
Monsieur le Président,
Quel bonheur de vous voir mercredi à l’anniversaire COE.Rexécode. Comme tout avec vous parait clair et simple, c’est pourquoi j’avais adhéré avec enthousiasme à l’UDF dès sa création, certain que c’était le parti de l’intelligence.
Malgré cela, j’ai voté non au référendum. La machine était devenue folle et il fallait l’arrêter. Rappelez-vous, la Turquie, les déceptions qui ont suivi l’entrée des nouveaux pays, l’achat des avions américains, la directive Bolkestein, l’arrogance des commissaires, leur acharnement contre les entreprises françaises, Alsthom, Pechiney, Schneider/Legrand. C’était trop. Et puis, comme nombre de français, je ne supportais pas, et je ne supporte toujours pas, que ces apatrides sortis d’on ne sait d’où, pointent du doigt mon pays. Si messages il y a, ils doivent passer par nos propres représentants.
Vous avez raison, la constitution aurait amélioré les choses, j’en étais moi-même persuadé, mais à l’époque, ce qui me semblait plus important encore, c’était de montrer que l’on pouvait ne pas toujours dire oui.
Et tout le monde savais que oui ou non, le résultat serait le même. De toutes les façons les anglais allaient dire non. On accuse les Français d’avoir paralysé l’Europe, quelle hypocrisie ! Votre constitution était un acte désespéré.
Pour les français, l’Europe a été une histoire d’amour. C’est terminé. Mais après l’amour vient la raison. Dans un monde où ils sont marginalisés, les pays d’Europe sont condamnés à s’entendre, à se coordonner et dans certains domaines à unir leurs forces. Comme dans un vieux ménage, chacun a mauvaise conscience à bouder mais personne ne veut faire le premier pas. Mais attention, un petit pas parce qu’un trop grand risquerait de renvoyer chacun dans son coin. C’est pourquoi je pense que l’initiative minimaliste de notre président est la seule façon d’aborder le problème si l’on veut avancer.
Je n’en admire pas moins votre courage de remonter au combat pour défendre votre oeuvre ; « les chants désespérés sont les chants les plus beaux » et « il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer »
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à mes sentiments les plus respectueux.
Géraud de Fontanges
Monsieur d'Estaing,
Vous êtes un homme du début du 20ème siècle, il est normal que vous raisonniez selon des schémas d'un autre âge. Celà fait plus d'un demi-siècle que Schuman (agent de la CIA, au passage) a tenté de remettre au goût du jour (bien que les différentes sections "nationales" de la Waffen SS s'en soient déjà chargées à la fin de la 2ème guerre) la vieille utopie d'europe fédérale. Il faut savoir tourner la page, la 4ème république et son atmosphère de "tous frères plus jamais ça" est bel et bien dépassée.
Votre comparasion avec les pères fondateurs étasuniens est des plus risibles, elle témoigne de ce mélange d'envie, de frustration et de secret et puéril désir d'identification qui caractérise la position des ultra-fédéralistes européens de votre accabit vis-à-vis des É-U.
Nous sommes en 2007, monsieur d'Estaing. Les peuples ont parlé, ils ne veulent pas de votre blob fédéral et restent plus que jamais attachés à leurs nations. Merci d'avoir essayé de faire passer vos idéaux inspirés par la Trilatérale dont vous êtes un membre zélé (si ce n'est distingué), mais il est temps, désormais: achetez-vous une chaise longue, des charentaises, et racontez des histoires de cabris sautillant sur l'Europe à vos (arrière?)-petis enfants.
Cher Monsieur le President:
En tant que promoteur de votre candidature pour le doctorat honoris causa de notre Université d'Oviedo, je me felicite de l'avoir posée, avec la lecture de votre article, dont letitre resume bien le status quaestionis. Simplifier, oui, notement la troisime partie, en eliminant des questiones telles que les budgétaires. Il faut ne pas essayer de contenter a ceux qui ne vons pas se contenter. Pourquoi eliminer, par exemple, l'article des symbols de l'Europe?
Mariano Abad
Monsieur
Une nouvelle constitution qui va régir notre façon de vivre et sur quelle base ne peut être approuvée que par référendum. Parmi les 18 pays qui ont approuvé la constitution seuls 2 pays ont choisi la vraie démocratie. Les autres pays ayant peur de l'opinion de leur peuples ont fait voter le parlement; ceci prouve si besoin était le déficit démocratique de l'Europe, c'est le principe dormer braves gens, nous savons ce qui est bien pour vous. Par ailleurs une constitution, à laquelle vous avez travaillé, qui ne donne pas au parlement la possibilité de faire des propositions de loi est une escroquerie; dans quelle démocratie es ce que une telle situation existe.
Sans vouloir vous vexer, il faudrait laisser la place à de nouvelles générations. Il est bien dommage que des personnes comme vous ne savent pas quand il faut arreter à temps...Bonne retraite.
Monsieur le Président,
ancienne militante UDF, j'ai eu le plaisir de vous rencontrer à maintes reprises. Je vous félicite de la création de ce blog.
Attachée à l'Europe, je viens de créer mon site (dont l'adresse est ci- dessus) spécialisé dans le recrutement de cadres en France et en Europe;
Ce site a été developpé pour les pme et pmi.
Il a la particularité de fournir automatiquement aux candidats comme à l'employeur le coefficient de corrélation entre les données du CV et les impératifs de la fonction.
Je serai très honnorée de pouvoir procéder à un échange de lien avec votre blog.
Très Respectueusement
Muriel Saban
A Marcel Duport
Je ne vois pas bien le pourquoi de vos convictions. Les échanges économiques sont quand même plus nombreux et plus profitables depuis qu'il y a l'Europe. Des entreprises peuvent se monter sans l'Europe, comme elles peuvent se monter sans rien du tout.
Par rapport à la Turquie je ne vois pas non plus vraiment pourquoi il faudrait la retirer absolument: si l'Europe n'est qu'un marché commun il n'y a pas de problème à la faire rentrer par exemple car ce serait un facteur de stabilité. Si l'Europe est fédérale alors, comme pour tout le reste, il faudrait savoir qui nous sommes, qui est la Turquie. Si vous la rejetez c'est déjà que vous avez une idée de l'Europe, c'est bien. Maintenant il faut négocier avec les autres européens et il est vrai qu'il faudrait pour autant proposer quelque chose à la Turquie, quelque chose de concret.
Pourquoi baisser la TVA sur la restauration ? Il faut l'accord de l'Alsace pour que la Corse baisse ses taxes, s'il y a l'Europe il faut l'accord de la Pologne. Ca c'est une construction collective du monde, on pourrait faire la guerre aussi mais ce n'est pas bon pour le secteur de la restauration non plus.
"Et oui, Monsieur le Président, tout le monde en France n'a pas fait l'ENA. Il y a encore des Français qui ont gardé un peu de bon sens." C'est quoi le bon sens ? Je n'ai jamais rencontré 2 personnes qui avaient le même... C'est pour ça qu'on invente la discussion et la négociation d'ailleurs. L'ENA est une école voilà tout, comme Polytechniques en fait, pourquoi ne parle-t-on pas de l'usinage des ingénieurs qui pensent tous de la même façon ? Là aussi il y a des soucis non ? Alors nous avons des grandes écoles... c'est historique mais je serais d'accord si vous me dites que l'Université est un système plus intéressant et d'ailleurs nous sommes bien seuls au monde à avoir un système aussi débile.
Il faut dénoncer clairement les mesquineries de certains gouvernements à propos du Traité constitutionnel. L'attitude du Royaume Uni à propos de la Charte des Droits fondamentaux est particulièrement scandaleuse.Les Britanniques ont accepté la Charte des Droits fondamentaux trois fois (à la 1re Convention, à la 2e, à la CIG, tout en obtenant des concessions à n'en plus finir). Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils n'en veulent pas, après avoir fait tant d'efforts . Il est tout aussi incompréhensible que d'aucuns ne veulent pas les symboles de l'Europe. Il semble bien que l'objectif essentiel des gouvernements eurosceptiques et autres qui n'ont pas encore ratifié le TC est bien de présenter à leur parlement un mélange incompréhensible pour donner l'impression qu'on a débloqué la crise de l'Europe tout en ne faisant rien du tout.
Les interventions de ce blog montrent qu’après l’échec du TCE beaucoup de questions sont restées sans réponse de votre part.
L’une des plus importantes me semble celle-ci :
Les causes du NON au TCE sont elles toutes circonstancielles ? Un J. Chirac peu convaincant et contesté ; le contre coup de la mini récession de 2001-2002 ; les attentats islamistes etc. Auquel cas une clarification sur l’entrée de la Turquie, le retour de la prospérité et le changement politique actuel permettraient d’envisager de proposer le TCE à nouveau au vote des Français.
Ou pensez vous qu’il y a des raisons de fond finalement incontournables et dont il serait légitime de tenir compte ?
Monsieur le Président,
Tout le respect que je dois à un ancien président de notre ex-belle République, ne peux m'empêcher de vous dénier toute vision de bon sens pour définir un avenir à l'Europe, vu votre responsabilité dans la disloquation de l'identité de notre nation qui a fait suite à l'instauration du regroupement familial.
Aidé en cela par le Président Chirac et ayant ouvert la voie aux socialistes qui ont assuré un relais efficace dans ce domaine.
Voyez donc que plus de 30 ans après cette funeste décision, le Président Sarkosy n'a pu être élu qu'en siphonant les voix Le Pen via son ministère de l'identité nationale...! Lequel nouveau Président se précipite pour dire ce jour que le Kosovo ne peut être qu'indépendant, porte ouverte à tous les séparatismes, musulmans spécialement. Avec ce précedent et les suivants, dans quelques décennies il est envisageable que le neuf-trois revendique son indépendance; vous remarquerez que déjà ce territoire n'est plus appelé Seine Saint Denis. Normal, dans un émirat les saints chrétiens sont bannis.
Veuillez recevoir Monsieur le Président l'expression de ma haute considération.
G. Butin
Si le traité valant constitution est une constitution il est scandaleux qu'il ne soit pas dans tous les pays soumis à référedum comme doit l'etre toute constitution
S'il n'est pas une constitution pourquoi l'appeler constitution ?
Si c'est une charte octroyée à leurs bons peuples par les despotes bruxellois il n'y a lieu à aucune ratification (Louis XVIII avait-il soumis sa charte au référendum ?)
J'aurais volontiers voté OUI au référendum d'il y a deux ans, mais l'Union européenne n'est pas une démocratie :
le parlement n'y sert à rien puisque le pouvoir législatif y est détenu par ceux qui approuvent les directives c'est à dire le conseil européen qui est composé des exécutifs des états membres. Depuis Montesquieu ont sait qu'il y a despotisme (en français du XVIII siècle aujourd'hui on dirait dictature) lorsqu'il n'y a pas séparation des pouvoirs ce qui est le cas à Bruxelles.
Si le parlement européen était autre chose qu'un placard pour recallés du suffrage universel, ses membres seraient élus sur un programme réel et non de vagues incantations et la presse rendrait compte de ses débats comme elle fait pour le parlement français.
Si les aristocrates (en grec, gouvernement par les meilleurs, c'est à dire les énarques et autres élites) qui nous gouvernent avaient un mimimum de marketing, ils arrêteraient de justifier les décisions qu'ils prennent par "l'Europe impose ou interdit...." alors même qu'ils viennent comme membre du conseil européen de valider le texte auquel ils se réfèrent. Ils devraient vendre l'Europe au lieu de la présenter comme une machine infernale qui chaque matin pond sa directive du jour comme d'autres ont la "blague du jour"
Merci pour cette belle et intelligente contribution en défense de la Constitution européenne. En substance : le projet de Constitution était un texte intelligent et équilibré - pour preuve, il a été adopté par la majorité qualifiée des Etats-Membres, et quatre autres lui sont plutôt favorables. Donc : oui à une simplification, non à une mutilation, mais enfin tout y est tellement bien conçu qu'il n'y a finalement pas grand chose à simplifier si l'on ne veut rien mutilier. Enfin : passer par la voie de la ratification parlementaire serait un déni de démocratie, le contraire de ce qu'on cherche à promouvoir.
Tout cela est très bien, mais alors quoi ? Puisqu'il n'y a finalement rien à simplifier, on représente la même chose au référendum des Etats qui n'ont pas encore ratifié, on explique "mieux" - et on attend de voir les résultats, quitte à redire qu' "on ne comprend pas" ceux qui à nouveau n'ont pas été éclairés du "Mehr Licht" gothéen comme Claudel de la révélation divine, et à se lamenter de leur manque d'intelligence ?
On sent à l'oeuvre, en filigrane de votre texte, la bonne théorie de l'erreur : c'est par erreur que les français ont rejeté ce texte, c'est parce qu'il a été mal défendu, mal expliqué, mal éclairé.
Eh oui, peut-être, mais quand bien même : en démocratie, l'erreur fait loi. Il ne sert à rien d'être intelligent contre la majorité, surtout si cette intelligence ne vous sert pas à comprendre les raisons profondes d'un rejet, et à vous y ajuster.
La théorie de l'erreur et du déficit d'explication, c'est la vielle antienne des hommes politiques désavoués, incapables de se remettre en cause et d'analyser les raisons profondes de leur échec.
C'est bien d'être intelligent monsieur le Président mais ne faut-il pas être aussi pratique ? Comment faites-vous, maintenant, pour faire adopter cette belle Constitution (et je ne fais pas ici d'ironie) aux pays qui l'ont rejetée et qui - y compris pour les mauvaises raisons que vous dites, d'opposition au projet européen lui-même - n'en veulent pas ? On se contente de se lamenter jusqu'à la fin des temps sur ce beau bébé mort-né que la bêtise de certains peuples médiocres et les petits calculs de certains hommes politiques retors ont étouffé au berceau ?
Il reste une solution : puisque seule une minorité d'Etats en Europe, malheureusement dotée de populations imbéciles et d'hommes politiques médiocres, bloque l'adoption de cette belle et intelligente Constitution, il faudrait encourager les Etats favorables à faire sécession et, comme pour l'espace Schengen ou pour l'Euro, à mettre en oeuvre la Constitution "entre soi". Et tant pis pour les idiots qui resteraient dehors, ils seraient toujours cordialement invités à nous rejoindre plus tard - mais à nos conditions, bien sûr.
Evidemment, ce signifierait aussi la mort du projet européen...
www.europefederale.fr : Traité Simplifié.
60 articles (Partie I du Traité ) constituent dans leur intégralité le seul traité simplifié existant avéré.
60 articles ont été « noyés » dans les 311 dispositions de la partie III, relatives aux « Politiques », déjà adoptées.
60 articles ont été signés par 27 Etats et ratifiés par 18 Etats qui garantissent leurs authenticité .
60 articles ( Traité Simplifié ) constituent le Traité fondamental qui ne peut être remis en cause ni renégocié, le 21 et 22 juin, par le Conseil européen.
60 articles ( Traité Simplifié ) feront l’objet ,en France, d’un vote parlementaire… après la signature d’un Traité + social et environnemental ( Protocole). .
« On ne détruit que ce que l’on remplace »
Auguste Blanqui
www.europefederale.fr
Monsieur le Président,
Je m'interroge sur la volonté des nouveaux pays à adhérer le texte proposé. En effet, à court terme ces pays ont tout à perdre de l'adoption du mini traité.
Il ne faut pas oublier que le nationaliste est largement présent dans un ensemble de pays. Je ne vois pas la Pologne se convertir à l'Europe. Je regrette sincèrement que les modifications institutionnelles ne soient pas intervenues avant l'entrée des 12 derniers pays.
Toutefois, il faut regarder devant soi. Que va-t-il se passer si le conseil du mois de juin échoue ? Je sais qu'il est difficile d'anticiper mais les intérêts divergent tellement à court terme au niveau économique et politique. Pour des raisons de politique intérieure, les différents pays considèrent l'Europe comme une institution qui doit financer. L'idée d'un peuple Européen est malheureusement très éloignée. Dans mes lectures je m'aperçois que ces nouveaux pays n'ont pas la même vision que l'Espagne lors de son intégration. Je suis très inquiet. Je crains que l'Europe ne devienne une simple zone économique, un grand marché de petits pays, avec des compromissions. L'adoption du mini traité serait une surprise mais je crains que l'on refasse des compromissions qui déboucheraient sur un traité de Nice bis. Les responsables politiques de chaque pays se défaussent généralement sur l'Europe pour masquer leurs propres échecs ou pour ne pas réformer.
Si ce scénario se produisait ne faudrait-il pas envisager une Europe à deux vitesses ? Je sais que cette idée doit vous consterner. Mais cette fois, il faut faire d'abord des rapprochements institutionnels forts avec la mise en place d'un budget qui puisse avoir un rôle important au côté de la politique monétaire. L'idée Européenne ne peut se développer que si elle est perçue comme un élément de progrès. L'Europe mérite des efforts sinon dans 30 ans nous serons économiquement et culturellement insignifiants.
OUI À LA TRANSPARENCE ET À UN VRAI DÉBAT PUBLIC
Monsieur le Président,
Merci d’avoir affirmé que la transparence des négociations est indispensable : personne n’est mieux placé que vous pour peser dans ce sens auprès des dirigeants européens, en particulier des dirigeants français.
Un des grands mérites du traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) est d’avoir porté le débat européen sur la place publique. Pour ma part, j’ai voté « non », et je suis très reconnaissant au Président Chirac d’avoir consulté le peuple français, comme la constitution française lui en donnait le pouvoir, sur une question d’organisation et de fonctionnement des institutions européennes cruciale pour l’avenir de tous.
Je me permettrai les commentaires suivants :
Dix-sept États membres ont définitivement accepté le TCE, et non pas 18 comme on le dit presque toujours : en effet, l’Allemagne n’est pas encore en mesure de remettre son instrument de ratification, puisque la loi de ratification à été déférée à la Cour constitutionnelle et que celle-ci a ajourné sa décision jusqu’à l’issue des négociations en cours. Nous parlons donc de dix instruments de ratification qui ne sont pas en état d’être déposés à l’heure actuelle.
Dix États non ratifiants sur 27, parmi lesquels l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni : nous sommes loin – c’est le moins qu’on puisse dire – de l’unanimité requise par le TCE pour son entrée en vigueur (car la majorité qualifiée n’intervient pas ici). Le minimum de 22 ratifications (les quatre cinquièmes) nécessaires pour que le Conseil européen puisse « se saisir de la question des difficultés qu’un ou plusieurs États membres rencontrent pour procéder à la ratification » (Déclaration 30 accompagnant le TCE) n’est même pas atteint.
Manifestement il ne s’agit pas seulement ici de deux ou trois récalcitrants (voire d’un : la France, comme on le dit souvent). Le fait est que le consensus dégagé lors de la Convention que vous avez si dextrement présidée, consensus confirmé par la conférence intergouvernementale en septembre 2003, n’existe plus : quatre ans se sont écoulés depuis ; la donne a changé, au point que dans certains pays membres une partie de l’opinion publique met de plus en question la légitimité actuelle (sinon la validité) des ratifications déjà obtenues.
La transparence implique le temps de réfléchir. Notre président de la République avait, je crois, envisagé de boucler la ratification d’un nouveau traité d’ici l’automne prochain. Il ne lui aura pas fallu trop longtemps pour en venir à une plus juste appréciation des réalités : son voyage en Pologne devrait y avoir aidé. La date la plus proche envisageable pour la ratification d’un accord, même provisoire, est 2009 (date prévue dans la Déclaration de Berlin de mars dernier). Tout ce qu’on peut raisonnablement espérer pour la semaine prochaine, me semble-t-il, est un état des lieux et des divergences, avec quelques indications d’allure optimiste sur les grandes lignes d’un accord plus ou moins intérimaire.
Quant à l’instrument institutionnel (constitutionnel) définitif, il serait sage de raisonner à échéance de cinq ans, le temps qu’un vrai débat public ait pu avoir lieu. On devrait mettre ces cinq années à profit pour codifier le droit l’Union par sujet, en distinguant entre clauses organisationnelles et fonctionnelles et autres clauses, et entre « lois » et lois-cadres » au sens du TCE , et en permettant au public d’accéder librement à ce code de l'Union par la voie électronique. La partie III du TCE sera utilisable à cette fin dans la mesure où elle récapitule les traités antérieurs, comme vous l’avez fait remarquer.
La recommandation de reprendre les améliorations institutionnelles inscrites dans le TCE me paraît tout à fait justifiée. Le 29 mai 2005, le peuple français n’a pas rejeté le TCE parce que c’était une constitution, mais parce qu’un certain nombre de clauses, notamment celles de la partie III, lui paraissaient mauvaises, obscures ou sujettes à caution. Ceux qui soutiennent qu’il suffit de renoncer au terme de constitution et aux clauses relatives au drapeau, à l’hymne, & pour pouvoir faire l’économie d’un référendum font à mon avis une erreur radicale de diagnostic : ce sont essentiellement les clauses économiques du TCE qui sont en cause – pas son appellation ni ses aspects institutionnels.
Permettez-moi tout de même de ne pas être de votre avis et de penser que les parties I et II du TCE ne sont pas acceptables telles quelles.
Dans la partie I, les clauses suivantes, à tout le moins, sont à remanier et même repenser :
- article I-3 (beaucoup trop verbeux, et sans doute à côté de la plaque en ce qu’il confond objectifs et moyens ; un seul objectif de l’Union suffirait : établir une solidarité sans cesse plus étroite entre pays membres) ;
- article I-4, qui, sous l’intitulé trompeur « Libertés fondamentales et non-discrimination » ne parle que de la liberté de circulation des personnes et des biens (ce qui place d’emblée le traité sous un éclairage strictement économique et explique en partie son rejet) ;
- article I-7, qui reconnaît la « personnalité juridique » à l’Union comme à la Banque centrale (organe de l’Union), alors qu’il devrait lui reconnaître la « personnalité juridique internationale » ;
- article I-41, qui, incroyablement, constitutionnalise l’assujettissement de l’Union à une organisation militaire extérieure (l’OTAN) ;
- article I-43, qui, mentionne “la menace terroriste” et constitutionnalise également cet aspect extrêmement mineur et anecdotique de la vie internationale, renforçant du même coup le prestige du phénomène ;
-article I-52, relatif au statut des églises et des organisations philsophiques, qui paraissent conférer à ces associations de citoyens un statut spécial à mon sens injustifié , et de surcroît dangereux dans la mesure son libellé il donne à croire que ces organisations devraient se voir reconnaître des responsabilités particulières au sein de la société ;
- article I-58, qui traite l’entrée à l’Union comme s’il s’agissait d’une simple organisation intergouvernementale – alors que le l’Union est en train de se “citoyenniser” à grande vitesse et que le référendum devrait être la règle pour toute nouvelle admission d’État membre (comme c’est déjà le cas pour la France en vertu de la révision constitutionnelle de 2005).
Pour ce qui est du “ministre des affaires étrangères de l’Union”, j’avoue que ce ministre solitaire m’a toujours paru bizarre. Je vois que le Royaume-Uni exprime maintenant des réticences : la circonstance que M. Blair a apposé sa signature sous cette clause n’impose à cet égard aucune obligation juridique au Gouvernement britannique du moment que tout le monde est en train de renégocier le traité (contrairement, d'ailleurs, à ce qu'avaient prévu les partisans du Oui ). Néanmoins, on pourrait conserver la fonction en modifiant l’appellation (la CIPUNCE propose à cet égard “Commissaire principal aux relations extérieures et à la sécurité, Haut Représentant du Conseil européen””).
En ce qui concerne la partie II, c’était je crois une dangereuse erreur d’inclure la Charte des droits fondamentaux dans le TCE. Répéter dans une constitution, instrument éphémère, en tout cas révisable, des droits universels, imprescriptibles et inaliénables et déjà proclamés dans des instruments internationaux de niveau supérieur (la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention européenne) ouvre la porte à toutes les dérives, involontaires et volontaires, surtout si l’exemple devait être suivi par les 200 États qui forment la communauté internationale : par le jeu de répétitions et de traductions multiples, on en arriverait à ne plus savoir en quoi consistent les droits fondamentaux. Il suffira largement de renvoyer à la Charte des droits fondamentaux et à la déclaration explicative correspondante dans le futur accord institutionnel – et encore, à condition de préciser qu’il ne peut résulter de ce renvoi aucun amoindrissement des droits fondamentaux dans un quelconque pays membre ( la question se pose : par exemple, la Charte parle de “droit de travailler” alors que la Déclaration universelle dit “droit au travail”). C’est le système utilisé par les deux constitutions françaises de 1946 et 1958 par rapport à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et préambule de la Constitution de 1946 – et à mon avis, c'est le meilleur.
Pardon de la longueur de ces commentaires qui, je l’espère, ne seront tout de même pas sans quelque utilité pour la suite du débat.
Respectueusement. JR
L'Europe est un club fermé de personnes aussi isolées du peuple que l'étaient les aristocrates du XVIII siècle qui passent leur temps à imposer des normes que personne ne leur demande et rédigées dans un langage que même un énarque ne peut pas comprendre et ce sans aucun controle. Elle ne répond pas aux attentes des citoyens et je ne me sens aucunement engagé par ses élucubrations. Ils sont tellement enfermés dans leur certitudes que toute critique ne peut que provenir d'un imbécile qui n'a rien compris ce qui rend toute évolution impossible : la preuve le traité rejeté par les peuples français et néerlandais passera en force d'une autre manière (on l'a déjà vu avec les pays qui ont rejeté Maastrich et ont du revoter jusqu'à l'approbation)
pour moi une machine aussi compliquée et incontrolable ne peut etre que mauvaise voire nuisible. C'est un cheval emballé comme l'ordinateur de "War games" que rien ne peut arrêter.
Je ne pense pas que ce soit cela qu'aient révé les signataires du traité de Rome il y a un demi siècle
Si l'on avait dû demander à chacun des peuples des territoires annexés par la couronne de France depuis 987, leur avis préalable et leur accord par voie de référendum, la France actuelle n'existerait sans doute pas. La III° République ne l'a emporté sur la monarchie que par une seule voix en 1875. Autrement dit, l'histoire n'accouche parfois qu'aux forceps. Et la solution "démocratique" n'est pas forcément la plus clairvoyante, les peuples aussi étant souvent aveugles à leurs propres intérêts. Surtout les Français tellement imprévisibles…
C'est pourquoi il est dangereux d'engager des référendums sur des questions essentielles. Les Suisses, experts en la matière, le savent bien. De Gaulle joua avec le feu en 1962 au moment de modifier en profondeur la constitution de 1958 et il était conscient des risques pris. Il fit un pari. Le système fonctionne de plus en plus mal et le balancier est en train d’aller trop loin dans la direction autocratique. Gare aux retours de manivelle !
La prudence recommande donc de confier la « gestion de l'Europe » au parlement national (délégation de la souveraineté populaire). Pour cela, il est nécessaire d'en assurer préalablement la légitimité et la représentativité suffisante par l'instauration du mode de scrutin à la proportionnelle pour l’élection des députés.
Il faut aussi accroître, au niveau national, la publicité des débats du parlement européen pour développer l'esprit démocratique « européen », insuffisant en France comme dans la plupart des pays de l’UE. Car de la naissance d’une opinion européenne, d’une vision européenne dépend l’avenir de l’Europe. Dépasser le cadre national trop étroit est indispensable dans tous les domaines, pas seulement dans l’ordre économique et financier, comme cela s’est trop fait jusqu’à présent.
Il faut notamment multiplier les comparaisons de toutes sortes, à tous les niveaux et diffuser massivement des statistiques européennes, insuffisamment divulguées et connues. On peut regretter l’échec de la revue « l’Européen » sortie il y a une dizaine d’années, avec des éditoriaux de Christine Ockrent. Mais une telle revue, de qualité, n’avait de chance de survie que par une diffusion à l’échelon européen, avec un soutien à ce niveau.
A cet égard, le maintien de la comptabilisation par pays des résultats du commerce extérieur européen trouble les esprits et agit contre l’Europe. Les USA comptabilisent ils les échanges entre leurs 50 états alors qu’il s’agit d’un même ensemble ? Le commerce « extérieur » européen comporte deux étages : les échanges avec les pays n’appartenant pas à l’UE. Il s’agit bien de commerce extérieur. Et les échanges entre pays de l’UE, donc au sein d’un même ensemble économique. Auquel cas il y a lieu de globaliser les résultats au niveau de la seule UE. D’ailleurs, en matière de TVA, on réserve les termes d’exportation ou d’importation aux opérations réalisées avec des pays hors de l’union, mais on qualifie de « livraisons » et « d’acquisitions » les opérations « intracommunautaires » (entre pays membres de l’union).
Un effort de simplification de l’information et de la cartographie communautaires est donc souhaitable. Car le vrai commerce extérieur européen ( hors échanges intra européens) occupe, comme pour les USA, une place bien plus faible au sein du commerce mondial qu’elle parait avoir au vu de statistiques officielles inexactes.. L’influence de la valeur de l’€uro sur ce commerce extérieur UE (exportations) est donc plus limitée que ce que les préjugés répètent à l’envi, y compris dans de très sérieuses revues de presse.
Cette opinion européenne si vitale sera aussi créée par l’école et l’université, qui doivent intensifier leur effort « d’européanisation » de la formation du citoyen dans chaque pays de l’UE.
Ce fut la méthode gagnante de la III° république en France à l’issue du conflit perdu contre la Prusse en 1870.
Le déficit démocratique de l’UE, souvent invoqué, trouve sa source principalement à ce niveau de déficit de formation et d’information du citoyen de base, qui ne se sent qu’occasionnellement (élections du parlement européen) concerné par le pilotage de ce grand ensemble hétérogène et opaque qu’est l’UE. Il ne se sent pas concerné par son avenir d’Européen. D’ailleurs, c’est le regard extérieur qui fait naître l’Europe et parfois briller de convoitise cet œil étranger….
Mais ce déficit démocratique provient aussi du poids excessif (voulu par de Gaulle puis par les britanniques au départ, puis par tous les eurosceptiques hostiles à l’intégration) de la politique « intergouvernementale » (au sommet entre pairs), mystérieuse et bien peu transparente aux yeux de l’Européen de base. Peu conforme aux principes fondamentaux de la démocratie, car il s’agit de la quasi confiscation, par un petit club de seigneurs, du pouvoir de gérer l’Europe. Du moins, telle est la perception des peuples laissés à l’écart par cette aristocratie européenne. A cet égard, le processus actuel de renégociation du traité par consultations bilatérales successives, donne un bien mauvais exemple de reprise des errements à condamner. La négociation au sein d’une convention, c’est-à-dire collective et multinationale, publique et officielle, avait au moins une apparence démocratique.
La grande dispersion dans le temps des élections nationales, les renouvellements permanents et discordants des dirigeants qui en résultent, sont également un puissant facteur d’incohérence et d’anarchie. L’Europe est surtout paralysée par la complexité et la diversité des règles qui la font vivre. Cette complexité rebute et rend hostile à l’idée européenne…
L’Europe ne pourra vraiment décoller que le jour où son budget communautaire sera suffisant. Cette notion est délicate à appréhender dans un organisme collectif de type fédéral ( à plusieurs niveaux de pouvoirs) comme l’UE. Avant la crise des années trente (XX° siècle), le budget fédéral US était également ridiculement faible, limité pour l’essentiel aux dépenses militaires de l’Union. Le développement de « état providence » et l’accroissement des dépenses sociales le firent gonfler énormément en une trentaine d’années. Une telle évolution n’est pas impossible pour l’Europe dont le budget « fédéral » actuel est de l’ordre de 1,1% du PIB de l’UE et dont presque la moitié est absorbée par la politique agricole commune.
Cette histoire de référendum et d’institutions à muscler, si importante qu’elle soit, l’est infiniment moins que la formation d’une opinion et d’un citoyen européens. Or, depuis 1957, en 50 ans, on n’a guère progressé sur ce sujet capital alors que la génération fondatrice va bientôt disparaître..
Comment attendre une réponse positive sur les institutions de l’UE de la part d’une personne qui ne se sent au premier chef pas concernée par l’Europe, qui sent que l’Europe est lointaine, étrangère, mais un brin oppressive puisqu’elle ne fait intrusion dans sa vie quotidienne que pour contraindre de façon « tatillonne » ? En outre, il n’existe aucune administration, aucune représentation de l’Europe au plan local. Grave lacune. L’Europe n’a pas de visage, ni localement, ni globalement. C’est un machin, un fantôme qui angoisse plus qu’il ne rassure…Au fond, « l’Européen » actuel est un peu dans la situation du paysan breton du XVII° siècle, un des « vingt millions de français » sujets du roi Louis XIV (selon P. Goubert), qu’il ne voyait jamais dans son village, mais dont il sentait le poids de la justice de caste et des taxes si lourdes levées pour financer Versailles et les guerres en Europe. Ce roi « soleil » lointain et tyrannique, avait le « visage » craint, voire haï, de l’intendant de généralité ou de province, cruel et autoritaire ( tout le monde n’était pas Vauban) et aussi parfois celui du seigneur local rapia, hautain et vindicatif. Contre lequel notre paysan surtaxé et exploité se révoltera en « bonnet rouge » (révolte antifiscale du papier timbré de 1675).
L’histoire ne repasse pas les plats, mais se répète, à des niveaux différents.
Cher Monsieur le Président,
L'Europe est en crise et les perspectives d'en sortir rapidement me paraissent faibles.
Et pourtant il y a urgence. L'UE est absente de la scène internationale ( cruellement, au Moyen-Orient ).Les citoyens, après 50 ans d'Europe organisée, se demandent toujours qui fait quoi.
L'Europe a besoin d'une voix et d'un visage. Votre propositiond'instituer une présidence du Conseil Européen stable (au lieu du tourniquet actuel) va evidemment dans ce sens.
Dès lors, pourquoi ne pas le faire. Tout de suite. Sans nouveau traité. Par un simple gentemen's agreement entre les 27 chefs d'Etat. Condition sine qua non, l'unanimité. Et sans nouveaux pouvoirs pour ce Président ( les chefs d'Etat n'en voudraient pas !). Il faudrait evidemment une personalité éminente, expérimentée, un grand communicateur polyglotte. Ma conviction: la fonction créera progressivement l'organe.
Tout cela, du rêve ? Peut-être. Mais regardons quand même ce qui est entrain de se passer en France. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy nous sommes entrés dans un régime présidentiel de fait. Par la seule volonté dun homme. Sans modification de la Constitution.
Alors j'ai envie de dire en conclusion: svp, moins de traités encombrants, plus de communication et d'action !
Respectueusement et cordialement
François-Xavier.
Monsieur le Président
Je suis assez d'accord avec votre analyse.
Globalement, je pense que le traité était bon, mais notre erreur est de l'avoir fait voter par referendum pendant une période de crise de confiance en France.
Les français ont donc voté pour sanctionner une politique, ou plutot les résultats d'une politique; mais hélas, ils n'ont pas vraiment voté pour ou contre le traité. Ceux qui l'ont lu savent bien que les polémiques lancées par les membres du Parti Socialiste sont fausses. Le problème est que les médias ont plus d'impact que les livres, et donc peu de gens l'ont lu...
Cependant, il me semble que ne pas tenir compte du vote des français et faire voter le traité par le parlement, sans l'avoir modifié, est dangereux, car nous sommes toujours dans cette période de crise de confiance. Certes, Nicolas Sarkozy a été élu et les sondages parlent d'une cote de confiance record, mais je pense que c'est encore fragile.
Nicolas Sarkozy peut aider la vie des français par des mesures économiques, mais ceci se fait dans le temps, pas au lendemain d'une élection.
Je crois qu'il faut être prudent quant à demander d'aller à l'encontre de l'avis de la majorité des français, n'oublions pas que nous sommes le pays des droits de l'homme, d'une constitution exemplaire et souvent inspirée par nos voisins.
Deplus, quand les français se sentent trahis, ils se révoltent.
Evitons cela.
Un compromis me semble le meilleur moyen pour garder la paix social et démocratique dans notre pays, tout en avançons sur ce sujet majeur.
Le traité simplifié ou moni traité ne me choque pas, il s'est surement affiné depuis l'élection, mais les français n'ont pas été pris de surprise puique il était inscrit sur le programme de Nicolas Sarkozy.
En esperant que cela se fasse, vite !
Amicalement
Reforme des institutions? Bien sûr qu'elle est nécessaire!
Mais, pour moi, ce n'est PAS le plus important! Le plus important, c'est pour l'Europe - et donc les Européens!! - de se poser la question essentielle: "Qui sont-ils? Comment se définissent-ils?" Ou bien, sous une autre forme, "Quelles sont leurs valeurs essentielles?"
Or le TCE comporte POUR LA PREMIERE FOIS depuis plus d'un demi-siècle, une réponse claire à cette question fondamentale. Réponse parfaite? Certainement pas, mais réponse à laquelle beaucoup d'entre nous ne trouvent rien à redire. Sauf, pour moi, une seule chose: "sa rédaction pourrait être plus courte, et donc plus lisible", ce qui est essentiel.
Je pense donc qu'on accorde "trop" d'importance à la réforme - pourtant nécessaire - des institutions; et pas assez à ce qui devrait être la "pierre d'angle" de la construction européenne; d'autant que je n'ai pas le souvenir que des critiques sérieuses lui aient jamais été adressées. Pour cette raison, la Charte des Droits Fondamentaux, dans sa forme actuelle ou bien après "rewriting" devrait faire l'objet d'un texte séparé et d'une approbation séparée par tous les pays et tous les peuples de l'UE.
Avantage connexe: Ce texte sur les Droits Fondamentaux et nos valeurs communes serait l'aune à laquelle on mesurerait toutes les futures demandes d'adhésion; car la preuve de l'adhésion à ces valeurs par les impétrants ne pourra être que totale, tout comme les membres actuels pourront toujours s'y voir rappellés à l'ordre en cas d'écart, existant ou nouveau. Et pour les demandes d'adhésion, y compris - évidemment - celle de la Turquie, le jour où le problème sera VRAIMENT posé et d'actualité.
J'appelle donc à ne pas joindre dans un seul texte (dont la ratification restera toujours empreinte chez certains de doutes et de soupçons ), deux composantes qui sont d'une nature et d'une durabilité complètement différente: les institutions? elles évolueront comme tout "règlement intérieur"; les valeurs? elles sont le fruit d'une longue histoire et leur évolution ne peut être que lente; et jamais circonstancielle!
Alors sachons et affirmons d'abord QUI nous sommes et quelles valeurs communes et fondamentales nous définissent! Je suis intimement persuadé que, dans l'avenir de l'UE, beaucoup de problèmes et conflits et différences de point de vue trouveront leur solution dans un texte court essentiel et lisible sur nos Droits Fondamentaux (forme actuelle), traduction pour les citoiyens et electeurs européens de leurs "Valeurs Communes".
La voie fédérale
Tout pouvoir politique a une étendue clairement déterminée sur laquelle il exerce sa souveraineté.
Cela n'est pas le cas dans l'Union européenne qui reste, pour l'essentiel, une communauté d'ordre international, paralysée comme l'entreprise AIRBUS qui connaît les mêmes déboires avec les mêmes causes de défaillances dans l'organisation de la conduite des affaires.
Une fédération fixe avec clarté la répartition des responsabilités et l'étendue des pouvoirs, à tous les échelons de son organisation.
Elle fait dépendre toutes ses décisions du choix démocratique et du suffrage universel. Elle donne aux pouvoirs sa légitimité et assure, ainsi, la souveraineté, pleine et entière, de l'Europe.
www.europefederale.fr
Monsieur le Président,
MERCI. Puissiez-vous être entendu!
A Zimmermann
Chez Molière, les médecins disaient à la famille que le malade est "mort guéri"
On a demandé aux français d'approuver le traité instituant une constitution. Ils ont répondu non ce qui est leur droit le plus strict. Mais de quel droit interpréter leur refus comme du à une censure du gourvernement en place, à la montée du chomage ou à tout un tas d'autres motifs que j'ai pu lire ici ou là ? et ne pas se poser la question de base :
ne l'ont-ils pas tout simplement trouvée mauvaise comme ce fut le cas à la libération pour une première consitution de la IV ème ?
La certitude d'être infaillibles qu'ont nos despotes éclairés (tout comme les médécins de molière) les empeche de revoir leur copie comme le leur a demandé le peuple français. Ce n'est pas en passant en force qu'ils feront mieux fonctionner ce système intrinsèquement mauvais et le rendront populaire
M. le Président,
Pemettez- moi de vousdire combien j'ai apprécié votre article dans le "Monde" de vendredi. Je vous trouve bien meilleur à l'écrit qu'à l'oral !
Européen convaincu depuis la création de l'U.E. votre analyse me semble pleine de bon sens et je partage votre inquiétude sur la réelle motivation de ce traité simplifié. Cependant, nul ne peut nier que les institutions n'ont pas répondu aux inquiétudes des peuples face aux conséquence de la mondialisations des échanges. La culture de l'Histoire de nos pays est faite de guerres et de fracas, d'invasions et de resistances. La frontière est concidérée comme une protection. La culture anglo - américaine est diffrente. Pour l'Angleterre, qui n'a jamais été envahie depuis les romains, la frontière c'est la grand large, l'horizon. Pour les américains c'est la "nouvelle frontière" à partir de laquelle commence une "autre" aventure. Dans le subconscient de nos peuples européens si élargir les frontières au non de la création d'une nouvelle "puissance" est acceptable, ne pas en délimiter et en "défendre" les marches est parfaitement incohérent.
Le "déficit" d'Europe tient, à mon sens, à cette contradiction que "l'Europe puissance" ne protège pas et qu'elle une "passoire" aux produits étrrangers et à l'émigration et au chomage de masse et qu'elle ne pèse rien face aux défis du monde. Il est une chose de penser l'Histoire des Nations et une autre de porter attention à l'histoire des peuples qui les composent.
Quelques questions adressées à "désabusé"
Les affaires du monde (ou seulement de notre continent, ou de notre pays, ou de notre canton) sont-elles toujours manichéennes, c'est à dire ou 'tout bon" ou "tout mauvais"? Ainsi une majorité des français aurait trouvé la "constitution européenne" "toute mauvaise"! Et, pourquoi pas, tous pour LA même raison????
Mais dans ce cas-là, quelle est LA raison du Non français?
Il se trouve qu'il y avait déjà eu deux traités européens qui ont d'abord été rejetés et par référendum: en Irlande et au Danemark! Dans les DEUX cas, la raison du NON (national) était clairement identifiée. Il fut donc possible de trouver une nouvelle rédaction ou bien des garantties complémentaires et plus explicites pour que le "peuple" concernée approuve le projet, disons - comme diraient nos juristes - en deuxième lecture!!
Mais en France, que s'est-il passé? La majorité de ceux qui ont voté "oui" ont voté "oui" pour le même texte. on peut donc dire qu'il n'y a eu qu'un seul "oui" même si certains avaient des réserves mais qui ne pesaient pas assez lourd pour les conduire à voter "non"! Par contre, du coté de la majorité, celle qui étaient constitué par ceux qui ont voté "non", combien de "non" différents? Combien de "non" parfois contradictoires entre eux? Et combien de "non" à des questions qui n'étaient pas posées ce jour-là???
Oui, il est vrai qu'en France, un OUI - et un seul - a été défait par une coalition de NONs(ce mot étant volontairement mis au pluriels)!!
Alors revenons à mon titre!
En quoi, selon vous, cette constitution (que proposait le TCE) était-elle "mauvaise" pour une majorité des electeurs français?
Et puis surtout, feriez-vous partie des rares personnes (et aucun expert) qui trouveraient toutes les vertus aux traité de Maastricht et de Nice?
Pensez-vous que les institutions européennes sont actuellement "efficaces" pour gérer correctement nos problèmes communs?
Pensez-vous que le domaine de l'unanimité à 27 membres peut rester aussi étendu qu'il ne l'étaient à 6, à 10 ou à 12?
Pensez-vous qu'à 27, le système de la présidence tournante tous les 6 mois assure à l'Europe une visibilité et une continuité dans le monde?
Pensez-vous que le TCE constituait une régression sur le plan de la démocratie? Ou bien faisait-il une plus grande place - et plus claire!! - aux parlements tant européens que nationaux?
Les problèmes que cherchaient à résoudre le TCE sont toujours là!! Une majorité des électeurs européens, ou bien leurs représentants légitimes - ont manifestés leur accord aux solutions proosées. Par conséquent, un processus démocratique est actuellement bloqué par une minorité (qui reste une minorité même si on y rajoute les anglais, tous les anglais!!).
D'où ma dernière question:
"Que proposez-vous pour résoudre des problèmes contestés par personne? Et idem pour sortir du blocage actuel?"
Enfin prétendre que l'adversaire se croit infaillible sans en apporter la preuve, c'est interdire tout débat, c'est empécher la discussion, c'est barrer la route à l'échange d'arguments et d'informations.
Par contre, je suis tout à fait prêt à lire vos réponses aux questions ci-dessus.
A vous lire.
Pierre
Etes vous, Mister Président , member ot the "puissante Trilatérale " of Washington : I remember this :
"discrète oligarchie et il rêvait d'être le premier PRESIDENT de l'EUROPE FEDERALE '"
in : Le Monde 26 oct 1974: une approche mondialiste
Le Spectacle du Monde n° 220 juillet 1980
Pour le commentateur N°72 qui n'a pas le courage de
signer ses postillons.
L' entrée de la Turquie serait une excellente affaire commerciale pour l'U.E. mais cela enleverait toute cohérence politique au système car par sa population , la Turquie pèserait le même poids que la France + l' Allemagne +l'Espagne + le Portugal + la Belgique ....
Ce serait le Turquie qui absorberait l'U.E.
Le problème serait identique si la Russie souhaitait intégrer l'U.E. Il n'y a donc ni haine , ni rejet .
Juste une question de cohérence politique.
Je ne comprends pas qu'on s'échine à vouloir faire un traité européen avec des pays qui n'ont pas tous adhéré à la monnaie commune et pour une Europe qui n' applique pas la préférence Européenne en économie, ce qui prouve bien que le système actuel qui se veut Supranational ne convient pas et que la conception de De gaulle pour une Europe des Nations souveraines est pour l' instant la seule qui se justifie face à l 'usine à gaz construite par nos oligarches ( non élus) de Bruxelles.
Usine à gaz et usine à coût puisqu'on empile les strates de fonctionnaires et parlementaires sans supprimer ceux qui sont devenus en surnombre dans les pays comme en France où 80% des lois viennent de Bruxelles et où le nombre de députés reste à plus de 500 !
(et on a augmenté en 2002 le nombre de sénateurs !).
Et Bruxelles nous demande de réduire notre déficit ! ...sans rire !!!
Pour Jean n° 83
Voici l'explication du tract n°72
Pour Kadhafi, cf ci- dessous, si l'on se refère à son récent discours de Tombouctou, l' islamisation de l 'Europe a commencé et pour le Premier ministre de Turquie," ses mosquées sont ses casernes, ses fidèles, son armée et ses minarets, ses fusées" !
Discours d'un "chef' d'etat Kadhafi:
( pour ceux qui doutent ).
"Allah mobilise la nation musulmane de Turquie et l’ajoute à l’Europe".
Quelques passages du discours de Mu’ammar Al-Quadhafi, Président de la Libye, le 10 avril 2006 à Tombouktou (Mali) devant plusieurs milliers de personnes.
Diffusé sur Al Jazeera: .......
Aujourd’hui, ici, a Tombouctou, nous corrigeons l’histoire de l’Homme.
Nous avons 50 millions de Musulmans en Europe.
Il y a des signes qui montrent qu’ Allah va nous gratifier d’une victoire en Europe, sans épées, sans armes, sans conquêtes militaires
Les 50 millions de musulmans d’Europe le feront devenir (le continent européen) un continent musulman dans quelques décennies .
Allah mobilise la nation musulmane de Turquie et l’ajoute à l’Europe.
IL y aura donc encore 50 millions d’autres musulmans en Europe.
L’Albanie, qui est un pays musulman, est déjà entrée dans l’Union Européenne.
La Bosnie, qui est un pays musulman, est déjà entrée dans l’Union Européenne. 50 % des citoyens sont Musulmans.
L’Europe est dans l’embarras, et ainsi que l’Amérique.
Ils devraient accepter de devenir islamiques, au fil du temps,....
ou alors déclarer la guerre aux musulmans
**************************************
Et voilà le programme !!!
Comment croire que les traites de Maastrich et de Nice (et Amsterdam ?) négociés par ceux qui se prennent pour des élites soient si mauvais qu'à peine l'encre des signatures sèche il faille déjà les refaire ? Et s'ils sont REELLEMENT mauvais il faut licencier sans indemnité pour faute lourde les incapables dont l'incompétence oblige à refaire un traité qui à la veille de la signature est parfait mais devient nul le lendemain. Pourquoi seraient-ils plus crédibles en 2005 quand ils disent que Nice est mauvais que quand ils ont dit deux ans avant que ce même Nice était bon ?
Chargé de l'application de directives européennes, je sais qu'elles ne sont compréhensibles que par des initiés et d'une efficacité douteuse.
Il n'aurait pas fallu un replatrage médiocre des textes existants, mais créer des institutions complètement nouvelles : un parlement doté de pouvoirs réels et dont les débats soient publics (si l'actuel servait à quelque chose cela se saurait et la presse rendrait compte de ses débats), et un exécutif qui exécute au lieu comme actuellement de faire les lois. Si les institutions actuelles ne gerent pas nos problèmes, quotidiens, celles proposées, avec les mêmes hommes ne les géreront pas mieux.
Il faut être pour une Union que Chirac nous a vendu mais qui lui a interdit de tenir sa promesse de baisser la TVA dans les restaurants.
LE SENS DU "NON"... ET LE SENS DU "OUI"
À propos du message 81, j'ai deux questions pour Pierre Le Remuant :
1) En supposant qu'il y ait eu un seul "oui" et plusieurs "non" lors du référendum sur le TCE, ne faudrait-il pas plutôt en inférer que les raisons de voter "non" étaient plus nombreuses que celles de voter "oui" ?
2) Plaisanterie à part, le raisonnement de PLR ne me paraît pas fondé, étant donné que les "ouistes" avaient autant de raisons disparates de voter comme ils l'ont fait que les "nonistes". Par exemple :
- soutien inconditionnel au président de la République ;
- soutien inconditionnel à la majorité au pouvoir ;
- réflexe pro-européen ("Il est question de l'Europe, je suis pour") ;
- réflexe antigauche ;
- réflexe prolibéral ;
- mercantilisme ;
- modernisme ("L'Europe, c'est l'avenir") ;
- défaitisme ("L'Europe va dans ce sens, on n'y peut rien, à quoi bon lutter contre le destin") ;
- Optimisme béat ("L'Europe règlera tous nos problèmes") ;
- Ignorance béate ("Puisque nos hommes d'État au plus haut niveau nous proposent ce texte compliqué, c'est qu'il est bon : faisons-leur confiance et acceptons-le. De toute façon, qu'est-ce que j'en sais, moi ?") ;
- idéologie profédéraliste ("Tout ce qui tend à renforcer la gouvernance européenne nous rapproche du but") .
La liste n'est pas limitative, mais déjà je serais curieux de savoir si PRL ne se rangerait pas, par hasard, dans l'une ou plusieurs de ces catégories, et lesquelles.
Autre chose : je connais personnellement plusieurs opposants au TCE qui ont, sinon lu, du moins parcouru systématiquement le traité (disons : qui lui ont consacré une heure de leur temps) ; or, je ne connais (toujours personnellement) qu'un partisan du "oui" qui ait fait le même effort .
D'où je conclus que le "oui" n'était pas plus pur que le "non".
Au-delà des arrières-pensées et de la diversité des motifs, les nonistes avaient, me semble-t-il, un point commun très fort : le refus d'un texte illisible tendant à constitutionnaliser des politiques contestables qui, en tout cas, auraient dû relever du débat gouvernemental et citoyen ordinaire : une raison très suffisante, à mon avis, de voter "non". JR
L'essentiel du travail des parlementaires nationaux est maintenant de transcrire en droit national les directives européennes ; est-ce bien nécessaire d'aller voter cet après-midi ?
Bravo, Monsieur le Président, pour la clarté et la franchise de votre prise de position dont il est difficile d'oter une virgule tant elle met les points sur les "i.i" (impératifs institutionnels) et nos dirigeants devant leurs responsabilités (celles de la transparence et de l'avenir du continent européen qui, soit dit en passant, ne pourra, que l'on veuille ou non, la question de la place de la Turquie au sein de l'UE).
PS- En visant "la protection des services d'intérêt économique général" vous pensiez certainement à l'article (III)122 et non 166, le premier enrichissant l'actuel article 16 du traité CE pour permettre l'adoption d'une loi européenne protectrice des SIEG alors que le second n'est pour sa part qu'une reprise de l'actuel article 86 du traité CE...
Cher monsieur le président ,
Malgrés tous le respect que je vous doit l'europe ne peut plus fonctionner tant que les pays de l'est et le royaume unis sont dedans
Je préfère nettement une constitution Européenne a un traité simplifié et Sarkozy, atlantiste notoire, mutilant le traité c'était gros comme une maison .(j'aurais plus eu confiance en Bayrou sur ce point mais bon)
Honnêtement, je pense que le problème sur l'europe c'est que l'on parle pas suffsament de concret sur les institution.
j'ai voté non a la constitution car le texte officiel est illisible, Il n'ya pas eu d'organigramme simplifié pour nous expliquer les institutions, et les débats tournèrent essentiellement sur l'idéologie de l'europe et non concrètement sur les institutions (excepter sur le fait que le parlement est plus puissant ce qui n'est pas trop difficile car elle n'as aucun pouvoir actuellement). D'autant que c'est vous qui aurait du répondre aux questions au 100 jeunes et non chirac.
je pense qu'un traité simplifié ne va pas sortir l'europe de la crise durablement car elle restera fragile et si il est illisble elle risque d'enliser l'europe dans une crise encore plus profonde.
TCE, DÉMOCRATIE DIRECTE, DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE, DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE, DÉMOCRATIE PARLEMENTAIRE
Le message 73 de "trebla edueff", dans sa partie relative à la démocratie directe, m'inspire la réaction suivante.
L'auteur écrit : "Si l'on avait dû demander à chacun des peuples des territoires annexés par la couronne de France depuis 987 leur avis préalable et leur accord par voie de référendum, la France actuelle n'existerait sans doute pas".
Cet argument contre la démocratie directe ne me paraît pas convaincant . Si la France d'aujourd'hui n'existait pas, il y aurait autre chose à sa place, et d'aventure peut-être aurions-nous lieu de nous en féliciter : en tout cas, il n'y a aucune preuve du contraire. TE ne se félicite-t-il pas implicitement que la France ait occupé (en partie) la place de l'Empire romain ? Pourtant, ce n'est pas le résultat d'un acte du parlement !
TE dit aussi : "La solution "démocratique" n'est pas forcément la plus clairvoyante, les peuples aussi étant souvent aveugles à leurs propres intérêts. Surtout les Français tellement imprévisibles".
Je ne suis pas d'accord. Outre que je trouve les Français plutôt "prévisibles" dans l'ensemble (ils sont généralement guidés par le sens du confort, ce qui est très louable), je ne vois pas où serait le "danger d'engager des référendums sur des questions essentielles" - à moins de penser au danger d'être désavoué par les électeurs.
Quant aux Suisses, ils sont effectivement orfèvres en la matière : et justement il organisent des référendums sur des questions aussi "essentielles" que l'entrée à l'ONU ou à l'Union européenne : l'exemple est donc mal choisi.
Je ne vois pas davantage en quoi De Gaulle a joué avec le feu en 1962 au moment d'instaurer l'élection du président de la République au suffrage universel (sauf si TE veut parler de la procédure retenue pour y arriver, qui n'est qu'un détail, réglé presque aussitôt par le peuple souverain). En tout cas, c'est bien le référendum du 8 janvier 1961 qui a permis de régler la question d'Algérie, ce que le Parlement de la Ve République, à lui seul, n'aurait guère mieux fait que celui de la Quatrième.
Selon moi, une démocratie moderne doit être participative, et les mécanismes de la démocratie directe y ont leur place avec ceux de la démocratie représentative.
La démocratie représentative est le mécanisme de choix chaque fois qu'il faut peser systématiquement le pour et le contre d'une question complexe et aboutir à une décision qui prenne bien en compte les intérêts légitimes de tous, y compris des minorités, et qui suscite donc la plus large adhésion des gouvernés.
La démocratie directe s'impose naturellement pour les décisions de gouvernance essentielles, comme l'approbation d'un acte constitutionnel, ou bien la cession ou l'usage de la souveraineté : en d'autres termes, pour toute question d'organisation et de fonctionnement des pouvoirs publics qui peut être réglée sur la base du simple bon sens et dont la solution n'a pas à dépendre d'un autre critère que celui des préférences de la majorité. L'élection du président de la République au suffrage universel en France me paraît un excellent exemple de réussite de la démocratie directe.
L'approbation d'un traité aussi important que le TCE relevait de cette forme de démocratie, puisqu'il aurait abouti à déléguer, non pas la souveraineté, mais l'exercice de la souveraineté nationale. Seulement voilà : ces questions justifiant un référendum marchaient avec des questions techniques complexes qui, elles, relevaient plutôt de la démocratie représentative.
TE voit apparemment dans le "non" au référendum la preuve qu'il ne faut pas consulter le peuple : j'y vois, pour ma part, confirmation de l'opportunité de le consulter plus souvent, et de la nécessité de bien distinguer ce qui relève de la démocratie directe et de la démocratie représentative (et, s'agissant des lois, ce qui relève vraiment du domaine législatif et ce qui relève plutôt du domaine règlementaire). Dans le cas du TCE, la réponse négative au référendum m'a paru comme l'expression du simple bon sens : qui nous départagera, TE et moi ?
Autre aspect connexe : lorsque le peuple délègue l'exercice de sa souveraineté au parlement, cela ne signifie pas qu'il entende faire de celui-ci son souverain. On ne parle pas assez du devoir de "redditionalité " du parlement : un parlement qui ne rend pas compte, un parlement incontrôlé, risque de commettre les pires bévues, et en tout cas de se transformer en partitocratie sourde à la volonté du peuple : tel a été le cas sous notre IVe République, et tel est le cas aujourd'hui du parlement britannique qui fait la guerre en Iraq, très probablement contre l'opinion publique nationale, et se prépare à nommer, sans élection législative préalable, le premier ministre déjà désigné par le parti majoritaire.
Cela dit, l'exercice de la démocratie directe doit être assorti de garanties portant sur l'existence d'un vrai débat citoyen préalable à la décision et sur des mécanismes propres à éviter qu'une mesure effectivement minoritaire passe pour l'expression de la volonté populaire ou nationale. C'est dans cette optique que la CIPUNCE (http:// www.cipunce net) a inclu dans son avant-projet de "constitution de la Confédération européenne" un système de "proposition citoyenne de dépôt d'un projet de loi", avec ou sans demande de tenue d'un référendum, qui tend à satisfaire à ces deux conditions. JR (coordonnateur provisoire CIPUNCE)
Monsieur le Président,
C'est avec bcp de joie que je découvre que vous avez enfin un BLOG ! J'attendais cela depuis plusieurs années ! Bravo une fois de plus pour tout ce que vous avez fait pour l'Europe et la France. Vous avez été le dernier Président visionnaire de la Vème République et les nouvelles générations commencent -enfin- à s'en rendre compte (j'ai 42 ans).
J'ai été très triste et même honteux pour mon pays lors du vote négatif sur la constitution européenne. Je pense personnellement que ce fut bien plus grave que de voir Le Pen au 2ème tour de la présidentielle de 2002. Ce vote fut davantage le fruit d'un rejet de Jacques Chirac (et du bilan de sa politique intérieure d'un consternant immobilisme) que d'un véritable rejet de l'Europe.
Votre argumentation pour l'attitude "pragmatique" à adopter aujourd'hui me laisse quasi convaincu.
Toutefois, n'est-il pas dangereux pour la démocratie et la confiance de notre peuple envers les institutions européennes de ne pas refaire un référendum ? Dans la foulée de son élection, je suis persuadé que M. Sarkozy aurait obtenu sans mal un vote positif des Français, avec la confiance revenue et le rejet des extrêmes... Certes, il prenait un risque, mais n'est-il pas plus risqué de laisser penser aux Français qu'on décide sans eux de choses aussi fondamentales pour l'avenir de notre continent ? Ce non d'ailleurs, ne vient-il pas aussi d'un manque de démocratie de nos institutions ? Ne devrait-on pas, un peu comme en Suisse, organiser des référendums pour chaque étape décisive de la construction européenne (je pense en particulier aux élargissements successifs ? N'avait-on pas demandé l'avis des Français lors de l'entrée de la Grande Bretagne dans l'Union ?).
En tout cas, merci de rester présent dans ce débat ô combien important pour notre avenir... Et nous voyons avec satisfaction que votre préoccupation reste toujours tournée vers l'avenir et la construction européenne. Cela aura toujours été votre "marque de fabrique" et je ne peux, comme tous les Français de tous bords, que vous en féliciter.
Respectueusement
Laurent V.P.
Monsieur Giscard d'Estaing,
Bravo pour votre article paru dans le Monde et surtout pour la tribune à laquelle vous invitez vos lecteurs à participer.
Je profite de cet espace de dialogue que vous avez ouvert pour promouvoir les raisons qui m'ont fait voter NON au référendum de Mai 2005 :
OUI à la ratification des deux premières parties du traité, dont me semble en effet avoir besoin l'Europe pour se construire une identité (avec ses symboles !) et aller de l'avant.
NON à celle de la troisième partie, qui reviendrait à donner une valeur constitutionnelle (juridiquement pas tout à fait, mais avec le même poids idéologique, et surtout la même difficile ouverture au changement) à des accords économiques et sociaux entre gouvernements au mandat limité dans le temps. Les modes de fonctionnement économiques et le sociaux ne devraient pas faire partie intangible d'une constitution, mais devraient être le fruit en perpétuel changement de négociations et de débats législatifs entre les membres de l'Union Européenne.
Donc, OUI à ce traité simplifié-là. Une fois ratifié, les membres de l'Union Européenne dans ces structures réaménagées pourront débattre et construire librement et ouvertement les aspects nécessaire de cette troisième partie, comme par exemple l'adapation aux innovations insitutionnelles.
Je vous apporte tout mon soutien dans la promotion de cette adoption du traité, qui revient à l'adoption des seules parties dont la Convention que vous présidiez est à l'origine.
Bon courage dans ce combat,
O.S.
"Déconstitutionnaliser le projet de traité"
"La proposition Sarkozy consiste à déconstitutionnaliser résolument le projet de traité, à supprimer... le mot de Constitution..."
http://www.dna.fr/monde/20070617_DN...
(in les Dernières Nouvelles d'Alsace, Monsieur Alain DUHAMEL)
Voici mon courrier des lecteurs (à paraître?) dans les DNA:
"Monsieur Alain DUHAMEL dans l'édition du 17 juin 2007 n'utilise pas une seule fois l'expression de "mini" (traité). Il a bien raison: personne à ma connaissance, moi y compris, n'a à ce jour vu, de ses yeux vu, un ouvrage intitulé ainsi... et pourtant "tout le monde" parlait encore récemment de ce "mini-traité" fantômatesque ! Jusqu'au bloggeur Valéry GISCARD d'ESTAING le 14 juin 2007, ( http://vge-europe.eu/index.php?post...), membre du conseil constitutionnel à vie. Est-ce suite à ce blog qu'est venue l'idée de "dé(con)constitutionnaliser" le projet de... (mini?) traité!? Plûtôt que de "détrait(r)iser" le projet de constitution...!? Bref, de procéder à des "amendements"... au traité de Nice (!) pour ne pas avoir à admettre l'hécatombe annoncée : "efforts sur la mécanique de la décision (ex-première partie)"', acceptation "de disjoindre la charte des droits fondamentaux (ex-deuxième partie)" et démenteler "la fameuse troisième partie"... portant en gestation le protocole XVI : l'accouchement, la survivance des FRANCS: les FRANCS communauté financière du Pacifique... Dès lors que le titre de ministre des affaires étrangères se mue en haut-commissaire se conçoit: Dans les "PTOM" "européens", c'est un haut-commissaire qui a remplacé les gouverneurs; pas un ministre des affaires étrangères aux affaires qui seraient intérieures à tel ou tel Membre communautariste.
renehoffer@yahoo.fr"
Monsieur Alain DUHAMEL prévient, prudent : "Il faudra des prodiges
pour dissuader la Pologne de tout bloquer", avant d'asséner: "feu la Constitution européenne", omettant dans la précipitation le "e" à feue: "la maison brûle"!
"La constitution européenne est morte", "une chapelle à côté de la cathédrale giscardienne", "une cavalcade prestigieuse qui s'enlise inexorablement" étant les derniers mots d'A.D. en cette veille du 18 juin...
Avec Honneur
Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René G. HOFFER
renehoffer@yahoo.fr
http://profile.myspace.com/index.cf...
http://www.presidentdelapolynesiefr...
http://chez.mana.pf/hoffer.rene
http://www.euro-ombudsman.eu.int/de...
http://www.euro-ombudsman.eu.int/de...
http://www.youtube.com/watch?v=WzfQ...
monsieur le Président,
Votre prise de position dans Le Monde ne peut que réjouir les européens qui pensent que l'Europe doit encore approfondir sa construction. Elle met en garde les françaises et les français qui pensent que le "mini traité "devenu "traité simplifié" adopté rapidement dans la phase de l'état de grâce du Président et du gouvernement serait une solution ou une réponse pour continuer à aller de l'avant dans la construction d'une Europe politique. Les positions relayées par la presse ces derniers jours sont trés inquiétantes et vont jusqu'à remettre en cause le drapeau et l'hymne européen! les nationalismes se reconstruisent sur le dos de l'Europe y compris en France ou, on ne peut qu'être déçu par la molesse des autorités gouvernementale et présidentielle . Monsieur SARKOZY va t'il réussir sa politique national en foulant l'acquis communautaire. Vous avez raison de dire non à un "traité mutilé " par rapport aux avancées du projet de constitution.
Il est grand temps que le débat démocratique puisse retrouver sa place et jouer son rôle . De tous bords politiques monsieur le Président il faut mobiliser les pro - européens! les orientations françaises ne m'apparaissent pas claires ! comment redonner une dynamique et du sens à l'europe et donc del'intérêt pour les citoyens ? Oui à la transparence des décisions! oui les travaux du conseils doivent être publics ! oui il faut garder la parties I et II ; quand à la partie trois problèmatique prétexte pour L Fabius elle est bien indispensable !mais j'ai eu le sentiment lors de la conférence de presse du Président Sarkozy Bruxelles qu'elle n'existait plus; notre Président donnait le sentiment que rien ne s'était passé depuis 1957 !
Il faut donc être vigilent et il faut que celles et ceux qui souhaitent encore une Europe politique le disent et se mobilisent pour plus de démocratie et pour encore plus rapprocher les citoyens .
fécilitations pour votre position tournée vers l'avenir et j'éspère que d'autres vont aussi prendre conscience du recul qui se dessine .
albert
Je dois quelques réponses à "désabusé".
D'abord sur l'utilité d'aller voter cet aprés-midi! Eh bien oui! Parce que le rôle est al fonction de sdéputés ne se limitent pas à la discussion et au vote des lois. Un simple coup d'oeil sur la Constitution (de 1958, celle créant la Veme République, et même après ses révisions!!) et le site Internet des chambres du parlement suffit pour s'en rendre compte.
Mais je ne ferais pas de cours de droit Constitutionnel sur ce site!!
Maintenant sur les ouiistes (ca fait un peu "ouisiti"!!)et les nonistes.
Ceux qui ont dit "oui" au projet de TCE avait UNE chose en commun: le texte du TCE qu'ils considéraient TOUS comme une bonne évolution. Même si ils pouvaient arriver à cette conclusion par des voies différentes, mais généralement non contradictoires!!
Quant aux tenants du "non", je persiste qu'ils n'avaient ou bien aucune solution alternative, ou bien des solutions et évolutions contradictoires!!!
Je remarque aussi que je n'ai reçu aucune réponse aux diverses questions que j'ai posées. Et que l'argument le plus convaincant est celui de l'illisibilité du texte.
Cela était vrai surtout pour la dernière partie; mais certainement pas pour la Charte des Droits Fondamentaux, même si on aurait pu faire plus court!!
Maintenant, prenez n'importe quel Traité international: ils ont TOUS la même "illisibilité" dés qu'ils dépasse une certaine taille. Et cela ne les empèche pas d'^etre utiles et d'être mis en vigueur et appliqués.
Dernier point sur la "constitutionalisation": le Président (VGE...) s'en est expliqué. sans doute est-ce la confirmation que "le mieux est l'ennemi du bien". On a voulu remplacer tous les textes précédents par une synthèse de leurs contenus.
Mais on a aussi mis en place la possibilité d'une procédure de révision au bout d'un certain délai. ce qui n'existait pas dans les textes (Traités ou directives) antérieurs.
Donc, si il y avait "constitutionalisation", c'est seulement par la PRESENCE dans le TCE. Mais accompagné d'une "relativisation".
Ceci dit, je persiste:
la charte des droits fondamentaux doit être un texte court qui va à l'essentiel
pour définir l'identité et les valeurs de l'Europe et des Européens
Les institutions doivent être réformés et faire progresser la Démocratie. Comme le prévoyait le TCE!!!
Les textes existants et en vigueur doivent faire l'objet d'une "codification" pour un faire un "outil de travail". Non indispensable mais utile
Trois niveaux de nature; donc trois niveaux de rédaction et d'approbation!!!
NB - Je lirais toujours avec intérêt les réponses à mes autres questions.
Quelques remarques "en vrac" sur cette affaire de constitution européenne
1°) A terme il faudra de toutes façons qu' un référendum "annule" ou plutôt "rectifie" celui de 2005, car à défaut il restera toujours un ambiguité autour de cette question.
VGE a écrit fort justement que la raison sait attendre par ailleurs de toutes façons vis à vis de la constitution européenne l' opinion va progressivement évoluer au fur à mesure que les autres pays qui ont accepté le texte vont se manifester et reprocher aux français de flanquer le bazar dans le fonctionnement institutionnel de l' Europe
Les conditions de l'organisation de ce référendum ne sont peut être pas réunies aujourd'hui mais il faudra ne pas rater la fenêtre de tir
2°) Les électeurs souhaitent s'exprimer sur ce qui change et non point sur ce qui entérine ou "remet de l' ordre dans l'arsenal des textes existants (ce qui est pourtant salutaire et facteur de clarté); on peut le déplorer mais c' est ainsi
Une des raisons importante du vote NON vient de ce que sur nombre de points il n' y avait pas de réel débat (puisque le texte du traité entérinait ou remettait en ordre l' existant) ce qui a largement favorisé la transformation du débat en débat polémique de politique intérieure: pour ou contre le gouvernement de l' époque etc .......
3°) Dans le souci de préparer la future consultation populaire qui devrait ce centrer sur "ce qui change par rapport à l' existant" on devrait s'efforcer de mettre au point un texte de traité qui se contente de reprendre les dispositions actuellement en vigueur au titre des traités fondateurs et autres en les structurants de façon similaire à ce qui a été fait au titre du traité.
Cette façon de faire ne lèse;
- ni les électeurs qui ont voté NON en majorité puisque les dispositions en questions existent déjà
- n les autres états ayant déjà approuvé le traité
Ce traité dont la portée se limite à "entériner l' existant" peut parfaitement être approuvé par les parlements de tous les états membres
De cette façon
- d'une part les efforts de clarification fait par VGE et les personnes autour de lui ne seront pas perdus
- d'autre part quand on re-votera on s'exprimera sur les attendus "qui changent", il y aura débat sur ces points là et non point sur d'autres et la raison l ' emportera car il est clair que les français sont pour l'intégration européenne
4°) L' évolution des frontières de l' Europe a été trop rapide ces 10 dernières années , il faut marquer un pause et permettre à l' ensemble du dispositif de reprendre son souffle et aux hésitants de reprendre confiance pour la marche en avant qui reprendra bien sur mais rien ne presse. Il faut d' abord retrouver la confiance et la solidité
Monsieur le Président,
Je suis un Européen convaincu depuis 40 ans (j'en ai 55) et j'ai voté "NON" au référendum, car je ne comprenais plus vers quelle Europe nous allions.
1) Je souhaite que mon fils (17 ans) vive dans une Europe-puissance qui :
- Soit une puissance militaire, économique, démographique, culturelle, respectée dans le Monde, comme elle en a les moyens (mais aujourd'hui pas la volonté),
- Affirme clairement ses valeurs et sa civilisation, dont on parle beaucoup sans jamais les citer,
Cela passe à mon sens par une forme d'Etat fédéral, construit par des peuples se sentant une communauté de destin et partageant une citoyenneté européenne.
La Turquie, les pays africains, le Moyen-Orient, n'y ont pas leur place, car ils appartiennent à d'autres civilisations. D'autres, même de "civilisation européenne", n'ont pas - pas encore ? - la volonté d'y participer.
2) Mais ceci n'empêche pas de créer une "Europe-Zone économique", pour libéraliser les échanges de marchandises, de capitaux, d'individus, mais dont les habitants ne seront pas tous "citoyens européens". Cette zone peut alors aller jusqu'à Vladivostok et au Cap, en passant par le Commonwealth et le Viêt-Nam...
Quand "on" me demandera d'exprimer un avis clair par rapport aux réponses apportées à ces deux points, et aux "frontières maximales" de ces deux entités, je redeviendrai l'Européen convaincu que j'ai toujours été.
Merci d'avance, Monsieur le Président, très cordialement,
Vive la République !
Vive la France !
Vive l'Europe !
Jean
Monsieur le Président ,
j'ai repris sur notre blog votre tribune en pointant sur votre blog .
avec mes respects
Monsieur le président,
L'Europe de la Constitution est impossible en raison de l'article I-6 qui met le droit européen au dessus du droit des nations souveraines.
Il en est de même de tous les articles qui concourrent au même but.
Je sais bien que la Cour de justice crée la jurisprudence contraire au principe de respect de la souveraineté des nations.
Et bien, nous citoyens français, ne l'acceptons pas plus que le projet de Constitution que nous avons refusé le 29 mai 2005 parce que la France perdait sa souveraineté et son âme.
Alors, ne dites pas que la partie I n'aurait pas été critiquée.
Nous n'aimons pas cette Europe incapable de nous protéger des erreurs de la "mondialisation" organisée par la haute finance et des idéologues utopiques grace au libre échange qui détruit notre pays depuis l'année 1975. Cette année charnière a inauguré les 30 calamiteuses qui se poursuivront jusqu'à ce que nous retrouvions les changes fixes périodiquement ajustables, de façon à ce qu'en passant d'un pays à un autre, par le change, chacun retrouve son pouvoir d'achat ( pas plus, pas moins ) ; le protectionnisme et le contrôle des changes qui avaient créé les 30 glorieuses.
Votre Europe n'a pas tenu ses promesses car malgrès le Progrès, nous avons plus de chômeurs et de malheureux aujourd'hui que dans les années 60 et le début des années 70 où le terme SDF n'existait même pas.
Nous voulons une Europe qui respecterait la souveraineté des nations, qui nous aiderait à faire ce que nous ne pouvons pas faire seuls en matière de recherche, qui contribuerait à développer l'industrie européenne et son agriculture au lieu de les laisser détruire par la concurrence mondiale, les OPA et les délocalisations et qui nous protègerait de la concurrence monétaire, salariale et sociale. Et un point c'est tout !
Nous n'avons pas à transferer toutes les compétences prévues dans les articles I - 12 à I -17, ce dernier ( flexibilité ) permettant à l'Europe de s'approprier les compétences non prévues dans les articles précédents.
Trop c'est trop, monsieur le président.
L'Europe doit nous préserver des guerres avec l'Allemagne, cultiver l'amitié entre les peuples et non devenir un moyen pour nous asservir au profit de puissances occultes.
Vous avez voulu nous imposer une vision de l'Europe par des textes, une Europe sans les peuples; c'est oublier qu'avec l'Angleterre et les Pays Bas, la France a une tradition démocratique ancienne que n'ont pas connue les pays qui, hélas, ont toujours été conduits jusqu'à il y a peu par des Kaïsers, des empereurs, des monarques absolus ou des dictateurs.
Et vous voudriez que ceux-là nous dirigent à l'avenir grâce au vote à la majorité ou même à la double majorité ?
La France qui siège au conseil de sécurité de l'ONU avec droit de veto, serait dominée par une Europe aux mains des Américains !
Nous ne l'acceperons jamais et nos partenaires n'acceptent pas notre sens de la démocratie. L'élargissement trop rapide a plombé l'Europe et notre peuple n'est pas responsable de la bévue de ses dirigeants qui ne lui avaient pas tout dit et lui ont menti.
Monsieur le président, le seule chose à faire maintenant , c'est de conseiller à l'Europe trop grande de repartir de zéro pour faire une organisation interrnationale d'Etats souverains régie par un réglement intérieur pour réaliser les buts réduits cités supra.
Nous dire que l'Europe est trop petite pour la France, ne nous servirait à rien car une partie de son peuple est réduit à la misère et à la démoralisation à cause du libre échange accepté, prôné par l'Europe.
Je vous invite à visiter à Marseille des quartiers qui vivaient comme des ruches laborieuses dans les années 60 et 70 mais où, aujourd'hui, huit magasins sur dix sont fermés, et où, ceux qui sont encore ouverts sont vides de monde car les gens ne peuvent plus rien acheter avec le chômage ou le RMI octroyé en renplacement du travail qui leur a été enlevé par les délocalisations successives depuis 30 ans.
Bien sur que vous pourrez me dire que la bourse est prospère aujourd'hui après une demie décade de malheurs, mais c'est aux dépens de ceux qui ont été licenciés et mis dans une situation misérable et aux dépens du moral de la nation.
7 000 000 de personnes ont un problème avec l'emploi en France: c'est à cette injustice qu'il faut répondre en leur donnant un travail rémunérateur et non des allocations, non à ceux qui veulent détruire la souveraineté de notre pays au nom d'une utopie.
Avec mon profond respect monsieur le président
Raoul louis Cayol
,
Monsieur Valéry Giscard d'Estaing,
Tu préconises que "La sagesse serait... d’inviter à poursuivre sa ratification par la voie parlementaire. "
Qu'entends-tu précisément par "poursuivre" la ratification (du "projet de Traité") par "la" voie parlementaire :
- une ratification aux 3/5 par le parlement réuni en Congrès ? (comme par exemple celui du 19 janvier 2000, avorté, prévu pour la Nouvelle-Calédonie, la "Polynésie française", la réforme de la magistrature)
- une "ratification" autre, à la majorité d'un seul groupe parlementaire exclusif et/ou affiliés ? (comme par exemple pour l'adoption de la loi "à valeur" constitutionnelle (orga-nique) UMP n° 2004-192 du 27 février 2004 créant un "pays d'outre-mer" non prévu par la Constitution vu la note secrète du conseil d'Etat n° 369253, et institutionnalisant statutairement dans cette région "des FRANCS des colonies françaises du Pacifique" (XPF), un président (de "la Polynésie française"))
- ou quelle autre sorte ou méthode de ratification (ayant le pouvoir d'inclure le "Pays d'outre-mer" "européen" de "la Polynésie française" et les FRANCS Communauté Financière du Pacifique (prévus)), dicterait ta sagesse ?
- Y compris le référendum?
En effet, http://www.marianne2007.info/Le-min... informe que tu aurais été consulté hier, en même temps que Madame Simone VEIL par le "mini-traiteur" Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA; la discussion ne pouvait assurément pas ne pas porter sur ce sujet après le tanguage du 17 juin 2007... si l'on peut se fier à cette publication où la journaliste Anna BORREL féminise ton prénom en "Valérie" et Madame VEIL en "WEIL"... en pleine mouvitude SARKÖZY de NAGY-BOCSA/"SARKOZY !
Avec Honneur
Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René G. HOFFER
renehoffer@yahoo.fr
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Expressions choisies, tour de "Babel" ?
http://www.investigateur.info/mainm...
Constitution: Berlin met un brouillon de nouveau traité sur la table
Jun 20, 2007
A deux jours du sommet
un nouveau traité pour remplacer la Constitution
paquet à prendre dans son ensemble
juridiquement contraignante: un casus belli pour les Britanniques
avec quelques "trous" et certains termes entre parenthèses,
Il ne faut donc pas en attendre de grand débat --ni surtout de solution--
chacun peut présenter ses propositions, même les plus controversées du point de vue des objectifs de ce qu'on appelle la Constitution
La solution extrême, ce sera le veto
plusieurs groupes politiques du Parlement européen... ont appelé Varsovie (à) se montrer aussi solidaire avec ses partenaires que ces derniers l'ont été avec elle
Tony Blair avait lui même signé la Constitution en 2004 et qu'"il devrait en être un des défenseurs".
Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René G. HOFFER
renehoffer@yahoo.fr
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Monsieur Valéry Giscard d'Estaing,
Bravo pour votre blog. J'ai bientôt 25 ans et je suis un partisan de l'Union européenne. J'ai voté OUI au référendum de Mai 2005 mais j'aurai préféré que le Président Jacques Chirac fasse adopter le texte par voie parlementaire car la construction d'une véritable Europe politique (si elle fonctionne bien) est très importante pour l'avenir des français.
J'espère que les 27 pays membres de l'UE vont trouver un accord lors du Sommet européen qui se tiendra du 21 au 22 juin prochains à Bruxelles. Un accord qui semble très difficile avec cette règle de l'unanimité qui rend la tache encore plus compliquée. C'est d'ailleurs à cause de cette règle qu'il aurait été préférable de retarder l'élargissement de l'UE (de 15 à 25 puis de 25 à 27 en 2007), car beaucoup de pays qui tape à notre porte montre leur vrai visage une fois qu'ils sont officiellement membres. Parmi eux on peut citer la Pologne et le Royaume-Uni (le président français Charles de Gaulle savait lui que l'adhésion des Britanniques trop atlantique serait un frein pour la construction européenne).
Je suis pour le traité simplifié de Nicolas Sarkozy qui permettrait de mettre en oeuvre l'essentiel des avancées institutionnelles que contenait le projet de "Constitution européenne», bien que je trouve très dommage que les 27 ministres des Affaires étrangères se sont montrés unanimes pour abandonner les symboles prévus par l'ancien texte, comme le drapeau ou l'hymne européens, qui gênaient les pays eurosceptiques.
Vive la France et Vive l'Union européenne.
Je vous souhaite une bonne journée, monsieur le Président.
@Le Toulonnais
L'abandon n'est pas dommage ou étonnant. C'est tout bonnement navrant. Et d'ailleurs ils essayent de tout faire passer en catimini. Je pense donc que ce passage en secret n'est pas bénéfique à la construction européenne dont le problème aujourd'hui est de ne pas prendre en compte la population.
On pourrait dire "pas grave", que la démocratie c'est pour les bobos. Mais en réalité il y a derrière l'idée d'efficacité. Passer au-dessus du peuple de cette manière c'est comme remuer de l'huile pour faire de la mayonnaise en espérant qu'avec de la bonne volonté le manque d'oeuf ne se sentira pas.
Pour abonder dans le sens du commentaire n° 103 ("ils essayent de tout faire passer en catimini"), voilà sorti du chapeau l'expression "Question institutionnelle" en sus de "mini-traité" (français?) ou traité "simplifié" (sic) "européen" (!) pour trouver la porte de sortie... constitutionnelle !
"Déclaration de M. David MARTINON, Porte-parole, à la suite des entretiens de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, avec le Premier ministre britannique Tony Blair et son successeur désigné Gordon Brown.
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le mardi 19 juin 2007
Déclaration du Porte-parole
... Sarkozy a eu un long entretien téléphonique... consacré à la question institutionnelle...
Selon lui, les trois hommes "ont longuement passé en revue les lignes rouges" britanniques et françaises dans la négociation autour du "traité simplifié" européen pour essayer de "trouver des points de convergence et des portes de sortie". "
Dans toutes ces paroles, je ne vois pas qui cherche seulement l'intérêt supérieur de la France hormis VGE et Mr Sarkosy. N'oublions pas Mr Fabius que nous attendons encore votre plan bis et en dehors de bons mots rien de constructif qui fait avancer les choses. Mr Sarkosy vient de le redire il a été élu pour faire des choses dans le bons sens pas des ronds dans l'eau. Un bon compromis vaut mieux qu'une victoire amère.
Le Capitaine Haddock
Il eût fallu créer la constitution européenne à cinq, puis en imposer l'acceptation aux candidats à l'entrée dans l'Europe.
Comme cela n'a pas été fait, il n'y a pas d'Europe, il n'y aura pas d'Europe, ou un vague " machin" .
@ iciailleurs
Tout est possible avec le temps. Si l'idée est vraiment bonne alors ça se fera même s'il faut accepter les crises sans forcément se braquer.
Il y a des pays qui existent et qui se sont construits en fédération, ce n'est donc pas impossible.
Le "projet de mandat pour la CIG" du 19 juin 2007 - qui vient de me parvenir à l'instant (et que je transmets à quiconque en fait la demande)-, dernière ligne du 2. mentionne :
"L'Union étant dotée d'une personnalité juridique unique...Le terme "Communauté" sera partout remplacé par le terme "Union"..."
Et:
"Les modifications techniques.... des protocoles actuels, qui ont été convenues par la CIG de 2004, seront apportées par le biais de protocoles annexés... " (NB: comme le protocole XVI inventant les FRANCS COMMUNAUTE FINANCIERE du PACIFIQUE?)
Puis, point 3.:
"Les traités modifiés ne contiendront aucun article mentionnant...la devise".
Cela pose au moins cinq problèmes:
1) "les traités modifiés" SONT-ils... le "traité modificatif", le pluriel équivalant le singulier à la mode de SARKÖZY de NAGY-BOCSA = SARKOZY?
2) Le "terme Communauté" étant remplacé, quel mot commençant par "C" va bien pouvoir remplacer la devise FRANCS des COLONIES FRANCAISES du PACIFIQUE que d'aucuns pensaient pouvoir alchimer en FRANCS COMMUNAUTE FINANCIERE du PACIFIQUE? Un alliage à la SARKÖZY de SARKOZY du genre FRANC "COM-UNION" FINANCIERE du PACIFIQUE, com voulant bien sûr dire "collectivité"...!
3) Enfin si aucune référence à "la devise" ne sera plus faite, comment le protocole XVI portant sur la devise anciennement dénommée FRANCS COMMUNAUTE FINANCIERE du PACIFIQUE par la CIG pourra-t-il être intégré dans ce mini-modifié-simplifié traité(s)...
4) La devise en l'espèce étant le FRANC des Colonies françaises du Pacifique, pourra-t-il toujours être question de la "monnaie" cependant? L'ECU?
5) Les annexes, contrairement au(x) traité(s) modificatif(s) pourront-ils blanchir les devises que le(s) traité(s) modificatif(s) ne peu(ven)t plus afin de pouvoir camoufler par ce biais l'arnaque clearstreamienne des XPF?
Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René G. HOFFER
renehoffer@yahoo.fr
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Merci Monsieur le Président, de vous adresser comme vous le faites et par la voie d'internet, aux personnes qui s'intéressent comme moi à la politique. Aujourd'hui je voudrais m'en tenir dans mon commentaire à des sujets généraux. Le droit de vote est une chose qui ne sera jamais remise en cause et sur ce point, je trouve incompréhensible que les gens et en particulier les jeunes ne s'intéressent que très superficiellement à des sujets d'une importance capitale pour l'avenir de leur pays.
J'ai fêté mes 18 ans l'année même où vous avez institué la majorité à cet âge et en ce sens, j'ai toujours admiré les personnes qui faisaient confiance aux jeunes. Mais la jeunesse durent toujours dans l'esprit et vous en êtes le meilleur exemple. Merci encore et à très bientôt ! L'Europe va nous protéger et va nous aider à garder notre identité.
Mr le Président,
Vous défendez très naturellement le projet que vous avez largement contribué à créer. Mais, ce projet répondait à l'objectif d'une Europe organisée en fédération un peu comme les Etats Unis. D'ailleurs, vous faites allusion à la constitution américaine.
L'Europe est un espace vaste et divers composé, pour l'instant, de 27 Etats indépendants et différents, notamment, par leurs histoires.
L'Europe doit-elle avancer, se construire de façon homogène et d'un même rythme ? Je ne le pense pas. Il est préférable et plus efficace que ces états si disparates se rapprochent par petits sous-ensembles pour mener des actions communes librement choisies. Les grandes réussites européennes que sont l'espace Shengen ou l'Euro prouvent bien que les actions expressément désirées seules peuvent réussir et servir d'exemples.
Il ne s'agit plus, depuis l'élargissement trop rapide et trop vaste, de créer une fédération mais uniquement (et c'est déjà très utile) un vaste espace de paix et de liberté (n'oublions pas nos amis européens qui ont vécu non seulement la tyrannie nazie mais aussi celle des soviets). A l'intérieur de cet espace, les états doivent pouvoir mener des actions concrètes communes voire, dans certains cas, des actions unanimes.
A condition d'actualiser les règles du traité de Nice, il n'est donc pas nécessaire de bousculer les opinions publiques de France de Hollande et de Grande Bretagne, notamment (et l'on n'a pas interrogé directement les Allemands par référendum impossible constitutionnellement à l''est du Rhin) pour aller coute que coute vers un état fédéral supranational que certains voudraient imposer. Il est simplement nécessaire d'apporter quelques retouches à une construction qui a fait ses preuves, qui avance, qui est positive. Laissons tout bonnement de la place aux états pour utiliser leur liberté de mener des actions à quelques-uns de façon pragmatique, en restant proche des réalités populaires et historiques.
Quand on est libéral convaincu, on laisse le maximum de liberté aux échelons les plus proches du peuple et on évite de laisser se développer des structures plus ou moins tentées par la technocratie.
Monsieur le Président, je comprends votre attachement à votre oeuvre. Mais, acceptez que certains européens non moins convaincus que vous restent opposés aux constructions trop larges, trop rapides qui ne laissent pas les citoyens le temps de vivre pleinement les évolutions, de les intégrer, de les insérer dans leur propre histoire.
N'allons pas trop vite. Prenons le temps de bien vivre ensemble dans cet espace de paix et d'échanges. De la sorte, l'Europe ne risquera pas un rejet irréfléchi comme en 2005.
Dernier point: pour un certain nombre d'Européens, l'Europe, notre patrie, est un territoire limité. Ses racines sont gréco-judéo-chrétiennes, n'en déplaise à un de vos successeurs à la Présidence de la République Française.
blablabla!
je suis chauve
que puis-je faire pour avoir des cheveux?
Ne pouvant communiquer hors blog car Monsieur Valéry Giscard d'Estaing se terre, ne répondant pas aux questions pertinentes posées, je suis bien obligé de m'adresser à "hitler" (question n° 112) en public:
Merci pour ton commentaire me concernant mais stp mets deux "FF" à HOFFER car je ne suis pas un vulgaire Sarkozy. Au début était le verbe..
Et en plus, pour faire des recherches, avec un seul "f" mon nom ne ressort pas. Donc, merci de me contacter à renehoffer@yahoo.f'r
Pense aussi stp à mettre ton adresse e-mail, çà éviterait de devoir embêter les autres internautes pour des échanges comme celui-ci.
J'espère que tu me contacteras.
Avec Honneur
Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René G. HOFFER
renehoffer@yahoo.fr
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réponses aux questions de Pierre le remuant :
1° La constitution proposée me paraît mauvaise car le pouvoir législatif (rédaction et approbation des DIRECTIVES, supérieures aux LOIS nationales) est détenu par les exécutifs nationaux : Montesquieu aurait appelé cela un DESPOTISME
2° Je ne trouve pas toutes les vertus aux traites de Maastrich, Amsterdam ou Nice mais ne trouve pas le projet de constitution meilleur
3° Je ne sais pas si elles sont efficaces pour régler les problèmes de leur niveau, mais elles sont d'une efficacité remarquable pour ennuyer le citoyen en se melant de détails qui ne sont pas du sien (Mitterrand nous avait juré la subsidiarité lol) (par exemple interdiction de d'avoir deux enfants de moins de dix ans attachés à le même ceinture de sécurité)
4° Avec l'unanimité des 27 nous sommes déjà en présence d'une absence de démocratie. Si une simple majorité peut faire la loi sans aucun controle (le parlement n'a aucun pouvoir contre la commission) nous seront en présence d'une dictature ou tout au moins d'un totalitarisme
5° que la présidence tourne en un semestre ou en cinq, la présidence du commissaire en chef elle est de dix semestres. De toutes façons quelle peut être la légitimité d'un(e) président(e) dont on ne sait même pas comment il est désigné ? La visibilité et la continuité de l'Europe est assurée par son président de fait, celui de la commission
6° les institutions européennes sont tellement disqualifiées à mes yeux qu'il est imossible que le replatrage proposé puisse être une avancée démocratique
7° Si une majorité d'etats ont ratifié la traité, les autres ne pourraient plus s'y opposer. A Rome, le vote de la première catégorie de citoyens avait valeur de présage donc les autres catégories de citoyens n'avaient pas besoin de voter. Si la démocratie européenne est celle qui oblige les derniers à voter comme les premiers, je suis renforcé dans le choix que j'avais fait de voter non. Un referendum dans toute l'Europe le même jour m'aurait plus convaincu que ce système de faire voter oui par les premiers puis de dire aux suivants vous devez voter oui pour respecter le choix de ceux qui ont déjà voté. Si la France à voté non à 55 % les Pays bas l'ont fait à 65 %
Je pense qu'il faudrait une commission qui soit l'émanation du parlement comme au royaume uni (le leader du parti majoritaire est Premier ministre) ou comme en France où le gouvernement est du même bord que le parlement alors qu'actuellement la commission dont on ne sait pas d'où elle vient nous impose ses directives sans aucun débat public (qui a décidé que les états devaient mettre sous cloche 20 % de leur territoire au titre de Natura 2000 et quels débats ont précédé cette décision ?) et sans aucun controle.
S'ils ne se croyaient pas infaillibles, les "eurocrates" donneraient des arguments pour justifier leurs décisions au lieu de se contenter de dire c'est comme ça et c'est bien car l'Europe en a décidé ainsi.
Bonjour Monsieur le président,
Toût d'abord, je tiens à vous féliciter pour votre initiative. Je suis entièrement d'accord avec vous sur le traité simplifié.
Recevez, Monsieur le président, mes respectueuses salutations.
Augustin Domange
C'était avant Chavez ,sur une plage vierge du Venezuela ,un couple "local chic "passe devant nous '(.peau blanche ,yeux clairs,nez bourbon.)La jeune femme interroge le monsieur plus âgé sur les 2 seules curieuses personnes de la plage .Celui ci répond DE ........EOURRRRROPA.....Cela asséne une vision internationale immédiate de ce que nous européens sommes pour ""ailleurs".Depuis le Venezuela a du pétrole .... nos politiques et juristes continuent d'ergoter,sinon de quoi vivraient ils? J'ai vraiment apprécié votre intervention télévisée pour expliquer "aux 'jeunes " ,votre projet européen,ne voyant plus avec tous ces débats internes la nécessité d'aller voter.Ce 14Juillet "new look"affichait de visu au delà du folklore militaire ,les 100ans qui séparent les troupes bulgares des troupes irlandaises les seules à afficher la concordance des temps.....comme leur économie d'ailleurs;Pour les autres ,les temps modernes c'est encore Charlie Chaplin
La France a raté le coche de l'Europe qui essaie maintenant de reconstituer sa cohésion d'avant 1914;C'est assez drôle d'être centenaire.....
Lisbonne : La positive attitude !
Le Traité constitutionnel a apporté deux changements notables : Lier les institutions supranationales de l'Union ( Parlement, Commissin, Cour de justice ) à celles qui sont résolument inter-gouvernementales ( Conseil européens et conseil des Ministres ).grâce à la CODECISION. D'autre part mettre dans la pratique le principe de SUBSIDIARITE, assigné aux Parlements nationaux.
C'est cette dernière mesure institutionnelle qui promet, à l'Union, les plus grandes désillusions.
Comment ne pas s'interroger sur la volonté des Parlements nationaux à accepter de se déposseder d'une partie importante de leurs attributions pour devenir la grande muette.!
Pour sortir de cette contradiction, il est nécessaire de completer le dispositif qui permet aux parlements nationaux d'intervenir dans la vie communautaire ( droit de blocage ) en leur donnant , aussi, la possibilité de proposer un dispositif législatif ( acte législatif ) qu'ils souhaitent voir adopter à l'ensemble de l'Union.
On peut imaginer que cet acte législatif, transmis et validé par le Parlement de Strasbourg, via à la Commission, serait soumis à la CODECISION.
C'est la seule solution pour rendre l'Europe véritablement démocratique.
www.europefederale.fr
Monsieur le Président,
En 2005, le non à la constitution a été l'expression du refus d'une Europe dans laquelle règne (entre autre) la confusion des pouvoirs (législatif et exécutif) puisque ceux qui sont à l'initiative des règles sont ceux qui doivent les faire appliquer. Les commissaires européens qui ont cette capacité n'ont aucun mandat d'élus. Dans les conférences intergouvernementales, seul le président est un élu, les ministres sont seulement nommés. Le peuple français comme ses voisins européens est donc privé de sa capacité d'intervenir dans la construction d’un espace européen, garantissant par exemple le droit fondamental à pouvoir participer librement aux décisions qui concernent les règles de vie de la communauté. Il est dépossédé de son droit fondamental à participer de façon citoyenne à la construction d'une société librement et démocratiquement choisie. Les seuls représentants des peuples, les parlementaires européens, n’ont que la possibilité de rejeter ou de voter positivement les lois qui leur sont imposées. C’est une remise en cause profonde du droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes (charte des Nations Unies). Vous précisez dans votre article du 14 juin 2007 : « Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l’objet de simples amendements aux Traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore. L’ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l’opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l’on n’ose pas lui présenter « en direct ». Quel aveu de déni de démocratie ! Il y a fort peu de chance pour que ce message passe le filtre de la modération de ce blog, ce n’est pas grave ce message sera porté ailleurs haut et fort.
Respectueuses salutations, Monsieur le Président.
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J'ai lu ton article et visite ton blog que je trouve vraiment tres interessant. Je l'ai ajoute dans mes favoris.
Ton blog est vraiment bien redige. J'espere que tu vas continuer a nous faire d'aussi bon articles.
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