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Le blog de Valéry Giscard d'Estaing, pour la démocratie en Europe

Réponses aux bloggeurs

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jeudi 5 février 2009

Quelques réponses de VGE

@ Pro-éole : « le paysage, un concept trop subjectif pour être brandi tel un anathème »

Contrairement à ce que vous pensez, le paysage n’est pas un élément subjectif mais objectif. Ce qui est subjectif, c’est la perception du paysage qui varie selon les individus et les époques.

Chacun sait que les paysages sont fragiles. Je l’avais montré en France, quand, Président de la République, j’avais crée le premier Ministère de l’environnement ainsi que le Conservatoire du littoral.

Les éoliennes ne sont pas des objets naturels élaborés par la population en vue de répondre à ses besoins, comme le furent jadis les moulins à vent. Je vous rappelle que la France produit suffisamment d’électricité. Ce sont des objets industriels dont la diffusion est soutenue et promue par de pures préoccupations financières et dont la matière est entièrement hétérogène par rapport aux produits naturels.

@ BA : « toujours le même argument »

Il m’est difficile de vous répondre sans répétitions car votre argumentaire reste toujours le même.

Je peux me tromper, mais vous n’avez sans doute pas connu les périodes de déstabilisation monétaire des années 50-70 en Europe, durant lesquelles on pratiquait des « dévaluations compétitives » et où nous avions à instaurer des « montants compensatoires » pour permettre notamment le fonctionnement de la Politique agricole commune.

Quant à votre théorie sur l’appauvrissement de la classe moyenne française, il faut analyser cela avec beaucoup de soin. Il est vrai qu’une partie de la population vit difficilement. Il est vrai aussi qu’en temps de crise, nous ressentons plus amplement la menace qui pèse sur notre système économique et social. Mais plutôt qu’à l’affrontement, ces temps difficiles devraient nous pousser à la solidarité.

vendredi 30 janvier 2009

Quelques réponses de VGE

@ Pro-éole : VGE pour l’Europe, pour l’Amérique, mais contre l’éolien

Ce que vous appelez un « combat rétrograde » est en vérité une lutte pour protéger les paysages fragiles français !
Derrières les forces soutenant l’éolien, que vous évoquez, se cache en réalité un puissant lobby, cynique, qui est complètement indifférent à la culture des paysages et qui s’adresse à des petites communes rurales avec des offres invraisemblables.
Pourquoi a-t-on détruit les moulins à vent si cette filière était si prometteuse pour l’avenir ? Je ne peux m’empêcher de penser aux subprimes ! Comme eux, l’éolien n’est que l’instrument d’une intoxication habile prenant les gens au piège en dissimulant son objectif véritable : le gain d’argent.

@ BA : L’Euro ne nous a pas protégé d’une régression sociale

Je connais votre sentiment à l’égard de l’Europe et de l’Euro. Comme je suis de culture libérale, je le respecte même s’il est l’opposé du mien.
Reportez-vous donc aux années 70-74 puis 81-83 et vous constaterez de multiples dévaluations du Franc français et une hausse extraordinaire du chômage.
Dans la crise actuelle, la zone Euro constitue un ensemble plutôt protégé qui amortit les ondes de grande récession. Si la France avait conservé sa monnaie, celle-ci n’aurait pas résisté et nous aurions ressenti la récession de manière encore plus brutale avec une hausse des prix due à la dévaluation et une forte baisse du pouvoir d’achat.

jeudi 8 janvier 2009

Réponse de VGE

@ JS : Confirmation par le traité de Lisbonne du carcan imposé par le traité de Maastricht

Je comprends votre préoccupation mais le remède que vous préconisez n'est pas adapté. En réalité, le Traité de Maastricht n'impose aucun carcan à la Banque centrale. Il s'inspire au contraire d'un concept moderne pour la fonction d'une Banque centrale : la tâche principale de la banque étant de maintenir la stabilité des prix afin de garantir une utilisation efficace des ressources, le traité exclut qu'elle puisse financer des investissements de long terme aussi utiles qu'ils puissent paraître. Cela reviendrait à faire de la création monétaire ce qui va à l'encontre de la recherche d'un équilibre monétaire.
Il est vrai que le Traité constitutionnel avait confirmé le Traité de Maastricht dans ce domaine, la Convention européenne n'ayant fait aucune proposition sérieuse de changement. Les Etats-membres administrent eux-mêmes leur économie.

vendredi 7 novembre 2008

Réponse de VGE

@ Elèves de l'institution Sévigné Saint-Louis Issoire : Majorité à 18 ans :

Pendant la campagne présidentielle de 1974, j'avais réfléchi à ce sujet. On ne pouvait échapper aux comparaisons. J'avais regardé ce qui se passait ailleurs, et pratiquement dans tous les grands pays, l'âge électoral était à 18 ans. Je me suis dit que maintenir un âge plus élevé pour les Français était insultant pour eux. Ce que les jeunes Allemands peuvent faire et, aussi, les jeunes Américains ou les jeunes Britanniques, pourquoi les jeunes Français ne le feraient-ils pas ? Pour moi, cette réforme était évidente. Je savais que cette réforme ne se traduirait pas par un gain immédiat dans les élections suivantes, puisque la plupart du temps, les jeunes ont tendance à exprimer des positions extrêmes. C'était donc un progrès culturel et civique pour notre pays, sans arrière-pensée intéressée.

lundi 27 octobre 2008

Réponse de VGE

@ BA: Respect du traité de Maastricht en temps de crise

Je crois qu'il faut faire une distinction entre le respect des critères de Maastricht qui s'impose à tous les signataires, dont la France qui les a fait ratifier par référendum, et des circonstances exceptionnelles justifiant une situation d'écart. Il ne s'agit pas d'un écart volontairement décidé mais de l'effet qu'entraîne automatiquement, sur le budget, un fort freinage des rentrées qui creusent le déficit. Cet effet, qui constitue, en réalité, une mesure de rééquilibrage du système pourrait donc être accepté à titre temporaire, mais ne devrait pas s'accompagner d'un accroissement des dépenses qui déséquilibreraient volontairement le système.

mercredi 17 septembre 2008

Réponse de VGE

@ Seb : refus de l’asile politique à Soljenitsyne

Les informations sur ce sujet ne doivent pas laisser de place à la fantaisie ou à l’approximation. Ce sont des sujets sérieux. Je n’ai jamais eu connaissance d’une demande d’asile politique de la part d’Alexandre Soljenitsyne, dont j’ai, par ailleurs, toujours admiré l’œuvre. Il va de soi que je n’aurai pas refusé.

Lorsque j’étais Président, le grand violoncelliste Rostropovitch a souhaité se rendre en France et j’avais fait tout le nécessaire pour qu’il puisse venir dans notre pays, ce dont il s’est montré très reconnaissant, par la suite.

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